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Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

Accueil > Actualités > Politique • • mardi 25 septembre 2018 à 22h50min
Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

Dans cette lettre ouverte au Président du Faso, parvenue à notre rédaction, le président du parti « Le Faso Autrement », Dr Ablassé Ouédraogo se livre à « une analyse froide et objective de la situation sécuritaire actuelle de notre pays » et invite le destinataire à « accepter de revoir, sans délai et compte tenu de l’urgence, sa copie en réorganisant l’ordre de ses priorités de façon à faire de la sécurité et de la défense de notre territoire, le centre principal de ses préoccupations au quotidien ». Lisez plutôt !

Excellence Monsieur le Président du Faso,

Nos ancêtres disaient : « Tãng zug bugum yaa ra-koeesã fãa n ne-a ».
En français facile cela se traduit par : « Le feu sur la montagne, même les nains le voient ».
Dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018, neuf (9) citoyens Burkinabè ont été assassinés par des hommes armés non identifiés dans les localités de Diabiga et Kompenbiga dans la Province de la Kompienga, dans la région de l’Est, qui fait d’ailleurs l’objet d’attaques répétitives ces derniers temps. Du début de l’année 2018 à ces attaques de la mi-septembre 2018, la Région de l’Est du Burkina Faso a enregistré 19 personnes tuées dans une dizaine d’attaques perpétrées contre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Rappelons qu’au niveau du territoire national, le seul mois d’août 2018 a enregistré des attaques par des groupes armés non identifiés dans plusieurs localités de notre pays qui ont causé la mort de dix-huit (18) personnes dont huit (8) militaires, cinq (5) gendarmes, trois (3) civils, un (1) agent de police et un agent des douanes, de nombreux blessés et d’importants dégâts matériels.

Du 1er janvier au 12 avril 2018, notre pays a connu quarante-deux (42) attaques armées ayant entraîné la mort de trente-huit (38) personnes et enregistré quatre-vingt- seize (96) blessés et sept (7) personnes kidnappées. Devant l’Assemblée Nationale le 17 septembre 2018, le Premier Ministre Paul Kaba THIEBA a, dans son intervention, dénombré soixante- neuf (69) victimes dont trente-une (31) parmi les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et trente-huit (38) civils pour la période du 1er janvier au 15 septembre 2018.

Du 15 janvier 2016 à septembre 2018, correspondant à trente-trois (33) mois de votre mandat, le Burkina Faso a été confronté à près de cent (100) attaques terroristes et enregistré plus de cent vingt (120) morts et de nombreux blessés. Cette situation d’insécurité a produit cinq mille (5.000) réfugiés et quatre cents (400) familles déplacées.

Une analyse froide et objective de la situation sécuritaire actuelle de notre pays indique à suffisance que les braves et paisibles populations Burkinabè ne sont pas au bout de leurs pleurs et de leurs peines.

Le constat douloureux est que depuis votre investiture le 29 décembre 2015, comme Président du Faso, Chef de l’Etat et Chef Suprême des Armées, il apparait clairement que la lutte contre l’insécurité est incontestablement l’une des grandes faiblesses, si ce n’est le plus grand échec de votre gouvernance.
Pour s’en convaincre, référons-nous au nombre de décorations à titre posthume qui ont été décernées à nos courageux, vaillants et valeureux combattants déjà tombés sur le terrain pendant votre mandat. Le nombre de ces médailles que vous avez décernées à ce jour, dépasse certainement et de loin celui de l’ensemble de vos prédécesseurs Chefs d’Etat.

Sur la période des neuf cent quatre-vingt-dix-sept (997) jours de votre présence à la tête de l’Etat burkinabè et au cours de laquelle votre préoccupation essentielle a été la gestion de votre maintien au pouvoir, et non la gestion du pouvoir d’Etat, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que dans le domaine de la sécurité, le Burkina Faso est devenu le ventre mou, le maillon faible, le fromage gruyère de la région du Sahel, dont la stratégie de défense et de sécurité repose sur les performances du G 5 Sahel en cours d’installation. Or, nos ancêtres nous ont enseigné que « Quand on est assis sur la natte du voisin, on est assis par terre ».

