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Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

Accueil > Actualités > Multimédia • Déclaration • mardi 23 novembre 2021 à 16h07min
Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

Ceci est une déclaration des Organisations professionnelles des médias, suite à la suspension de la fourniture de la connexion internet mobile.

Les Burkinabè sont victimes depuis le samedi 20 novembre 2021 d’une interruption soudaine et injustifiée de la fourniture d’Internet sur l’ensemble du territoire national. Cette situation cause d’énormes préjudices aux travailleurs, au secteur informel, au privé, à l’ensemble des usagers d’internet et particulièrement aux médias et à leurs publics. En effet, à l’exception de la connexion ADSL et de la fibre optique, la connexion Internet mobile, qui est la plus répandue, est totalement coupée depuis plusieurs jours maintenant.

Nul n’ignore que la fourniture d’internet est principalement assurée par les réseaux de téléphonie mobile que ce soit pour les besoins individuels ou pour les services de l’administration privée ou même publique.

Durant deux jours, cette coupure de l’Internet mobile pénalisant les populations est restée sans explication. Ce n’est que dans la nuit du lundi 22 novembre 2021 qu’un communiqué du gouvernement signé par le Ministre en charge de la Communication, informe d’une « suspension de l’internet mobile pour une durée de quatre-vingt-seize (96) heures à compter du samedi 20 novembre 2021 » !

Les Organisations professionnelles des médias tiennent le gouvernement, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP), les opérateurs de téléphonie mobile et d’internet pour responsables de cette situation et des désagréments que subissent les Burkinabè, les médias, leurs lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et followers.

Elles s’insurgent contre cette violation flagrante et inopportune du droit du public à l’information et une atteinte grave à la liberté d’expression et de la presse.

Elles regrettent qu’une telle restriction, sans précédent dans notre pays au regard de son ampleur et de sa durée, survienne sous le mandat d’un président démocratiquement élu à la suite d’une insurrection populaire qui devrait consacrer plus de liberté et une plus grande tangibilité des règles et principes démocratiques.

Les Organisations professionnelles de médias, conscientes de leur responsabilité dans la défense de la liberté d’expression et de la presse et dans la réalisation du droit à l’information :

-  condamnent ce quasi-black-out imposé aux populations,

-  condamnent l’attitude coupable et complice du gouvernement, de l’ARCEP, des opérateurs de téléphonie et d’accès à internet,

-  exigent du gouvernement, de l’ARCEP et des opérateurs de téléphonie mobile, le droit d’accès à internet et le rétablissement sans délai de la connexion internet mobile au profit des populations,

-  exigent du gouvernement de garantir le droit du public à l’information, à la liberté d’expression et de la presse.

Fait à Ouagadougou, le 22 novembre 2021

Ont signé

Pour l’AJB,
Le Secrétaire General, Boukari Ouoba

Pour la SEP,
Le président, Boureima Ouédraogo

Pour le SYNATIC
Le Secrétaire général, Siriki Dramé

Pour le CNP-NZ
Le président du comité de pilotage, Guézouma Sanogo

Pour l’UNALFA
Le président, Charlemagne ABISSY

Pour l’ARCI
Le président, Soumaila Bassolé

Pour l’AEMPL
Le président, Cyriaque Paré
Pour UBSTV
Le président, Issouf Saré

Vos commentaires

  • Le 23 novembre à 14:59, par Nick En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    Inaccepatable cette decision de ce Gouvernement morribond.
    Roch Mark Christian Kabore Much Go !

    Répondre à ce message

  • Le 23 novembre à 15:25, par max En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    N’IMPORTE QUOI,LA SECURITE DU PAYS PASSE AVANT TOUT.

    Répondre à ce message

  • Le 23 novembre à 15:56, par TANGA En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    Entre le mal et le pire, il est préférable de choisir le mal.
    Voilà pourquoi le net a été coupé pour un bout de temps.
    Nous ne somme pas contents il est vrai mais sachons raison garder car ceux qui l’on décidé savent aussi pourquoi ils l’ont fait étant donné qu’ils travaillent pour le bien du pays.
    Ceci dit, rien ne sert de vouloir récupérer ce fait pour un boucan car si le pire arrive, nous ne pourrons que nous en prendre à nous mêmes.
    Si le peuple acceptait ce que ce pouvoir demande comme il se résignait au temps de la révolution, d’ici quelques mois, le Burkina soufflera mieux. c’est dur mais il faut le faire.
    A bons entendeurs...

