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Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

Accueil > Actualités > Politique • • dimanche 15 janvier 2023 à 23h45min
Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

Au Burkina Faso, il y a plus de trois mois que le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) deuxième du nom, a pris le pouvoir. C’est le 30 septembre 2021 que celui-ci a mis fin au pouvoir du premier MPSR, pour les motifs que celui-ci avait invoqué pour renverser le président élu Rock Marc Christian Kaboré le 23 janvier 2021, à savoir l’absence de résultats gagnants dans la lutte contre le terrorisme.

Le pays est en proie à des attaques récurrentes de groupes armés depuis 2015 et le moins qu’on puisse dire est que le pays est confronté à la plus grave crise de son existence qui réveille de vieux démons. Les militaires sont au pouvoir depuis un an, le MPSR II après trois mois donne-t-il des signes de pouvoir vaincre le terrorisme ?

Quelles sont les premières indications de sa trajectoire que l’on peut lire de ses 100 premiers jours d’exercice du pouvoir ? Quels sont les choix essentiels en matière de gestion du pays, de ses relations avec les voisins et le monde ? A ce moment de l’exercice du bilan ne se résume-t-il pas à une volonté affichée qui suscite de l’espoir et des menaces toujours aussi fortes ?

Commençons par les bonnes nouvelles, la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, président de la transition, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, affiche une bonne volonté. Malgré l’absence de résultats probants, l’opinion lui reconnaît sa sincérité, son désir de se battre.

En trois mois, son capital sympathie est intacte alors que les problèmes et les difficultés se sont accumulés. Il faut dire qu’il a aussi diminué son temps de parole, et laissé tomber les propos accusateurs du genre nous sommes tous coupables, au profit de la recherche des solutions. Ce que l’on demande à un dirigeant c’est de résoudre les problèmes, mais pas de rester dans les dénonciations. Ce rôle est celui de ceux qui sont en incapacité, ceux qui ne détiennent pas le pouvoir, n’ont aucune manette pour contrôler le jeu et marquer des buts.

Concernant les actions on n’en citera quelques-unes puisqu’elles sont au début et la plupart ne sont pas encore totalement mises en pratique. La création d’un fonds patriotique pour l’effort de guerre est une des mesures phares qui vient, avec le recrutement des 50 000 Volontaires pour la défense de la patrie, inciter le peuple à compter sur ses propres forces et à se battre pour sa patrie au lieu de porter des étendards de pays étrangers appelés en renfort.

L’aspect positif dans la création du fonds a été de ne pas être allé au conflit avec les partenaires sociaux en imposant les prélèvements initiaux, mais de faire confiance aux dons volontaires et les taxes sur les boissons, le tabac, les véhicules etc. On peut reprocher aux taxes qui vont alimenter le fonds de ne pas être des impôts justes ni pour les véhicules ni pour les boissons alcoolisés car les taux ne suivent pas une logique perceptible.

La taxe sur les boissons alcoolisées est présentée comme une taxe sur les taux d’alcool et introduit des différences selon les procédés de fabrication bière et vin. Il y’a des bières qui sont plus alcoolisées que certains vins mais la taxe des vins est plus élevée. Les taxes privilégient les consommateurs aisés comme la taxation de vin moins chers au même taux que le champagne qui coûte plus cher.

Le MPSR II s’est penché sur la réorganisation de l’armée. Les créations de nouvelles régions militaires et de gendarmerie avec l’ajout de deux bases aériennes font partie des mesures nouvelles. Tout cela mettra du temps à quitter le papier pour le terrain.

Par contre, les bataillons d’intervention rapides qui sont censés répondre aux défis de la lutte contre le terrorisme par une arrivée rapide sur le terrain auraient pu se déployer vu que les menaces terroristes se sont multipliées dans le mois de décembre 2022 dans plusieurs régions du pays. A moins que là aussi, la logistique face défaut et que c’est l’effet d’annonce qui a été recherché.

