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Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • mardi 19 mai 2020 à 22h40min
Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

C’est dans un contexte particulièrement difficile que le Premier ministre, Christophe Dabiré, a sacrifié à son discours sur la situation de la nation, ce mardi, 19 mai 2020, devant la représentation nationale.

« Nous ne devons jamais oublier que c’est parce que les murs d’une maison présentent des fissures que les salamandres s’y engouffrent », a bien interpellé le Premier ministre, dans la chute de son discours. Un proverbe qui vaut bien son pesant d’or.

En effet, le Burkina est instruit de l’effritement de la cohésion sociale, surtout avec ces questions terroristes persistantes. Les évènements de Yirgou, Kain, Bahn… et, très récemment à l’Est, et les réactions qui s’en sont suivies, montrent que le seuil de l’infranchissable est atteint, mettant ainsi en exergue le niveau d’effritement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Aujourd’hui, il est incontestable qu’un problème de compréhension dans la lutte contre le phénomène terroriste se pose entre les Burkinabè. Dès lors, il n’y a d’autres alternatives que d’ouvrir un dialogue, s’asseoir et se parler entre Burkinabè. Sans orgueil ! C’est le sacrifice à déployer pour parvenir à l’ « union sacrée » tant prônée. Pour pouvoir faire face au mal, il faut que les Burkinabè s’accordent sur une vision unique, un idéal commun.

La question de la dégradation de la cohésion sociale ne date pas d’aujourd’hui ; l’on doit donc se saisir, d’urgence, des signaux au rouge pour y faire face.

L’on se souvient que déjà en 2013, la Direction de la prospective et de la planification stratégique de la présidence du Faso avait entrepris de mener une réflexion prospective sur la préoccupation. Il s’agissait de faire l’état des lieux et l’analyse des conflits sociaux au Burkina et de proposer des pistes de stratégie pour préserver la paix et la cohésion sociale.

L’objectif global de cette étude était de formuler une vision idéale, mais réaliste, de la cohésion sociale au Burkina et de dégager les axes stratégiques pour la renforcer. L’étude était appelée à mettre en évidence les facteurs déterminants du système « cohésion sociale » et étudier les évolutions possibles de cette cohésion dans les moyens et longs termes.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Roch Kaboré, les approches en la matière n’ont pas manqué ; que ce soit d’organisations politiques, civiles, que de spécialistes de la question.

Pas plus tard que les 20 et 21 janvier 2020 à Ouagadougou, le G5 Sahel (dont Roch Kaboré assurait la présidence), le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, l’Union européenne, les royaumes des Pays-Bas et du Danemark portaient la réflexion sur la préoccupation, prise à l’échelle de l’espace sahélo-saharien.

Alors, avec le déroulement des évènements imposés par les faits qui se succèdent, il sied de dire qu’il faut tout de suite agir pour trouver la solution avant une situation de non-retour.

Au Burkina, de nombreuses personnes-ressources pensent que des ressorts existent encore pour éviter le pire. Les hommes pour conduire le processus existent également. Il suffit simplement de leur faire appel. Le pouvoir Roch Kaboré a donc une grande mission sur la question, car le plus grand service qu’il peut aussi rendre au peuple burkinabè, c’est de jeter les bases d’un Burkina dans lequel le Burkinabè ne sera pas un danger pour le Burkinabè.

O.H.L.
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 20 mai à 06:50, par kwiliga En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

    "il faut que les Burkinabè s’accordent sur une vision unique, un idéal commun."
    N’est-ce pas le rôle des élus, des dirigeants, des leaders, que d’offrir cet idéal commun, autour duquel un peuple peut se retrouver ?
    N’est-ce pas en ce sens qu’avait été lancé une étude "dès 2013" ?
    Et depuis, où en est-on ?
    Encore à se dire : "qu’il faut tout de suite agir pour trouver la solution avant une situation de non-retour."
    Encore à espérer la personne providentielle.
    Encore à essayer de cacher l’évidence, alors qu’au delà de la sinistre réalité du terrain, les commentaires se font de plus en plus partisans et haineux sur l’ensemble des réseaux sociaux.
    Nos dirigeants ont décidément beaucoup de difficultés à accepter la réalité.