Clairement, notre pays, votre pays, le Burkina Faso que vous présidez aujourd’hui est tombé dans les profondeurs de l’insécurité, à tel point que l’on peut se demander si vous avez une vision, une stratégie et une politique à même d’éradiquer le fléau. La réponse selon toute vraisemblance est NON.

Le renseignement est faible tout comme la dissuasion et la collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité et la population est très limitée du fait que la confiance n’existe pas entre les deux entités. L’information ne circule pas de façon fluide.

Le manque d’équipements et de ressources financières comme le souligne la lettre du Directeur Régional de la Police de l’Est adressée le 4 septembre 2018 au Directeur Général de la Police Nationale, est une évidence criarde. Et l’on est même tenté de se convaincre sur le fait que les Forces Armées Nationales de notre pays n’ont même plus d’âme.

L’insécurité est devenue un fait qui tend à se banaliser, et plus personne ne s’en émeut dans notre pays, et vous en êtes le seul responsable. Vos choix posent problème et leur maintien, malgré les échecs enregistrés contribue certainement à l’accentuation de la dégradation de la situation sécuritaire. En effet :

• Le 29 décembre 2016, en faisant le bilan de la première année de votre mandat au Palais de Kosyam, vous indiquiez votre décision de ne pas nommer un militaire dans votre gouvernement. Aujourd’hui, l’on peut se poser la question de savoir si votre choix est toujours pertinent dans le contexte actuel que vit notre pays ?

• Le 23 février 2017, en prenant ses fonctions de Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Monsieur Jean Claude BOUDA, s’était engagé à travailler pour la réorganisation des Forces Armées Nationales et à mener une guerre sans merci contre le terrorisme. « Nous n’avons pas peur, les terroristes seront terrorisés », avait-il dit au cours de cette cérémonie.

Depuis lors, les Burkinabè sont sur leur faim, et toutes ces bonnes intentions demeurent des vœux pieux caractérisant une impuissance notoire de ceux qui nous gouvernent, par rapport à cette question de première importance pour l’avenir de notre pays. Les terroristes terrorisent les Burkinabè et la réforme de l’armée se fait toujours attendre.

Il parait évident que, ni l’obligation de résultats, ni de moyens, ne font partie des valeurs qui régissent votre gouvernance, et c’est bien triste pour notre pays. Mais tout de même, pensez-vous, Monsieur le Président du Faso, que votre choix porté sur cette personne est judicieux au regard de son bilan décevant ?

En outre, il est aisé de constater que les départements clés de la défense et de la sécurité sont actuellement occupés par des hommes politiques, qui sont certes vos hommes de confiance, mais qui n’ont certainement pas le courage de vous traduire toute la réalité du terrain.

• Le 7 mars 2018, en conduisant au Carré Militaire du Cimetière Municipal de Goughin, les huit compatriotes tombés dans les attaques terroristes du vendredi 2 mars 2018, à l’Etat-Major Général des Armées et à l’Ambassade de France à Ouagadougou, le Chef d’Etat-Major Général des Armées, le Général Oumarou SADOU disait : « Le combat va continuer » et ce « dans la limite des ressources physiques et jusqu’au sacrifice ».
Nous vivons une situation caractérisée par le manque de ressources et une augmentation du nombre de nos morts avec la recrudescence des attaques terroristes, et rien n’indique une perspective de voir la dynamique s’inverser. L’inquiétude est donc de mise.

