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Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 17 février 2020 à 23h23min
Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

Sorti de troubles après les évènements des 30 et 31 octobre 2014, suivis de l’organisation réussie d’élections, le Burkina venait de donner au monde, une belle leçon de démocratie. Une preuve de plus pour montrer à la face du monde, sa capacité à transcender les individualités pour se projeter vers le développement au profit d’un peuple avec de fortes attentes. Malheureusement, l’espoir semble replonger dans un perpétuel recommencement de cycle. D’où cette question : le Burkina est-il en panne de leaders ?

Le caractère est inné, disent les psychologues, mais la personnalité dépend de l’éducation, du milieu et de toute la culture. Et l’homme dévoué à exercer une responsabilité doit transcender les fausses occupations et s’investir proprement vers le respect du contrat social avec le peuple. Cela exige du responsable, de l’abnégation, un don de soi et la volonté de jouer son rôle dans l’évolution de l’histoire de son peuple. Tout est une question de personnalité. Tout comme le mécanicien ou l’ouvrier, chacun doit faire évoluer positivement l’histoire et marquer l’évolution de sa patrie.

En effet, depuis l’arrivée au pouvoir d’une certaine génération, on ne peut être que déçu par le comportement des hommes commis à de grandes tâches de responsabilité, au regard de la situation dans laquelle se trouve le pays. Mais on ne trompe pas un homme. Un homme se trompe lui-même. Souvent, en jetant un regard sur le passé de certains pour essayer de découvrir leur passé, on est surpris par leur comportement en matière de responsabilités qu’ils doivent incarner au moment où ils avaient la main sur le cœur quand on parlait de peuple, de justice et de liberté.

Aujourd’hui, une partie du peuple qui avait placé son espoir en certains responsables semble être désappointée par le manque de personnalité de ces responsables, quand on fait un come-back sur les promesses de campagne comme la rationalisation des institutions, la diminution du train de vie de l’Etat et les actes posés après quatre ans de gestion. La manifestation de la confiance du peuple vis-à-vis du contrat social semble avoir pris un grand coup. Et ce qui est regrettable, c’est que certains s’adonnent à un jeu de cache-cache. Il y a par exemple toutes ces mobilisations pour subventionner la délivrance massive de la Cartes nationale d’identité burkinabè (CNIB).

Est-ce maintenant que des responsables se rendent compte que cette pièce d’identification est importante pour les citoyens ? Et pourquoi attendre l’approche des échéances électorales pour savoir qu’il est important de permettre à des citoyens de se prémunir de leur carte d’identité burkinabè ? Quelle ambition vous cachez dans vos agendas ? L’importance de cette carte ne se mesure-t-elle qu’à l’approche uniquement de vos ambitions personnelles ? Ce sont autant de questions qui méritent de profondes réflexions des uns et des autres.

Certains de ces responsables, la main sur le cœur au moment des hymnes, avec cette hargne de respecter certaines valeurs humaines, ont viré de chemin et le grand danger réside dans les fausses satisfactions issues des illusions démocratiques. En regardant les élections à venir, l’argent sera encore un point focal de programme politique au Burkina, avec les prémices que l’on commence à observer sur le terrain. Voulons-nous renouer avec les vieux démons de la politique pratiquée dans certaines contrées en Afrique ? La vision d’un leader, semble-t-il, est de faire évoluer son pays et non le contraire. Mais les actions sur le terrain risquent de replonger le pays dans des troubles, si l’on ne prend garde.

Souvent, on se demande comment les politiciens font pour diriger un pays dans lequel, il est difficile de trouver certaines valeurs comme l’honnêteté, la dignité et la responsabilité. Le caractère de certains responsables interpelle l’opinion. Quand on prend des aspects comme le social, le moral ou l’économique, le niveau est à géométrie variable. L’image que certains leaders pensent avoir incarnée par leur personnalité n’indique pas la voie à suivre et à imiter.

Au regard de la situation actuelle du pays, certaines valeurs que doivent incarner les leaders d’un pays aspirant au développement semblent être marquées par de mauvais exemples de modèles depuis le sommet.

Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 17 février à 22:59, par Chasseur d’insurrescrocs En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Comme le peuple a le dos large, sur ce dos on peut proclamer une insurrection "populaire" sans avoir au préalable réfléchi à une alternative crédible, pondre des lois circonstancielles pour bâillonner des adversaires politiques et se hisser au pouvoir sans véritable projet hormis celui de l’alternance forcée.
    D’ailleurs, si l’insurrection avait été populaire comme on nous le chante à longueur de journée, la loi chérif n’avait pas sa raison d’être car le peuple est assez mature pour s’assumer comme aiment à le dire les escrocs qui pensent qu’ils sont le peuple. M’Ba Missèlé devrait faire acte de contrition pour avoir mené le pays dans l’impasse car tout ce que nous connaissons aujourd’hui découle d’un manque de vision de la part des animateurs de la transition qui ont passé le temps à faire des calculs mesquins pour s’assurer un futur dans ce pays et les masques commencent à tomber (voir les récompenses distribuées çà et là ainsi que l’inflation des partis partis politiques pour charmer les hommes feuillus).
    Les institutions ont été tellement malmenées, manipulées, galvaudées, trafiquées, banalisées qu’elles ont perdu de leur crédibilité fasse au citoyen.
    La transition a cultivé cet esprit d’insurgé (qui représente le peuple) et les autres (ennemis du peuple), exactement comme la guerre des clans sous la RDP qui a abouti au dénouement tragique que l’on a connu. Si l’on n’y prend garde, nous sommes entrain de mettre en place le même type de scénario. Dieu sauve le BF.

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    • Le 18 février à 08:58, par Hermann BADO En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

      Chasseur..., Toi tu es un Chasseur bien né ! ET Les plus intègrent savent comme toi la genèse du mal dont souffre ce pays, mais faire l’autruche est un jeu tellement excitant !
      Le début de l’écrit du journaliste ici dit d’une chose. Quand on dit : "après les événements des 30 et 31 octobre 2014, suivis de l’organisation réussie d’élections",, je dis pardon, mais justement, il n’y pas eu d’élections réussies. Et c’est le début du drame pour ce pays.
      Le temps rétablira toute chose, et sous peu.

