Actualités :: Charte de la Transition : L’institut Free Afrik pointe des "déséquilibres (...)

L’institut Free Afrik pointe, à travers les lignes qui suivent, certains déséquilibres contenus dans la charte de la Transition signée dans la nuit du 1er au 2 mars 2022 qui pourraient menacer le bon déroulement de la Transition politique qui commence au Burkina Faso.

FREE Afrik a pris connaissance, dans la nuit du 1er au 2 mars, de la Charte de la Transition. En attendant une évaluation systématique assortie de propositions éventuelles, FREE Afrik s’inquiète de déséquilibres majeurs. Qu’il suffisent d’en évoquer sommairement que deux.

1. L’hyper-dominance militaire sur les institutions de la Transition, sans exception, crée un déséquilibre qui marginalise la participation de certains acteurs stratégiques de la société et affaiblit leur engagement dans la Transition. Ce déséquilibre de pouvoir est source de toutes les dérives. Il ne permettra pas un engagement de tous pour défendre les institutions de la Transition dans les secousses immanquables à venir. Si les acteurs sont de bonne foi, cela est rattrapable.

2. En particulier, la porte laissée ouverte au Premier ministre et aux membres du gouvernement pour participer aux élections de sortie de Transition, minera dangereusement la confiance. Le PM et son gouvernement n’auront pas dans ces conditions le grand soutien requis pour affronter le terrorisme et les défis de la gouvernance. Un PM et des ministres candidats putatifs seront combattus, surtout dans leurs meilleures actions, car leur succès évincera leurs concurrents aux élections.

En conséquence, ceux-ci s’assureront qu’ils échouent. Dieu sait que beaucoup ont les moyens de faire échouer, sans avoir l’éthique de s’en priver. Les engagements de non candidature, fussent-ils publics, ne rassureront pas assez. Si les acteurs sont de bonne foi, des solutions, certes délicates, peuvent être trouvées.

La Charte de la Transition doit poser un socle fondateur solide sur lequel s’appuyer pour lutter contre le terrorisme, redresser la gouvernance et bâtir notre Nation. Ce socle fragilisé ne servira que l’instabilité du pays.

Soyons généreux avec notre beau pays. Entendons la souffrance des populations dont près 1/10 est déplacé loin de sa demeure et 1/7 en détresse alimentaire.

Dr Ra-Sablga Seydou OUÉDRAOGO
Directeur exécutif FREE Afrik

Laurent Bado : un intellectuel égaré en politique
Politique nationale : Hermann Yaméogo et les écrits (...)
L’Avocat a trouvé son Maître
Politique nationale : La mue de Roch Marc Christian (...)
Forces armées nationales : L’instruction civique entre (...)
AJCBC : « Blaise est ce qu’il y a de meilleur pour (...)
Burkina -Tchad : ouverture prochaine d’une ambassade à (...)
Gilbert Ouédraogo : « Je ferai de larges concertations (...)
Laurent Bado : "Le système éducatif burkinabè est (...)
Compte rendu du Conseil des ministres du 9/06/2004
Monique Ilboudo, ministre de la Promotion des droits (...)
Eglise burkinabè : La petite phrase de trop ?
Roch Marc Christian Kaboré : "Il n’y a aucun problème (...)
IIIè législature, deux ans après : Radioscopie d’étape du (...)
Groupe parlementaire "Justice et démocratie" : Le ver (...)
Assemblée nationale : Le "discours provocateur" de (...)
MPS/Parti fédéral : Des amazones en selle
Groupe Justice et démocratie : Non à "la diatribe et à la (...)
Présidentielle 2005 : Blaise Compaoré peut être retenu par (...)
Burkina-Iran :
Point de presse du gouvernement : Volonté collégiale (...)

Pages : 0 | ... | 11949 | 11970 | 11991 | 12012 | 12033 | 12054 | 12075 | 12096 | 12117 | ... | 12516


LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2023 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés