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Situation de la nation : Un contraste entre le discours et la réalité du terrain

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Christophe DABIRE, Premier ministre • LEFASO.NET • mardi 21 mai 2019 à 12h25min
Situation de la nation : Un contraste entre le discours et la réalité du terrain

Devant la représentation nationale, le Premier ministre Christophe Dabiré a présenté la situation de la nation, le 16 mai dernier. Ce discours fait ressortir que le pays va bien, malgré la dégradation de la situation sécuritaire et la persistance de la fronde sociale depuis plus de trois ans.

De 6, 3% en 2017, le taux de croissance est passé à 6,6% en 2018, selon le Premier ministre, qui est également revenu sur des actions entreprises pour le gouvernement pour le développement du pays. Seulement, ce bilan dressé sur papier par le chef du gouvernement semble contraster avec les réalités quotidiennes des populations sur le terrain.

Pour le citoyen lambda, la seule préoccupation, c’est de vivre dans de bonnes conditions. Les différents mouvements constatés à travers les segments de la vie nationale montrent qu’au-delà des chiffres, les citoyens burkinabè peinent à ressentir une amélioration de leurs conditions de vie.

À travers ce discours du Premier ministre, on note que des efforts ont été consentis, mais force est de constater qu’ils sont en-deçà des attentes de la population. Le Burkina est capable des progrès et prouesses que certains pays ont pu opérer, pour peu que la volonté et la pratique soient réelles. C’est à ce niveau que le Burkina Faso pèche dans la résolution de certains problèmes.

Le chef du gouvernement, Christophe Dabiré, comme ses devanciers, a tenu un discours presque irréprochable, exprimant sa bonne foi. Malheureusement, cette valeur (bonne foi), à elle seule, ne suffit pas pour convaincre les citoyens que les choses bougent et que l’espoir est toujours permis au pays de Thomas Sankara. C’est là où le gouvernement doit faire preuve de réalisme à travers des actions fortes.

Crise de confiance entre le gouvernement et ses partenaires sociaux

En ce qui concerne la fronde sociale et les engagements pris envers les partenaires sociaux, qui seraient rarement respectés, le chef du gouvernement est resté incertain sur les solutions pour désamorcer la crispation actuelle. Est-ce un manque de vision, de l’incapacité à anticiper ?

Beaucoup d’aspects consolident ces interrogations des citoyens : le piétinement dans la question foncière, le balbutiement dans la remise à plat du système de rémunération, les rebondissements des crises entre le gouvernement et ses partenaires sociaux.
À cela s’ajoutent la montée et la persistance de l’incivisme dans le pays, érigé en modèle de société pour se faire écouter rapidement et pousser l’autorité à résoudre un problème.

Visiblement, le gouvernement ne s’est pas donné tous les moyens d’imprimer ce nouveau rythme pour atteindre certains objectifs. La persistance des mouvements d‘humeur multiformes sur le front social indiquent une crise de confiance entre gouvernants et partenaires ; ces derniers accusant le gouvernement de ne pas respecter ses engagements.

Même l’annonce du Premier ministre de réduire le train de vie de l’État, dans les deux semaines qui suivaient sa nomination en fin janvier dernier, n’a pas été suivie d’actes. Des situations qui écorchent la crédibilité de l’autorité. Car, comme le disait l’ex-président français Jacques Chirac au sujet de l’Afrique, « le développement suppose la confiance ».

Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 21 mai à 10:09, par A qui la faute ? En réponse à : Situation de la nation : Un contraste entre le discours et la réalité du terrain

    Gare aux syndicats qui ne profiteront se faire une bonne augmentation de salaire pendant que Roch est là. Les magistrats ont eu pour eux en prouvant qu’ils sont importants ; les financiers s’en sortent bien ; les autres corps doivent tout faire pour prouver qu’ils sont aussi utiles pour le développement du pays. Puisque tous les burkinabè sont égaux devant la loi (celle du statut de fonctionnaire en l’occurrence) nous avons le choix entre le nivellement par le haut en augmentant tous les salaires et le nivellement par le bas en faisant marche arrière sur les dernières énormes augmentations pour les magistrats.

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  • Le 21 mai à 10:32, par Ben En réponse à : Situation de la nation : Un contraste entre le discours et la réalité du terrain

    Il s’est auto chatouiller pour rire et péter bruyamment.
    Comme l’autre n’est plus là pour attirer l’attention sur les chiffres des directeurs et la réalité.

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  • Le 21 mai à 11:20, par PITROIPA En réponse à : Situation de la nation : Un contraste entre le discours et la réalité du terrain

    A tous,
    Le Burkina actuel est ce que nous voulons qu’il soit ; de façon consciente ou non.
    Nous somme tous conscients que personne de dehors ne viendra nous sauver et nous insistons dans les bêtises.
    Apres le départ du président Blaise COMPAORE, nous avons tous cru et voulu que tout ce passe bien, nous avons dit que plus rien ne sera comme avant. Ok, Plus rien ne sera comme avant veut dire qu’il faut arrêter aussi notre boulimie, payer les impôts, soumissionner comme tout le monde aux différents marchés. Mais non, chacun réclame, on ne veut pas payer les impôts, on croit que l’on va taper à nos portes pour nous donner les marchés et. etc. Pire, devant les problèmes de sécurité, nous persistons dans les bêtises que sont les grèves, les réclamations et autres. C’est comme si il a été dit de faire tout pour remettre le pays en retard. Remettre le pays plus que jamais entre les mains de l’impérialisme (par ce que nous serons plus dépendant en utilisant son argent).
    A mon humble avis, les secteurs qui devaient êtres vus très au sérieux sont ceux formant le piliers du développement :
    - La santé
    - L’éducation Construire des écoles (tente ou préfabriqués) dans les centres où il n’y a pas d’attaques et y affecter les élèves de sorte que leur cycle scolaire continu.
    et l’alimentation.
    Enfin les FDS, ne pas attendre le G sahel qui n’est autre qu’un instrument français pour nous tromper et nous précipiter. On connait les vrais militaires et on doit les utiliser. En rappel, les USA avaient utiliser des anciens nazi pour leurs renseignements et pour leur industrie ; pourquoi ne pas utiliser le RSP avec les Golf pour notre sécurité ?
    On dit en mooré que : zammana ram belgda yelma ta kièga tiiga laa baoud maasoum (les gens trompe l’idiot pour qu’il coupe son arbre pour après se balader à la recherche d’ombre).
    Ce qui se passe entre les syndicats et les gouvernement semble être une mise en scène pour nous forcer à sombrer dans les bras de la france encore. SI NON, QUI EST FOU COMME UN FOU POUR NE PAS COMPRENDRE QUE DANS UN PAYS AVEC CETTE SITUATION DE SÉCURITÉ CHACUN DOIT MATTRE DU SEL DANS SON GNOCON ? S’aurai été pendant la révolution...
    L’état doit prendre ces responsabilités ; asseoire tous les acteurs et leur dire : on sait que ça ne suit pas mais attendez que l’on finisse avec les bandits dabord. Celui qui refuse est un énemi du peuple et doit être combattu !

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  • Le 21 mai à 11:20, par Le patriote En réponse à : Situation de la nation : Un contraste entre le discours et la réalité du terrain

    Ce peuple, qui a assassiné son christ (Thomas Sankara), refuse de se repentir, de s’amender et demande des miracles. Comme Jésus l’a dit, une génération perverse demande un miracle ! Il ne lui sera point donné ! Peuple Burkinabé, quelle disgrâce ! Aucun d’entre vous ne transformera votre terre latéritique en diamant. Et pourtant des diamants, il y en a en vous. Oui je dis bien qu’il y a des diamants enfouis en chacun de vous. Ces diamants s’appellent travail, persévérance, intégrité ! Bien des peuples (japonais après l’effroi des bombes atomiques, chinois après des décennies de famine et de surpopulation, et tout près de nous le peuple éthiopien) ont découvert ces précieux diamants. Tom Sank vous a indiqué que la mine diamantifère est en vous et vous l’avez tué. Heureux ceux qui comprendrons et mettront au travail.

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  • Le 21 mai à 12:09, par absent En réponse à : Situation de la nation : Un contraste entre le discours et la réalité du terrain

    Mais le Ministère de l’économie et des finances a arrêté de payer les primes de motivation même aux retraités, ayant droit qui ne sont plus en activités et n’ont rien à avoir avec la motivation
    est-ce vrai ?????

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  • Le 21 mai à 12:19, par Achille De TAPSOBA En réponse à : Situation de la nation : Un contraste entre le discours et la réalité du terrain

    Merci Mr OUEDRAOGO pour la belle analyse. Tout est bien dit.Les conditions de vie du citoyen lambda n’a pas substantiellement évolué. Force est de constater que le train de vie de l’État reste manifestement stationnaire pas de réduction. La croissance économique(6,6%) est plus théorique que physique car beaucoup de BRAVES BURKINABES baignent toujours dans une paupérisation indescriptible. Certes, tout le tableau n’est pas totalement noir certains efforts sont faits au niveau du régime actuel mais il peut faire mieux surtout en luttant efficacement contre la corruption, l’impunité, le clientélisme politique pour les attributions de marchés et pour des postes. Le terrorisme a naturellement changé les données des sacrifices doivent être consentis par le gouvernement pour améliorer la vie du pauvre paysan, du travailleur vulnérable, de l’étudiant qui souffre constamment. On a vu le rythme de vie de certains ministres avec des villas somptueuses pendant que les BRAVES SOLDATS qui luttaient difficilement pour sauver notre chère nation cela choque.
    L’accent doit être mis sur la sécurité. Le gouvernement doit véhiculer le bon exemple. Nous sommes un pays à ressources limitées nous devons tenir une gestion rigoureuse et vertueuse de la chose publique.

    UN BURKINA PAISIBLE, ÉQUITABLE en JUSTICE et PROSPÈRE est bien POSSIBLE. Notre force est notre détermination.

    Vive un BURKINA FORT et VICTORIEUX
    Vive nos BRAVES FDS
    Vive le BRAVE PEUPLE BURKINABÉ.

    Que le SEIGNEUR bénisse le BURKINA que nous aimons tant. Amen
    Paix et Succès à tous les BURKINABÉ. Amen

    ACHILLE DE TAPSOBA (pur produit de Thom SANK et de Norbert ZONGO

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