Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Lorsque tu aperçus le palmier, le palmier t’avait déjà vu. » Citation africaine ; La grammaire wolofe (1826)

Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Attaques terroristes • LEFASO.NET • dimanche 16 février 2020 à 02h00min
Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

Sociologue, enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Dr Jacob Yarabatioula est auteur de plusieurs livres. Il est, entre autres, co-auteur d’un rapport national sur « La montée de l’insécurité transfrontalière : Ce que disent 800 Sahéliens ». Un document réalisé dans le cadre de l’étude des perceptions des facteurs d’insécurité et d’extrémisme violent dans les régions frontalières du Sahel. L’homme fait preuve d’une rigueur dans ses analyses sur la situation sécuritaire au Burkina et dans la sous-région. Dans cet entretien qu’il nous a accordé par le truchement d’Internet, il est question du changement de stratégies des terroristes, de l’opportunité d’une éventuelle négociation avec eux et du recrutement des volontaires pour la défense de la patrie.

Lefaso.net : La situation sécuritaire est de plus en plus préoccupante au Burkina Faso avec les populations civiles qui sont prises à partie par les groupes terroristes. Qu’est-ce qui, selon vous, pourrait expliquer cette nouvelle donne, quand on sait qu’au début, ce sont les forces de défense et de sécurité qui étaient surtout harcelées ?

Dr Jacob Yarabatioula : Je reconnais avec vous que la situation sécuritaire s’est fortement détériorée avec, en plus, une crise humanitaire préoccupante. Je ne suis pas cependant sûr que les raisons ou les causes aient fondamentalement évolué. La volonté de déstabiliser le Burkina Faso, donc la dimension politique, est encore un objectif des Groupes armées terroristes (GAT). La volonté de contrôler des territoires entiers et d’en faire des couloirs de trafics de tous genres, voire de contrebandes, donc la dimension économique, reste un objectif entier. Et enfin l’idéologie, donc la volonté religieuse et sociale, n’est pas un appétit encore assouvi. Seulement les méthodes changent ou évoluent en fonction des contextes et des opportunités.

Depuis que les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont acquis des techniques et des réflexes salutaires et depuis que certains territoires ont été vidés de leurs postes de police, de gendarmerie ou même de douane et Eaux et forêts, que reste-t-il en face pour les GAT sinon que les populations résolues à rester et à vivre sur leurs terres ? C’est donc un bout d’explication de la situation actuelle à partir des faits. L’autre explication renvoie simplement à la bêtise humaine qui pousse à tuer et à égorger le maximum de personnes pour parvenir à des fins inavouées.

Les GAT s’en sont pris aux femmes et aux enfants tout récemment, vous voyez dans ces tueries quelque chose de cohérent, de logique ? La soif de tuer est grande et elle est guidée par la drogue et les rituels de lavage de cerveau par les gourous de ces assaillants. Sous l’effet de la drogue et poussés par une certaine idéologie, tuer devient un acte banal pour « ces gens » ; ils ne décident pas selon nos logiques à nous ; nous qui avons encore des valeurs sociales et humaines en partage et respectons les règles de la société.

C’est quand même bien de relever qu’au début de la crise, les assaillants n’ont pas caché leur volonté de tuer n’importe qui. Ils ont juste été malins et méthodiques. Ils ont dupé des populations avec des mises en scène spectaculaires, sachant que c’est une question de temps. Ils pouvaient arriver dans une localité et épargner les populations dans les exactions commises et faire entendre publiquement que ce n’est pas les populations laborieuses qui constituent leur problème mais les représentants de l’Etat qui soutiennent la France.

On a donc assisté à des enlèvements et à des assassinats ciblés. Dans la même logique, ils ont plusieurs fois arrêté des cars transportant des passagers avant de s’excuser auprès des occupants du car en ces termes : « Excusez ! Ce n’est pas vous qu’on cherche mais les imbéciles du président ». Il y a autant d’exemples qui confirment la ruse qui les caractérise et qui, aujourd’hui, se révèle au grand jour avec les attaques ciblant les mêmes civils, épargnés hier.

Il faut retenir qu’il n’y a pas de logique et de principe de guerre chez les groupes armés terroristes. Ils tuent quand et qui ils veulent, poussés par les forces du mal, soutenus par la drogue et d’autres stupéfiants et motivés par un idéal obscur.