    Répondre à ce message

    • Le 23 novembre à 19:20, par Taryam En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

      Mr Tanga, c’est vous qui dites qu’ils travaillent pour le bien du pays. Depuis que le Burkina existe on n’a jamais atteint cette ampleur de corruption, d’enrichissements illicites, de gabegie des maigres ressources du pays, de médiocrité dans les services publics, etc. Tous et chacun parlent en fonction de ses intérêts personnels et égoïstes. La confiance est rompue avec le peuple.
      Ce qui s’est passé à Inata n’est que le reflet de cette médiocrité.
      Vous comparez avec la révolution ? Quelle fausse lecture ? Les temps ont changé. Vous ne le savez pas ?
      Nous sommes en démocratie. C’est le pouvoir du peuple et pour le peuple. Le peuple ne peut pas suivre comme un mouton que l’on conduit à l’abattoir.

      Répondre à ce message

    • Le 23 novembre à 19:21, par Taryam En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

      Mr Tanga, c’est vous qui dites qu’ils travaillent pour le bien du pays. Depuis que le Burkina existe on n’a jamais atteint cette ampleur de corruption, d’enrichissements illicites, de gabegie des maigres ressources du pays, de médiocrité dans les services publics, etc. Tous et chacun parlent en fonction de ses intérêts personnels et égoïstes. La confiance est rompue avec le peuple.
      Ce qui s’est passé à Inata n’est que le reflet de cette médiocrité.
      Vous comparez avec la révolution ? Quelle fausse lecture ? Les temps ont changé. Vous ne le savez pas ?
      Nous sommes en démocratie. C’est le pouvoir du peuple et pour le peuple. Le peuple ne peut pas suivre comme un mouton que l’on conduit à l’abattoir.

      Répondre à ce message

  • Le 23 novembre à 17:31, par Clair En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    Il aller sur les traces du suspect Dirc cab de la presidence qui sen prenait aux reseaux sociaux

    Répondre à ce message

  • Le 23 novembre à 18:58, par Internaute En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    Ne pleurez pas. Les djiadistes viendront vous assurer une connexion 5G, aucune coupure.
    Ils vont ouvrir de nouvelles brasseries de bière et une distillerie de whisky haut de gamme !!! C’est pour bientôt

    Répondre à ce message

  • Le 23 novembre à 19:05, par Taryam En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    On n’a jamais vu ça même au temps de Blaise Compaoré.

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  • Le 24 novembre à 09:17, par Lumière En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    Bienvenus au Faso qui n’est plus Burkina ! Abus de pouvoir, atteinte à la liberté d’expression, prétexte fallacieux et sans préavis, interprétation fausse et inadmissible de la Loi, autant d’ingrédients d’une dictature qui ne dit pas son nom ! Voici ci-après les fameux Articles 44 à 46 de la fameuse Loi N° 061-2008/AN du 27 novembre 2008. Aucune disposition de ces articles ne prévoit une suspension des services d’internet mobile comme on veut nous le faire avaler ! Le disque de la politique Mouta-mouta est rayé maintenant !!!

    Article 44 :
    Les opérateurs de réseaux et de services de communications électroniques ouverts au public sont tenus de prendre les mesures techniques et organisationnelles appropriées pour assurer de manière permanente et continue la sécurité, l’intégrité et l’exploitation de leurs réseaux ou services et pour remédier aux effets de leur défaillance dégradant la qualité du service pour l’ensemble ou une partie des clients, dans les délais les plus brefs.

