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Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • dimanche 12 janvier 2020 à 19h10min
Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

C’est dans un style nouveau, que le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF), Zéphirin Diabré, président de la deuxième force politique du pays, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est apparu devant des journalistes de la Télévision BF1, du quotidien privaé L’Observateur Paalga, de la radio Ouaga FM et de Lefaso.net. Pendant 1 h 30, celui-là même qui se positionne, à quelques mois de la présidentielle, comme « candidat naturel » a porté ses analyses sur des sujets relatifs à la sécurité, à la vie politique, à l’économie, à la fronde sociale, mais également à l’actualité internationale. Nous vous proposons des points saillants de cette interview.

Depuis 2016 avec la première attaque terroriste qu’a subie Ouagadougou, les attaques n’ont cessé de se multiplier à travers le pays. Quelle analyse globale pourriez-vous faire de cette situation ?

Depuis 2016, notre pays est installé dans une situation qui est, sans aucun doute, la pire que nous ayons vécue en tant que République, depuis que nous existons. Chaque jour, on voit se multiplier des attaques terroristes. On voit des hommes et des femmes qui y paient un lourd tribut, des hommes et des femmes qui sont obligés de quitter leurs localités pour devenir des déplacés dans d’autres parties du pays. On voit des communautés qui se déchirent parce que quelque part, il y a des stigmatisations envers certaines d’entre elles.

Dieu merci, on voit aussi les Forces de défense et de sécurité qui font ce qu’elles peuvent contre les agresseurs. Elles sont vaillantes au combat. C’est un tableau qu’aucun homme politique n’aurait aimé voir pour son pays. Je ne pense pas qu’on ait le temps d’en faire une analyse globale. Allons droit à l’essentiel, c’est-à-dire à qu’est-ce qu’il faut faire et qui doit faire quoi. Quand on dit qui doit faire quoi, c’est bien entendu situer les responsabilités. Je sais que certains n’aiment pas ça, mais il faut commencer par là. Je le dis, ceux qui nous gouvernent ont manqué quelque part à la fois de vision, d’anticipation et de capacité à gérer. Lorsque quatre ans successivement, une situation comme celle-ci empire, c’est que quelque part dans le leadership, il y a une défaillance.

La question, c’est de savoir, en tant que nation, qu’est-ce que l’on fait collectivement pour sortir de cette situation qui nous concerne tous. Je suis de l’Opposition, mais j’ai des maires de mon parti qui ont été enlevés depuis des mois et dont je n’ai aucune nouvelle. Quand on tire dans les communes rurales, on ne fait pas de distinctions. L’image de notre pays est abîmée sur le plan international, et qui va investir dans un pays où on entend parler de ces choses-là ? Nous n’avons pas la chance d’avoir des leaders qui auraient pu faire en sorte que par leur vision, leur capacité d’organisation et de gestion, on nous sorte de là. Il reste seulement à nous rassembler, en tant que peuple, dans le cadre d’une union sacrée, dont ceux qui nous gouvernent doivent décrire un peu les paramètres. Ce que je ne vois pas tout à fait.

Cette situation de dégradation ne peut-elle pas être partagée avec l’Opposition, lorsqu’on sait qu’il y a une sorte d’incapacité de la classe politique à pouvoir faire l’unanimité autour de questions vitales pour la nation, dont la sécurité ?

Ce ne sont pas des questions qui sont discutées et autour desquelles on cherche un consensus. Sur cette question de terrorisme, jusqu’à (je crois) l’organisation du dernier dialogue politique, on n’a jamais eu l’occasion de nous asseoir avec la Majorité pour en parler. On a été à des réunions au palais de Kosyam, amis c’était pour parler de questions liées aux élections seulement. C’est le pouvoir qui doit prendre l’initiative d’inviter l’Opposition pour parler d’un sujet aussi important que cela, nous donnant l’occasion de faire des propositions. On a eu l’occasion d’en aborder quelques-unes, pendant le dialogue politique national. Mais en dehors de cela, jamais, à aucune occasion, y compris pour moi-même qui suis Chef de file de l’opposition, nous n’avons été conviés à une rencontre du pouvoir en place pour dire qu’il souhaitait avoir notre vision et notre lecture sur la question de l’insécurité et du terrorisme.

Quel est le remède miracle que l’Opposition propose pour venir à bout de ce phénomène ?

Il n’y a pas de remède miracle. Dans aucune question ; qu’elle soit économique, sociale, sécuritaire. Il y a une expérience collective d’autres peuples, puisqu’on n’est pas les premiers à être confronté à cette situation. Il y a des solutions que la science et la technologie nous enseignent et que l’expérience confirme, qui tournent autour de certains paramètres (qu’il s’agisse de la guerre classique ou de cette guerre-là que certains ont un peu hâtivement baptisé guerre asymétrique (parce qu’en fait, elle ne l’est pas en réalité sur certains moments).

La question d’abord de la mobilisation du peuple ; trouver le discours qui permet de rassembler et de galvaniser et la porte d’entrée de cette mobilisation-là, c’est ce que certains d’entre nous appellent la réconciliation nationale. Comment voulez-vous affronter un ennemi comme celui-là (le terrorisme) dans un état de division, avec toutes ces querelles politiques qui ne sont pas résolues ? Et c’est celui qui est au pouvoir qui doit donner l’ola. La question de l’organisation de nos Forces armées, c’est une question avec plusieurs composantes, y compris des débats intéressants, la question de la motivation de nos soldats. J’ai en souvenir qu’en 1974 (j’avais 15 ans), lorsque la guerre des pauvres (comme on l’appelait) entre le Mali et le Burkina a éclaté, le président Lamizana (Sangoulé) avait trouvé les mots pour galvaniser et nous on était déjà en train de courir au camp Guillaume pour dire qu’on veut des armes pour aller au front.

On veut sentir cela maintenant, parce que nous sommes en guerre. Mais c’est celui qui est au pouvoir qui doit pouvoir faire cela. La question de la motivation de nos soldats. J’ai eu le privilège de rencontrer le général Vo Nguyen Giap (le vainqueur des Français à Dien Bien Phu et des Américains pendant la guerre du Viêt-Nam) et j’ai tenu à connaître son histoire parce qu’il était célèbre. Première question : mon général, vous sortez de quelle école militaire ? Il me répond : monsieur Diabré, je n’ai jamais fait l’école militaire, je suis un instituteur. Je lui demande, mais comment a-t-il fait pour vaincre l’armée française et l’armée américaine ? Il m’a dit, dans une guerre, ne regardez pas le fusil, regardez le soldat, celui qui tient le fusil, la clé de la victoire est-là. Est-ce que nous faisons tout pour motiver, remotiver nos femmes et hommes qui doivent donner leur vie pour notre pays ? Est-ce que nous motivons d’autres personnes pour se joindre à eux ? C’est cela aussi et par là qu’on gagne une guerre.

Pendant que sur le front, les militaires manquent de moyens, il y a le budget du ministère de la Défense qui, parfois, n’est pas totalement absorbé. L’Opposition a demandé que le ministère soit audité, mais sans suite…

Complicité entre le ministère de la Défense et l’Opposition ou faut-il comprendre que le ministère de la Défense est un Etat dans un Etat ?

Effectivement, on se demande qu’est-ce qui se passe ; parce qu’on a entendu parfois certains pans des Forces de défense et de sécurité se plaindre de la qualité des équipements qu’ils ont. Pourtant, il y a eu au niveau de l’Assemblée nationale, une loi de programmation, qui est supposée mettre à la disposition de nos Forces armées, un certain nombre de moyens financiers. Est-ce une question de procédure, je n’en sais rien. Mais là où je suis un peu dubitatif aussi, et même quelque peu anxieux, c’est lorsque je vois où j’entends le contrôleur général d’Etat dire dans une interview, que dans ses investigations, il s’est rendu compte qu’un certain nombre d’équipements achetés et qui étaient tenus par les soldats n’étaient pas appropriés.