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  • Le 20 mai à 12:12, par La pioche En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

    Bravo ! monsieur le premier ministre, vous avez fait preuve de grandeur et de sagesse dans votre analyse sur la crise que traverse notre chère patrie. Vos propositions sont pertinentes et je les approuve parfaitement.
    Pour ma part, le dialogue national et inclusif est un impératif et nous devrons tous travailler ensemble pour y arriver. Cet impératif est plus important que les élections et il faut que tous les acteurs politiques comprennent cela.
    Tout burkinabè où qu’il soit est un ambassadeur de la paix. Nous devrons cesser mettre l’huile sur le feu et d’attiser la haine car cela ne nous amène nul part. Nos grands parents ont vécu ensemble, ils ont partagé la colla et et ont bu le lait ensemble. Il n’y’a pas de raison que nous, nous n’arrivons pas. Nous ne devrons pas laisser la place aux médiocres car ces derniers attisent la haine, créent les divisions et permettent aux terroristes de s’y installer. Plus, nous sommes divisés, plus les terroristes gagnent du terrain.
    Pour renforcer la cohésion sociale et lutter contre le terrorisme, en tant que "prolétaire", je voudrai apporter ma modeste contribution à travers les propositions suivantes :
    - Chaque burkinabè doit privilégier les critiques constructives et les médias doivent cesser de diffuser les messages de haine qui ne nous apportent rien.
    - Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation doit avoir une approche beaucoup plus globale avec une prise en compte de toutes les communautés. Il doit être un acteur pour la promotion de la paix. Avec une démarche inclusive, je suis certain que ce collectif pourra contribuer à renforcer la cohésion sociale. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.
    - Dialogue, oui mais commencer par un diagnostic réel et profond de la crise et responsabiliser les communautés dans la recherche de solutions. Si nous sommes arrivés à cette situation aujourd’hui,cela veut dire qu’il y’a quelque chose qui n’a pas bien fonctionné. Il faut chercher ce quelque chose. C’est l’occasion pour tous les sociologues du Burkina de se mettre débout pour nous aider à trouver de vraies solutions à la crise. Cela doit se faire de manière inclusive, il faut mettre les communautés ensemble pour qu’elles discutent franchement des problèmes qu’elles connaissent. Et il appartient à ces communautés de faire des propositions de sortie de crise avec une feuille de route bien claire. Nous devrons impliquer les chefs coutumiers et les leaders religieux dans la recherche de solution.
    - Renforcer les capacités des CVD dans la gestion et prévention des conflits et les responsabiliser.
    - A l’endroit de nos FDS, aucune richesse de ce monde ne peut payer vos efforts dans la lutte contre le terrorisme. Donner sa vie pour que d’autres personnes puissent vivre paisiblement, c’est bien très fort ! Il faut être grand pour pouvoir le faire ! Seul le bon Dieu vous récompensera. Le meilleur fusil pour lutter efficacement contre le terrorisme est celui qui est entre les mains des communautés. Autrement dit, le meilleure renseignement se trouve dans la collaboration avec les communautés. C’est avec l’ensemble des communautés que nous gagnerons la bataille contre le terrorisme. Mais pour y arriver, il faut crée un climat de confiance. Cela est possible et je ne doute pas de vos capacités. Parce que ne devient pas FDS qui veut mais qui peut !
    - Créer un fonds populaire (Alimenter par le peuple) pour soutenir nos FDS et surtout les veuves et orphelins de nos braves soldats tombés sur le front. Ce fonds peut aussi servir à soutenir les populations victimes de terrorisme.
    - Mettre fin à nos intérêts égoïstes et prôner pour l’intérêt national. Pour cela, nous devrons nous mettre rapidement au travail pour créer davantage de richesses pour le développement national.
    - Renforcer la bonne gouvernance et lutter efficacement contre la corruption.
    Nous devrons nous mettre à l’esprit que toute violence contre des populations innocentes est aussi égale à terrorisme. Nous devrons combattre le terrorisme sur toute sa forme et renforcer la cohésion sociale.
    Vive le Burkina Faso uni !
    Vive le peuple burkinabè !
    Vive nos braves FDS !
    Vive les organisations de défense des droits de l’homme et de lutte contre les stigmatisations de toutes les communautés !
    Vive les initiatives de promotion de la paix !
    Abbas le terrorisme !
    La patrie ou la mort, nous vaincrons !