Parmi les pays du G5 Sahel, le Burkina et le Niger payent particulièrement un plus lourd tribut ces derniers mois. Y aurait-il une particularité qui rend ces deux pays plus vulnérables que le Tchad, la Mauritanie, ou même le Mali où les attaques ont baissé ?

Il est difficile d’apprécier la situation actuelle au Niger et au Burkina Faso. Vous savez qu’avant, c’était le Burkina Faso et le Mali qui étaient acculés par les GAT, et le Niger était un peu tranquille.

Le Niger est l’exemple-type de la nature de cette guerre : l’incertitude. Personne ou aucun Etat ne doit croire qu’il a gagné définitivement la guerre ni la confiance des adversaires d’hier et dormir sur ses lauriers. Quelle que soit la qualité des négociations et des accords officiels et souterrains, il faut travailler sur la durée pour stabiliser la paix.

La Mauritanie a pu maîtriser le phénomène mais Dieu seul sait les énormes efforts et les moyens consentis au quotidien par ce pays pour le maintien de la paix et la sécurisation de sa longue frontière avec le Sénégal et le Mali. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont à mon avis dans la même tourmente, il n’y en a pas un seul qui respire la quiétude parfaite. Même les temps d’accalmie dans l’un ou l’autre pays sont, dans ce contexte, plus difficiles à supporter par les FDS en particulier.
Nous sommes arrivés à un point de la crise où la vulnérabilité d’un pays a des répercussions néfastes sur les autres pays frontaliers. C’est pourquoi le soutien financier du Ghana au Burkina Faso, pour ne citer que ce pays, est d’une intelligence remarquable.

Dioncounda Traoré, haut-représentant du chef de l’Etat malien, a récemment annoncé avoir envoyé des émissaires auprès de Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, et d’Amadou Koufa, chef de la katiba du Macina, pour trouver une issue à la crise que traverse le pays depuis 2012. Votre commentaire sur une telle approche…

A priori, toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre. Car il vaut mieux tenter des choses pour parvenir à la paix que de ne rien faire du tout. La négociation avec les GAT est un gros souci pour les gouvernants car cela sonne comme un aveu d’impuissance. Mais quand on regarde de près la nature de la crise et les pertes en vies humaines et en matériel, on est en droit d’essayer des solutions souvent extrêmes et contre certains de nos principes de gestion de la nation.

Mais rassurez-vous, en plus de sécuriser leurs frontières, de roder leur système de renseignement, de former leurs militaires, d’acquérir du matériel militaire sophistiqué, les Etats ou les chefs d’Etat essaient aussi bien d’autres pistes insoupçonnées. Il n’y a pas, à mon avis, un chef d’Etat ou un gouvernement qui n’essaye pas ou qui n’a pas essayé d’explorer cette piste, celle de la négociation.
Chacun avance dans cette piste en saisissant les opportunités qui s’offrent à lui et en étant prudent. Encore faut-il savoir les points de revendication et les interlocuteurs.

Contrairement au Mali qui semble avoir identifié ses ennemis, le Burkina est dans une situation où la plupart des attaques ne sont pas revendiquées. Peut-on envisager des discussions avec un ennemi qui n’a pas de visage ?

Il est difficile d’entamer des discussions sans savoir qu’est-ce que le camp adverse revendique et qui est le leader avec lequel on peut discuter en toute responsabilité. Pour le cas du Burkina Faso, il faut partir de l’hypothèse que nous partageons le même ou les mêmes ennemis que le Mali et le Niger, même s’il faut prendre cette hypothèse avec précaution. Le cas du Burkina a évolué avec le temps et on ne sait plus très bien s’il faut parler d’ennemis du pays ou partir du principe que l’ennemi de mon ami ou voisin - donc le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et le Front de libération du Macina - est mon ennemi.

Le Burkina Faso, qui servait de base arrière dans les années 2012, est subitement devenu l’objet d’attaques directes de ces groupes terroristes. Dès lors, on a vu des groupes endogènes se constituer et commettre des atrocités dans les villages et communes du nord et l’est du pays. Donc à mon avis, s’il faut négocier, c’est de la faire autant avec les groupes endogènes qu’avec les groupes exogènes. Si l’on franchit cet obstacle d’identification de l’ennemi-interlocuteur, il restera à comprendre ou à connaître les points de revendication. Et ce point n’est pas du tout aisé à traiter.