Mais, c’est pour cela que nous avons demandé, en écho à ce qu’il a dit, qu’il y ait quand même une possibilité pour l’ASCE-LC de regarder cela de très près. Il est bon que l’on puisse savoir. Parce qu’il y a l’idée de pouvoir faire une souscription populaire (l’Opposition était fortement dans cet état d’esprit depuis avant le dialogue politique et c’est cela on a mis dans le compte-rendu, demander aux Burkinabè, comme on l’a fait en 1974, de contribuer). Mais comment voulez-vous que les gens contribuent si le contrôleur général d’Etat dit qu’il a des doutes sur la manière dont l’argent est utilisé. Pour laver ce doute et amener les gens à être motivés, il faut que l’on lève ce qu’on appelle le secret-défense. On nous dit que l’Opposition veut qu’on expose nos secrets-défenses dans la rue. Pas du tout.

Le secret-défense, il faut le lever juste pour l’ASCE-LC, pour laquelle d’ailleurs on se pose la question de savoir pourquoi y a-t-il secret-défense ; ce sont des gens assermentés qui sont tenus par le secret professionnel et même quand ils font un rapport, ils l’apurent des aspects qui peuvent donner lieu à des exploitations qui ne sont pas bonnes. Pourquoi refuser à l’ASCE-LC de savoir ce qui se passe et comment l’argent y est dépensé ? Si on ne fait pas ça, on ne crée pas un climat de confiance, et l’opinion se pose des questions qui font que l’adhésion au combat pose problème.
L’une des recommandations du dialogue politique, c’est de faciliter le retour des exilés politiques, dont le plus emblématique est l’ancien président Blaise Compaoré.

Zéphirin Diabré est-il favorable à son retour et si oui, sous quelles conditions ?

Tout à fait ! C’est un Burkinabè qui doit revenir chez lui, il a gouverné ce pays pendant un certain temps, on a eu des désaccords politiques avec lui, notamment sur la question de l’article 37…

… retour sous parapluie judiciaire, comme l’avancent certains ?

Justement, c’est pour cela qu’il faut que la question de la réconciliation soit posée sur la table. Et nous sommes tous d’accord, par rapport aux conclusions du dialogue politique, que c’est le triptyque vérité-justice-réconciliation ; et il vous souviendra que lors de la présentation de vœux de l’Opposition, dans notre déclaration, nous avons demandé au président du Faso de convoquer une grande rencontre des forces-vives de la nation pour la paix et la réconciliation. Sur cette question, je suis d’accord qu’il y a une sorte de traînage des pieds que je ne comprends pas, je ne comprends pas d’autant que ceux qui nous gouvernent faisaient partie de l’ancienne majorité et étaient même (on peut le dire), ceux qu’on appelle les ‘’binongré’’ (enfants privilégiés) de Blaise Compaoré.

S’il y a eu des désaccords (ça arrive en politique), ce qui doit nous rassembler, c’est l’intérêt supérieur de la nation. D’autant plus que dans les déclarations que l’on fait souvent, on indexe ceux qui sont dehors d’être à la base de nos problèmes. Mais, si l’on pense ça, la meilleure façon, c’est de dire : venez qu’on s’asseye. En la matière, il n’y a pas de honte. Même les Américains aujourd’hui sont assis à la même table que les Talibans. Pourquoi nous, hommes politiques et dirigeants, on ne peut pas s’asseoir avec des hommes et des femmes avec qui on a gouverné ce pays hier. Si c’est pour gouverner le pays. Mais j’ai l’impression que le pouvoir se dit mieux vaut laisser passer 2020 avant d’enclencher le forum (sur la réconciliation nationale).

Le contexte national, c’est aussi la fronde sociale... Pourquoi le gouvernement n’arrive-t-il pas à enclencher la trêve sociale ?

C’est une question de confiance entre les deux camps. Ce sont des questions éminemment socio-politiques sur lesquelles, on pourrait épiloguer à longueur, mais qui sont le fondement socio-politique de la société. Les syndicats m’ont dit, quand je parle à certains, que lorsque ces gens sont arrivés au pouvoir, pour eux en fait, il n’y a pas de changement par rapport à l’ancien régime ; donc pourquoi veulent-ils une trêve sociale, puisqu’ils étaient là-bas, ils savent tout. Ils vous disent même, et l’expérience leur a malheureusement donné raison, quand ils prennent des engagements, ils ne respectent pas. Je dois dire, comme vous le savez tous (et je pèse mes mots), la manière dont les premières mesures ont été prises, peut-être, ont manqué de tact.

Mais je pense qu’il aurait fallu, avant même que l’on donne satisfaction à certaines catégories sociales à l’entame du pouvoir, donnant le sentiment qu’il y avait de l’argent, d’abord avoir cette concertation. A l’intérieur de cette concertation, on aurait pu faire comprendre qu’il y a certains qui ont des avantages qui avaient été négociés avant qu’on arrive ; donc acceptons, mais ça ne veut pas dire qu’on généralise. Si vous ne faites pas ça, et que vous donnez le sentiment de céder sous une pression, il y a forcément problème. J’ai cru comprendre qu’à son temps même, il y a des aller et venir, quel était le fondement, je n’en sais pas trop. En tout cas, il a appliqué une promesse, mais même au sein du gouvernement, de ce que je sais, les avis étaient partagés ; non pas de ne pas donner, mais de temporiser, le temps qu’on ait une approche globale.

Vous parlez du cas particulier des magistrats, ce que certaines personnes appellent le « péché originel » ?

C’était trop fort ; parce qu’on a quand même besoin d’une justice indépendante et il faut qu’elle puisse avoir les moyens de faire le travail, et une des manières de rendre un juge indépendant, c’est que sur le plan financier, il soit d’une certaine manière à l’aise. Cela dit, il y a mille autres catégories qui contribuent aussi au développement du pays ; donc il aurait fallu avoir une démarche qui aurait inclus tout le monde. Là, on aurait pu avoir quelque chose qui peut être partagée par les autres. Mais dès que vous ouvrez les vannes, les gens vont dire que si on a pu donner à X, c’est qu’on peut donner à Y et cela va être difficile pour vous. Mais pire, ce que les gens disent, c’est qu’ils regardent la gestion et la gouvernance ; les syndicats vous disent qu’il y a des détournements, des corruptions.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’inspecteur général d’Etat qui le dit. Comment voulez-vous demander le sacrifice aux gens, si l’exemple ne vient pas de ceux qui gouvernent ? Quand vous regardez les budgets des différentes institutions, y compris de la présidence, ça augmente. Je sais très bien qu’on est en année électorale ; il y a les fameux PPP (Partenariat public-privé) qui ont été votés et pour lesquels, ils n’ont jamais fait de bilan ; on voit des marchés donnés de gré-à-gré à des copains dans le but, hélas (je n’accuse pas, je soupçonne) de se créer des trésors de guerre, dans la perspective des élections. Je n’ai pas de preuves, mais je suis un acteur suffisamment averti pour savoir ce qui se trame dans les marchés qu’on donne aux gens. Si vous savez tout ça, vous ne pouvez pas demander des efforts ou une trêve sociale aux gens et ils vont accepter. Ce n’est pas possible.

Mais au regard du contexte, êtes-vous prêt pour une trêve sociale ?

Tout à fait ! Mais, négociée avec les syndicats d’un commun accord. De toute façon, s’il n’y a pas un commun accord, elle ne peut pas avoir lieu. Si ça peut nous permettre, non seulement sur la lutte contre le terrorisme, mais aussi pour la construction de l’économie, c’est bon pour tout le monde. Mais il faut négocier avec les syndicats. Vous voyez, même sur cette question de l’IUTS, on voit plusieurs groupes ; il y en a qui vont et qui reviennent, on sent que le pouvoir manipule ou essaie d’opposer. Mais ça ne marche pas. Mieux vaut appeler clairement les gens, dire ce que l’on veut et discuter franchement.

Le CFOP-BF pourrait-il jouer le facilitateur dans ce sens ?