Le président Ibrahim Traoré a célébré une victoire sur les groupes terroristes, celle de la reprise de la ville de Solenzo tombée aux mains des ennemis depuis la saison des pluies qui isole cette partie du pays du reste du Burkina, faute de routes. Le président y est allé prononcer son discours du nouvel an. Comme une hirondelle n’annonce pas le printemps, dans cette même région de la Boucle du Mouhoun les groupes terroristes ont multiplié les actions dans la Kossi, le Sourou, le Nayala avec des villages chassés de leurs terres, des assassinats.

De multiples menaces persistantes

En fin novembre 2022, l’inquiétude a été grande quand les rumeurs de coup d’Etat se sont répandues dans les réseaux sociaux et que certaines OSC (organisations de la société civile) ont confirmées, puis démenties par le porte-parole du gouvernement le 1er décembre. C’est encore de coup d’Etat que l’on parle le 27 décembre 2022 avec l’arrestation du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana qui venait d’être libéré de la MACA où il était détenu pour tentative de coup d’Etat contre le président Kaboré et qui est resté prisonnier sous le MPSR I. Mais à peine libéré, il est accusé de tentative de coup d’Etat, cette fois contre le MPSR II. Voilà l’une des grosses menaces à la sécurité du pays. Et elle est la plus grosse préoccupation des différents régimes. Tant et si bien que nos services de sécurité qui sont prompts à trouver les putschistes ne nous ont jamais annoncé des démantèlements des réseaux terroristes.

La population est d’autant plus inquiète de cette menace de coup d’Etat, parce que le dénouement du putsch dernier a été facilité par l’intervention de la rue qui a motivé les chefs coutumiers et religieux à négocier l’abdication du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba pour éviter le bain de sang.

Ce dernier a obtenu son départ au Togo, mais le nouveau pouvoir ne s’est jamais installé au palais de Kossyam qui est le siège de la Présidence. Pourquoi le MPSR II ne prend-t-il pas possession de ce lieu du pouvoir central et se contente de l’ancien palais présidentiel devenu depuis longtemps la Primature ?

Cela donne des interprétations les plus folles sur la possibilité de la reprise de la bataille du 30 septembre. Même si pour des raisons sentimentales, le capitaine Ibrahim Traoré pour régler son pas sur celui du capitaine Thomas Sankara veut gouverner de là où celui-ci dirigeait le pays alors qu’il n’était pas né, il y a lieu de rassurer le pays que le MPSR I est tombé, totalement tombé. Ce besoin de sérénité se veut aussi pour toute l’armée. Les Burkinabè veulent enfin une armée unie, prête à se battre ensemble, sans que Pierre ne soupçonne Paul de vouloir lui tirer dessus pour prendre le pouvoir.

Ce n’est qu’ainsi que toutes les forces armées seront bien équipées pour lutter contre les groupes terroristes. L’instabilité institutionnelle emmène l’éternel recommencement à la tête des organes de l’Etat : des hommes et des politiques. L’insurrection de 2014 c’était aussi pour refuser une armée divisée comme l’a voulu Blaise Compaoré avec sa garde prétorienne, le Régiment de sécurité présidentielle, suréquipé et surentraîné pour défendre seulement son pouvoir.

Outre les difficultés avec l’absence d’unité de l’armée et les risques de coup d’Etat, le pouvoir est confronté aux désirs fous de sa base civile composée d’OSC vuvuzelas et ceux qui prétendent l’avoir aidé à obtenir le pouvoir en sortant dans la rue. Une bonne partie de ces personnes aimeraient voir le MPSRII jouer au copier-coller du pouvoir putschiste malien en se fâchant avec les pays de la CEDEAO, la France…, alors que Assimi Goïta avait des raisons de le faire avec l’embargo de la CEDEAO et l’échec de Barkhane au Mali. Il faut dire que les nouveaux dirigeants par leurs discours ambigus donnaient à entendre cela sans le dire.

