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Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • jeudi 2 juillet 2020 à 22h40min
Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

Le Syndicat national des artistes musiciens du Burkina (SYNAMUB) a dénoncé, au cours d’une conférence de presse, la mauvaise gestion du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA). La rencontre avec les hommes de médias a eu lieu ce jeudi 2 juillet 2020 à Ouagadougou.

La gestion actuelle du BBDA n’est pas du goût du SYNAMUB. Il l’a fait savoir ce jeudi 2 juillet 2020 au cours d’une conférence de presse tenue à la Bourse du travail de Ouagadougou. Le syndicat dénonce une mauvaise gestion de la structure par son directeur général Wahabou Bara. Ces artistes disent ne pas comprendre pourquoi, jusque-là, le montant d’un milliard 250 millions octroyé dans le cadre de l’atténuation des effets du Covid-19, n’est pas encore réparti entre les artistes. Ils pensent que cette lenteur cache une histoire peu claire dans la gestion de cette somme.

Les artistes dénoncent également le non-respect de l’échéance prévue, le refus de la publication de la liste exhaustive et nominative des bénéficiaires et l’exclusion des artistes fonctionnaires. Pour Almamy KJ, secrétaire général du SYNAMUB, ce qui est encore dramatique dans cette gestion floue, c’est la nomination de Wahabou Bara au Prix africain de développement (PADEV).

Ils se demandent si ce dernier s’est inscrit à ce prix à son nom propre ou au nom du BBDA. Les conférenciers pensent savoir que les frais de participation au prix s’élèvent à 2 500 0000 F CFA. Les frais de transport et de logements seraient au compte du candidat. Au regard de toutes ces zones d’ombre, le syndicat a invité le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) à faire un audit général du BBDA.

Autre point abordé par le Syndicat national des artistes musiciens du Burkina (SYNAMUB), c’est la légitimité du poste de Wahabou Bara. Selon le syndicat, l’article 26 du règlement général du BBDA interdit aux créateurs membres de l’institution d’être à la fois conseils juridiques, employés ou mandataires dans l’administration.

Pourtant, c’est le cas de l’actuel directeur général du BBDA. « Sur la base de cet article, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que Wahabou Bara a occupé illégalement et illégitimement la fonction de DG depuis sa nomination à nos jours, car son statut de créateur est incompatible avec le poste occupé », a déclaré Almamy KJ. « Nous n’avons pas de problème avec un individu. Il n’y a pas de problème d’individus entre Wahabou Bara et nous. Il se trouve que la gestion du BBDA est opaque », a précisé le secrétaire général du syndicat.

Par ailleurs, le SYNAMUB appelle ses militants à se tenir prêts pour des actions futures en vue de soutenir la lutte des travailleurs contre la baisse du pouvoir d’achat et les atteintes aux libertés syndicales.
La rédaction de Lefaso.net est entrée en contact avec le chargé de communication du BBDA par téléphone, pour avoir la version de la structure. Pour le moment, aucune réponse ne nous est parvenue.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 2 juillet à 21:18, par David En réponse à : Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

    Le SYNAMUB, Syndicat National des Musicien du Burkina. OK. Mais dites nous qui est votre employeur ?
    Vous voulez aller aussi en grève, c’est bien, allez- y sans problème. Allez-y en grève illimitée !!!
    Mais sachez tout simplement que durant une grève de votre part, c’est la musique étrangère que nous écouterons et ce sera des musiciens étrangers qui viendront prester à votre place lors des évènements. L’idée même de syndicat de musiciens relève de l’absurdité. Parce que si tu refuses de chanter tant pis pour toi. Et pire, ce sont d’autres musiciens étrangers qui occuperont l’espace que tu aurait laissée.
    Vivement que nos vrais musiciens connus et très populaires se mettent devant, pour créer une vraie amicale des musiciens Burkinabè pour procéder à un recadrage et songer à mieux s’organiser pour se porter secours.
    L’aide accordée aux artistes pour atténuer les effets de la COVID 19 est conjoncturelle, c’est impensable de compter sur une telle aide pour faire carrière dans la musique.
    Quand on est musicien en manque de créativité, il ne faut pas compter sur cette aide financière pour sortir du ravin.
    Quand on est musicien, il faut compter sur son inspiration et ses capacités créatives pour produire et espérer s’enrichir.
    La musique c’est du business, donc rien à voir avec de l’amateurisme et de l’agitation.
    Se dire rasta en tressant ses cheveux et sans produire, conduit au misérabilisme et incite a faire des revendications insensées et absurdes.
    Vivement que le SG du SYNAMUB songe à produire de belles oeuvres musicales. C’est par la qualité de sa production musicale qu’il se fera connaître et adouber par les Burkinabè. Qu’il songe à prendre des conseils avec ses aînés ou ses frères cadets qui sont en pleine gloire par la qualité de leurs oeuvres musicales qui dépassent nos frontières.

