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Médias :Trop de loups affamés parmi les journalistes

Accueil > Actualités > DOSSIERS > La liberté de presse au Burkina • • mercredi 29 août 2007 à 07h51min

Le journalisme est-il toujours un métier noble au Faso ? C’est du moins la question qu’on est en droit de se poser face aux agissements de certains hommes de médias. Jadis, le journalisme était une fonction noble tant son exercice imposait une exigence intellectuelle et morale aux personnes qui décidaient de l’exercer dans les règles de l’art.

La presse burkinabè compte encore, sans nul doute, des hommes et des femmes qui imposent admiration et respect par leur exemplarité. A travers leurs actes et leurs pratiques de la profession, ils prouvent qu’ils n’ont pas parachuté dans le métier aux fins d’échapper aux dures règles du chômage.

Malheureusement, ces oiseaux rares semblent être en voie de disparition, faisant place à une espèce de journalistes prêts à tout pour assouvir leur cupidité : mendicité, prostitution intellectuelle, diffamation, calomnie... Peu importe le moyen, qu’il soit au prix de leur amour-propre, de leur intégrité, ces hommes recherchent le « gombo » comme un loup affamé à la recherche d’une proie. Cela, au détriment de l’éthique et de la déontologie.

Et pourtant, ces gens sont très souvent les premiers à s’ériger en donneurs de leçons. Ce qui en soit n’est pas mauvais, du moment où les interpellations aident quelquefois à éviter les dérives. Le hic, c’est que la charité bien ordonnée ne semble pas commencer par soi-même chez ces donneurs de leçons.

Ces dernières semaines, des journalistes et pas des moindres, se seraient illustrés de la pire des manières dans les médias. A cette allure, en plus de certaines étiquettes déjà collées aux hommes et femmes de médias à tort ou à raison, ils se verront vite coller celle de délinquants... Il est temps que les journalistes se ressaisissent, que chacun individuellement fasse son mea culpa pour ne pas faire perdre au journalisme sa noblesse. Il existe certes, des brebis galeuses dans tous les secteurs d’activités, dira t-on.

Mais, en tant qu’ homme public, le journaliste gagnerait à ne pas perdre l’image de « diseur de vérités » que les populations ont de lui, si tant est qu’il veut réellement contribuer à redresser la morale agonisante au Burkina Faso. Vivement que la convention collective et la carte de presse, viennent mettre de l’ordre dans la pratique du métier.

P. Pauline YAMEOGO

Sidwaya

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