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Innovations technologiques : MIFOM, une nouvelle application pour la sécurité des enfants

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • mardi 12 novembre 2019 à 17h02min
Innovations technologiques : MIFOM, une nouvelle application pour la sécurité des enfants

Le groupe Kafyka vient de mettre au point une nouvelle application dénommée « MIFOM ». Elle est conçue pour sauver les enfants en danger. Avec cet outil, les utilisateurs recevront instantanément des alertes de tous genres liés à la sécurité des enfants. L’application est téléchargeable sur Play store.

Le groupe Kafyka a encore innové. « MIFOM » est la nouvelle trouvaille de Brice Clovis Kaboré et de ses collaborateurs. C’est une application qui permet de dénoncer les exploitations d’enfants, les abus ou encore les harcèlements sexuels. Avec cette innovation, explique Clovis Kaboré, « il sera possible de transférer des photos, des messages vocaux ou des conversations aux autorités compétentes dans l’anonymat ». Ce n’est pas tout. Cette application permet également de retrouver rapidement tout enfant perdu ou volé.

Ce nouveau produit répond à une problématique. Celle de la sécurité. Elle est devenue une priorité absolue pour les pays africains. En effet, les populations aussi bien des villes que des campagnes font face à des situations d’insécurité préoccupantes. Elles touchent également les enfants. On constate donc que des enfants sont victimes d’intimidations, de séquestrations, d’enlèvements, de disparition ou de trafics divers.

Avec MIFOM, les utilisateurs recevront instantanément des alertes dans divers cas : disparition d’enfants, personnes activement recherchées, zones dangereuses, etc. Les enfants ou les élèves victimes d’intimidation, de harcèlement sexuel ou de torture psychologique pourront briser le silence en dénonçant leurs agresseurs.
Cette application est destinée au Burkina Faso principalement et à toute l’Afrique de l’Ouest en général. Pour Brice Clovis Kaboré, « MIFOM va constituer un grand répertoire de tous les enfants perdus ou recherchés de l’Afrique de l’Ouest. Nous voulons créer une base de données qui va être la première référence pour toute personne qui aurait perdu un proche. Cela, pour faciliter les recherches et les retrouver rapidement. Ainsi, les pédophiles et prédateurs sexuels en milieu scolaire seront démasqués ».

Brice Clovis Kaboré

L’application offre la possibilité aux utilisateurs de faire des témoignages et des alertes anonymes par message. En Afrique, peu de personnes savent lire, encore moins écrire. D’autres ont beaucoup de choses à raconter, mais manquent de temps pour la saisie. MIFOM donne l’option d’envoyer un message vocal ou une image, ou encore des vidéos aux forces de l’ordre.

Les sources d’information pour les alertes de MIFOM sont les hôpitaux, les commissariats, les radios, les télévisions, etc. L’objectif recherché, raconte Clovis Kaboré, c’est de créer chez les populations le réflexe de consulter en premier lieu MIFOM, chaque fois que ces dernières seront à la recherche d’un enfant.

L’application est ouverte au grand public et permettra aux utilisateurs (élèves, populations, hôpitaux, hôtels, services publics ou privés, sociétés de transport, etc.) de faire des vérifications et de contribuer à renseigner la base de données sur des cas de perte d’enfants. MIFOM est pratique et simple à utiliser. En cas de danger, l’utilisateur peut envoyer un message et sa position géographique discrètement aux forces de l’ordre.

« MIFOM est une application communautaire qui nous unit et nous permet d’être des acteurs de la sécurité et du développement », se réjouit Clovis Kaboré. Le groupe Kafyka, reconnu pour son sens de l’innovation et de création dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication, n’est pas à sa première réalisation. Des projets de grande envergure nationale et internationale ont été déployés par cette jeune entreprise. L’initiative a été félicitée et reconnue à sa juste valeur par le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire.

Dimitri Ouédraogo
Lefaso.net

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