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Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Attaques terroristes • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • mercredi 20 novembre 2019 à 11h59min
Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

C’est une révélation de nos confrères de l’agence de presse Reuters. Cinq mois avant l’attaque du convoi de SEMAFO, les employés avaient émis des inquiétudes pour leur sécurité. La route menant à la mine était devenue de plus en dangereuse. Les premiers responsables s’y rendaient d’ailleurs en hélicoptère.

Les travailleurs nationaux voyaient la situation empirée. Encore plus quand en août 2018, trois de leurs collègues avaient péri dans deux attaques de groupes armés. « Les employés voulaient les mêmes protections que les employés expatriés qui se rendaient à la mine en hélicoptère », révèle l’enquête de Reuters.

Le canard précise que lors d’une réunion en juin dernier, les employés locaux d’un sous-traitant de la mine ont exprimé leurs craintes. « J’ai dit : voulez-vous qu’ils nous tuent avant d’agir ? », a déclaré Samuel Kabré, présent à ladite réunion.

Le pire est finalement arrivé. Le 6 novembre 2019, des assaillants ont fait exploser un véhicule blindé escortant le convoi de travailleurs et ouvert le feu sur leurs bus, faisant 39 morts et 60 blessés. C’était la pire attaque que le Burkina Faso ait connue depuis des années.

Les journalistes de Reuters expliquent que des représentants de SEMAFO n’ont pas répondu aux appels et aux questions dans le cadre de cette enquête.

Conscients de la dégradation de la situation sécuritaire sur le tronçon qui mène à la mine et dans les environnants, les responsables de SEMAFO avaient, lit-on dans l’enquête de Reuters, envoyé des gilets pare-balles aux travailleurs burkinabè afin qu’ils les enfilent pendant les trajets aller-retour. Mais les bénéficiaires auraient refusé de les porter, craignant que cela n’attire l’attention des assaillants qui chercheraient alors à les voler. « Les gilets non utilisés sont entassés dans un bureau à la mine », ont déclaré des responsables aux journalistes.

L’on apprend également que SEMAFO avait commencé cette année à construire une piste d’atterrissage pour augmenter la capacité de transport sur le site. Selon les documents de la société et un ancien employé de SEMAFO, toutefois, les plans initiaux ne prévoyaient que des employés expatriés et certains employés locaux de haut niveau.

Lefaso.net
Source : Reuters

Vos commentaires

  • Le 19 novembre 2019 à 18:24, par la force révolutionnaire En réponse à : Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

    QUE DIEU me pardonne
    mais je pense que la faute incombe à l’état parceque en octroyant les marchés on doit exiger le bitumage des routes. cela aussi incombe aux société minière , en voulant faire trop de bénéfice les autorités de la mine n’ont jamais compris quand bitumant la route ,celle ci devait être bien fréquentée par la population et donc bien informé

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  • Le 19 novembre 2019 à 20:14, par Fraoco En réponse à : Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

    Ne mettez pas de l’huile sur le feu. Les familles sont en deuil. De grâce arrêtez de faire croire que la solution serait de transporter les employés par hélicoptère. C’est économiquement irréalisable et du point de vue sécuritaire, le risque n’est jamais zéro,car un hélicoptère peut être aussi attaqué comme les blindés. La meilleure façon est de revoir plutôt comment mettre en place un système sécuritaire sur l’ensemble des routes y compris celles menant aux sites orifaires avec une implication active et discrète de la population.

    Répondre à ce message

  • Le 19 novembre 2019 à 20:57, par serge sougué En réponse à : Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

    Gilet par balles pour un civile ça ne sert à rien !!