Or la politique réaliste est de traiter avec tout le monde, la Russie comme la France en choisissant ce qui nous arrange là où cela existe. Pour certains, c’est en multipliant nos ennemis que nous gagnerons la guerre contre le terrorisme. Le pouvoir qui semble les tolérer a intérêt à ne pas se laisser déborder sur ce flanc, car ce n’est pas eux qui apporteront la lumière, l’intelligence et la sagesse que requièrent la complexité de notre situation et celle du monde.

Une vieille menace est le risque de guerre ethnique et d’extermination des peulhs si le pouvoir ne forme pas l’armée, les VDP, les Koglwéogo et dozos à la protection des droits humains pour prévenir et empêcher les massacres de peulhs dont le dernier à Nouna a fait 28 victimes. La justice doit pouvoir travailler en toute indépendance sur les dossiers des crimes ethniques comme Yirgou, Nouna, et aussi les drames d’Inata, Solhan…

Le MPSR II a la chance de sa vie avec la sympathie que suscite son président, il est de son devoir d’en tirer parti en ressoudant l’armée, la nation, le pays. Il lui faudra de la sagesse, beaucoup d’intelligence dans cette guerre qui nous est imposée. Nous avons le devoir de réussir ensemble cette mission de sauver le pays de préserver son unité et son vivre ensemble.

Sana Guy
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 14 janvier à 15:51, par TANGA En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    Sana, toi tu es vraiment un étranger.
    Tu oses dire que le capital est resté intact. Quel mensonge.
    Même si tu n’aimes pas quelqu’un ou quelque chose, il faut oser reconnaître les pas posés. Solenso, Falangountou plus autre localité au nord dont le nom ne me revient pas ont été libérés. Reste à consolider.
    Mais dis moi, depuis Rock, qui de Rock ou de votre Damiba a libéré un metre carré ?
    Lefaso.net, pardon seulement. Vous êtes lu de partout et ça ne doit pas êtres vous à dépeindre sombrement le pouvoir ; cela a une conséquence pour le pays comme le refus de financement, le refus de la venu d’ingénieurs etc. Serait ce votre voeux ?
    Un journaliste exposé les choses mais il n’invente pas pour enfoncer son pays, surtout au moment où toutes les congrégations religieuses affirme accompagner le pays.

    Web Master, laisse passer

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    • Le 15 janvier à 15:15, par Mafoi En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

      @TANGA,tu ne vais pas demander au journaliste de défier les règles élémentaires de l’arithmétique.Lorsque tu gagnes 2 et en perds 5,c’est que tu as perdu.ainsi reporté a un territoire,sur le long terme,ton’auras plus le contrôle sur le pays et tu auras tout perdu.Alors si vous voulez des financements,dites à vos militaires qui ont fait de grosses écoles de guerred’aller au front au de rester dans les salons climatisés de Ouagadougou en attendant que leurs fameux supplétifs recrutés appelés vdp soient opérationnels.Donc arrêtez de vous mentir et de mentir au peuple

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  • Le 15 janvier à 03:18, par Mafoi En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    Qu’est ce que ces voyous ont de plus que le Burkinabé lambda pour mener tout un peuple par le bout du nez à part nos armes qu’ils possèdent ?La preuve,ils sont incapables de faire face à d’autres criminels en tapettes et on se dit militaire diplômé des grandes écoles de guerre.Je verse des sanglots de larme pour mon pays qui me fait pitié car il ne mérite pas une telle prise d’otage

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  • Le 15 janvier à 06:39, par DJANGO En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    Hermann préfère DAMIBA. Comment il va revenir ? DAMIBA a fuit. C’est IB qu’il n’aime qui est là.

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  • Le 15 janvier à 07:27, par Cisse En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    Toi même tu a conclut le debat en disant que une guerre imposer ok imposer par qui ?si on sait çelui qui nous a imposer çette guerre pourquoi traitée avec lui ?