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    • Le 21 mai à 02:37, par RETRO En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

      La pioche, vous dites « C’est l’occasion pour tous les sociologues du Burkina de se mettre débout pour nous aider à trouver de vraies solutions à la crise. Cela doit se faire de manière inclusive, il faut mettre les communautés ensemble pour qu’elles discutent franchement des problèmes qu’elles connaissent ». C’est exact. Il existe des sociologues, des historiens et des anthropologues qui connaissent très bien comment sont nés les problèmes sociaux à des endroits donnés. Seulement il faut les approcher. Parfois lorsqu’on crée les comités, certains universitaires et chercheurs sont absents. Alors que pour beaucoup de problèmes, ils peuvent contribuer à proposer des solutions en collaboration avec les communautés et les décideurs. Ils font des recherches sur certains de ces aspects et les résultats doivent servir au développement social du pays. Il est temps de prendre entièrement en compte la recherche scientifique dans la recherche des solutions aux problèmes sociaux et culturels du Burkina Faso. Si nous prenons les problèmes de chefferie que nous vivons, certains pensent que c’est une affaire politique seulement. Non, il peut y avoir des problèmes parfois séculaires qui resurgissent, qui ne peuvent jamais être étalés sur la place publique. Dans ce cas, la recherche des solutions se fera dans la totale discrétion (de manière strictement secrète) par les communautés avec l’appui d’un facilitateur impartial et honnête et lui-même discret pour ne pas discourir sur les résultats ou les balancer dans le net. Enfin, lorsqu’on lit les livres d’histoire du Burkina Faso et d’autres pays, on se rend compte que chaque pays a connu des remous parfois répétés. Mais au finish des république existent et existeront. Pour moi les choses peuvent bien aller mais il nous faut être sincère et accepter que chacun, chaque communauté vit dans un pays avec des LOIS qu’il faut respecter. Là où il est difficile d’appliquer les LOIS modernes, on applique les règles coutumières si elles ne sont pas en contradictions avec les premières.

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    • Le 25 mai à 16:44, par Ahmed Jamaal En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

      La Pioche. Bien dit. Analyse pertinente. Au lendemain des élections de 2015 je m’attendais à ce que Zephirin devienne le premier ministre pour la gestion du pays. De la manière qu’ils se sont unis pour faire partir Blaise. S’unir aussi pour le bien du Faso. Mais non un affrontement stérile. Comme si les militants de l’UPC doivent rester à la maison jusqu’aux élections de novembre 2020. A la mosquée ou à l’église on ne dénombre pas les militants des différents partis. Une seule foi. La foi en Dieu. Le développement du Burkina incombe à tous les Burkinabés

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  • Le 20 mai à 12:23, par SOUS LA CROIX En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

    Nous vivons des moments si difficiles dans notre pays.
    qui peut nous venir en aide ? Qu’est ce que nous devons faire ?
    S’asseoir ensemble tous filles et fils du pays pour un débat franc et objectif pour le diagnostique des causes profondes de cette crise.
    Élaborer les axes pour la résolution des différents maux .
    veiller à sa mise en œuvre efficiente
    personne ne pourra nous sortir de là sans les fils du pays.Car n’est mieux placée pour vouloir plus de la santé d’une personne que le malade lui même.Aussi comme le disait le journaliste Norbert Zongo , personne ne peut avoir de l’avenir dans un pays qui n’a en pas ! ceci dit,nous sommes tous grands comme petits,riches comme pauvres, parti au pouvoir comme opposition ou société civile, religieux ou athée, de l’est ou de l’ouest, dans impérative de vivre ensemble ;un peu comme dans un bateau.le temps joue contre nous et plus en plus les choses semblent aller de pie en pie.
    Je conseille une institution des partis politiques ,religieux , société civile et chefs traditionnels pour dégager les grands axes de la politique nationale de développement.
    je demande une assise sociale(pétition d’au moins 15% des électeurs pour tout candidat aux élections , les œuvres de développement réalisées et l’obligation de rendre compte a mis et en fin mandat.)
    l’ institution de gros électeurs pour les élections.
    la création d’une chambre des chefs traditionnels.
    élaborer un nouveau plan de l’éducation nationale avec une prise en compte plus importante pour les techniques et l’éducation civique qui sera désormais pondérée aux examens et concours voir même les progressions et nominations.
    valoriser l’expertise nationales et inciter la jeunesse à excellence.
    car la première cause de la crise n’est pas financière mais morale.le pays pourrait aller mieux si les ressources connaissent une meilleure gestion et répartition.Mais cela, chacun de nous a sa partition à jouer.car à toutes les échelles , il y a des plaintes,des enfants aux parents ,des travailleurs aux décideurs.nous nous lançons mutuellement la bal mais il faut que la résolution soit collective et maintenant avant qu’il ne soit trop tard.
    QUE DIEU PRÉSERVE LE FASO DE TOUT MAL ET QU’IL LE GARDE DANS LA PAIX ET LA PROSPÉRITÉ ! AMEN !

