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Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd », déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET | Par Cryspin Masneang Laoundiki • mardi 2 juillet 2019 à 21h00min
Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd »,   déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

Le doyen des ambassadeurs au Burkina, l’ambassadeur du Royaume du Maroc, Farhat Bouazza, est en fin de mission, après huit ans de service au pays des Hommes intègres. À cette occasion, une cérémonie d’au revoir a été organisée en son honneur, ce mardi 2 juillet 2019 à Ouagadougou.

La cérémonie est marquée d’un double sentiment : joie et tristesse. Joie parce qu’un diplomate a terminé sa mission. La tristesse, c’est tout simplement parce qu’il va se séparer de ses homologues, amis et frères.

Après huit ans de service au pays des Hommes intègres, l’ambassadeur du Royaume du Maroc, Farhat Bouazza, est en fin de mission. Le désormais ancien doyen des ambassadeurs et missions diplomatiques au Burkina est admis à la retraite après 42 ans de service pour son pays.

Remise symbolique d’un cadeau à l’ambassadeur sortant

Au cours d’une cérémonie d’au revoir qui s’est voulu sobre mais solennelle, les efforts de ce diplomate durant son exercice au Burkina Faso n’ont pas été oubliés. Selon le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Alpha Barry, les relations entre les deux pays (Burkina et Maroc) ont connu une amélioration qualitative. « Aujourd’hui, les relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays se portent à merveille et se sont davantage renforcées sous votre mandat », a-t-il adressé à Farhat Bouazza.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry

Durant les huit années du leadership de Farhat Bouazza, une vingtaine d’accords de coopération couvrant les domaines entre autres de la santé, de l’énergie, des mines, de la géologie et de la culture ont été signés. Au regard de ces éléments évoqués, Alpha Barry a déclaré : « Je suis convaincu que le Maroc est et demeure un partenaire à jamais privilégié du Burkina Faso. »

« J’ai essayé de jouer ma partition… »

Pour l’ambassadeur sortant du Royaume du Maroc au Burkina Faso, l’heure n’est pas aux discours. Prenant la parole sans un bout de papier, Farhat Bouazza n’a pas voulu revenir sur son parcours et sa mission accomplie au Burkina Faso. « Je n’ai accompli que mon travail », a-t-il affirmé.

Le bilan dressé par le ministre Barry est, selon Farhat Bouazza, un outil de la volonté royale de renforcer et d’élargir la coopération entre les pays africains. « Comme le Burkina Faso est un pays important pour le Royaume du Maroc, j’ai essayé de jouer ma partition », a-t-il enrichi.

Apparemment, le pays des Hommes intègres est en passe d’être inoubliable pour l’ambassadeur sortant. « J’ai passé une des périodes les plus exaltantes de ma vie de diplomate. Et pour cela, je ne remercierai jamais assez le Burkina Faso », a-t-il confié.

À en croire toujours Farhat Bouazza, son père, en tant que diplomate, a fait trois missions sans être doyen des ambassadeurs. Pourtant, lui, pour sa seule mission, il a eu ce privilège. Comme quoi, « malheur à l’enfant qui n’a pas fait mieux que son père ». Par cette touche humoristique, Farhat Bouazza a tenu à remercier tous ses collègues, homologues et les autorités burkinabè qui lui ont facilité la tâche durant sa mission au Burkina.

Remise symbolique d’un cadeau à l’ambassadeur sortant

Un au revoir mais un nouveau défi

Il n’y a pas de doute : certaines séparations sont difficiles. C’est ce qui est paru durant la cérémonie. Visiblement ému, Farhat Bouazza a lâché : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd ; avec beaucoup de tristesse ».

En reconnaissance des efforts et des résultats du diplomate, il a été élevé au rang d’Officier de l’ordre de l’Étalon par le ministre Alpha Barry.

La nouvelle doyenne des ambassadeurs et missions diplomatiques au Burkina, Regina Bittencourt

Séance tenante, la toute nouvelle doyenne des ambassadeurs et missions diplomatiques au Burkina, par ailleurs ambassadrice du Brésil, Regina Bittencourt, a pris officiellement la parole. Elle a loué les mérites de son prédécesseur, avant de déclarer que c’est un grand honneur de le remplacer. Elle dit espérer être à la hauteur des attentes.