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  • Le 18 février à 00:17, par caca En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Le caractère est inné, disent les psychologues, mais la personnalité dépend de l’éducation, du milieu et de toute la culture.
    Mr, Issoufou Ouédraogo : Un caractère biologique est dit inné lorsqu’il est déterminé dès la naissance de l’individu. Cela n’implique pas que ce caractère soit observable dès la naissance. En effet, il peut s’agir d’un trait qui ne s’exprime que dans certaines conditions ou à certaines périodes au cours de l’ ontogenèse d’un organisme. C’est plutôt les biologistes ou les génétiques qui disent que le caractère est inné et non les psychologues. En psychologie on parle du comportement du sujet.
    mais la personnalité dépend de l’éducation, La « personnalité » peut être définie comme étant un processus dynamique et organisé de caractéristiques chez un individu influençant uniquement sa cognition, ses motivations et comportements durant de nombreuses situations variées. Le mot « personnalité » est dérivé du mot latin persona, signifiant masque. La personnalité peut aussi faire référence aux pensées, sentiments et comportements exprimés par un individu qui modifient notre perception et prédisent nos réactions en ce qui concerne les problèmes et le stress. Même s’il n’existe pas de définition consensuelle de la personnalité dans ce domaine d’étude, celle ci se fonde généralement sur le modèle empirique des Big Five, qui l’étudie sous le prisme de 5 grands traits de caractère et leur répartition chez les individus.
    Personnalité, tempérament et caractère sont trois concepts qui sont utilisés en psychologie pour exprimer des manières de penser et de ressentir, c’est pourquoi ils sont très liés. Cette grande affinité génère cependant bien souvent des confusions.
    Lorsque nous parlons de tempérament, nous faisons référence à cette partie innée de notre personnalité déterminée par notre héritage génétique. Pour cela, il est considéré comme la dimension biologique et instinctive de la personnalité. En fait, c’est le facteur de la personnalité qui se manifeste le premier.
    La théorie des 4 humeurs, énoncée par Hippocrate dans la Grèce Antique, fut l’une des premières à tenter d’expliquer le tempérament. Ce médecin considérait que la personnalité et l’état de santé d’une personne dépendait de l’équilibre entre 4 types de substances : la bile jaune, la bile noire, le flegme et le sang. Il appela ces dernières les humeurs corporelles.
    Des siècles plus tard, Galien de Pergame, en prenant comme référence cette classification hippocratique, catégorisa les personnes selon leurs tempéraments.Il distingua donc 4 classes de personnes :
    Colérique (bile jaune) : les personnes passionnées et énergiques, qui se fâchent facilement.
    Mélancolique (bile noire) : individus tristes, faciles à émouvoir, et avec une grande sensibilité artistique.
    Flegmatique (flegme) : individus froids et rationnels.
    Sanguin (sang) : personnes heureuses et optimistes, qui expriment leur affection aux autres et se montrent sûres d’elles.
    Le Caractère est le reflet de nos expériences,
    C’est la composante de la personnalité qui englobe le tempérament (Constitution héritée) et l’ensemble des habitudes éducatives et relationnelles qui ont été apprises par la personne. En fait, c’est un aspect aussi bien inné qu’acquis.
    Le caractère est la partie de nous qui est déterminée par l’environnement.
    De plus, c’est la conséquence des expériences et interactions sociales qui nous avons au cours de notre vie et de celles qui nous apportent un certain apprentissage. Ainsi, toutes ces habitudes influencent notre tempérament et nos prédispositions biologiques, elles vont ensuite les moduler, les faire varier et les affiner en conformant ainsi notre personnalité. L’origine du caractère est en fait culturelle.
    Le caractère est moins stable que le tempérament. Le caractère, en n’étant pas hérité, ne se manifeste pas totalement dans les phases initiales du développement évolutif. Il passera par différentes étapes, jusqu’à atteindre son expression maximale au moment de l’adolescence. Le caractère est donc modifiable et susceptible d’être changé par exemple grâce à l’éducation sociale. De nos jours, ce terme est souvent confondu avec celui de la personnalité, ce qui fait que nous les utilisons bien souvent de manière indistincte.
    La personnalité est le résultat de la somme du caractère (tempérament et habitudes apprises) et du comportement. En fait, elle englobe tous ces aspects. C’est peut-être la cohésion qui permet de déterminer clairement les différences entre personnalité, tempérament et caractère.
    On ne peut donc pas la considérer uniquement comme le fruit de l’héritage génétique, car elle est la conséquence des influences environnementales auxquelles est soumis le sujet. La personnalité est une distinction individuelle et donc une caractéristique de la personne. De plus, selon de nombreuses études, elle reste stable au cours du temps et des situations.
    « Le caractère est simplement la personnalité évaluée d’un point de vue éthique. »Gordon Allport-

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  • Le 18 février à 00:49, par Pays en panne En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Tout est dit ici : ""Au regard de la situation actuelle du pays, certaines valeurs que doivent incarner les leaders d’un pays aspirant au développement semblent être marquées par de mauvais exemples de modèles depuis le sommet.""
    Donc oui, oui et oui, le Burkina est en panne de leaders. Une panne de leaders de plus en plus grave qui dure depuis trop longtemps déjà. Une panne de leaders disons depuis l’assassinat de Sankara qui plonge le pays dans une décrépitude jamais atteinte comme c’est le cas actuellement avec la corruption, le laisser-aller et l’impunité érigés en système et savamment entretenus par nos dirigeants.
    Alors, qui pour sauver le pays de cette panne récurrente parmi les 20 millions d’âmes que compte le Burkina ?
    Au Ghana, il y a eu Rawlings qui a tenté d’endiguer la panne de leaders et donner le déclic du progrès en sévissant quand le fallait pour plus de sérieux et de moral dans la gestion de la chose publique. Le Ghana s’en porte mieux.
    Dans le Burkina du "yelkayé", Sankara a tenté de réveiller les consciences et de combattre la corruption, la gabegie et le laxisme dans la gestion de la chose publique.
    Son élan a été stoppé par ses bourreaux et remplacé par la corruption et la gabegie. Depuis, le pays s’enlise avec la panne de leaders. Plus personne de digne et capable de redresser le Burkina ! A part les gosiers ouverts qui enfoncent le pays qu’on connaît bien évidemment.
    Mais ayons bon espoir que dans la jeune génération, un leader, un vrai leader courageux, sérieux et honnête sortira du lot un de ces quatre matins, tapera du poing sur la table et mettra de l’ordre dans le pays. Pourvu que ce soit avant trop tard plaise au Ciel. J’espère qu’il est né celui-là (ou qu’ils sont nés ceux-là) !!!

