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ASSEMBLEE NATIONALE : Le PAREN pour une réduction du nombre de députés

Accueil > Actualités > Politique • • lundi 30 avril 2012 à 00h39min

Le Parti de la renaissance nationale (PAREN) a emmenagé dans ses nouveaux locaux sis au secteur 25 à Ouagadougou, ce samedi 28 avril 2012. Occasion pour le président Tahirou Barry de livrer à la presse des propositions du PAREN : supprimer le Conseil économique et social (CES), réduire le nombre de députés à 92, oublier le sénat et susciter un forum national sur la chefferie coutumière.

Ce samedi 28 avril, Tahirou Barry a coupé le ruban d’inauguration du nouveau siège du PAREN. Sis sur un immeuble à Somgandé au secteur 25 de Ouagadougou, non loin de la clinique Notre Dame de la Paix, Tahirou Barry trouve que ce siège, même s’il est plus petit, est plus « beau » car « plus proche du peuple ». C’est dans ce siège, en tout cas, que le nouveau chef, PAREN de la région du Centre, Adamou Fofana, et son adjoint Mamadou Bambara, ont été installés dans leurs fonctions. Leur mission : les élections couplées et demander des campagnes de sensibilisation afin que les populations comprennent mieux la subdivision de la commune de Ouagadougou en douze arrondissements.

Cela fait, Tahirou Barry a directement entamé une conférence de presse lors de laquelle il a livré le point de vue du parti sur plusieurs points de l’actualité nationale. S’intéressant à la hausse des prix du carburant, Tahirou Barry estime qu’il faut plus de transparence dans la gestion à la SONABHY et un « audit financier et organisationnel depuis 1995 ». Regardant ensuite vers l’hémicycle, le président du PAREN a pensé qu’il n’était pas nécessaire d’augmenter le nombre de députés vu la situation financière du pays. De plus, selon lui, le député n’est pas le représentant de la circonscription électorale qui l’a élu mais plutôt de la nation.

Toujours selon lui, on n’avait pas besoin de donner un député à chaque province et qu’on pourrait étendre la circonscription électorale à la région. Il plaide pour que l’on ramène le nombre de députés à 92, « soit 2 par province et un de plus pour les deux provinces du Kadiogo et du Houet en raison de leur statut particulier ». A son sens, « la liste nationale étant un non-sens, elle doit être supprimée ». Interrogé, il a donné son avis personnel sur la retraite des députés, en attendant de consulter le parti.

« Rôle négligeable » du CES

« J’ose émettre de sérieuses réserves », a dit Tahirou Barry, argumentant que le député exerce un mandat électif et non une carrière. Cela dit, il a trouvé que l’institution d’un sénat ne répond pas à nos réalités. Tahirou Barry a aussi pensé qu’il faut supprimer le Conseil économique et social (CES), trouvant « son rôle négligeable dans la vie nationale ». Allant au palais de Kosyam, le président du PAREN propose de réduire le nombre de ministres à 20, de réduire les « pompeux » cortèges présidentiels et ministériels lors des déplacements et ne comprend pas que la Présidence du pauvre Faso se dote de véhicules de 50 millions de F CFA l’unité pendant que la riche France supprime 10 000 véhicules et 7 000 logements de fonction. Quant à la constitutionnalisation de la chefferie coutumière, de l’avis de Tahirou Barry, n’aura pas de sens si « elle ne reconnaît pas la place et le rôle irremplaçable des chefs coutumiers dans le passage de la tradition à la modernité » et si elle ne les exclut pas de la politique partisane.

Pour ce qui concerne les sanglants conflits de succession, le PAREN propose un forum national « aux fins de collecte et d’écriture des procédures, conditions et modalités d’intronisation de tous les chefs sans exception sur toute l’étendue du territoire national ». Pourquoi ? « Ce document consensuel sera remis au représentant de chaque famille ou chaque partie avec une copie sauvegardée par l’administration locale et centrale. Cela permettra à l’administration d’accompagner la chefferie en veillant au respect des procédures établies chaque fois qu’il sera question de procéder à l’installation de chefs coutumiers ».

Abdou ZOURE

Le Pays

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