Je vous donne un exemple. Sur la question de la santé, notre secrétariat aux questions de santé, au regard de la crise que vivait le secteur de la santé, il y a quelques mois avec une grève qui s’éternisait, s’est proposé de jouer le rôle de médiateur. Nous avons rencontré le syndicat à la Bourse du travail, nous sommes allés voir le ministère, en disant d’essayer de voir comment on peut sortir de là. Et l’UPC, à l’époque, était prêt à jouer son rôle de médiateur. Il nous est apparu après que c’est une autre médiation qui a fait que la grève a été interrompue. Nous, on prend acte. Mon parti est tout à fait disposé à jouer ce rôle, et j’imagine qu’au sein de l’Opposition, je n’aurai aucune difficulté à convaincre les autres partis (si d’aventure l’occasion se présentait) de pouvoir faire le go-between (intermédiaire) pour régler cette crise sociale.

Un autre aspect de cette fronde sociale, c’est la question foncière, qui est aujourd’hui considérée comme une bombe à retardement, avec notamment ces sociétés immobilières qui apparaissent, apparemment en toute légalité. Quel regard Zéphirin Diabré pose-t-il sur cette question foncière ?

Le même que vous, qui est que c’est une bombe à retardement. Pourquoi ; parce que notre population augmente, les questions de logements deviennent des questions de plus en plus aigües, ça n’a pas commencé avec nous, d’autres pays ont connu ça. Il se trouve que là encore (je pèse mes mots), malheureusement, on ne monte pas en hauteur, on va en largeur ; ça veut dire qu’on s’étend. Du coup, des territoires et des terrains, qui étaient voués à l’agriculture, deviennent de plus en plus des zones d’habitation. Ce qui pose problème, et quand c’est ainsi, il y a toujours de gens pour rentrer dans la spéculation.

Le métier de promoteur immobilier est un métier très noble, il s’agit de faire en sorte que là où l’Etat a défailli, on puisse trouver des logements pour les gens. Mais souvent, derrière ces situations nobles, il y a aussi des pratiques qui ne sont pas saines et c’est là où le ministère de l’Urbanisme (et de l’Habitat), qui lui-même reconnaît que beaucoup ne sont pas en règle, devrait sévir. Je pense que l’Assemblée nationale a une commission d’enquête parlementaire qui va se pencher sur la question rapidement pour essayer d’en savoir plus.

Faut-il publier la liste de ces sociétés qui agissent en toute illégalité ?

Tout à fait !

Est-ce que la révision de la loi foncière peut être une solution pour qu’enfin, la propriété de la terre revienne à l’Etat (parce qu’il y a une flambée des prix) ?

Oui, peut-être. Mais ça, c’est une question de l’offre et de la demande. La population augmente, les gens veulent se loger et c’est là où le mode de logement doit changer. Il faut que les gens acceptent qu’on doit monter en hauteur. Au lieu d’être propriétaire d’une maison, on doit être propriétaire d’un appartement dans un immeuble.

… mais, la terre aux mains des individus, la tentation est grande … !

C’est vrai, la tentation est grande. Mais comme on est dans un domaine à la limite entre le légal et le coutumier, il y a des promoteurs immobiliers qui estiment qu’ils sont propriétaires de leurs terres. Il faut trouver un modus vivendi, parce qu’il ne faut pas oublier le fait que les promoteurs immobiliers puissent mettre en valeur les espaces, ce que l’Etat ne peut pas faire. Cela supplée à la défaillance de l’Etat.

Le résultat final, c’est la flambée des prix. Le Burkinabè moyen ne peut plus s’offrir une maison. Qu’est-ce que vous proposez comme solution ?

Il faut qu’on ait une réforme du mode de financement de l’immobilier. Les schémas sont nombreux, il faut un schéma à long terme. Par exemple, même les maisons que les gens font, c’est 9 millions ; pour quelqu’un qui a un salaire de 150 mille francs, ça pose problème, il paie combien par mois et sur quelle durée ? Si on pouvait allonger la durée pour que le paiement mensuel soit plus bas... Je vous dis, la notion de co-propriété, il faut que les gens acceptent de monter en hauteur. On avait commencé avec certaines cités, la SOCOGIB (Société de Construction et de Gestion Immobilière du Burkina) en son temps. On a eu quelques exemples, c’était abordable et puis, à un moment donné, ceux qui étaient là se sont dit : il me faut ma maison, mon jardin…, c’est une mentalité qu’il faut dissiper.

Qu’est-ce qui se passe entre le CFOP-BF et l’UAS ? Au terme de la dernière rencontre que vous avez eue avec l’UAS, il a été question d’un cadre de concertation ...

Ce n’est pas nous seuls qui avons reçu leur visite. Au lieu que vous attendiez qu’il y ait des problèmes, pourquoi on ne se verrait pas régulièrement ? Je vais préciser que cette idée date d’avant l’insurrection. C’est une vieille idée que nous avons réchauffée. Avant l’insurrection, j’avais conduit une délégation de partis politiques membres du CFOP à la Bourse du travail pour rencontrer les syndicats pour leur dire le sens du combat que nous menons contre le Sénat et contre la révision de la Constitution. Bien entendu, nous avons élargi sur toutes les questions d’intérêt commun et l’idée a germé sur notre proposition : que l’on mette en place un cadre de concertation et qu’on s’accorde sur une plateforme de lutte, parce qu’il y avait des points sur lesquels, notamment les candidatures indépendantes, on était d’accord.

Cette coalition entre le CFOP et l’organisation syndicale ne pose-t-elle pas problème ? Vous avez, d’un côté, les gouvernants qui ont toujours taxé les syndicats de faire de la politique !

Ça, c’est un débat sur le sexe des anges. Les questions syndicales et politiques ont toujours été mêlées. Elles ne datent pas d’aujourd’hui. Le 3 janvier 1966, notre première insurrection populaire, qui l’a conduite ? Ce sont les syndicats ! Il y a plusieurs occasions dans l’histoire, où on s’est mis ensemble (Opposition, Majorité et Forces syndicales). Ça, ce n’est pas nouveau. En 1974, quand il y a eu les velléités sur la mise en place d’un parti unique, il y a eu un rassemblement de ces forces de progrès, ou même les évènements qui ont conduit au 4 août 1983, il y a eu une symbiose.

L’essentiel, c’est qu’il n’y ait pas eu une collision, au sens où on refuse de se dire la vérité ou qu’on n’ait des schémas de complot ensemble, mais s’il y a des questions nationales comme celle portant sur la lutte contre le terrorisme, il est clair que lorsqu’on parle d’union sacrée, elle va concerner à la fois Majorité, Opposition et Forces syndicales. Donc, il n’y a rien à voir dans ça. C’est vrai qu’ils (syndicats, ndlr) ont des revendications, mais ils sont dans une Etat de droit. Allez à Washington, par exemple au Congrès, vous verrez que les syndicats ont nommé des gens en permanence, qui ont loué des bureaux pour suivre la législation et faire le lobbying auprès des députés pour que des lois qui ne sont pas favorables à leurs causes, ne soient pas votées.

Est-ce que c’est une bonne passerelle pour arriver à Kosyam ?

Qui vous a dit que c’est pour arriver à Kosyam ?

Sur la question de la nouvelle monnaie, l’Eco…, certains analystes pensent qu’elle est une forme déguisée du Franc CFA. Quelle est votre analyse sur ce sujet ?

Il y a toujours dans un problème, deux manières de voir les choses. Soit on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein. On a un problème historique, qui est qu’on est lié à un pays qui nous a colonisés à travers une monnaie qui, d’ailleurs, ne portait pas un nom très heureux : le franc des colonies, qui a ensuite évolué. A travers cette monnaie, on s’est arrimé à l’Euro avec un taux de change fixe. Avantages ou inconvénient, on peut en débattre.

Et puis, il y a la montée d’un sentiment pour lequel, on a besoin d’avoir une plus grande souveraineté pour en faire un véritable instrument de politique économique. La question est de savoir si nous avons eu, par rapport à ce qui s’est passé, une avancée ou un recul. Je pense que c’est une petite avancée qu’il faut accepter et continuer. Le fait que le nom ait changé est d’abord symbolique. L’idée est qu’on doit, à terme, avoir une monnaie qui englobe les pays de la sous-région, c’est-à-dire l’UEMOA plus les pays anglophones, et éventuellement, la Guinée-Conakry ; parce que c’est un puissant facteur d’intégration et de développement des échanges.

Il y a des aspects qui gênaient à la fois tous ceux qui sont soucieux d’avoir une plus grande maîtrise de la monnaie : la question d’opérations par exemple, la présence de représentants français dans l’administration de la Banque centrale …

Certains estiment que nos économies ne sont pas prêtes et qu’il faut aller à petits pas…

C’est une monnaie commune, mais maintenant qu’est-ce qui reste à faire dans le schéma monétaire : la question de la parité, elle sera fixe ou variable ? C’est un débat d’économistes sur lequel, on n’est pas tous du même avis.

Pour cette étape de départ, et pour certains spécialistes, l’absence du Nigéria pose un souci. Est-ce votre avis ?

Oui, le Nigéria est quand même une puissance économique et il faut se mettre dans la mentalité des grands pays, et c’est de savoir : je vous rejoins dans une monnaie commune à vous ou c’est vous qui me rejoignez dans ma monnaie à moi. C’est quand même un poids lourd économique et plus grave, si vous êtes dans un schéma monétaire communautaire, ça veut dire que vous n’avez plus, en tant que pays, le contrôle de la Banque centrale. La Banque centrale est contrôlée par l’ensemble des pays.

On leur demande de laisser une partie de leur souveraineté monétaire, notamment le contrôle de la Banque centrale, et c’est pour cela que certains ont dit qu’au lieu d’avoir une Banque centrale unique, nous créions une coopération de Banques centrales. Ou on crée une Banque centrale unique, comme c’est le cas de l’UEMOA aujourd’hui qui est basée à Dakar et qui n’est pas contrôlée par un pays. Il y a aussi des questions de nationalisme. Je crois aussi que le lien qu’on a avec l’Europe peut leur poser problème, mais si ce lien finit, c’est de savoir quel rôle ils peuvent jouer.

L’année 2020 affiche dix pays africains qui doivent aller aux élections présidentielles. En même temps, on pose la question de l’alternance dans ces pays, comment les envisagez-vous ?

C’est le cas du Burkina qui nous intéresse et pour nous, quand on prend ce qui s’est passé en 2015 avec l’erreur que les Burkinabè ont commise, et qu’ils doivent corriger en 2020, quand on regarde un certain nombre de dynamiques, il est clair que les choses sont largement en faveur de l’Opposition, pour peu qu’elle sache s’organiser. Prenez région par région, regardez ce qui s’est passé depuis 2015, regardez toutes les dynamiques qui se sont produites, regardez l’état du pays, écoutez l’opinion des gens…

En principe, l’opposition devrait marquer un grand coup pour ce scrutin de 2020 ; d’autant plus que la force en termes de nombre de partis importants, c’est de notre côté. Quand on prend la majorité, en dehors du MPP, on ne voit pas trop bien qu’est -ce qu’il y a comme autres forces politiques, alors que nous, on a quand même plusieurs partis politiques qui ont de l’épaisseur. Nous allons bientôt finaliser un accord politique, qui est un accord de désistement au second tour (si on n’arrive pas à éliminer le candidat du MPP au premier tour).

On ne voit pas très bien avec quel bilan (en dehors des routes que Blaise Compaoré avait commencées et qu’ils sont en train de terminer) ils vont aller et surtout, comment des Burkinabè qui leur ont donné un pays sûr, avec des frontières reconnues, stables et quatre ans après, l’ont abîmé. Je ne vois pas bien sur quelle base vous pouvez redemander qu’on leur fasse confiance, mais bon, c’est la politique.

Interview réalisée par :
Oumar L. Ouédraogo
Hugues Richard Sama (L’Observateur Paalga)
Hervé Dapa (BF1)
Chériff Coulibaly (Ouaga FM)

Vos commentaires

  • Le 11 janvier à 10:23, par gayuss claudus glaber En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    oui cest vrai mr le CFOP,les choses sont en faveur de l’opposition,mais il ne faut pas oublier que nous avons un electorat en majorite coruptible ,qu’on peut facilement corrompre avec des 2000,2000,un electorat qui ne vote pas des projets de societes mais qui vote des individus,pour que l’opposition puisse passer en 2020 il va falloir qu’il adapte leur facon de faire la politique a celle de la majorite

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    • Le 11 janvier à 12:38, par LUI En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      C’est dans l’esprit de certains,un parti ne peut payer 2000f 2000f à tous ses électeurs ;mais plutôt miser sur
      des leaders qui peuvent influer le choix.Sans compter que la population en campagne vote généralement pour le chef,c’est dans leur esprit ;le chef reste le chef et même en 2020 elle est dans cette posture.

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    • Le 11 janvier à 21:34, par Yako En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      " comment des Burkinabè qui leur ont donné un pays sûr, avec des frontières reconnues, stables et quatre ans après, l’ont abîmé " ha ha....Rock et sa majorité = gouvernement des casseurs quoi.
      Bon, l’avénement du mpp fut une aventure comme cela arrive souvent dans des histoires d’amour. vu l’état du pays on peut en déduire que l’alternance en novembre est à portée de main.C’est aussi l’occasion pour nos compatriotes de tester leur propre intelligence et le degré de leur attachement au pays.En français facile comme on dit à Bobo Dsso "On ne piétine pas les testicules d’un aveugle 2 fois" Autrement dit je ne vois pas comment les Burkinabé peuvent reconduire la même politique qui est à l’origine de leur malheur s’il sont sages et intelligents ?

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  • Le 11 janvier à 11:46, par Sacksida En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    A vrai dire, compte tenu des graves manquements constates dans la gouvernance du MPP qui a ete elu en 2015 ; sur base de la revendication populaire principale que "Plus rien ne sera comme avant", partant de ce fait, l’opposition si elle a un projet de societe correspondant veritablement aux interets multiformes du Peuple Burkinabe, elle devrait raffler la mise. Mais, rien n’est moins sur car de maniere generale les Burkinabe se sentent abuses et beaucoup ne croit plus tellement aux politiciens. En outre, actuellement notre classe politique nationale devrait se remettre totalement en cause afin de trouver une alternative politique credible, qui puissent les amener au devouement totale pour le service du peuple Burkinabe et non se servir comme il est de coutume depuis une trentaine d’annees. Sinon, comme le disait un eminent professeur, " la crise socio politique et sociale n’est pas derriere nous ; mais elle est devant nous". Car des defis enormes et cruciaux demeurent a relever avec le peuple du Burkina Faso. Courage et Salut.

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  • Le 11 janvier à 11:51, par Akhenaton En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    En rappel Sankara avait dit ceci : "le riche et le pauvre n’ont pas la même manière de lire la bible ou le coran". Donc quand on est indépendant financièrement on est à l’abris de la tentation. Encore faut-il que cette independance financière soit perçue comme telle car avoir un bon salaire implique-t-il forcément independance et bonne moralité et place l’individu au dessus de toute tentation ? Quand on sait l’incertitude de la richesse perçue qui demande toujours la recherche de la richesse on peut toujours se poser des questions. D’autre part l’intégrité, la bonne conscience et l’honnêteté sont des valeurs qu’on ne peut acheter ou inventer. Si tu es boubou tu vas tjs rester boubou. En outre, j’avais déjà dit qu’il au Faso personne n’a fait voeu de pauvreté ; pas même les prêtes.Tous les jours nous crions hommmes intègres et paradoxalemet nous disons qu’il faille bien’ payer les magistrats ou les financiers afin qils fassent le travail avec honneté. Paradoxe des paradoxes. Quand tu passes le concours tu sais ce qui est en jeu.....mais bien.