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    • Le 18 février à 10:54, par Ant En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

      Pays en panne, j’aime quand tu dis "j’espère qu’il est né celui-là (ou ceux-là)". Je l’espère moi aussi. Mais pourquoi seulement celui-là ou ceux-là ? Pourquoi pas aussi " celle-là ou celles-là" ? Tu sais, les femmes sont parfois plus courageuses que les hommes. Il faut solliciter toute la relève du pays. Filles et garçons. Je sais que ton idée n’était pas de faire du sexisme car chez nous, on exprime systématiquement le masculin pour ce qui est du pouvoir alors que les choses doivent évoluer également à ce niveau. J’ai 3 filles et 3 garçons. Peut-être que c’est l’une d’entre elles ou l’un d’entre eux, sait-on jamais ? J’étais de passage et sans rancune.

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  • Le 18 février à 01:09, par Amen En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Comme Mao dirige toujours la Chine,Sankara dirige toujours le Burkina...On tente de trouver ce qui se trouve dans la tête des politiciens en vain..C’ est ou c’était la galère qui poussait certains à être opposants et tant qu’on ne limite pas les partis politiques on ne peut jamais jamais jamais s’en sortir:c’est une des causes de la corruption..Viennent aussi les libertés syndicales et la liberté d’expression !!!! Ce qui devrait être un facteur de lutte contre les maux qui minent l’administration ça devient un frein aux actions de tous les acteurs du développement:le profit personnel,corporatiste...sous le vocable amélioration des conditions de travail.... le Burkina est en panne de tous les Burkinabé.....Pendant que d’autres se cherchent à cause des sorciers terroristes,d’autres scrutent les caisses de l’Etat pour en prendre,certains c’est la publicité des bières,nombreux dans le bâtiment c’est construire un immeuble administratif à 2 millions pour un marché de 10 millions c’est ça les affaires 😀😃😃😃

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  • Le 18 février à 03:00, par Aurore En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Monsieur Ouédraogo,
    Vous ne pouvez pas mieux dire ! Et comme on dit au Québec, poser la question, c’est y répondre : le Burkina, et une bonne partie de la planète et en panne sérieuse de leaders ! La conséquence tragique de ce fait est que la population qui aspire au changement tombe dans un cynisme qui les empêche de se mobiliser à nouveau pour le changement. Les Burkinabé ont besoin de leaders capables de les faire rêver, de leur communiquer de la fierté et une vision pour leur avenir. Alors, ce peuple changera son destin ! Dieu nous entende !

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  • Le 18 février à 03:38, par Vérité En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Que attend le RENLAC pour enquêter sur ces ministres véreux et autres qui s’adonnent à ces pratiques. Il faudra un jour juger les crimes économiques et récupérer tout pour construire l’avenir des générations dans ce pays. Ce régime franchement déçoit et fait pire qu’avant

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  • Le 18 février à 05:10, par la chouette de minerve En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    je vois que mr caca veux nous donner un cours magistral sur le caractère de l’homme ou sa personnalité. mais un tel récit aurait été d’une grande utilité s’il était orienté vers l’enrichissement au débat sur la crise de leadership et de la bonne gouvernance dont il est question dans cet article.
    Du reste je dirai que la situation actuelle du Burkina en ce qui concerne le volet économique et social vient du fait que l’insurrection populaire a été téléguidé, ficellee,ourdi de bout en bout par un clan qui s’abreuvait a la même source que le pouvoir d’alors. il s’en suit une transition aux decrets et lois tellement alambiqués que la gestion de ce pays nous fait penser au supplice de ssisyphe.Mais le peuple n’est pas dupe.il a toujours le dernier mot.Que Dieu nous sauve de cette impasse.