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  • Le 15 janvier à 08:05, par kwiliga En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    "le capitaine Ibrahim Traoré pour régler son pas sur celui du capitaine Thomas Sankara..." Ha bon, mais dans les discours, les attitudes, le protocole,...
    Dans les faits, c’est absolument le contraire.
    "L’aspect positif dans la création du fonds a été de ne pas être allé au conflit avec les partenaires sociaux en imposant les prélèvements initiaux..." Ha bon, les "partenaires sociaux", mais qui ne sont ni sociaux et partenaires de leurs seuls intérêts égoïstes.
    J’estime que c’est la première grande défaite du système Traoré. La première grande reculade, le premier signe de peur, la démonstration que "le Peuple" ne compte pas, que "la Rue", si elle a pu être utile, reste quantité négligeable, l’ultime confirmation, s’il en fallait une qu’il n’existe au Faso qu’une seule classe dirigeante, qu’une seule caste d’élite qui fixe ses conditions et devant laquelle l’on ne peut que reculer : Les Tout-Puissants Fonctionnaires.
    Le prochain qui va vouloir comparer Traoré à Sankara sera soit aveugle, soit de mauvaise foi.
    Quant aux taxes sur les boissons (sous prétexte de santé publique), hâtons nous de nous féliciter de toutes ces mesures, dont seuls les riches ne pâtiront pas et qui vont engendrer de multiples conséquences (que personne n’a anticipé, car tel est le fonctionnement du MPSRII), comme divers trafics, fabrication illicites de frelatés, marché noir, contrebande,... et dont la pire sera certainement l’augmentation des prix du maïs, du mil, du sorgho, qui servent non seulement aux fabrications artisanales mais également à la fabrication de la bière la moins chère du pays, brassée par nos amis indiens.
    Sinon, pendant ce temps, au Burkinistan, on aimerait bien pouvoir en manger, du mil, du maïs, du sorgho !
    Vive les tout puissants fonctionnaires du Faso, qui sont les seuls à refuser de soutenir l’effort de guerre et qui ont fait reculer, avec une grande facilité, un gouvernement pas sankariste pour deux sous.

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  • Le 15 janvier à 19:48, par Azar En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    Arrêtez de jeter des pierres et laissez le capitaine Traoré faire ses preuves dans la lutte contre les terroristes.

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  • Le 15 janvier à 22:42, par LeGoupil33 En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    Jusqu’à quand ce MPSR2 continuera-t-il sa démarche d’isolement Les habitants d’Arbinda ont perdu une cinquantaire de leurs concitoyennes enlevées par les Djihadistes Se passer d’une aide militaire pourtant prête à aider se paye le prix fort. Le Burkina le découvre comme le Mali d’ailleurs

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  • Le 16 janvier à 08:42, par Kladjou En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    Cet article est pour le moins tendancieux et fait une analyse approximative plutôt partisane.
    Pour faire une bonne analyse de la situation il fallait d’abord partir de la situation de référence. Où étions nous le 1er octobre 2022 en terme d’insécurité et de stratégie de lutte ? Qu’est-ce qui a été fait à date, en rapport avec l’échéance des 21 mois de façon objective.
    Malheureusement ce n’est pas ce que je retrouve dans cet article très superficiel et qui passe à côté de l’essentiel. Il faut vraiment être naïf pour Coire qu’en 3 mois on pouvait inverser une situation sécuritaire aussi catastrophique telle qu’elle était ou les militaires se trouvaient reclus dans leur camps et les terroristes à l’initiative leurs assenaient les coup et récupéraient les armes ; dans la plupart des régions sous blocuste, les populations mouraient de faim et pire la principale tentative de leur venir en aide par la route à Djibo avec des camions sous protection de l’armée a été un échec retentissant.
    C’est votre choix de procéder ainsi que je respecte, mais je trouve que vous avez assez d’éléments pour faire une analyse objective et factuelle sans complaisance et non partisane.

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  • Le 16 janvier à 14:35, par Ka En réponse à : Burkina, 100 jours du MPSR II : Une volonté affichée face à des menaces persistantes

    Quelquefois la vérité rougit les yeux mais ne les casse pas.