De ce qui précède, il n’est point besoin d’être un prophète pour comprendre que dans l’intérêt supérieur du Burkina Faso, nous gagnerons tous à ce que vous acceptiez de revoir, sans délai et compte tenu de l’urgence, votre copie en réorganisant l’ordre de vos priorités de façon à faire de la sécurité et de la défense de notre territoire, le centre principal de vos préoccupations au quotidien. Ainsi, changerez-vous votre fusil d’épaule :
• En mettant les femmes et les hommes qu’il faut à la place qu’il faut au moment où il faut ;

• En dotant les Forces de Défense et de Sécurité de plus de moyens, de matériels et d’équipements en utilisant les économies, soit un montant estimé à vingt-cinq (25) milliards FCFA, que vous ferez sur l’organisation du référendum pour adopter la Constitution de la 5ème République étant donné que ce n’est pas une nécessité en ce moment. Les Burkinabè et les Institutions de la République n’ont aucun problème avec la Constitution en vigueur ;

• En sonnant le rassemblement de tous les Burkinabè autour de votre Excellence pour la défense de la Nation en danger, en ouvrant immédiatement le dialogue inclusif national pour la réalisation d’une réconciliation nationale sincère et inclusive, seule alternative pour sortir le Burkina Faso de la crise multidimensionnelle qu’elle vit aujourd’hui. Le Burkina Faso a besoin de se réconcilier avec lui-même et de construire son unité.
Les Burkinabè ont besoin de se réconcilier entre eux et de bâtir leur nation. Cela s’avère être une impérieuse nécessité et un impératif catégorique, car dans le vaste domaine de la lutte contre l’insécurité, les spécialistes s’accordent tous à dire que les terroristes trouvent toujours un terreau fertile dans les pays où la cohésion sociale est détruite.

• En organisant avec les pays limitrophes de nos zones forestières, notamment le Bénin, le Ghana, le Niger, le Mali et le Togo, des opérations conjointes de ratissage pour empêcher les terroristes et les grands bandits d’y installer leurs base-arrières.

Face à ce genre de situations, nos ancêtres savaient mettre en œuvre l’adage suivant qui pourrait vous être d’une inspiration salutaire pour notre pays : « Fo sã n tʋk zɩɩb f sẽn pa tõe, fo wat n tɩ sik-a-la f sẽn pa ratẽ ».

En français facile : « Si tu portes un fardeau qui te dépasse, tu finis par le jeter là où tu ne veux pas ».

C’est compte tenu de la gravité du moment que vit notre pays, que je me permets, en toute humilité et avec un très grand respect comme toujours, de vous offrir mes suggestions avec le réel espoir que vous pourrez en tirer des actions utiles et ainsi, arrêter la poisse qui tenaille notre pays.

Je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président du Faso, l’assurance de ma très haute et respectueuse considération.
« Rien n’arrête une idée arrivée à son heure ».


Ouagadougou, le 20 septembre 2018
Le Président du Parti Le Faso Autrement
Dr Ablassé Ouédraogo
Commandeur de l’Ordre National

Vos commentaires

  • Le 25 septembre 2018 à 20:09, par LAGUI ADAMA En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Les conséquences éduquent mieux que les conseils Ablassé maintenant que tu reviens à la raison tu comprendras la portée et le sens réel de notre rencontre du 26/10/ 2014 mais au nom de son Excellence Blaise Compaoré Qu’Allah le bénisse et le protège nous te pardonnons et nous te réintégrons intégralement dans nos cœurs et dans nos projets Vive la paix Vive la Peuple Vive la démocratie Victoire au CDP Qu’Allah bénisse et protège son Excellence Blaise Compaoré et sa noble famille

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    • Le 26 septembre 2018 à 04:35, par Yako En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

      L’histoire se conjugue tjrs au passé antérieur ! Oui SE Ablasse.O reconnaît s’être trompé en 2014 parce que n’avait pas tenu compte de l’état sécuritaire de la sous-région en ébullition au Mali,au Niger/Nigéria et surtout les conséquences de la chute brutale du colonel Kadhafi..On ne peut que lui reconnaître son humilité et son sens patriotique.Il importe peu donc les erreurs du passé l’urgence c’est comment arrêter l’hémorragie ?Je trouve que Mr Ablasse propose des pistes intéressantes.Du cas Bouda le ministre de la confusion( infanterie=enfant) devant la commission de défense de l’AN montre bien que Mr Soumane Touré avait raison en passant par l’inopportunité d’un référendum pour se consacrer à l’essentiel la défense nationale.Voilà une contribution qui va dans le bon sens mais hélas je crains que ça ne tombe dans les oreilles d’un sourd.Merci Dr Ablasse

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    • Le 26 septembre 2018 à 08:35, par chrisdedieu En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

      Lagui Adama ; je suis étonné, plutôt écœuré ke tu ne sois pas encore interné. Tes délires me coupent kelkes fois le souffle. Tu devrais te mettre à la page & vivre un peu caché. T’es trop nostalgique. Les magouilles ont tjrs une fin. Sans rancune.