    Répondre à ce message

  • Le 19 novembre 2019 à 21:25, par Depuis Berlin En réponse à : Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

    La protection d’un convoi en zone sahélienne ne peut se faire avec des équipements adaptés à un convoi en plein Ouaga ou Paris, il faut d’autres éléments supplétifs, préventifs et défensifs.
    Ce message a été transmis aux autorités burkinabè en septembre 2017

    L’organisation de l’acquisition, des équipements et
    systèmes (y compris financement, formations et maintenances)est l’apanage de l’Etat et [des compagnies minières].
    ...
    Le véhicule, bien que blindé, repère et détruit l’objet de
    menace [engin explosif dissimulé], immédiatement, avant
    de l’atteindre,
    C’est le seul système de protection à courte portée, très
    efficace, qui minimise également les dommages collatéraux

    ...
    Avec l’aide de systèmes de camouflage très efficaces, les
    objets menacés peuvent disparaître en quelques secondes
    dans un brouillard artificiel imperméable aux systèmes
    optiques


    Bientôt une publication sur le sujet et l’attitude de la France, sur notre page Facebook : Centre d’Initiatives et d’Appui à la Coopération Décentralisée.

    Ceci est juste un extrait d’un message envoyé aux autorités burkinabé en 2017
    La France a sa responsabilité (imputée), mais n’a en aucun cas empêché notre réflexion ou mise en œuvre de méthodes de préventions conçues par nous, ni empêcher l’exploitation effective du budget alloué aux armées.

    Répondre à ce message

  • Le 19 novembre 2019 à 23:50, par caca En réponse à : Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

    Il faudrait que les burkinabé quittent dans la défensive pour affronter leur difficultés. Quand j’attends dire que l’insécurité du pays date de 2011,je me demande si les responsables ont une réelle conscience de leur erreurs. Les terroristes n’ont pas encore tués, ils font encore le faire. La lutte contre l’insécurité est d’abord une conscience personnelle avant d’être celle de l’Etat.

    Répondre à ce message

  • Le 20 novembre 2019 à 08:20, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

    ’’.....les employés locaux d’un sous-traitant de la mine ......’’.

    - Voilà tout le problème ! Les sous-traitants qui gagnent trop d’argent sur le dos des employés ! Il faut que les parents des victimes se cohalisent pour créer une structure, prendre un avocat et déposer plainte contre les sous-traitans qui ont employé leurs parents et les mettre à la disposition de la mine. Ce sont eux les sous-traitants qui sont responsables !

    Les employés expatriés n’ont rien à voir ici. Ils peuvent même aller à la mine en bâteau s’ils veulent ! Il appartient aux sous-traitants, véritables employeurs de ces quidams de prendre les dispositions pour garantir la sécurité de leurs employés qu’ils ont mis à la disposition de la mine. C’est à eux qu’il faut s’en prendre et les faire rendre gorge.

    - Quand Bassolma BAZIÉ crie ici à la malhonnêteté légalisée dans ces affaires de sous-traitance et invite l’Inspection du travail à y voir clair, il s’est trouvé des gens pour l’insulter et le banaliser ! Voilà aujourd’hui et retenez que ce n’arrive pas qu’aux autres !

    Par Kôrô Yamyélé

    Répondre à ce message

  • Le 21 novembre 2019 à 14:14, par Bigbalè En réponse à : Attaque de Boungou : 5 mois avant, les travailleurs avaient émis des inquiétudes

    Bonjour Koro Yamyelleé ! C’est justement à cause des grèves sauvages au Burkina dont l’instigateur n’est autre que Mr Basolma Bazié que les employeurs préfèrent passer par les sous-traitants pour recruter et comme ça, ils sont libres de renvoyer un travailleur sans être entendu par le Tribunal du Travail puisque c’est le sous-traitant qui devient employeur et a plus de liberté à changer un employé. Oui, il faut le dire, nos grèves sauvages font que nos compatriotes travaillent et doivent partager leur salaires avec les sous-traitants qui prennent généralement le plus gros morceau du salaire. En ce moment que gagnent les pauvres travailleurs sinon que misère et misère !!!! Tant que ces grèves sauvages vont continuer, nous ferons la part belle à ces esclavagistes des temps modernes, encouragés par la clic des Basolma Bazié ! Alors, réfléchissons un peu avant de dire certaines contre-vérités ! Avec tous mes respects !

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