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    • Le 18 février à 15:38, par Gwandba En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

      Chouette minerve. votre intervention est digne de sagesse qui sort directement de la case où se repose la personne la plus sage du Moogo. Limpide et mesuré, on ne peut qu’apprécier inintelligence véritable qui en découle. Pas comme certains qui souhaitent se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas en faisant des copier coller des cours de personnalités qui semblent venir directe du cahier d’un élève de CE1 ;-). Et c’est exactement le problème que nous avons au Burkina et en Afrique. Paraître même si cela peut sacrifier plusieurs générations à la suite et passer à des années lumière avec le sujet central.
      Je suis d’avis avec l’analyse fait par notre cher frère de la situation du pays. Malgré la difficulté, je pense que l’espoir est encore permis. Cela passe par l’effort que nous devons tous mettre pour éduquer. Aller à l’école n’est synonyme d’éducation. Surtout lorsque l’on pense que le copier coller est le chemin le plus rapide d’être considérer pour ce que l’on n’est pas.

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  • Le 18 février à 08:04, par koh En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    pour ma part c’est l’ordre normal des choses que le pays soit dans l’impasse. Je m’explique :
    dans les pays africains ou un régime a régné pendant longtemps au pouvoir fini par des crises.
    voyez en RCI, au Togo, en Libye,en Tunisie, en Guinée et la liste est longue.
    le B F ne peut pas faire exception mais avec la culture de vivre ensemble que connait le Faso, je suis confiant que nous allons surmonter cette crise.

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  • Le 18 février à 10:17, par TOERE En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Merci Mr ISSOUF OUEDRAOGO pour votre excellent article . Seulement voilà ,nos plus hautes autorités ,à commencer par la première d’entre elles ,entendent-ils encore ce genre d’interpellation ?
    En réalité, la gouvernance et la gestion de l’Etat burkinabè sont devenues des mines d’or que se partagent amis , familles des mogo-puissants et autres parents ,amants ,amantes, maitresses ,copains politiques etc. . En ce qui concerne les camarades politiques ,ce ne sont même pas les vrais militants et militantes du MPP qui ont sué sang et eau pour la victoire qui sont récompensés de leurs efforts . Renseignez -vous sur le niveau des frustrations dans ce parti . En effet ,après la victoire du MPP aux élections de 2015,et au moment de la formation du premier gouvernement déjà ,c’est des histoires ,d’amis et promotionnaires d’écoles ,de cousins ,de cousines ,de neveux ,de beau-frères ,d’oncle ,de tante ,de chefferies coutumières qui ont été les seuls critères de choix des hommes et femmes appelés aux fonctions de l’Etat notamment les ministres . Bien souvent ,ni le profil professionnel ,ni l’expérience dans la gestion des grands services publics ,ni la qualité de fonctionnaire de l’Etat ne sont pris en compte dans le choix des personnes appelées aux hautes fonctions depuis l’arrivée du MPP au pouvoir . Si on vous sort, comment X ou Y est devenu ministre ,DG, Conseiller spécial etc. On ne sait pas s’il faut en rire ou en pleurer tellement ça frise l’irresponsabilité ,la légèreté et la transformation de l’Etat en un grand cabaret ou un champ à papa dans lequel chaque Mogo - puissant est libre d’y faire ce qu’il veut .
    Dans ces conditions, faut-il s’étonner de la disparition progressive du sens de l’Etat ,du sens de l’intérêt général ,de la conscience professionnelle ,du sens de la responsabilité dans notre Faso d’aujourd’hui ?
    Depuis l’arrivée du président RMCK et de son parti au pouvoir ,combien de fois des internautes et autres citoyens de bonne foi à travers des réflexions comme celle-ci ,n’ont pas attiré l’attention de nos autorités sur la banalisation, ,"l’amicalisation" ,"la parentalisation" ,"l’ethnicisation" la "régionalisation" des hautes fonctions de l’Etat ,au détriment des critères de compétences et d’expériences ? Mais rien n’y fit ,comme pour dire aux uns et autres ,circulez ,il n’ y a rien à voir . Vous êtes simplement un aigri .
    Mr OUEDRAOGO ISSOUF ,malheureusement ,votre écrit va tomber dans l’oreille de sourds et d’aveugles superficiels agglutinés autour du Président du Faso et spécialistes de camouflage des réalités de terrain au président du Faso .
    Et à voir la campagne électorale qui a déjà commencé ,et la faiblesse de l’opposition politique ,il n’est pas certain que les choses changent en 2020 .WEB master laissez passer SVP car ce n’est qu’une contribution véridique en appui à la bonne réflexion de Mr OUEDRAOGO