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 3 juillet à 12:55, par delta En réponse à : Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd », déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

    « Aujourd’hui, les relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays se portent à merveille et se sont davantage renforcées sous votre mandat".
    A quand la fin du visa pour les Burkinabé désirant se rendre au Maroc ?

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  • Le 3 juillet à 22:13, par Ka En réponse à : Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd », déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

    Son excellence, ce n’est qu’un au revoir car le pays des hommes intègres est devenu le vôtre. Je sais qu’avec votre retraite bien mérité, vous alliez goûter pleinement la joie en famille soit dans le sable blanc d’Essaouira, ou du sable jaune claire de Tiznit Ou d’Oujda, ou les délices aux poissons grillés de la place Jemaa el-Fna de Marrakech. Mais Ouagadougou vous manquera énormément. Car, le contact humain Burkinabé est magique qu’on ne peut pas oublié. Bonne retraite son excellence. Ka un ami du Maroc.

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    • Le 5 juillet à 08:47, par caca En réponse à : Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd », déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

      Ça c’est du vieux Ka, cependant, ce Mr mérite louange car il a su tourné le veste après l’insurrection pour servir les nouveaux maitres de Ouagadougou. Tant mieux pour lui, s’il a pu dépasser son père en bénédiction. J’espère pour lui une belle retraite en or dans son pays. Je ne connais pas le Maroc, mais il me semble qu’ils sont plus africanistes que le reste des autres pays du Maghreb. Ils faudrait vivre là-bas pour mieux apprécier. Ceux qui espèrent la suppressions de visa rêvent un rêve inachevé et refoulé. Vous devez plutôt être fier de rester dans votre pays et travailler à le développer. Malgré le soi-disant pays pauvre, le Burkina est une terre que bon nombre des pays rêvent de visiter et de vivre. Malheureusement, les enfants de cette localité refusent le vivre ensemble pacifique et pensent qu’avec la guerre ils pourront s’en sortir de la pauvreté. La pauvreté n’est pas une fatalité, les hébreux bibliques étaient un peuple nomade et pauvre, mais aujourd’hui les grands banquiers au monde vient des petits fils de Jacob. L’internaute 1, il faudrait revoir la pertinence de votre demande.

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  • Le 5 juillet à 10:14, par Ka En réponse à : Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd », déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

    Caca : Il faut visiter ce pays, surtout aller vers le Sud-Ouest et se familiariser avec les berbères de peau noire avec une culture qui est identique à celle des mossis. Issu d’une mère protestante avec son frère qui ne badinaient pas avec la parole de la bible, je me suis enfoncer dans la croyance sans me retourner. Grace aux prières et mon travail à l’école, j’ai pu bénéficier des bourses pour mes études en France. C’est dans ma chambre d’étudiant de Paris 8e, que j’ai opté d’étudié profondément de mes heures libres et de regarder de près les différences des religions. Ce qui m’a conduit à apprendre l’arabe avec des étudiants Marocains qui donnaient des cours de cette langue pour arrondir leurs fins du mois. Parmi eux, j’ai lié amitié avec un, ce dernier corrigeait gratuitement mes devoirs en arabe. Durant quatre ans, notre amitié a pris de l’ampleur. Malgré nos difficultés d’argent, pendant les weekends on faisait des plonges dans les restaurants, et on économisait pour les vacances. Il m’a invité a plusieurs reprises dans sa famille avant la fin de ses études : Et je lui ai fait découvrir le Burkina et la Cote d’Ivoire ou travaillait mon oncle paternel. De file en aiguille mon ami Marocain sous le roi Hassan II devient un gouverneur d’une province, et moi après ma Thèse d’ingénieur, je suis devenu un conseiller technique au développement de notre pays. Grace à ce gouverneur, le roi m’offrit le plus grand cadeau qui était une carte blanche pour circuler au Maroc. Ma moitié et moi avons plusieurs années passé nos vacances dans ce pays, et qui nous a permis de rencontrer beaucoup d’amis. Voilà pourquoi je me suis permis de dire à son excellence Bouaszza, que ce n’est qu’un au revoir, mais j’en suis sure qu’il représentera encore le Maroc dans d’autres domaine au Burkina. Car le jeune roi a décider de concurrencer les Chinois en Afrique de l’Ouest, et la coopération entre le Maroc et le Burkina est au beau fixe grâce à son excellence Bouazza. Caca la pluie commence a inonder toute la capitale, envoie un peu d’argent a la commune pour qu’on débouche les caniveaux. ’’’’Rire.’’’’’

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  • Le 6 juillet à 10:22, par caca En réponse à : Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd », déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

    Quelle belle expérience Ka, certainement à votre époque l’amitié était du moins sincère entre étudiant que de nos jours. Nous avons un point commun, la connaissance de Dieu par nos parents en Jésus-Christ. Sur ce point nous avons un héritage éternel et sommes les enfants du Dieu vivant. Nous devons rappeler ce héritage et le lien qui nous unis comme burkinabè. Dieu a béni notre pays avec les ressources naturelles qui commencent par l’humain, le sous sol burkinabè est riche et heureusement pour nous que la découverte n’était pas pendant la colonisation. Mais la génération actuelle manque de volonté et dignité pour travailler. Je te parlais d’un compatriote de la diaspora qui travaille à l’Assemblée Nationale après ses études en Suisse,il a bien profité des relations que les anciens ont établis dans ce pays voulant se faire passer pour indispensable ? Tous les voyages des officiels il fait partie du convois. Actuellement il passe de belles vacances dans un bateau dans la méditerranéenne pour la lune de miel à son mariage. Lui il ne se fait pas privé des avantages que le premier ambassadeur du Burkina a pu mettre le jour.
    C’est pour te dire que votre génération était exemplaire en relation par rapport la jeune génération qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts. Je me demande pour un burkinabè dans un voyage de noce dans un bateau avec le prix que ça coûte si l’argent était sorti de sa propre poche ?
    Concernant la commune de Ouagdougou, le PNDES du MPP a assez d’argent pour relever le défi du développement. Je serais très prochainement à Waga pour des recherches de fin de spécialisation. Nous pourrons Dieu voulant se voir et certainement vous serez utile pour mes recherches.

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  • Le 7 juillet à 12:48, par Ka En réponse à : Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd », déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

    Caca : L’amitié à notre époque représentait un cordon solide. Je me rappelle quand j’arrivais dans le village de mon ami à 80 km de Marrakech, c’est tout le village qui attendait l’invité de leur fils, le repas, surtout le cous-cous et la tajine se mange à la main avec toute la famille. Quand je regardais le père de mon ami Ben, il ressemblait avec sa barbiche au mien. C’est grâce à cette amitié qui m’a fait découvrir tout le Maroc. Si tu rencontres un marocain, demande lui que représente une carte Blanche offerte par le palais royale ? Le plus beau cadeau du Maroc que j’ai, c’est cette carte. D’ailleurs ma moitié et moi, nous économisons pour y retourner quelques jours au Maroc pendant qu’on peut encore. Nous ne sommes pas des privilégiés comme celui qui dont tu parles, pour se permette des voyages de noces dans un bateau, pour un Burkinabé dont le peuple ne peut pas avoir un bon repas par jour c’est de l’égoïsme pure et simple. Nous avons toujours partagé, tendu la main si on a. Aujourd’hui nous fêtons avec la grâce de Dieu le BAC de notre première petite fille. Dieu a écouté nos prières, car elle l’a reçu avec une mention. Caca le Burkina est un village avec une seule petite famille, et on se connait toutes et tous, pour te dire qu’on se verra par la grâce de Dieu.

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  • Le 24 juillet à 22:51, par jeunedame seret En réponse à : Coopération Burkina-Maroc : « Je quitte Ouagadougou le cœur lourd », déclare Farhat Bouazza (ambassadeur sortant)

    Nous quittons, abandonnons tous, AIR MAROC, les cœurs pleins de fierté et de sécurité ; pour autres compagnies responsables.

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