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    • Le 2 juillet à 22:18, par stan En réponse à : Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

      nooon !!! je te fais tampon internaute David. Ça c’est juste un procès contre le dg de bbda. je ne connais pas personnellement Walib bara mais je crois savoir qu’il est dans sa matière. qui sont les membres de ce syndicat ?. on parle d’artiste musicien mais je n’ai pas reconnu aucun de ceux présent au présidium. certains de ces sois disant artiste musicien ont des derniere production qui dépasse les 20 ans. avec ça vous voulez continuer a émarger au bbda.c’rst honteux les propos de ce syndicat.

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    • Le 3 juillet à 09:59, par Le Financier En réponse à : Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

      Je salue la pertinence de vos propos. J’espère qu’ils vont vous lire et comprendre. Vraiment comme je le dis et redis un des points positifs à mettre à l’actif du MPP est qu’aujourd’hui n’importe qui peut se lever n’importe comment pour créer un groupuscule et faire des conférences de presse, des revendications insensés. Le BBDA est une structure de l’État qui est le seul habilité à nommer le DG. Je crois savoir qu’on avait nommé un DG et qui a été éjecté parce qu’il n’était pas du domaine de la culture. On nomme un qui est du domaine, on se plaint encore.
      Je veux mieux comprendre cette histoire d’aide donnée par l’Etat pour cause de covid. Je suis un consultant indépendant, à cause du covid je suis bloqué dans mon pays, pas de consultation. Ces musiciens sont des indépendants comme moi ou plusieurs autres burkinabè, qu’est ce qui justifie cette aide de l’État. Est ce que l’État a empêché quelqu’un de chanter ? Quand vous allez finir de dépenser les maigreurs qui vous seront servies pour cause de covid, vous allez demander quoi à votre employeur fantôme. Vous aviez intérêt à faire de bonnes musiques pour vous faire de l’argent et sortir de la précarité ou si vous n’avez pas les qualités de musicien que vous croyez avoir, simplement chercher du travail, sinon dans une dizaine d’années, certainement il n’y aura ni épidémies, ni un pouvoir mou pour vous assister. Nous ne voulons pas de musicien sous perfusion étatique. Nous voulons des musiciens comme Fally, Serge Benaud, Koffi Olomidé, le regretté DJ Arafat, et j’en passe. A bon entendeur salut

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  • Le 2 juillet à 21:56, par KAFANDO En réponse à : Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

    ALMANY le concert c’est pour quand ?
    Tu organises plus de conférences de presse que de concert, y a quel problème ?

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  • Le 2 juillet à 22:41, par Amidou En réponse à : Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

    Les conférenciers pensent savoir que les frais de participation au prix s’élèvent à 2 500 0000 F CFA

    Donc pour le PADEV il faut payer pour se faire nominer ?! Moi qui pensais que cette structure travaillait pour débaucher les personnalités en Afrique ! Bon Dieu, c’est le monde en l’envers !

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  • Le 3 juillet à 08:22, par gbêgan En réponse à : Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

    "C’est la QUALITE de ta musique qui te fera vivre. c’est claire et net" AkS

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  • Le 3 juillet à 08:22, par Tokouma En réponse à : Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

    Loin de moi l’idée de vouloir fustiger les artistes musiciens. Car parmi eux il y a des gens très respectables. De vrais artistes, de vrais dépositaires de notre culture.

    Mais là je constate que n’est considéré qu’artiste musicien que ceux dont les "DREAD LOCK" valent 1 km de long.
    Ce qui me gêne le plus est qu’ils pensent que quand on parle du Ministère de la culture, c’est EUX. Au point qu’ils pensent que nos artistes traditionnels n’ont pas droit de citer.
    Messieurs les RASTA, s’il vous plait, mettez un peu d’eau dans votre FEU. Si ce que le BBDA vous donne ne vous convient pas, alors VENDEZ VOS DREAD LOCKS. Car ce que le BBDA vous donne n’est que ce qu’il a récolté de votre invention.

    Si la RTB aussi est en manque d’infos, qu’elle cesse de nous casser les timpants avec ces historiettes.

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  • Le 3 juillet à 09:22, par arsène bamogo En réponse à : Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) : Des artistes dénoncent une mauvaise gestion

    C’est dommage que j’intervienne ainsi, mais ces artistes-là gagneraient à se faire une notoriété au plan musical que dans un syndicalisme aux visées obscures. Tout le monde se connaît ici en valeur pure. Pourquoi est-ce chaque fois les ^mêmes qui font irruption dans les studios de radio, qui ameutent la presse pour un oui ou pour un non ? Il y a d’autres canaux que les médias si vous vous sentez grugés. C’est parce que nous sommes dans un pays où les gens multiplient les journalistes par zéro, sinon les gratte-pieds n’auraient même pas fait écho de ces querelles avant-gardistes sous d’autres cieux. Un conseil à ces journalistes : désormais, pour toute activité, facturez les organisateurs et vous verrez combien vont encore avoir la possibilité de vous déplacer de vos rédactions pour quelque conférence....

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