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  • Le 20 mai à 13:34, par Amadoum En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

    Pour une base solide il faut qu’il y’ait adequation entre ce que les leaders disent et font, surout dans le train de vie de ceux qui sont "dans le pouvoir" et ceux qui sont "hors du pouvoir" ; il faut que nous soyons sur la meme page. Tous les maux auquels fait face le Burkina Faso sont dus au fait qu’il y a des ventres qui sont chroniquement vides depuis de longues dates et d’autres sont perpetuellement pleins. Et comme on dit "ventre cruex n’a point d’oreilles", que peuvent-ils entendre ? . Le dialogue honnete doit se tenir entre les ventres pleins et les ventres creux ; tant que ce dialogue n’aura pas lieu et des solutions trouvees, tout sera de la perte de temps et d’energie. Meme dans les pays developpes, ou l y a a boire et a manger, quand les "ventres creux" commencent a etre au dela du tolerable, aussi bien en quantite qu’en qualite, des tensions sociales commencent a poindre a l’horizon.

    Sinon, comment comprendre que des V8 (Landcruisers, Highlanders, ...) circulent dans un pays ou la grande majorite meure de faim. Tout le monde chuchotte, crie, en parle et denonce, mais rien n’y fait. Cependant, si nous, nous occupons des "petits details", je suis convaincu que comme le premier ministre souhaite, une base solide peut etre posee. Mais avec l’approche des elections, tout ce qu’il est en train de dire sera jete dans les calendes greques.

    Donnez-moi a manger !

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  • Le 20 mai à 16:08, par Le réaliste En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

    Très belle analyse de lefaso.net à travers O.H.L. En effet, le potentiel humain pour remettre le pays sur les rails est bien présent dans notre pays. Malheureusement, il est à l’ombre et observe impuissamment les graves dérives de nos dirigeants, nos gouvernants, nos représentants dans toutes les institutions et structures tant étatiques que de la société civile et même des différentes composantes des masses paysannes.
    Toutes nos autorités actuelles ne sont que la suite des mêmes autorités ayant conduit le pays à l’insurrection de 2014. Ce sont la plupart de ces mêmes diverses autorités et structures qui ont empêché la transition de poser les bases du vrai redécollage du pays qu’avaient entrepris les principaux acteurs transitoires après l’insurrection (les différentes crises suivies du coup d’Etat en disent long).
    De nos jours, pendant que nos troupes manquent souvent du minimum pour être véritablement opérationnelles face aux terroristes, des terroristes en cravate ou boubous brillants font des déclarations irréalistes dans des presses ou devant des hautes autorités pour disent-ils, dénoncer leurs parents terroristes abattus aux fronts par les FDS. Quelle indignité ?
    En tout état de cause, le Burkina Faso ne sombrera point, en dépit du souhait de certains de nos politiciens véreux, qui prétendent que seuls eux constituent la solution, oubliant que ce sont eux qui nous conduits dans cette merde.
    Dieu pourvoira un sauveur,

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  • Le 20 mai à 17:11, par Ka En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

    ‘’’A’’’ Amadoum : Je suis d’accord avec ton analyse de la situation socio politique de notre pays, surtout sur la question d’inégalité : L’inégalité entre la population primaires et les tenants du pouvoir qui gavent dans la caisse de l’état, ou les contrats pour leurs PME, bafouent la démocratie et l’émergence du pays.