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  • Le 11 janvier à 12:19, par Pom Pom girl En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    J’ai toujours pensé que les Burkinabè ont fait un choix illogique en 2015 et qui s’est logiquement traduit par l’échec. N’étant pas militant de l’upc, je pense que si mes compatriotes portent leur choix sur cet homme, j’estime qu’on expérimentera pour une des rares fois en Afrique la gestion d’un homme très compétent, patriote et de grande vision. Croyez moi s’il a réussi en Europe et aux Amériques ce n’est pas le fait du hasard. Le Burkina Faso sera porté dans les firmaments du développement inégalé en Afrique

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    • Le 11 janvier à 20:32, par KOBINABA En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      Chers enfants chers internautes ouvrez les oreilles pour m ecouter.Ce que je vais vous dire ce n est pas mon souhait mais une analyse politique implacable.Ceux qui font attention retiendront le nom Kobinaba.Je suis sympatisant du parti UPC malheureusement l upc ne sera meme plus 2ieme mais 3ieme derriere le cdp.Ceci est une analyse politique.Objectivement Zeph fera un tres bon president , malheureusement Zeph est tout sauf politique.Dites moi bonnes gens qu est ce que Zeph a fait de special pour ameliorer son score en 2020.Rien sauf travailler a remettre le CDP en selle.Zeph a perdu beaucoup de force dans sa guerre avec les deputés frondeurs et avec eux il a été trop vindicatif et dur a travers les mot( prostitués politiques).Entre 2015 et 2020 Zeph a perdu de soutien.Le salut de Zeph reside dans une contestation ou une insurrection apres les elections de 2020.

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      • Le 12 janvier à 10:59, par Sasa En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

        Vous faites la critique facile et subjective. Que vous soyez membre de l’UPC c’est votre droit. C’est ce même droit qui autorise le CDP a exercer politiquement en tant que parti membre du cfop. Relisez la transcription de l’interview. Vous verez qu’il parle de l’opposition dans son ensemble et non de sa personne. Amicalement.

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      • Le 13 janvier à 09:51, par Divorce avec l’insurrection En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

        Comment comprendre que, pendant que ce pouvoir du MPP qui est à la base de beaucoup de dérives dans un contexte de crise politique, économique et sociale, l’internaute « KOBINABA » qui devrait avoir beaucoup de grains à moudre est muet ? Il préfère se mêler du jeu des acteurs politiques dans un champ social qui n’est pas le sien !

        En effet, le l’internaute « KOBINABA » ne s’émeut pas face :

        – à l’Etat de délabrement avancé du système sanitaire avec des hôpitaux qui sont devenus des « mouroirs » ;

        - à l’inaccessibilité au logement ;

        - aux Infrastructures routières exécutées à la hâte avec beaucoup de défauts sur le plan technique. Il en est de même dans d’autres domaines (cas des infrastructures réalisées à Gaoua à l’occasion du 11 Décembre 2017) ;

        - aux coupures sauvages de l’eau et de l’électricité qui sont des besoins élémentaires en ce 21ème siècle ;

        - à l’augmentation incontrôlée des prix des denrées alimentaires ;

        - à l’insécurité alimentaire avec près de 3 millions de Burkinabè qui ont besoin d’une assistance alimentaire ;

        – aux problèmes récurrents dans la production cotonnière du fait de mauvais intrants et d’un manque d’encadrement conséquent des producteurs ; ce qui a fait perdre au Burkina sa place de 1er producteur Africain au profit du Mali mieux organisé ;

        - aux problèmes de milliers d’élèves qui ont dû abandonner les classes du fait de la menace terroriste dans plusieurs régions du pays dont le Sahel et le nord ;

        - à La menace terroriste qui fait craindre que le Nord et le Sahel tombent bientôt entre les mains des terroristes du fait d’une réponse qui n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation ;

        - aux tentatives répétées d’opposer les populations au travailleurs au risque d’accroitre la fracture sociale déjà béante ;

        - à l’incivisme endémique qui mine la société,

        - aux mesures inappropriées comme l’application de l’IUTS sur les indemnités, l’achat à coups de milliards de véhicules pour les Ministres au moment où eux même répètent tous les jours que les caisses de l’Etat sont vides. En effet, la paupérisation des populations est un phénomène palpable au Burkina Faso de nos jours ;

        Monsieur ZEPHERIN DIABRE est un homme constant, intègre et intellectuellement honnête. Il n’a jamais nié son passé, il l’assume et contrairement à d’autres, il n’a jamais traité Blaise COMPAORE de Diable. Il dit qu’il a été fier d’avoir servi la nation sous Blaise COMPAORE. Malgré cette fierté, il n’a pas suscité l’idée de la modification de l’article 37. Ceux qui n’étaient pas fiers de travailler avec Blaise sont tout de même restés avec lui plus de 25 ans et ont même été les géniteurs des velléités de modification de l’article 37 qui ont conduit à l’insurrection populaire. On a l’impression que dans ce pays il y a des gens à qui on doit tout pardonner et d’autres à qui on ne doit rien pardonner.

        Le CDP est un contenant et le contenu, les Hommes qui composent cette organisation. Il se trouve que des gens malhonnêtes fustigent toujours le contenant à la place du contenu. « Le bon buveur de dolo ne refuse pas le dolo contenu dans un ancien bidon de lait. » Vous refusez le dolo contenu dans le bidon de lait et vous buvez le lait contenu dans le canari de dolo tout en criant à qui veut vous entendre que vous haïssez le lait. Sinon comment comprendre que votre parti, le MPP, accepte d’enrôler des anciens hauts cadres du CDP ?

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      • Le 13 janvier à 16:36, par ib En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

        Kobinaba, vous voyez juste j’ai eu la même analyse dés que j’ai aperçu Zeph derrière Edie entrain de parler de baobabs politiques.

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  • Le 11 janvier à 12:27, par AZIZ En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    AU BF ,NOUS AVONS 3 PARTIS QUI SONT CDP,MPPET UPC QUI DONMINE LA POLITIQUE ,MAIS MALGRE LES OPOSITION,LE CDPET MPP ONT LA MEME BASE ELECTORIAL ET SONT LAMÊME IDEOLOGIE SOCIAL DEMOCRATE MAIS, SI LES DIRIGEANT DU CDP APPELLE A VOTER L UPC,JE NE SUIS PAS SUIRE QUE LA BASE VA LE RESPECTER.CAR LE BASE CDP EST PLUS PROCHE DU MPP QUE DU UPC

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  • Le 11 janvier à 12:32, par Vérité En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Merci pour avoir démontré une fois ton pragmatisme dans la connaissance profonde des sujets attraits à notre nation. Je sais que certains vont te tomber dessus à bras raccourcis mais n’en déplaise aux détracteurs, continue de proposer des solutions. Ce peuple a subi trop d’injustice du fait de la mal gouvernance

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  • Le 11 janvier à 13:03, par Ka En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Bravo monsieur Zépherin Diabré, car tout est dit et je confirme. Simplement concernant que l’opposition a la chance d’avoir le fauteuil présidentiel en 2020, je ne suis pas un magicien, mais je peux dire qu’avec une opposition diviser comme le musulman du centre avec sa CODER, Le CDP avec son introverti Blaise Compaoré, sans oublié des déserteurs comme KADO, je vous dit monsieur Diabré, que dans une compétition où chacun veut tirer la couverture à soi par tous les moyens, sauf les urnes qui seront les vrais juges à la fin de cette année.

    Monsieur l’homme d’AREVA, un conseil : Pour moi, et ça ne regarde que moi dont ma vérité qui rougit les yeux mais les casse pas, ‘’a l’heure actuelle, l’élément le plus soudé pour la conquête du fauteuil présidentiel est la majorité.’’ Et si vous l’opposition vous voulez faire la différence, c’est de suivre mon conseil qui vous dis que ‘’dans un cadre concurrentiel et d’égalité de chance, la politique est l’art d’observer, d’analyser, de comprendre et d’interpréter les conditions, les tendances, les potentialités, les réactions et les réalités du terrain, avant de crier que l’opposition a sa chance.’’