Quand on va à la table des négociations, il faut être prêt à faire des concessions. Dans le cas de nos pays, qu’est-ce qui peut être concédé aux groupes armés ?

Je disais que c’est le point qui aura de la peine dans une démarche de négociation avec les groupes terroristes. Par exemple, sur les questions de cession de territoires, aucun Etat ne cédera un mètre carré de son territoire à un GAT. Sur les questions de partage des richesses ou des ressources naturelles, il peut y avoir des mécanismes qui permettent des investissements majeurs ; mais encore là, aucun Etat ne laissera le contrôle des richesses nationales entre les mains d’un groupe pour en assurer la gestion.

Sur la question d’un modèle politique basé sur une religion, pour ne pas dire la charia, aucune République démocratique et laïque ne l’acceptera. Au fond, aucun point classique de discussion ne pourrait faire l’objet de consensus. Je ne sais pas quel compromis on peut trouver dans le cas du Burkina Faso avec les groupes armés terroristes. La seule démarche qui me semble envisageable, c’est une démarche politique de la question.

Quand on considère que les terroristes abattus souvent par nos FDS ne sont pas les têtes pensantes mais qu’il y a toute une équipe de leaders derrière, dont les racines sont très loin d’ici, la solution politique portée par les Etats mais aussi par les organisations régionales et internationales pourrait donner des fruits. Elle va consister entre autres en la maîtrise de la circulation des armes et munitions de guerre, en la mutualisation du renseignement et bien d’autres.

Un mot sur le recrutement des volontaires pour la défense de la patrie initié par l’Etat burkinabè pour lutter contre l’hydre terroriste…

C’est une solution parmi beaucoup d’autres mais qui a le mérite d’être lancée par le chef de l’Etat lui-même et qui relève de la mobilisation populaire, voire du patriotisme. C’est une solution, je l’ai dit, donc le début de quelque chose ; mais peut-être le début d’un problème, je n’en sais rien ! Ce qui est sûr, l’efficacité de cette solution dépendra du degré d’appropriation de l’initiative par les acteurs et des moyens pour la mise en œuvre.

La gestion de ce volontariat pour la défense de la patrie, quoique bien encadrée par la loi, devrait faire l’objet de vigilance sur d’éventuelles dérives et de courage quand il s’agira un jour d’y mettre fin.

Interview réalisée par Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 14 février à 14:06, par COUSIN DU VILAIN En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    Merci mon Docteur pour cette clairvoyance car rien n’est plus important que de sauver la vie des humaines surtout quand tu es premier responsable d’un Etat. Et c’est cet esprit de compréhension que Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE avait perçu la donne en dialoguant avec ces criminels. il nous faut des Hommes comme vous pour nous guider.

    Répondre à ce message

    • Le 17 février à 22:56, par Somebody En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

      Svp arrêtez ces commentaires populistes. Ils ne vont pas résoudre le problème. Qui a armé ceux là qui se retournent aujourd’hui contre le Burkina ? Je vous rappelle que ce sont les bras droits de votre soit disante "Excellence" qui étaient prêts avec Guillaume Soro, à mettre le pays en feu durant le putsch manqué. Ou bien vous n’avez pas encore écouté les écoutes téléphoniques Bassolé-Soro ?
      On ne serre pas la main au diable. Ceux là qui sont venus réclamer au Président Roch les véhicules que Blaise leur avait promis sont en train de tuer nos frères. Et on va me raconter que Blaise a sécurisé le pays. La fin ne justifie pas toujours les moyens, car c’est de ces dits moyens que nous souffrons aujourd’hui.

      Répondre à ce message

  • Le 14 février à 15:13, par Bao-yam En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    On négocie avec un ennemi qui a des revendications raisonnables. considerez les revendications de ces voyous : Revendications numéro 1 : convertissez-vous à l’islam. Ceux déjà musulmans ne sont pas de vrais musulmans. Il faut qu’ils portent des pantalons courts, laissent la barbe, transforment les femmes en quasi-esclaves, arrête d’enseigner la science, etc. Revendication numéro 2 : arrêtez votre semblant de démocratie et nous choisirons des oulémas ou je ne sais quoi pour vous diriger.

