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FOOTBALL BURKINABE : En finir avec les rêves brisés

Accueil > Actualités > Sport • • lundi 9 février 2004 à 06h15min

La 24e biennale du football africain qui a débuté le 24 janvier
2004 à Tunis, se poursuit sur différents stades de la Tunisie.
Et depuis hier, on connaît maintenant les demi-finalistes.
Malheureusement, l’équipe du Burkina Faso a dû quitter
précipitamment la compétition. Une fois de plus, c’est une pilule
amère à avaler.

Les Etalons du Burkina Faso, comme lors des deux
précédentes éditions de la Coupe d’Afrique des Nations de
football (en 2000 au Ghana-Nigeria et 2002 au Mali), ont été
éliminés dès les matchs de poule. Après un nul face au
Sénégal (0-0) et deux défaites devant le Mali (3-1) et le Kenya
(3-0), il était difficile pour le Burkina Faso de poursuivre la
compétition.

Et pourtant, qu’est-ce qui n’a pas été fait pour
permettre à cette équipe nationale d’être dans le meilleur
environnement possible. Malgré tout, le résultat a été des plus
mauvais en Tunisie. Tout avait bien commencé pour les
Etalons pendant les phases éliminatoires de cette CAN, avec ce
match nul (0-0) face aux Diables rouges du Congo sur ses
installations en septembre 2002 à Brazzaville. Auparavant, les
Etalons avaient passé une dizaine de jours à Tours en France
pour un stage de préparation.

En effet, le bureau exécutif de la
Fédération burkinabè de football, élu le 11 mai 2002 et dirigé par
Seydou Diakité a pris l’engagement de travailler à améliorer
l’organisation du milieu du sport roi au Burkina, afin qu’il
emprunte véritablement les chemins du développement. C’est
dans ce sens qu’il faut comprendre le sérieux dans la
préparation des différentes équipes nationales et une meilleure
organisation des compétitions nationales. Après Brazza, c’est
Ouagadougou qui a été le cadre d’une rencontre à suspense au
cours de laquelle, le Burkina s’en sort grâce à un score de 2
buts à 1 devant la Centrafrique.

La phase aller va s’achever avec
la défaite des Etalons (1-0), dans l’ultime minute du match
contre les Mambas du Mozambique à Maputo. Sur ces trois
matchs, l’entraîneur du Burkina, Jean Paul Rabier, a surtout
évolué avec trois différents gardiens de but, une défense à
chaque fois remaniée de même que le milieu de terrain.
L’encadrement technique a eu le temps de mieux connaître son
effectif et profiter du stage de préparation de Lens en France en
mai 2003 pour bâtir son équipe type dans la perspective de la
phase retour.

La superbe chevauchée

Et voilà qu’aux mois de juin et juillet, Mahamoudou Kéré,
Moumouni Dagano, Amadou Coulibaly, Lamine Traoré, Tanguy
Barro, Dieudonné Minoungou et leurs camarades donnent du
plaisir et de la joie aux Burkinabè. Ils réalisent trois victoires
pour autant de matchs.

Les Mambas ne résistent pas aux
sabots des Etalons en encaissant quatre buts. Il en sera de
même pour les Diables rouges du Congo et les Fauves de la
Centrafrique qui prennent chacun trois buts. Dix buts marqués
et aucun but encaissé sur trois rencontres successives. Jamais
dans l’histoire du football burkinabè, une telle chevauchée
n’avait été réussie par les Etalons. La qualification acquise, il
fallait bien évidemment établir un programme de travail. Ce qui a
été fait par l’encadrement en accord avec la FBF.

Il y a eu un
séjour à Guingamp (France) ponctué de deux matchs, un autre à
Créteil et au Maroc sur la même lancée. En décembre 2003, les
Etalons étaient invités en Espagne où ils ont livré une rencontre
amicale, avant de passer une dizaine de jours à Toulon pour la
dernière ligne droite.

Au finish, le résultat en Tunisie est
"lamentable", comme l’a reconnu le président de la FBF, Seydou
Diakité. Il sera difficile de pointer un doigt accusateur sur le
manque de préparation. Pour une des rares fois, les Etalons ont
appartenu aux équipes nationales, ayant bénéficié des
meilleures préparations et dans des conditions très sérieuses
et rigoureuses. Les Burkinabè de toutes catégories sociales, se
sont engagés également à soutenir leur équipe nationale. Où
se trouvent donc les raisons d’une telle déculottée ?

Mieux penser demain

La Fédération a fait son travail en fonction des moyens du pays
et il est difficile de trouver quelque chose à redire. Mais au-delà
du résultat de Tunisie 2004, il faut obligatoirement passer par
un bilan sans état d’âme et rebondir à partir des acquis. Le
football se construit permanemment sur plusieurs fronts. Il s’agit
plus que jamais de mettre véritablement l’accent sur la
formation à la base. Cela nécessite des moyens mais il faut y
arriver d’une manière ou d’une autre. C’est dans ce sens que la
ligue du centre a relancé le football à l’école primaire et la
Fédération a mis sur les rails le championnat des petites
catégories (cadets et juniors).

Tout cela doit se poursuivre avec
plus de sérieux et de rigueur. On pourrait mettre en place un
championnat minimes et exiger dans un cahier de charges, aux
clubs de première division, d’avoir des petites catégories. C’est
à ce niveau que les talents se découvrent, et suivis par un bon
encadrement, les résultats seront au bout des efforts. En
football, il n’y a pas de magie. De bons résultats peuvent être
obtenus une fois en passant, mais seul le travail bien fait paie
pour la longue durée.

Cela doit s’accompagner de la formation
des dirigeants de notre football à tous les niveaux, des arbitres
et surtout des techniciens. La Fédération s’est déjà engagée sur
des chantiers de développement et elle doit continuer dans cette
dynamique pour en finir avec ces rêves brisés. L’heure n’est
donc plus aux supputations s’il faut changer ou pas. Il s’agit
plutôt d’amener l’équipe à Seydou Diakité, à poursuivre dans la
bonne direction.

Par Antoine BATTIONO
Le Pays

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