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  • Le 25 septembre 2018 à 20:21, par jeanbarkbiiga En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Toujours des Ablasseries. On vous connais maintenant hier opposant du CDP aujourd’hui bebe cheri. Va loin

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  • Le 25 septembre 2018 à 20:23, par YIRMOAGA En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    C’est vrai décompte mais de 1987 au depart de l’autre, faites aussi le point ? Rien que la mutinerie a Bobo, vous estimez à combien de militaires abattus en plein ville ? Soyez sincère et réagissez puisque ce sont aussi des Burkinabè. Pendant que vous étiez à côté de l’autre, combien ont été fauchés ?

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  • Le 25 septembre 2018 à 20:56, par Nobga En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    La soif du pouvoir peut rendre dingue. Pouvez-vous nous dire en français facile quelles sont vos propositions concrètes pour lutter contre cette soit distante insécurité dont vous parlez et qui n’ont pas encore été évoquées ? Votre ventre vous tire vers la haine et l’arrogance. Arrêtez mon cher Abassé , car le peuple est tellement lucide qu’il vous a crédité d’un score misérable à la présidentielle. Vous qui avez déposé un recours contre la candidature de Rock et vous voulez qu’il vous nomme ? Jamais ! Vous attendrez le moment où vous aurez la faveur du peuple pour gouverner ! Sinon cette sortie est juste pour nous distraire. Comme vous venez de reprendre la tête de votre CODER, vous voulez vous faire voir pour rien.

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  • Le 25 septembre 2018 à 21:19, par soungalo En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    L’échec de Bouda comme ministre de la défense n’est rien d’autre que l’échec du Chef de l’Etat, Chef suprême des armées. Nous avons un Président qui n’a aucun souci des Burkinabé et qui cherchait le pouvoir pour se mettre à l’abri de ses ennemis politiques. Rock n’a rien à cirer des préoccupations des Burkinabé. Ce qui nous amène à prendre au sérieux les propos du député Barry Tahirou, à propos de ce vieux cowboy qui dort. Les annonces de l’armée laissent les Burkinabé indifférents. Les attaques et les enlèvements au quotidien plongent les Burkinabé dans le désarroi. A quand le sursaut des Burkinabé ? La marche du 29 septembre doit être un signal d’alarme.

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  • Le 25 septembre 2018 à 21:37, par aboubacar En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Dans cet écrit, il y a des conseils dont la mise en œuvre pourrait valoir au Burkina une paix relative.
    Il n’est pas nécessaire qu’un militaire soit ministre de la défense nationale. La meilleure façon de les mettre à l’œuvre, c’est de les laisser guider les aspects techniques c’est-à-dire militaires, et rien que ça.
    Les missions conjointes sont salutaires.
    L’artiste du nord

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  • Le 25 septembre 2018 à 21:51, par GUESSAD En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Très propre cette lettre ouverte de Monsieur Ablassé OUEDRAOGO.
    Que Die bénisse le Burkina Faso !!!!

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  • Le 25 septembre 2018 à 23:23, par Gilles En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Tous ceux qui sont contre lettre ouverte et qui insultent Dr Ablassé Ouédraogo sont en réalité les vrais ennemis de Roch Kaboré et son régime, et c’est dommage pour leur hypocrisie. Ablassé n’a dit aussi vrai qu’à travers cette lettre ouverte qui n’est que de précieux et sages conseils à Roch et son pouvoir. Excellente Monsieur le président du Faso, Ablassé Ouédraogo vous veut en réalité du bien, n’en déplaise à ceux qui font semblant de vous aimer. Dieu vous bénisse et bénisse notre cher Faso !