    Car, après les 27 ans d’un règne sans partage avec des crimes gratuits et la corruption à ciel ouvert, le peuple Burkinabé est très mûri, surtout avec un représentant choisi a plus de 50% de ce peuple qui n’a pas suivi radicalement les objectifs de la transition qui était de tout balayer et remettre les pendules a zéro.

    Cette année si le peuple est indulgent, la chance se balancera vers celui qui se bat comme un poulet égorger pour éradiquer les terroristes, et surtout retaper son programme présidentiel adopter par ces plus de 50% du peuple il y a quatre ans.

    Oui notre pays mérite mieux : il mérite des courants d’idées fortes pour son développement. il mérite des acteurs neufs, qui pensent rassemblement, qui pensent paix et développement.

    Avec tout ce qui s’est passé durant 27 après la révolution inachevée du visionnaire Thomas Sankara, le peuple mûri du pays des hommes intègres en veut comme candidat ni de jeune loup aux dents longues à peine sorti du berceau, ni de vieux cheval de retour rompu à l’en farinage et aux détournements de fonds et d’idées. Le peuple veut des personnes compétentes, intelligents, dynamiques, ouverts, avec du charisme, dotés d’une envergure internationale et d’une intégrité absolue, capables de s’entourer de gens de la même veine et de déléguer les tâches dans un véritable esprit d’équipe, sans arrière-pensée ethnique, tribaliste, régionaliste ou politicienne (en particulier pas un individu tordu qui va promettre je ne sais quel "rattrapage" à une sous-population de mafieux). Personnellement Je sais que cette personne existe au Burkina.

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    • Le 12 janvier à 01:30, par SOME En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      Felicitaions mon ami ka ! magistral ! et comme je l’ai toujours dit, zeph n’est pas a la hauteur ! Meme si je tire a boulets rouges sur le MPP et roch des le debut, pour moi il est clair que Roch vaut mieux encore que Zeph. La jeunesse qui veut se prendre en main et oser inventer son avenir, on tente de les eliminer sans vergogne ! Tu comprends son opposition a ce MPP des le debut ! Qu’attendre d’individus comme ca sinon reprendre la vraie lutte !
      SOME

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      • Le 12 janvier à 11:25, par Ka En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

        Mon ami SOME, quel plaisir de te lire après deux heures passé à l’église ou notre pasteur a prêcher la paix pour le vivre ensemble et aussi d’être Fidel à ce qu’on croit : ‘’Proverbes 28:20.’’ Un homme fidèle est comblé de bénédiction, mais celui qui a hâte de s’enrichir ne reste pas impuni. Toi et moi depuis plus de 10 ans sur le forum, nous sommes fidèles a nos idéaux de dénoncer ce qui va, ou de ce qui ne va pas.

        Malgré que nous avions eu des décorations par l’état Burkinabé pour service rendu, surtout moi un chevalier de l’ordre nationale, nous ne les crions pas sur les toits, mais continuons avec nos contributions enrichissantes sur le Forum de Lefaso.net pour éclairer le chemin de l’alternance politique saine voulu par le peuple. Je te confirme que les politiciens aux petits pieds qui sans des objectifs concrets pour l’émergence et la paix de notre pays, que de quitte là que je m’y mettes à piller, n’ont pas un avenir dans le marigot politique du Burkina de 2020. Bon dimanche à toi mon ami SOME

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    • Le 12 janvier à 10:46, par WT En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      Parfaitement en phase avec vous, grand frère. Je n’avais jamais imaginé voter un candidat, de loin ou de près, qui a évolué avec Blaise. Pathétique de se rendre compte qu’on combat plus les hommes au pouvoir que leur gouvernance, à mon sens. Pire, on confond l’Etat burkinabè à ces passagers qui nous gouvernent actuellement.

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    • Le 12 janvier à 17:08, par Yako En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      Un peu de cohérence Mr ka, n’insultez pas l’intelligence des Burkinabé.En effet, comment peuvent-ils reconduire la même politique qui a échoué.Pire, cette politique à la petite semaine a fait 1/2 million de réfugiés internes, des milliers de morts,une portion de territoire perdu.Bref, appeler les Burkinabé tel que tu insinues à renouveler le bail de Rock et de son mpp est criminel.A défaut de regarder la triste réalité en face il vaut mieux se taire, c’est plus sage et intelligent. Bonne et heureuse année à toi et à ta famille.

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      • Le 12 janvier à 21:17, par Ka En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

        Yako : Plus de 40 ans dans les couloirs de la politique de notre pays, je ne jamais rencontrer un président mouta mouta qui se donne de lui-même pour sauver notre pays embourbé par du terrorisme déguisé par nos propres frères qui nous tuent sans raison. Et je te confirme avec certitude que 80% de la population sans le crier sur les toits, admirent en sous-marin leur président mouta mouta et sera prêt à lui renouveler leur confiance pour qu’il termine son programme. La seule raison que le peuple ne commettra pas la même faute en permettant un CDP ou une opposition divisée de prendre le volant des affaires de l’état, remontons l’histoire récente de notre pays et représentons-nous ce pays sous Blaise et son frère François Compaoré et consorts : Qu’aurions-nous vécu sous ces vendeurs d’illusions, dans un cas ou un autre ? Nous en reparlerons en Décembre prochain avec le discours du président mouta mouta, quand il sera réélu pour terminer son programme.

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  • Le 11 janvier à 13:10, par mninda En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Mon cher ZEPH ,je vous croyais plus fin analyste politique que ça . Vous avez oublié un paramètre très important dont vous avez pourtant été victime en 2015 vous le BOUSSANGA GAGNAGA. C’est le facteur ethnique dont certains n’ont pas hésité à utiliser contre vous . Quelle naïveté !

    Et si dans votre propre évaluation ,vous ne savez pas distinguer clairement ,vos forces et faiblesses et vous avez la tête dans les nuages ,vous ne trouverez jamais la meilleure stratégie pour gagner les futures élections présidentielles . Regardez seulement ,comment les élections vont venir progressivement se concentrer sur le centre du BURKINA FASO donc autour de OUAGADOUGOU ,donc sur la région du Centre et de ses environs pour cause d’insécurité dans les autres régions où même vous n’êtes pas sûr de pouvoir y aller pour battre campagne.
    Ce n’est pas pour rien ,que les tenants du pouvoir clament haut et fort qu’à l’instar des pays comme le Mali qui connaissait aussi les attaques terroristes ,les élections auront lieu ,même si c’est pas sur l’ensemble du territoire national .
    Il y a même des gens du MPP qui pensent ,que plus les élections se dérouleront principalement dans le centre et environ , plus les chances de RMCK sont grandes avec en plus l’apport de la DIASPORA burkinabè qui serait déjà acquise à sa cause .
    N’entendez-vous pas et ne voyez -vous pas la résurgence d’un certain postulat qui proclame que le président du BURKINA FASO ne devrait pas ressortir hors d’un certain périmètre au delà de OUAGDOUGOU ?.
    Ne percevez-vous pas les faits et gestes des adeptes de cette théorie subitement devenus très actifs ,malgré le poids de l’âge ?
    Ah vous aussi ZEPH vous êtes si myope ,et sociologiquement inculte jusqu’à que ça ?
    Avec une telle myopie ,vous êtes sûr de perdre les élections comme en 2015.

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    • Le 11 janvier à 16:09, par YAAM SOBA En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      Internaute @mninda, je suis désolé, mais le facteur etnique n’a pas joué sur les résultats de monsieur DIABRE en 2015.
      Si l’on part du postulat que les bissas ne représentent que 3% de la population burkinabé et que l’UPC a eu un score de 30 % de suffrages, alors il faudra déduire qu’il y’a assez de mossis qui l’ont voté.
      Monsieur DIABRE a juste été victime d’une machination électorale en complicité avec les princes de l’époque. Sinon rien n’expliquait le fait qu’il n’ait pas été vainqueur aux élections de 2015, au regard de la lutte qu’il avait mené pour la démocratie et de sa tournée dans les 45 provinces du Burkina Faso.