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  • Le 18 février à 11:15, par Changeons-nous ! En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    On ne mime pas le ledership, il ne peut non plus pas être acheté. Ou bien on a un caractère et une personalité, ou bien on n’a rien du tout.Tant que le sang de ceux qui ont été tués pour le Burkina Faso ne sera pas expié et que le Burkinabè restera toujours la cause du mal fait à son frère, notre pays, si cher qu’il nous est, ne pourra jamais évoluer. Le Karma existe vraiment : des gens, avec des expériences qu’ils ont accumulées dans plusieurs vies antérieures renaissent chez vous pour vous aider et vous les tuez, c’est tout contre la nature-même de l’évolution. Changeons tous nos caratères et mentalités, et nous verrons que si nous devenons sincères et travaillons ensemble dans l’amour fraternel selon les enseignements du Christ pour un pays qui vaut la peine d’en être un, notre pays changera vers la bonne direction. Nous avons de ce fait beaucoup de sacrifices de nous-mêmes à faire et nous deviendrons ces leaders dont notre pays et l’Afrique ont besoin.

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  • Le 18 février à 11:33, par Boussou-Biiga En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Tu as parfaitement raison. Ma déception est particulièrement grande lorsque je vois la corruption à grande échelle se tenir quasiment partout maintenant. La corruption a envahi tout les secteurs de la vie publique au moment où le peuple a consenti à d’énorme efforts pour améliorer les salaires des fonctionnaires. Les taxes ont grimpé, la vie s’est renchérie. Le gouvernement a concédé presqu’a toutes les revendications même maximalistes. Et au bout.... aucune amélioration du services rendu. Pire, les moyens et le patrimoine public est dévoyé au profit de agents indélicats. Et l’absence de sanction ne fait que confirmer incompétence des gouvernants. Et quant tu lève la tête, c’est pire chaque jour. Pauvre Burkina. Une larme pour toi.

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  • Le 18 février à 11:52, par Sacksida En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    D’abord, un vrai leader c’est quoi ? On peut le definir comme un homme ou une femme integre ayant le sens des responsabilites et de l’ethique capable de rassembler un certain nombre de citoyens pour les conduire dans un droit chemin et pour atteindre des objectifs economiques, sociaux et culturels tres eleves pour le bonheur de sa communaute. Un leader ne s’obtient pas en un temps record, il se construit patiemment sur la duree. Cependant, au Burkina Faso depuis le 15 octobre 1987, apres l’assassinat de Thomas Sankara qui avait tres bien commence a prendre de l’assurance et a devenir un leader politique et citoyen en Afrique et dans le Monde ; le regime de Blaise compaore a detruit tout homme militaire et civil predispose et ayant du potentiel pouvant devenir un vrai leadership. Et ceux qui nous gouvernent a present ayant ete formates durant les 27 annees passees ont bien appris de lui et ont continue la destruction de toute veillete de leadership. Je citerais tout recemment : Yacouba Isaac Zida, Auguste Denise Barry etc. Plus predecemment : Thomas Sankara, Henri Zongo, Oumarou Clement Ouedraogo, Norbert Zongo, le jeune journaliste Michel Congo, Aimee Nikiema des droits de l’homme etc. Ce n’est pas que des leaders ou des potentiels leaders ont manque au Burkina Faso, mais le regime politique qui etait en place s’est mis a les detruire d’une maniere ou d’une autre. Blaise n’aimait pas des intelectuels aux pensees libres et progressistes dont il ne controlait pas ; et c’est dommage pour le Burkina Faso. Salut.

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  • Le 18 février à 12:14, par L’Autre En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    La politique est un sacerdoce dit-on, mais les Hommes de Valeurs (intègres, honnêtes, responsables, biens éduqués, loyaux, respectueux, etc) s’adonnent peu à la politique ; laisant ainsi le champ libre aux Hommes sans valeurs !
    Ce qui arrive au BF est de la responsabilité de tous et plus particulièrement de son groupe majoritaire (mes cousins). Dépuis longtemps le BF vit une dictature de mes cousins. Aussi, chacun critique et personne ne veut changer individuellement ! Le MPP est né parce que le clan Compaoré ne voulait pas faire "la passe". Aux élections de 2015 (avec l’exclusion des autres), nous avons voulu le changement dans la continuité au lieu d’Aller vers une Alternative vraie ! Alors, assumons nos choix. Le jour que les Burkinabé voudront aller au changement avec une autre façon de gourner basée sur la vertus, il existe toujours en leur sein, des Hommes à même pour.