    ’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’ Mafoi tu dis : ’’’’’’’’’Qu’est-ce que ces voyous ont de plus que le Burkinabé lambda pour mener tout un peuple par le bout du nez à part nos armes qu’ils possèdent ?La preuve, ils sont incapables de faire face à d’autres criminels en tapettes et on se dit militaire diplômé des grandes écoles de guerre. Je verse des sanglots de larme pour mon pays qui me fait pitié car il ne mérite pas une telle prise d’otage.’’’’’’’’’’

    Pour Ka, je crois que toute personne qui veut critiquer ou parler de l’armée Burkinabé, il faut connaître son idéologie réelle. Comme tout le monde le sait, ‘’’l’armée est née dans l’histoire de l’humanité avec l’apparition des sociétés humaines divisées en classe et couches sociales : ’’’’’D’une part les classes exploiteuses, et d’autre part les classes exploitées.’’’’’’

    Au Burkina il faut chercher l’origine de son armée dans l’armée coloniale, ce qui nous amène donc à nous poser la question suivante : ’’d’où vient cette armée coloniale et a quelle nécessité répond-elle ?’’

    Mafoi, la réponse est que la France a mis en œuvre pour que les troupes Africaine en formation dans cette armée coloniale servent servilement la cause coloniale. C’est là que le soldat Burkinabé a l’instar des autres soldats Africains formés dans le même moule qui rejoindra plus tard l’armée nationale, et aura appris à se comporter comment conquérant d’un territoire.

    Tous nos officiers de l’ère coloniale ont eu les mêmes enseignements de soumissions à la classe bourgeoise qui tiennent le pouvoir. Heureusement que des troupes de jeunes officiers à partir des années 1980 se détacheront progressivement de la couche supérieure de l’armée. A partir de ce moment, il était aisé de constater qu’il existe deux tendances antagoniques au sein de notre armée. D’abords la couche supérieure de l’armée allié à la bourgeoisie : Et la tendance représentée par les progressistes.

    Cette situation atteindra son point culminant sous S. Zerbo.
    Mais avec le triomphe de la révolution d’Aout 1983 notre armée avec sa fraction progressiste aura contribué à l’aboutissement de la lutte du peuple Burkinabé sur ses ennemis de toujours à savoir l’impérialisme international et ses alliés locaux. Malheureusement quand on prend les militaires comme Damiba, notre armée reste toujours dans sa grande majorité néocoloniale. La faute est la création de l’armée dans dit Le ’’RSP’’ qui a tout fait basculer notre armée.

    A présent, pour qu’il ait la paix, nous devrons avoir une armée Forte, disciplinée, bien structurée et organisée. Particulièrement dans un pays comme le nôtre ou il y a malheureusement des dissensions entre différents groupes ethniques, du nord au sud en passant par l’ouest et le centre. A mon avis, on doit dès a présent mettre l’accent quant à la totale restructuration de notre armée,/ une restructuration en profondeur j’entends.,. Faute de quoi, nous allons le regretter dans un proche avenir.

    Dans un état normalement constitué, le fait, pour un militaire, de s’emparer d’une arme pour se livrer à une activité autre que celle qui lui a été assignée par la hiérarchie est un acte d’insoumission caractérisée et passible des plus hautes sanctions. Car, La discipline et l’intelligence qui sont, entre autres, des qualités d’un bon militaire, et doivent être mis en avant le sens de l’honneur, la probité, le professionnalisme et le comportement. Tout manquement doit être sanctionné selon la gravité des faits. Au sein de l’armée du Faso depuis la révolution 83, tous reçoivent la même éducation ! Et je suis d’accords avec toi en se demandant. Avec les multiples coups d’état dans notre pays, quelle image donnent-ils du Burkina ? Un vrai soldat ne court pas après l’argent, la richesse, ou le bien matériel. Il doit être désintéressé.

    Mafoi, tu as raison, nous avons besoin d’une vraie armée. Et il faut qu’un régime démocratique élu par le peuple dans les années à venir réserve une place définie pour une armée disciplinée au Burkina : Une armée du peuple au service du peuple. Une armée qui oubliera les trois ’’’’’’’’MMM’’’’’’’’ Médiocrité, Méchanceté, et Mesquinerie. Honorable Webmaster laissez passer.

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