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  • Le 11 janvier à 13:11, par Un Burkinabê En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Je remarque que Monsieur Diabré n’a pas répondu à la question liée à la monnaie ECO pourtant c’est la clé du décollage de l’Afrique qui s’y joue.
    1- par rapport aux routes que Blaise Compaoré avait commencées et qu’ils sont en train de terminer il faut leur reconnaître au moins le mérite d’avoir accepté continuer. Si le pouvoir du Front Populaire de 1987 avait eu cette approche notre pays serait émergent en 2020. Dans l’optique que l’alternance soit en 2020, il faudra absolument continuer les bonnes choses que l’actuel pouvoir est entrain de faire en matière de routes, santé, enseignement technique et Industrialisation.

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    • Le 11 janvier à 19:21, par Nabiiga En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      @ Un Burkinabè

      ..et si la politique du Front National avait eu cette approche de continuer la politique de démaigrissement du train de vie du gouvernement, d’éviter la corruption, du gouvernement avant lui, nous ne serions pas ici. Non, lorsque le front national est arrivé au pouvoir, c’était une volteface complète de ce que faisait le gouvernement de Sankara. Reconnaître alors que le MPP a continuer à faire ce que les frères Compaoré ont démarré, est une admission de l’humilité et sagesse de MPP. Applaudissons haut et fort. Bravo MPP.

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  • Le 11 janvier à 13:50, par Kinkester En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Des analyses pertinentes. J’applaudis des deux mains en ce qui concerne votre vision du logement du futur. Il faut qu’on accepte la colocation dans des immeubles sinon ça va entendre notre argent. Ça serait vraiment un bon pari d’essayer Zeph. Mais est-ce que les Burkinabè l’entendront de cette oreille, eux qui votent à la tête du client et selon qu’ils ont reçu quelques billets de banque ou pas, et non selon le programme des candidats

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  • Le 11 janvier à 15:31, par Nabiiga En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    ...pour ma part, je reviens sur la question de sécurité qui frappe notre pays et le manque de franchise de la part de l’opposition qui l’accompagne. L’on ne peut pas à la fois vouloir la paix et la sécurité sans vouloir faire face à la cause de l’insécurité qui endeuille notre chère patrie. Et pourtant, c’est facile à y parvenir, rien qu’en se posant des questions basiques :

    1-Pendant l’ère des frères Compaoré au sommet de notre état, le Burkina n’a connu aucune frappe terroriste. Pourquoi alors les attaques ont débuté juste après que nous les avons chassés du pouvoir ?

    2-Les djihadistes les plus recherchés au monde séjournaient ouvertement à Ouaga, on les voyait, on vivait avec eux. C’est curieux qu’on ne les voie plus chez nous après que nous avons dégommé les frères Compaoré ?

    3-Les anciens barons de l’ère Compaoré écroué à la MACA ont-ils fait appel à ces mêmes terroristes de venir porter main forte à leur forfait de coup d’état ?

    On répondant honnêtement à ces questions, l’on peut déduire aisément le lien entre la chasse des frères Compaorés et les attaques que nous vivons aujourd’hui. Donc, pour trouver une solution durable aux attaques, l’opposition doit accepter ce lien en question et, ensuite, entame une discussion honnête et franche entre les différents composants en son sein, notamment le CDP, en lui priant d’interpeller aux commanditaires des terroristes qui sont tapis à l’étranger de faire part à leur partenaires les terroristes, que la fin de la recréation a sonné et de cesser toute activité militaire contre le Burkina. Le gouvernement MPP quant à lui, a établi non seulement ce lien, mais est convaincu mordicus qu’une partie de l’opposition est derrière ces attaques ; et même, a accusé à maintes reprises, les apatrides à l’étranger.

    Le MPP est patriote, honnête, ne souhaite que le bien du peuple. L’opposition est malhonnête, hypocrite, n’est assoiffé que du pouvoir, et ne souhaite que la vengeance. Lambda burkinabè, lui, a vu claire, comprend très bien, refuse le subterfuge de l’opposition, et prendra ses responsabilités quand viendront les élections. N’gaw.

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  • Le 11 janvier à 16:04, par AZIZ En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    N OUBLONS LA NAISSANCE DES PARTIS CONNE LE MPS ,NCR ..ETC FONT MODIFIER LA SCEME POLITIQUE AVEC LES ARGUMENT MATIONNALISTE ET PANAFRICANISTE DANS LA FUTURE ASSENBLE ET LE FUTUR PRESIDENT SERAIT OBLIGE DE TRAVAILLER AVEC EUX.LE PROBLENE SERA DE CONTROLE CETTE ASSENBLEE POUR GOUVERMER ET LA DIAPORA EN PARTICULIER CELLE DE LA CI VA VOULOIR PLACER UN PRESIDENT POURLES DEFENDRE FACE A L IVOIRITE ET DESIRE D ARRACHER LES PLANTATATION DE BEDIE ET CONBATRE LE TERRORISTE

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  • Le 11 janvier à 16:20, par Mea Culpa En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Toutes mes félicitations Président. Nous sommes en phase sur la position sur les IUTS. Le gouvernement ne doit pas diminuer le pouvoir d’achat des citoyens ... Je valide Président !

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  • Le 11 janvier à 18:00, par Desperado En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Mon cher Zepherin, vous vous trompez là. Rock est parti pour un deuxième haut les mains. Les burkinabè savent comprendre et savent apprécier eux-mêmes. De tous ce que vous avez raconté, ça n’a servit qu’à renforcer les convictions de vos militants qui du reste, manquent de bon sens quand ils vous suivent. Ces discours ne vous feront gagner personne
    bien que je trouve des critiques à faire à la gestion du MPP, je les trouve un million de fois mieux que l’opposition burkinabè et je sais que je ne suis pas le seul à le penser

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  • Le 11 janvier à 18:32, par Presidentielle 2020 En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    « Merci » bien mr le CFOP d’avancé ta politique sur l’insecurité uniquement.Mais le pouvoir n’est pas un sautoire où il faut aller essayer.Moi personnellement je te prie de changer ta conception du pouvoir par ce que ça te qualifie de tout sauf UN INTELLLCTUEL...Si réellement tu es intellectuel et tu veux le bien être de ton chèr pays apport des solutions et non des critique subjective.C’est pas tard tu peux mieux faire...

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    • Le 11 janvier à 21:56, par Un Burkinabê En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      Presidentielle 2020, pourquoi voulez vous qu’il donne ses solutions aux problèmes. Vous avez quelle certitude qu’elles seront appliquées. Aussi je ne vous apprends pas du nouveau en disant que quelqu’un d’autre ne peut mettre en oeuvre les idées d’autrui. Il ya plusieurs bonnes solutions qui sont distillées sur le forum du lefaso.net et sur d’autres médias mais ne sont pas prises en compte.

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    • Le 12 janvier à 13:04, par Yendabri En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      J’ai remarqué sur ce forum, dès que Zéphirin dit bonjour il y a des gens qui trouveront un moyen pour le critiquer. Si vous avez bien suivi son interview, il a dit que le président du Faso ne l’a jamais invité personnellement pour discuter de la question sécuritaire. Le Président du Faso a invité l’ensemble des partis membres du cadre de concertation du CFOP a deux reprises. La première était pour discuter du code électoral et la deuxième était un dialogue politique national dans lequel ils ont discuté de plusieurs sujets, mais le temps imparti était peu pour tirer des réflexions approfondies.
      En plus, Zéphirin qui de l’opposition dispose de quels moyens légitimes et légaux pour gérer la situation sécuritaire de ce pays à part émettre des critiques sur la mal gouvernance du MPP ?
      Souvent je me demande où certains ont fait l’école, lorsqu’ils posent la question "Zéphirin fait quoi pour aider le pays" ?