    Article 45 :
    Les opérateurs de réseaux et de services de communications électroniques ouverts au public sont tenus de prendre les mesures appropriées pour :
    a) protéger leurs installations, les utilisateurs et les réseaux interconnectés contre les risques, les menaces et les agressions de quelque nature qu’ils soient ;
    b) notifier à l’Autorité de régulation toute atteinte à la sécurité ou à l’intégrité qui a eu un impact significatif sur le fonctionnement des réseaux ou services ;
    c) mettre en œuvre les protections et redondances nécessaires pour garantir une qualité et une disponibilité de service satisfaisantes et un accès ininterrompu aux services d’urgence, conformément aux normes en vigueur ;
    d) garantir la mise en œuvre, dans les meilleurs délai s, de moyens techniques et humains susceptibles de pallier les conséquences les plus graves des défaillances, de la neutralisation ou de la destruction des installations ;
    e) pouvoir répondre aux besoins en matière de défense nationale et de sécurité publique et notamment fournir en cas de nécessité aux services de l’Etat concerné l’identité de tout abonné et mettre en œuvre les moyens demandés par les pouvoirs publics dans le cadre des plans de secours ;
    f) être en mesure, en temps de crise ou en cas de nécessité impérieuse, d’établir des liaisons ou d’installer des équipements spécialement étudiés ou réservés pour la défense ou la sécurité publique, selon les modalités techniques et financières fixées par voie de convention avec les services de l’Etat concernés.
    Ils sont tenus de respecter l’ordre des priorités et les conditions générales de rétablissement des liaisons concernant plus spécialement les services de l’Etat et les organismes chargés d’une mission d’intérêt public ou contribuant aux missions de défense et de sécurité publique. Ces priorités et conditions sont fixées par voie réglementaire.

    Article 46 :
    L’Autorité de régulation donne aux entreprises fournissant des réseaux de communications électroniques ouverts au public ou des services de communications électroniques accessibles au public des instructions contraignantes afin de faire appliquer les dispositions du présent chapitre.

    Répondre à ce message

  • Le 24 novembre à 10:06, par warzat En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    Avec un peu de recul et au regard de ce qui s’est dit ailleurs notamment chez ceux qui sont plus autorisés à avoir la vraie information, cette coupure de la connexion est un problème purement sécuritaire (militaire). Les textes et les circonstances permettent parfois à la chose militaire de se passer dans les règles de l’art. On met tout le monde dans le vent, tout ce qui pourrait filtrer, quand on a des éventuels traitres dans les rangs. La sécurité avant, les activités liés à la connexion ensuite.Du reste, il se peut que dans quelques jours certains noms fuites dans la presse. Autrement, on constate que cette coupure limitée au portable, autorise une géolocalisation localisation immédiate de certains utilisateurs. Ceci est notre humble avis. En temps de guerre et en zone de guerre, il n’est pas étonnant que les libertés soient restreintes et ce parfois sans explication.....

    Répondre à ce message

  • Le 24 novembre à 11:14, par warzat En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    Avec un peu de recul et au regard de ce qui s’est dit ailleurs notamment chez ceux qui sont plus autorisés à avoir la vraie information, cette coupure de la connexion est un problème purement sécuritaire (militaire). Les textes et les circonstances permettent parfois à la chose militaire de se passer dans les règles de l’art. On met tout le monde dans le vent, tout ce qui pourrait filtrer, quand on a des éventuels traitres dans les rangs. La sécurité avant, les activités liées à la connexion ensuite.Du reste, il se peut que dans quelques jours certains noms fuite dans la presse. Autrement, on constate que cette coupure limitée au portable, autorisera une géolocalisation immédiate de certains utilisateurs. Ceci est notre humble avis. En temps de guerre et en zone de guerre, il n’est pas étonnant que les libertés soient restreintes et ce parfois sans explication au pauvre quidam impatient que je suis.....
    Il me revient ce test de débarquement de la seconde guerre mondiale où des militaires alliés ont été envoyés et bombardés par leurs frères d’armes afin de collecter des informations à l’échelle 1/1. On voit ici jusqu’où la chose militaire peut aller. Ce n’est que maintenant que l’information est connue. En toute fraternité

    Répondre à ce message

  • Le 25 novembre à 10:32, par Dedegueba Sanon En réponse à : Suspension de l’internet mobile au Burkina : Les professionnelles des médias dénoncent une atteinte grave à la liberté d’expression

    Si à l’Elysé le "gamin" (Selon Salif) pète les plombs, ce n’est pas à Ouaga on restera zain ?
    Surtout lors qu’ici le PF est entre le marteau (la France) et l’enclume (le peuple) avec ce convoi de militaires dont les "insurgés" ont stoppé la progression.

    Répondre à ce message

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