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Réinsertion socio-économique : Les capacités des gardes de sécurité pénitentiaire renforcées en mooré et dioula

Accueil > Actualités > Société • • vendredi 15 avril 2016 à 00h13min
Réinsertion socio-économique : Les capacités des gardes de sécurité pénitentiaire renforcées en mooré et dioula

L’Institut des sciences de la société veut préparer les futurs ex-pensionnaires des maisons d’arrêt et de correction de Ouagadougou et de Koudougou à s’occuper une fois derrière les barreaux. Cela à travers un projet dans le domaine de la production et de la commercialisation des produits céréaliers. Ainsi, des formateurs des prisonniers ont vu leurs capacités renforcées à travers une formation de mise à niveau en alphabétisation en mooré et dioula. L’atelier qui va durer quatre jours a débuté ce jeudi 14 avril à Ouagadougou.

Après avoir formé courant mars dernier, les formateurs que sont les Gardes de Sécurité Pénitentiaire (GSP) sur les conditions de détention et les effets de cette détention sur les familles, l’Institut des Sciences des Sociétés (INSS) revient à la charge par une mise à niveau en alphabétisation en mooré et dioula des différents acteurs.

Apprendre les minima
De l’avis du directeur de l’INSS, Dr Ludovic Kibora qui a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier, cette formation de mise à niveau en alphabétisation en moré et dioula est la troisième du genre après la formation en production végétale et celle en réinsertion sociale. Elle permettra aux GSP d’apprendre les minima en termes de transcription, les mots usuels qui sont utilisés dans les différents modules tels que la réinsertion et la production agricole.
Au cours donc de cet atelier de formation des formateurs, ce sont au total quinze gardes de sécurité pénitentiaire des maisons d’arrêt et de correction de Ouagadougou et de Koudougou qui bénéficieront de cette formation. Ceux-ci, pourront par la suite démultiplier leur savoir dans ces deux langues dans les maisons d’arrêt et de correction pour que les détenus en profitent. Parce que, martèle M. Kibora : « vous n’êtes pas sans savoir que tous les détenus ne parlent pas français. La majeur partie de ces personnes s’expriment en mooré ou en dioula le plus souvent ».

La formation sera étendue
Pour Joseph Compaoré, inspecteur de sécurité pénitentiaire et directeur de la production pénitentiaire au sein du ministère de la justice, c’est un sentiment de joie et de satisfaction que l’INSS les apporte surtout en termes de renforcement de capacités pour permettre aux GSP d’encadrer les détenus. Aussi, il ajoute qu’à travers les langues, beaucoup de prisonniers qui ne s’expriment pas en français pourront bénéficier aisément de la formation et avoir de quoi s’occuper et d’éviter de commettre d’autres délits.

Cette formation à l’endroit des GSP va être démultipliée au sein des établissements pénitentiaires certes, il reste encore qu’il existe toujours un besoin de moyens pour étendre la formation à d’autres maisons d’arrêt et de correction afin de pouvoir outiller pleinement les détenus à leur sortie. A ce propos, le directeur de l’INSS, Ludovic Kibora a déclaré que lorsqu’ils auront des moyens ils entreprendront des formations dans d’autres langues et dans d’autres domaines qui seront à même d’impacter positivement la vie des futurs anciens prisonniers.
Notons que ce projet a été retenu dans le cadre de l’appel à propositions du Fonds compétitif national du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO). Il est financé à hauteur de 34.990.542F CFA sur une durée de trois ans. Son objectif est de renforcer les capacités des détenus dans la connaissance et la maitrise des techniques de production et des circuits de commercialisation des productions céréalières.

Annick Kabore (stagiaire)
Lefaso.net

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