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    • Le 12 janvier à 13:13, par Harun En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

      Belle intervention monsieur « Yendabri » ! Qu’est-ce que les burkina bé ont confié à monsieur Zepherin Diabré, pour lui demander d’apporter des mesures concrètes contre l’insécurité ? Il n’est pas Président, il n’est pas ministre, et les burkinabé veulent qu’il fasse quoi ?
      D’ailleurs, son parti politique UPC a organisé des journées parlementaires à Kaya et à Ouagadougou, dans lesquels ils ont fait des réflexions avec des experts en sécurité pour élaborer des rapports qui ont été transmis au gouvernement.
      Le parti de Zepherin a des députés à l’assemblée nationale qui font régulièrement des propositions de lois qui vont dans le sens du développement du Burkina Faso. L’UPC a des maires qui gèrent des questions socio économiques et environnementaux.
      Il faut que certains cessent leur haine gratuite contre Zepherin et être objectifs un temps soit peu ! Le Burkina Faso nous appartient à tous et nul n’a intérêt que sa patrie brûle !

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  • Le 12 janvier à 12:02, par Passakziri En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Réponses reflechies et convainquantes. Zeph semble être entouré de bons conseillers, ce qui n est pas le cas du président RMCK qui semble entouré de mauvais où tout du moins d incompétents, alors que le président ne gouvernant pas seul, il peut seulement réussir si ceux qui l entourent travaillent dans ce sens et non seulement dans l intention de garder le pouvoir et par le même coup protéger leurs avantages. C est eux qui finissent par conduire nos présidents-dieux à sortir par un pétit trou.Donc monsieur Diabré, si j ai un conseil à vous donner, pardon faites attention à votre entourage si vous êtes porté à Kosyam.En tous cas je pense que vous pouvez mieux faire que le pouvoir actuel.

    Passakziri

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  • Le 12 janvier à 13:17, par Hermès En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Mon frère @Presidentielle2020, Roch a des conseillers spéciaux qui sont payés aux frais du contribuable pour lui proposer des solutions concrètes. S’il n’en n’a pas, le mot démissionner existe toujours dans le dictionnaire Larousse. Personne ne l’a forcé à se présenter aux élections présidentielles de 2015.
    Si vous voulez que Zéphirin DIABRE propose des solutions concrètes, il faudra le voter en 2020.

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  • Le 12 janvier à 15:02, par Politiky En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Dommage que Zephirin ait botter la balle en touche concernant l’Eco. Il n’a pas osé prendre position comme Rock l’a clairement fait. Il joue aux equilibristes.J’aimais sa franchise et sa rigueure mais son coté neoliberale m’inquite car si il est appliqué nos citoyens seront mangé cru et nous perdrons notre souvérenté face aux occidentaux tout simplement parce qu’on n’a pas les moyen de competir avec la mondialisation.. Surtout quand Zephirin parle de centrale nucleaures au Burkina. Si c’est des centrales avec l’aide de la France autan dire que l’on est foutu, quand on sait ce que les Français font aux Nigeriens.
    Par definition le mot « néolibéralisme » a beaucoup varié au cours du temps : le terme ne fait pas consensus et son utilisation requiert une grande prudence, tant il a oscillé entre différentes significations. Et c’est ce coté qui me taraude chez Zephirin. Alors explique nous une fois de plus c’est quoi neoliberale encore ?

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  • Le 12 janvier à 15:49, par jeunedame seret En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Soyons honnêtes ; même si ZEPH n’est pas la solution à tous nos problèmes, il est déjà une belle alternative prometteuse. Déménageons un peu. Alors, Apprenons à nous déshabiller pour autres types d’accoutrement suivant le besoin. Déménageons un peu du circuit central vers le centre-est ou le centre-sud ; renonçons un au mouta-mouta pour l’extra-extra ; dans le but d’admirer une autre génération de politiciens et de soulager un peu. L’alternance c’est la succulence. Ne ratons pas l’occasion Zeph. C’est dans cet espoir Zeph que je vais oser m’inscrire aux élections pour la première fois. Sinon je m’exile avec suite. Et bonjour le silence.

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  • Le 12 janvier à 22:45, par Ella En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    J’ai suivi à deux reprises l’interview en intégralité sur la télévision BF1 et j’ai vraiment apprécié la conduite et la pertinence des journalistes, à part qui ne semblait pas trop s’en sortir. J’ai été heureuse de mettre enfin un visage sur le fameux Omar L. Ouédraogo qui a vraiment une parfaite maîtrise de ses sujets, à telle enseigne que Zéphirin lui-même était obligé de reconnaître certaines de ses questions. Tu as de l’avenir, persévère, ne baisse jamais les bras. Félicitations et bravo à tous les 4 journalistes pour le plateau, on sentait une bonne complicité entre eux et il est bien heureux qu’ils sont tous des jeunes. Bon vent à vous et dans votre carrière.

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  • Le 12 janvier à 23:20, par YIRMOAGAJE En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Je suis écœure ? L’oposirion Est elle un parti politique qui va présenter Jeph ou quoi ? Pas mieux de dire qu’un parti de l’oposition va gagner ?
    Jeph n’est pas politique. C’est bon de faire des compromissions mais croire que le CDP va l’accompagner tout bonnement à gagner les élections ????
    Jeph pouvait avoir l’electorat s’il restait stable et se démarquer de tout ?
    si Jeph avait accompagné le MPP un bout de temps avant de prendre ses distances , aujourd’hui c’était le parti D’avenir ?
    Mais dommage pour lui il perd tout crédit ?
    Aussi, vouloir que la diaspora Ivourienne vote avec la carte consulaire, il fait fosse route ? Celui qui n’a pas de passeport ou CNIB, n’est pas digne ?
    tout comme ceux qui sont au pays, si vous n’avez pas ces mêmes documents vous ne pouvez vous faire inscrire ? C’est simple ? Les autres diaspo n’ont pas de problème ? Celui qui se retrouve à l’etranger Sans document est iligal ? Il peut pas choisir un candidat puisque lui même n’est pas fiable ? La carte consulaire est valable pour le pays d’acueil ?

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  • Le 13 janvier à 08:43, par sylas En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Je ne comprends pas les politiciens. Toi qui venais juste de manifester ton intérêt de faire un grand pas dans la politique nous avais suscité de l’espoir. Mais avec l’ivresse du pouvoir tu es ensorcelé comme les autres depuis octobre 1987. Seul Thomas à payé le prix de la bonne gouvernance au coût de son sang. Tout le reste, c’est une bande d’escrocs à la solde du néocolonialisme.
    L’élite intellectuelle de l’Afrique du moment est une HONTE du continent. Elle est baby sitter de l’occident aux dents longues qui a presque fini de croquer le monde arabe. L’Afrique devient une base d’expérimentation de nouvelles armes et de produits chimiques bactériologiques.
    "A quand l’Afrique ?" du Pf Ki ZERBO.

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  • Le 13 janvier à 12:01, par Sacksida En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Je viens une seconde fois pour dire qu’ apres trois decennies de gouvernance ou en tout de longue participation a la gouvernance de ceux qui sont encore aux responsablites, il n’est pas incence du tout de changer notre leadership ; pour voir ce que cela pourrait apporter. Mais, il faut que quelque soient celui ou celle qui sera elu en fin 2020, et avec son equipe ; une remise en cause de la classe politique et des pratiques sont necessaires.Car, le peuple Burkinabe est en souffrance totale depuis plusieurs decennies et qui s’est malheureusement aggravee du fait du terrorisme cruelle. Que Dieu aide notre peuple courageux et integre. Salut.

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  • Le 15 janvier à 15:22, par Boumkièta junior En réponse à : Présidentielle de 2020 : « Les choses sont largement en faveur de l’Opposition », affirme Zéphirin Diabré

    Bonjour ; koro yamyele,je veut lire votre avis sur la question.

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