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  • Le 26 septembre 2018 à 01:45, par Bougoum Masga En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Je vois que nos commentaires sur leFaso.net inspirent beaucoup d’acteurs de la vie publique du pays. D’artiste rappeur, aux politiciens comme les députés de l’AN, et ici le Dr Ablassé Ouédraogo.
    C’est de bonne guerre.
    Du moment que le message est transmis à plus de personnes, et que cela aboutit à des décisions claires dans l’intéret du pays, aucun patriote ne peut s’en plaindre.

    Bon vent à vous !

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  • Le 26 septembre 2018 à 03:04, par AS DE PIQUE En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    # DR ABLASSE

    # MPP IL FAUT FAIRE MIEUX SINON

    # 29 / 09 / 18 WAIT AND SEE

    # 2020 CHANGEMENT

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  • Le 26 septembre 2018 à 08:49, par BKS En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Je voudrais humblement saluer Dr OUEDRAOGO Ablassé. Cette analyse montre toute la profondeur de réflexion dont vous êtes capable. Sincèrement, je crois que le SEM KABORE se doit, en tant que l’incarnation de l’Etat burkinabè, de rencontrer des hommes et des femmes qui éprouvent de l’amour pour notre pays comme vous, pour discuter de certaines questions importantes pour ce pays. Ceux qui sont prêts à la critique facile, je les invite à avoir de l’humilité et du respect pour les ainés. Ablassé écrit fréquemment des lettres au PF pour l’interpeller sur certaines questions et cela montre son amour pour ce pays et surtout, sa capacité d’analyse des questions complexes. Combien d’entre ses "critiqueurs" et ses "insulteurs" d’Ablassé ont déjà eu le courage d’écrire au PF pour lui suggérer quoi que ce soit ? Ablassé, je vous encourage à continuer d’apporter votre modeste contribution à la construction de ce pays sans vous préoccupez de certaines langues. Dieu bénisse le BF !

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  • Le 26 septembre 2018 à 09:13, par l’Homme de Réo En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Tout le monde peut parler dans ce pays sauf trois ’3’ personnes : Ablassé le mossi du plateau central ; HERMANN Yameogo alias ’Gongoloma Soké’ Le DIEU des contraires ; Gilbert Ouédraogo le "le JUDAS national".

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  • Le 26 septembre 2018 à 09:16, par KONE En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Un pays qui divisé contre lui même ne peut prétendre a une paix durable le seul remède sera de fédérer tous les fils et toutes les filles du Burkina autour des défis qui se posent a l’heure actuelle a eux même sous le leadership du président et des membres du gouvernement .
    c’est dommage tout laisse a croire que nous sommes en guerre contre nous même et entre nous . nous voulons la cohésion sociale l’implication de toutes les forces vives au développement sans discrimination sans parti pris mais la valorisation des compétences et l’intégration de tous les fils du pays pour une paix durable rien ne vaut la paix et il y a un prix un sacrifice a faire pour l’obtenir .évitons l’esprit revanchard et de vengeance mais pardonnons nous les uns les autres car nous sommes tous pécheurs devant dieu .
    comme l’histoire de la femme adultère qui devait être lapidé par condamnation par le peuple jusqu’a ce que mort s’en suive . Au moment de commencer a la lapider jésus dit " que celui qui n’ a jamais péché et se sent très propres devant dieu commence a lancer la première pierre " et personne au milieu de la foule n’a pu lancer sa pierre jeunes comme adultes et vieillards et jésus dit a la femme adultère femme va et ne péché plus car tes péchés te sont pardonné . notre dieu est un dieu de pardon qui nous pardonne chaque jour a condition que nous nous pardonnons nous même pour rechercher la paix et la sanctification avec tous sans laquelle nul n obtiendra le royaume de cieux