    Je profite dire à l’internaute ‘’’kwiliga’’’ qui demande qu’il faut que (les Burkinabè s’accordent sur une vision unique, un idéal commun,) les Burkinabé depuis la révolution démocratique et populaire du visionnaire et idéologue Thomas Sankara, ont cette vision unique, un idéal qui est d’avoir le pouvoir pour le peuple, toute la richesse du pays pour le peuple. Malheureusement la critique fondée de notre jeune internaute Amadoun montre que l’idéal du peuple Burkinabé est Fauché par les tenants du pouvoir avec la corruption au sommet de l’état : A l’exemple des ministres entrepreneurs sous-marin qui détournent les marchés publique avec des travaux qui trainent, et on voit leur famille comme le précise Amadoum, circuler dans les villes et dans leurs villages avec des V8 (Landcruisers, Highlanders, comme d’autres construisent en brousse des villas a des centaines de millions, dans un pays ou 98% de la population n’a pas un repas par jour. Pour moi, ces personnes qui jouent avec leur peuple, seront le gros de la clientèle de la CPI après leur pouvoir.

    ‘’’Tous face a la réalité de l’effritement de la cohésion sociale.’’’ Monsieur le premier ministre, le peuple Burkinabé depuis la nuit des temps était dans cet élan : mais la corruption à ciel ouvert au sommet de l’état très visible cause à 100% l’effritement de la cohésion sociale. Bien Sûr que l’état crie à la lutte contre la corruption : Malheureusement, dans la plupart des cas, on n’assiste qu’à quelques timides gesticulations pour se donner bonne conscience ou améliorer quelque peu son image vis-à-vis du peuple, ou, pire encore, à une instrumentalisation minutieuse aux fins d’appâter les électeurs pour les prochaines élections. Cette lutte contre la corruption ressemble a une peau de caméléon : Car, la plupart des tenants du pouvoir ayant mis le doigt dans le pot de confiture jusqu’à l’épaule ne coopèrent pas a cette lutte. Ce qui est sûr, au Burkina le vent tourne très vite, des comptes seront demander un jour, et que la vérité toute nue viendra rapidement au plein jour.

    Conclusion : Si l’état arrive à bien lutter contre la corruption qui est uniquement une question de volonté politique, tout le peuple Burkinabé sera face a la réalité de l’effritement de la cohésion sociale.

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  • Le 22 mai à 12:11, par le nomade En réponse à : Situation de la nation : Tous face à la réalité de l’effritement de la cohésion sociale

    Très belle analyse et tous les internautes ont fait des propositions allant dans le même sens, les burkinabe doivent se parler pour sauver le Faso. Comme l’a si bien dit son Excellence le Premier Ministre c’est parcequ’il ya des fissures sur les murs d’une maison que les salamandres y entrent. Si les burkinabe se mettent autour d’une table avec toutes les communeautés et discutent, aucun terroriste, aucun mouvement terrorriste ne mettra pied sur le sol burkinabe. Les FDS quelles que soient lleurs capacités humaines et militaires, ne pouront pas vaincre sans le soutien des populations. Il n’y a aucune communeauté qui veut du terrorisme, la violence, les tueries. Toutes les communeautés veulent vivre dans la paix et la conhésion, la misère, l’exil etc.... Comme l’a si bien dit la Pioche toute violence contre des populations innocentes est aussi du terrorisme. Les éléments d’une communeauté qui ont choisi le mauvais chemin criminel et djihadiste, sont responsables individuellement de leurs actes. Ils n’ont pas demander l’avis de la communeauté avant de s’y rendre et par conséquent cette communeauté ne peut être punie pour cela, aucune conscience ne l’acceptera. Il faut aussi que l’appareil judiciaire fasse son travail en toute indépendance sans discrimination ni stigmatisation. Quand un Procureur constate de ses propres yeux en présence des familles des corps de personnes mortes par violence en décomposition et a le courage de signer un papier au nom de la justice pour dire que les victimes sont mortes dans des cellules par manque d’air, il y a un sérieux problème ! cela donne une idée de l’état de notre JUSTICE !!!
    LES BURKINABE DOIVENT PARLER ENTRE EUX ET SE DIRE LA VERITE
    Que Dieu bénisse le Faso et nous montre le bon chemin !

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