    Peut-on négocier avec ce genre de voyous ? Le problème de la négociation n’est pas une question de principe, c’est une question pratique. C’est une perte de temps. Soit on cède ou on meurt. La seule façon de faire face à ces gens c’est de les neutraliser jusqu’à ce qu’il en reste peu. Ceux qui restent entendront raison.

    Il y a des gens qui pensent que demander pardon va suffir pour arrêter des barbares qui tuent femmes et enfants. Pousser des couilles s’ il vous plait ! La pitié ne sauve pas. Seule le combat paye.

    Répondre à ce message

  • Le 14 février à 15:36, par savadogo daouda En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    Docteur JACOB propre y’a rien à ajouter.C ’est simplement clair et limpide.
    Une veritable mine d’or cet écrit,très instructif.
    Je pense surtout que le grand banditismel est l’œuvre des délinquants locaux désœuvrés ainsi que des pays frontaliers d’oû la non revendication.
    Les braqueurs de cars de transports,les voleurs de gros et petit betail,les braqueurs de boutiques et autres petits criminels reconvertis de manière circonstentiel et opportuniste sont ceux qui tuent les populations et emportent les milliers de bœufs les voitures, motos et camions,eux ne veulent que le profit
    Ces derniers ne revendiquent rien et ne veulent même pas de riposte ou de resistance car ils ne sont alliés a ces terroristes que pour le profit.
    Ils sont les plus nombreux mobiles et connaissant le terrain puisque etant souvant natif de ces localités.
    Une volonté energique et continue da traque continue et sans relache peut venir a bout puisque ce ne sont que de vulgaires voleurs avec maintenant des armes de guerre et comme atoût l épouvantail de l’etiquete terroriste
    Les grands groupes terroristes idéologiques et rigoristes s’encombrent rarement de biens tels que petits ruminants ou quelque moto.
    Leur type d’économie est plus subtil et vaste.
    Ces assassins alimentaires n’ ont simplement aucune opposition en face d’eux d’où ces massacres de civils. femmes .enfants sans défence.
    Pour peu qu’il y’ai des centaines de petites unités de soldats associées à des ressortissants residents dans ces localités pour sillonner et traquer ces bandits dont certains ne sont pas mieux ou plus courageux que ces voleurs que certains groupes d’auto défenses armés de fusils de chasses arrivent a mettrre en déroute,je dirais qu’ainsi ce serais soit le retablissement de la securité dans ces localités ou au mons la diminution drastique de ces attaques contre nos populations

    Répondre à ce message

  • Le 14 février à 16:17, par ragnangue En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    Bonsoir chers Tous, je suis 200% d’accord avec Bao-yam, battons-nous jusqu’à la victoire finale. Ces mécréants ne vont jamais changer, le Dr YARABATIOULA l’a dit, ils sont sous l’effet de la drogue. Ils en sont dépendants toute leur vie. Nous allons perde des nôtres, mais ce n’est même pas la peine de vouloir négocier avec ces barbares. La formation militaire obligatoire doit être réinstaurer au Burkina Faso. En Israël, tout le monde est formé militairement et prêt à se défendre en tout lieu et en tout temps. Réorganiser les populations et mater ces barbares, point barre ! Dieu bénisse le Burkina Faso !

    Répondre à ce message

  • Le 14 février à 17:47, par caca En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    Il faut retenir qu’il n’y a pas de logique et de principe de guerre chez les groupes armés terroristes. Ils tuent quand et qui ils veulent, poussés par les forces du mal, soutenus par la drogue et d’autres stupéfiants et motivés par un idéal obscur.
    C’est du n’importe quoi votre analyse de Dr en sociologie. Négociez avec des terroristes parce que le fait le voisin malien, et le Burkina doit envisager cela aussi. Quel gâchis pour les pays africains ? Ceux qui ont lutté pour l’indépendance l’on fait notre libération pour rien. Nous devons lutter jusqu’au sang du dernier homme libre, au cas où les hommes sont incapables envoyez nos femmes combattre.
    On n’a même pas honte d’employer le mot négocier.