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  • Le 18 février à 16:50, par jeunedame seret En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Ce n’est même pas une panne. Mais une carence absolue. Sinon le relai serait aussi rapide et facile et convainquant comme une solution de crevaison en circulation. Les burkinabè ont un seul talent : le woba woba.

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  • Le 18 février à 17:07, par Yamsoba En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    La question est plus que d’actualité. Elle interpelle tout le monde sans exception. Oui , je répondrai que nous sommes en manque de leaders dignes de ce nom. Cette classe politique actuelle est obsolète dirai-je, bien que vieillissante elle manque cruellement de sagesse et d’intelligence pour savoir laisser honorablement la place. Quelle voie les politiciens actuels veulent montrer aux jeunes générations qu’ils ont été il y a quelques décennies en arrière. RIEN DE RIEN. ABSOLUMENT RIEN DE BON DE POINT DE VUE MORALITE. Corruption, haine, règlement de comptes, pillages des ressources, népotisme, hypocrisie, vengeance, immoralité, indignité, manque de vision, insouciance, honte........................Bref. Le pays va mal sinon très mal. Ensemble redressons la barre sinon la tempête s’amplifie et le bateau tangue. Prions ensemble pour éviter le naufrage collectif qui ne fera que tous des perdants contrairement à ce que certains peuvent croire qu’ils seront à l’abri. GOD SAVE US

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  • Le 18 février à 19:17, par Minnayi En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

    Je pense que M. OUEDRAOGO a touché le fond, notamment sur le point de l’exemplarité. Notre faune politique est véritablement en carence d’hommes exemplaires, honnêtes, intègres, patriotes/ Que de populistes et d’hypocrites à la pelle.

    Personnellement, j’ai toujours pensé que le régime actuel manque de vision mais surtout de pratiques exemplaires ; or, le leadership par l’exemple a toujours été la meilleure école. Le port du Fasodafani ne suffit pas, il faut au moins montrer la volonté de lutter contre la corruption, le clientélisme, l’abus des biens publics. Le pire et cela frôle le ridicule : le PM qui dit vouloir réduire le train de vie de l’Etat se promène (en campagne électorale) avec un cortège impressionnant à l’intérieur du pays. Conséquence : utilisation des moyens de l’Etat pour battre campagne.

    Mais je pense dans mon fort intérieur que peut-être que le Burkina ne mérite pas meilleure situation puisque tout a été fait pour que ce régime soit là. Tant pis pour nous.

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    • Le 19 février à 13:44, par tokouma En réponse à : Burkina Faso : Un pays en panne de leaders ?

      Je commence par féliciter l’auteur de l’article qui est vraiment d’actualité.
      En effet on constate une absence TOTALE de l’ETAT et on parle d’autorité de l’ETAT, pendant que le citoyen est laissé sinon abandonné à lui-même face à l’immoralité, l’incivisme et l’ignorance (mauvais service public, pillage des biens publics, corruption, manque d’innovation, etc).
      En somme une continuité sans grand changement des 27 ans du régime déchu.
      Et justement je suis d’accord avec Sacksida car le 15 octobre 1987 est venu détruire notre espoir de sortir de la misère. Certains ayant cru que cela pouvais se faire sans sacrifices et ont pensé que Thomas SANKARA était en train de les torturer.
      Le bonheur espéré avec la soit disant "RECTIFICATION" ne s’est retrouvé qu’entre les mains d’une famille....
      Si nous voulons un VRAI changement, il faut qu’on y aille. Mais démarquons nous des idées telles celles de Yamsoba et de Minnayi qui sembles être des partisans revanchards du régime déchu.
      CESSEZ DE PRÔNER LA HAINE et critiquez objectivement pour un VRAI changement. Car tout ce à quoi on continue d’assister n’a pas commencé maintenant.
      C’est aussi vrai qu’il y a une nouvelle donne qu’est le terrorisme mais est ce que c’était mieux avant ???
      Car n’oubliez pas qu’on ne pouvait pas passer une seule journée entière sans que les coupeurs de routes et les bandits n’aient tué ou braqué.

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