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  • Le 26 septembre 2018 à 09:31, par Wadal En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Cette missive contient en substance des vérités. Mais vous savez burkinabè, ces gens qui sont au pouvoir aujourd’hui ont cette tare congénitale : réagir et non AGIR. Comment voulez-vous que des comportements mouta mouta nous sauvent ? On n’aura que nos yeux pour pleurer. Vous, burkinabè, je vous avais dit au départ que ce ne sont pas les hommes qu’il faut à la tête de ce pays. Mais vous les avez votés, alors endossons maintenant les conséquences. Qu’Est-ce que ces gens-là sont-ils capables de faire de positif pour ce pays encore après avoir accompagné pendant près de 27 ans le pouvoir de compaoré ? Et à côté d’eux des gens bien qui croupissent dans un mutisme qui ne dit pas son nom ! Ah ah, la fameuse citation de Norbert Zongo les carricature : "La pire des choses, ce n’est pas la méchanceté des hommes mauvais, mais le silence des hommes bien". Je dis, l’heure est grave et même très grave pour le Burkina Faso. Et nos braves compatriotes se retournent dans leur tombe avec grande amertume à l’image de Thomas Sankara, Norbert Zongo.......

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  • Le 26 septembre 2018 à 09:35, par Rim En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    J’espère qu’on prendra pas ce texte pour ablasserie.

    S’il est vrai que Ablassé raconte souvent des inepties, il faut reconnaître que ce écrit a de la profondeur et son destinataire gagnerait a mieux l’analyse et à tirer profit.

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  • Le 26 septembre 2018 à 09:56, par Ka En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Oui mon cher Ablassé mangeur des colas, dénoncer les choses qui ne vont pas n’est pas un crime, mais il faut proposer des solutions qui y vont avec, car le peuple a élu pour cinq ans celui qui est face sans solution, a un terrorisme déguisé par nos propres frères et enfants qui vivent par nous, dont leur mode opératoire est de frapper partout là où on les attends pas.

    Oui Ablassé, le constat est amer, mais personne ne sait ce qu’aurait été ce constat sous Blaise Compaoré ton mentor vénéré de 2014 à 2018 !!! On n’a pas connu l’eldorado promis par sa clique s’enrichissant sans penser au peuple opprimé. Pour les crimes odieux commis par ton mentor, tu oublies d’ajouter les centaines des soldats du camp de Koudougou. ‘’’’’’Tout dont demandent ces terroristes déguisés et payés pour tuer afin de déstabiliser le pays, ce sont des sorties comme la tienne qui les grandissent. Il fallait simplement venir avec des idées pour combattre le terrorisme et non enfoncer le clou. Je pense que la marche de l’opposition pour rectifier les imparfaits du régime est très justifié et légitime dans un pays démocratique.’’’’’ Mais pour toi, cette lettre se définie en haine et revanche, et nous ne pouvons pas avancer avec des critiques sans solutions.

    Avec le terrorisme déguisé qui reste le problème de toute une nation, on ne peut qu’être indulgent avec le régime mouta mouta qui réussit globalement parlant à nous sortir du gouffre sans fond dans lequel Blaise Compaoré et sa clique ont laissé le pays en Octobre 2014.

    Depuis 2015 le pays renoue avec la paix, sans des crimes odieux de la famille Blaise Compaoré et son RSP trafiquant de drogue. A présent, malgré ce problème du terrorisme déguisé, les Burkinabé ont le choix entre la paix et la stabilité d’une part, et le désordre et la terreur de Blaise Compaoré et son RSP voyou d’autre part. La première option nous conduira droit à souffrir et combattre le terrorisme déguisé et vivre en paix en construisant une alternance politique saine voulue par le peuple et sa jeunesse le 31 Octobre 2014. A chacun de choisir.

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  • Le 26 septembre 2018 à 09:59, par FILSDUPAYS En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Merci Dr. Ablassé pour cette lettre même si elle fait une situation de ce que nous savons déjà. Au moins elle a le mérite d’attirer l’attention du Président sur certaines réalités. Cependant vos propositions de changer des ministres ne semblent pas trop convaincantes. Pour arriver au bout de ces attaques multiformes dont l’objectif n’est pas très clair, il faut former un bloc autour de nos dirigeants au lieu de s’en plaindre. Il ne s’agit pas de chercher à profiter de la situation pour des calculs politiques mais de savoir que ça n’arrive pas qu’aux autres. Nos frères FDS ont besoin de nous et c’est maintenant que nous devons les témoigner notre soutien sans faille au lieu de vouloir les faire comprendre que nos dirigeants sont la source de leur malheur.

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  • Le 26 septembre 2018 à 11:50, par Deusdedit En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Bonjour chers frères,s’il vous plait évitons au maximum de se lancer des missiles. Lisons attentivement le sujet proposés et contentons de donner notre point de vue. Pour ce qui concerne le Dr ,je pense qu’il a donné son point de vue de la situation. Qui sais ,le président peut piocher quelques idées et parfaire son action et pourquoi pas gagner la confiance du peuple pour un second mandat.Si personne ne parle,soyons en sur que le pouvoir trouvera qu’ils sont dans le bon chemin. Oui ,c’est peut être le bon chemin pour eux. Chers frères je nous exhorte à vraiment lire le sujet proposé et donnons nous des voies et moyens pour sortir de cette situation. Le régime précédent a commis des erreurs c’est connu,mais il faut reconnaître qu’ils n’ont pas fait de mauvais boulots,par moment çà été. Ceux-ci font de bon boulot,mais parfois il y’a des manquements c’est normal. Accompagnons les . Merci a tous

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  • Le 26 septembre 2018 à 13:57, par article 37 En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    Il était une fois, un musulman et mossi du nord.
    Quand on ne gouverne pas, on ne peut être toujours en train de se plaindre. Blaise a gouverné 27 ans sans que certaines personnes n’aient oser parler fort. Il a fallut attendre la gouvernance actuelle pour donner la parole à tout le monde, même ceux qui n’ont pas de base électorale.

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  • Le 26 septembre 2018 à 15:24, par Sidzabda En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    comme disait un auteur "ce qui peut être affirmé sans preuve peut être nié sans preuve" sinon je dirai tout simplement que ces attaques ne sont pas étrangers à nos princes d’hier qui avait passé un pacte avec le diable pour les soutenir dans les rapts et les libérations avec rançons et le trafic des drogues et autres stupéfiants !!!
    Pourquoi pendant tout leur règne on a enregistré aucune attaque, aucun enlèvement sur le sol burkinabè ? quelle étaient les conclusions passées avec ces gens pour que tout à coup soudain brusquement le pays devient un théâtre où ils se permettent de tutoyer et de tuer nos soldats comme des poulets ? ce sont les mêmes soldats qui étaient là ? qu’on ne me dise pas que c’est le RSP qui faisait notre armée car ce régiment avait une mission spéciale. Pendant leur règne, les mouvement rebelles avaient gites et couvert dans notre capitale sans qu’aucune formation politique ne relève l’incongruité. Mais voilà qu’ils ont perdu leurs privilèges, nous sommes devenus leurs cibles dans ce vaste désert que nos FDS arrivent difficilement à contrôler.
    Les premiers rapts ont commencé dès que le coup d’état a échoué avec l’enlèvement à la mine de Tambao. Je comprends pourquoi certaines chapelles politique appelle chaque jour que Dieu fait à la réconciliation nationale car elles savent de quoi il s’agit.
    Mais ils peuvent continuer leurs basses besognes qu’aucun burkinabè, aucune FDS ne baisera les bras pour laisser la place à ceux qui veulent bruler le village pour gouverner avec leurs propres familles et leurs alliés

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  • Le 26 septembre 2018 à 16:41, par WENDLASSIDA En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : Changer de fusil d’épaule ou jeter l’éponge (Ablassé Ouédraogo)

    ADRESSER PLUS TÔT UNE LETTRE AUX DÉSTABILISATEURS, ROCK N’EST QUE VICTIME DES NOSTALGIQUES
    AU LIEU DE VOUS UNIR AVEC LE POUVOIR, VOUS NE FAITES QUE FRAGILISER LA SITUATION
    CHACUN PAYERA, DIEU NE DORT PAS

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