    Répondre à ce message

  • Le 14 février à 18:15, par Damis En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    Hum...!
    Heureusement qu’intellectuel n’est pas synonyme d’intelligent !
    Mon cher docteur, il y a des négociations impossibles ; en tout cas, pas dans le cas du Burkina pour la simple raison que :
    1- On ne négocie pas avec quelqu’un qui n’a pas d’identité ni de légitimité ;
    2- On ne négocie pas avec quelqu’un qui ne revendique rien ;
    3- On ne peut pas négocier avec quelqu’un veut remettre en cause notre dignité (ils veulent que le Président élu démocratiquement démissionne). La cause de ses attaques est déjà connue pour ceux qui analysent bien ; c’est de rendre ce pays ingouvernable, et le processus de déstabilisation s’est installé graduellement comme suit :
    => plan A : incendier les marchés et yaars au lendemain des élections qui ont connu la victoire du Président élu démocratiquement, et ce partout au Burkina, en vue de crouler l’économie. Et comme cela n’a pas eu gain de cause, ils sont passés au plan B ;
    => plan B : Attaques de Capuccino et Aziz Istambul ; cela n’a pas pu révolter le peuple ;
    => plan C : attaquer les FDS afin qu’elles se révoltent et fassent un coup d’état ; cela n’a eu gain de cause ;
    => plan D : Attaquer en plus des FDS, tous les fonctionnaires qui représentent l’Etat. L’objectif est évidemment de faire révolter les uns et les autres afin qu’ils demandent (FDS comme fonctionnaires) la démission du Président, et comme cela n’a pas pu avoir gain de cause, le plan E est enclenché ;
    => plan E : créer un conflit inter-ethnique qui est une situation difficile à gérer (cas de Yirgou, Barsalogo...) ; comme la situation ne s’est pas embrasée, ils ont mis le plan F en action ;
    => plan F : créer un conflit chez les différentes confessions religieuses, et ce fut encore un échec car au Burkina, ces différentes confessions religieuses vivent en harmonie ; Ils étaient obligés d’enclencher leur dernière cartouche : le plan G :
    => plan G : tuer tout le monde sans exception. Ainsi tout le monde ferait une deuxième insurrection populaire ...!
    Toute chose a une fin...! Et la fin ces bandits armés déguisés en terroristes est pour bientôt. Dieu est Grand et Il nous viendra en aide.
    Il ne faut pas comparer le cas du Burkina à celui du Mali car les bandits du Mali revendiquent un territoire. Au Burkina, les bandits sont armés pour déstabiliser un état souverain, pour mettre en déroute l’espoir du continent africain (création de l’Eco, risque de révolte certains pays dont le Burkina...). Ils auront pour leur compte car ils connaissent mal l’histoire de la Haute Volta. Ce pays n’a pas été restitué pour rien dans les années pré-indépendances !
    La Partie ou la Victoire, nous vaincrons certainement !

    Répondre à ce message

  • Le 14 février à 18:26, par Zach En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    Parler de negociation maintenant me parait un peu tard. Ou bien c’est parce-que IBK le fait maintenant ?

    En matiere de guerre, toutes les techniques pour assurer la victoire sont bonnes a moins qu’elles ne nous fassent pas perdre trop de temps.

    Répondre à ce message

  • Le 16 février à 15:19, par Ka En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    Dr Jacob Yarabatioula : Avec le respect que je vous dois,’’ sachiez qu’au niveau du terrorisme déguisé par nos propres frères pour déstabiliser notre pays, le copier-coller ne peut pas se faire. Alors évitons de parler de négociation avec ces diables. Le Mali d’IBK a commis des erreurs au départ en sympathisant avec les diables avant l’arrivée de la mission SERVAL, une sympathie qui est devenu une corde au cou pour le Mali dont la seule solution est de négocier avec les diables pour ne pas être pendu.

    Le Burkina n’a pas la corde au cou, mais avec nos propres frères et les miettes de ceux qui veulent déstabiliser le pays, nous tuent comme des mouches pour réussir leur coup. Le Burkina a déjà vu les résultats négatifs de négocier avec les diables comme du déjà vu ‘’’ambassadeur au Mali, et des bras droits de notre ancien président’’’ devant les caméras des télés du monde entier comme des supermans qui négocient avec les diables, et le résultat est que ces diables nous tombent dessus.

    Même cette nouvelle que le Mali négocie avec les diables et mêmes reprendre en main KIDAL la donne ne change pas, la preuve est qu’une nouvelle attaque meurtrière a eu lieu à Ogossagou, dans le centre du Mali. Le bilan provisoire était, vendredi 14 février en fin de journée, d’au moins 21 personnes tuées et plusieurs portées disparues.

    La réussite de la lutte contre le terrorisme est uniquement une question de volonté politique. Malheureusement, dans la plupart des cas, on n’assiste qu’à quelques timides gesticulations pour se donner bonne conscience ou améliorer quelque peu son image vis-à-vis de la communauté internationale. Je rigole quand Dioncounda Traoré dit : « Nous sommes prêts à lancer les passerelles pour dialoguer avec tout le monde. Tout conflit se termine par un dialogue. Si on peut préserver des vies humaines et éviter des violences gratuites, pourquoi pas ? Et je dis a ce monsieur : Négocier avec ces diables c’est de savoir exactement leur revendication !

    Pour moi, et ça ne regarde que moi, Le Mali doit savoir que cette guerre de terrorisme est la bienvenue pour certains qui disent nous aider, pourtant c’est pour nous situer. La seule solution est que les responsables des pays du Sahel regarde autour de nous pour être conscients qu’une guerre comme celle déguisée par nos propres frères et enfants qui fait le bonheur de ceux qui prétendent nous aider et vendent leurs armes comme des petits pains au terroristes.

    Tout mon souhait est que le Burkina écarte cette idée de négocier avec des individus malades dans leurs têtes qui cherchent des prétextes pour évacuer leur violence personnelle, même leur propre suicide, car de nos jours les autos proclamés calife Kouffa et autres, ne sont que les usurpateurs qui causent tout ce carnage que nous vivons aujourd’hui. Je ne sais pas comment cela va se résoudre mais il s’avère impérative qu’un leadership ou même un comité dirigeant musulmane prenne forme pour mener/diriger les débats et être un point de contact pour un dialogue avec ceux qui tuent au nom de l’Islam qui est une religion de paix.

    Répondre à ce message

  • Le 24 février à 10:26, par Amzata OUEDRAOGO En réponse à : Négociations avec les terroristes : « Toutes les tentatives pour sécuriser un pays sont à prendre », Dr Jacob Yarabatioula

    La question que j’aimerais poser, comment est né le terrorisme au Burkina Faso ?
    quels sont les auteurs de ce terrorisme ?
    il faut que nous les retrouvons
    et pourquoi utilise t-il toutes ces formes de massacre pour déstabiliser le pays.
    Pourquoi ne pas essayer de dialoguer avec les anciens dignitaires pour trouver la solution ;. parce que le problème ne vient pas totalement d’ailleurs
    les Burkinabè sont aussi responsables de la situation qui prévaut actuellement :

    actuellement il y a plusieurs formes de terrorisme que la population ne maitrise pas .

    reconnaissez aussi qu’avant l’insurrection ,il y avait de mauvaises personnes, mais ils n’attaquaient pas comme actuellement .

    Quant on dirige une Nation, il faut avoir plusieurs stratégies de lutte. N’oublions pas que ceux qui sortent tirer sur la population sont des exécutants ; tant que vous n’ aller pas retrouver les responsables de ces actes la lutte est incertaine.

    Analysons bien les propos du Dr YARABATIOULA. Ecoutons le et aidons le dans sa reflextion.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Forces armées burkinabè : Le Général Miningou galvanise les détachements militaires au front
Force Barkhane : Le point des opérations du 24 juillet au 3 août 2020
Région de l’Est : Couvre-feu prorogé jusqu’au 2 octobre 2020
Opérations de sécurisation hebdomadaire : les Forces de défense et de sécurité aux côtés des populations déplacées
Tankoualou (région de l’Est) : Deux morts et cinq blessés dans l’attaque du détachement militaire
Opérations de sécurisation des forces armées nationales : Huit opérations aériennes et 271 patrouilles menées du 13 au 19 juillet 2020
Lutte contre le terrorisme : La Task Force Takuba lancée pour compléter les actions de Barkhane
Lutte contre le terrorisme : Les Forces armées maliennes reprennent le contrôle de la localité de Labbézanga, avec l’appui de Barkhane
Opérations de sécurisation des forces armées nationales : 269 patrouilles et 27 escortes menées du 6 au 12 juillet 2020
Rapport de Human Right Watch sur les exactions des FDS : L’Union européenne invite les autorités à faire toute la lumière
Terrorisme : "Les appeler djihadistes, salafistes ou takfiristes c’est leur donner une excuse pour défendre leurs actes", selon Issa Bâ
Barsalogho-Pensa : Le maire de Pensa assassiné par des individus armés non identifiés
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés