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Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 15 octobre 2019 à 22h44min
Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

Colette Sankara est l’une des sœurs cadettes du père de la Révolution d’août 1983 au Burkina. Comme les autres membres de la fratrie, elle s’illustre par sa modestie, menant une vie de foyer tranquille, loin des fracas des débats sur la vie tumultueuse de Thomas Sankara. A la faveur du 15 octobre 2019, marquant le 32e anniversaire de l’assassinat de son frère, elle a cependant accepté de lever un coin de voile sur la vie de son grand-frère. Dans son domicile du quartier Wayalguin de Ouagadougou, Colette s’est confiée, le 13 octobre 2019, sur quelques pans de la vie de Thomas Sankara. Morceaux choisis d’un récit intime et sans fard.

« Il est allé dans l’armée sans crier gare »

Sankara s’est engagé de lui-même dans l’armée, se souvient Colette. « De retour du lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, où il a eu son BEPC, il a dit qu’il ne souhaitait plus y retourner mais qu’il voulait être militaire. J’étais encore petite et ce jour-là j’étais seule à la maison, quand il a décidé de partir. Il a pris une serviette, une brosse à dents et s’en est allé. Une semaine après, mon papa a informé ma mère qu’on l’a appelé au camp Guillaume Ouédraogo pour lui dire que l’enfant a demandé à devenir militaire et il a été inscrit. Ils ont alors demandé au père s’il acceptait le choix de son enfant. Le papa étant un ancien militaire, n’a rien trouvé à redire à la décision de Thomas. Quelques jours après, il est revenu à la maison, un week-end, habillé en tenue militaire. Nous étions tous là à le regarder. Le dimanche, nous l’avons raccompagné jusqu’au camp. C’est ainsi qu’il est resté là-bas, à étudier, rentrant les weekends pour nous rendre visite. Pendant les vacances, il venait rester à la maison. Il passait son temps à nous raconter sa vie au camp. Mais nous devions aussi, Pascal, Thomas et moi, aller chercher de l’eau pour la maman. Nous l’aidions à faire les travaux ménagers. C’est au camp qu’il a eu son Baccalauréat, avant de partir à Madagascar. Il nous a expliqué qu’on lui a donné un nom malgache, des décorations et une maison à la fin de sa formation, avant son retour définitif. »

Une formation très dure à Moscou et à Pau

« Chaque fois qu’il revenait à la maison, Thomas réunissait les jeunes du quartier et leur montrait comment fonctionne l’armée. Avec des photos et même une vidéo à l’appui, il restait des heures à montrer comment se faisait la formation, comment était la vie militaire. Cela pouvait durer jusqu’à minuit. Il arrive que le papa lui dise d’arrêter et de continuer le lendemain. Il a expliqué aussi, après Madagascar, sa formation de parachutiste en Russie et en France (à Pau). Il nous a raconté comment il a souffert au cours de cette formation. D’ailleurs à son retour de France, il avait le corps boursouflé et il a fallu le soigner. Le général Baba Sy à qui il est allé se confier a reconnu la dureté de la formation à Moscou et à Pau. »

Le début de l’entrée en politique

« Je vivais en Côte d’ivoire avec mon mari quand un de mes oncles est venu nous voir. Il nous a appris que l’on voulait nommer Thomas ministre. C’était sous le régime de Saye Zerbo (NDLR : il a été nommé en septembre 1981 secrétaire d’État à l’Information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo). Personnellement, j’étais opposée à cela. Et quand il est venu un jour à Abidjan, il est passé nous voir. Il disait avoir été instruit de voir la situation des boursiers burkinabè à l’extérieur. A cette occasion, je lui ai directement dit que je ne souhaitais pas le voir occuper un poste ministériel, comme cela se disait. Il est resté silencieux, sans me répondre. A son retour à Ouagadougou, il a vu la maman et lui a dit que dans la famille personne ne voyait d’inconvénient à sa nomination, sauf Colette. Il a expliqué à la famille le sens de son engagement en politique. Il nous a dit qu’il ne voulait rien, si ce n’est de s’occuper des jeunes diplômés en chômage. Il a dit qu’après sa mission, il quitterait ses fonctions car cela ne l’intéressait pas. »

Les visites-surprises à sa sœur Colette

On disait de Sankara qu’il pouvait se déguiser, de nuit, pour tourner en ville et voir ce qui se passe. Ce n’est pas un mythe. Sa sœur Colette, qui l’a reçu à plusieurs reprises, incognito, confirme : « J’étais là un soir, quand je l’ai vu déboucher dans la cour à vélo. C’était un vélo de course blanc. Il m’a demandé comment j’allais. Et je lui ai à mon tour demandé pourquoi il vient chez moi seul à cette heure et à vélo. Il m’a répondu que s’il ne sort pas prendre le pouls du pays et écouter les citoyens, il ne peut pas gérer le pays. « C’est pourquoi je me promène comme ça », a dit Sankara, et de demander à sa sœur : « Tu sais d’où je viens ? De Gampèla. Il m’arrive même d’aller jusqu’à Rapadama, d’y passer la nuit, vivre les réalités des gens. »

Je lui ai demandé s’il n’avait pas peur de se déplacer ainsi seul de nuit. « Non, il n’y aucune peur si on veut connaitre ce que vivent les gens », répondait-il. « Lors de l’un de ses passages chez moi, de nuit, il ne m’a pas trouvée. A mon retour, il a voulu savoir où j’étais. Je lui ai parlé du manque d’eau qui me faisait parcourir une longue distance pour en chercher. Et lui de s’étonner : « Vous n’avez pas d’eau ? Pourtant nous faisons tout pour qu’il y ait suffisamment de forages. » Puis il est parti. Un matin, à ma grande surprise , j’ai entendu les gens dire que Sankara avait fait un forage. Je n’ai su cela que par les populations. »

« Je n’ai bénéficié d’aucun traitement de faveur du président Thomas Sankara »

« Après le lotissement du quartier où nous habitons, un des délégués du secteur m’a demandé : « C’est la seule parcelle que vous avez eue ? ». J’ai aquiescé. Il a répété sa question en insistant. Puis il s’est tu et s’en est allé. Je n’ai pas demandé d’autre parcelle ».

A la question de savoir si elle n’a pas demandé à son frère Thomas, alors président du Faso, de la pistonner, elle s’insurge : « Il n’est pas question de parler de cela ! » Puis, après un éclat de rires, comme pour dire que nous ne connaissions pas son frère, elle ajoute : « On était considérés comme tous les autres habitants. J’avais peur d’aller lui demander une quelconque aide. Une de mes sœurs a par exemple un jour fait la bagarre avec son mari et a tout cassé dans la maison. Quand il a appris l’affaire, il était très en colère et a fait enfermer ma sœur. Si tu déconnes, il te punit. Voilà pourquoi j’ai eu peur d’aller lui demander une seconde parcelle ».

« J’ai appris la mort de Sankara depuis la Kompienga »

« J’étais à Kompienga où mon mari était affecté. A un moment donné, mon père nous a demandé de nous marier rapidement, pour permettre aux enfants d’être baptisés. Nous étions donc dans les préparatifs du mariage. Nous étions en train de suivre des cours sur le baptême lorsque nous avons entendu sonner la fanfare à la radio. Nous avons prié puis nous sommes rentrés. C’est alors qu’on m’a dit qu’il est question de l’arrestation de Thomas Sankara. Je me suis dit que d’ici un à deux jours, on en saura davantage car ce n’est pas la première fois qu’il se faisait arrêter. J’ignorais qu’il avait été tué. Le lendemain, je cherchais toujours à en savoir davantage, mais le téléphone ne passait pas avec Ouagadougou. C’est alors qu’une femme est venue me dire qu’il a été tué. Puis des élèves à qui je vendais des confiseries sont venus en criant : « On a tué Sankara ». Je suis restée effondrée. Ce fut un vrai coup dur. J’en ai beaucoup souffert. »

« Mon mari a été licencié de son travail après le 15 octobre »

Après le coup d’Etat du 15 octobre 1987, Colette et sa famille vont vivre l’enfer. Déjà qu’ils n’étaient pas nantis, ils devront faire face à un événement difficile, le licenciement brutal et sans explication du mari de Colette, Denis D. Nana.

Colette raconte : « A peu près six mois après les événements du 15 octobre, mon mari a été licencié sans autre forme de procès. Il était magasinier au sein de l’entreprise chargée de la construction du barrage de Kompienga. Le patron, un Blanc était lui-même attristé par cette affaire. Mon mari s’est dit que c’est peut-être lié à la mort de Thomas et à l’arrivée d’un nouveau pouvoir. Nous sommes revenus à Ouagadougou où nous avons fait face à toutes sortes de difficultés. Mon mari s’était retrouvé sans emploi, ne sachant que faire ni où aller. Il m’est arrivé de ramasser et de vendre du sable pour nourrir ma famille. C’était la misère. Nous étions isolés, stigmatisés, seuls avec Dieu. »

La persécution de la famille de Colette s’est manifestée aussi par des fouilles à leur domicile. « Un jour, à mon retour de marché, témoigne Colette, j’ai vu débarquer des militaires. Ils ont dit avoir reçu l’ordre de venir fouiller notre maison. Ils fouillèrent partout, de fond en comble, sans rien trouver, avant de s’en aller ».

« La famille souhaite la tenue d’un procès »

Que pense Colette des événements de 2014 qui ont entrainé la chute du régime Compaoré ? Sans prononcer une seule fois le mot de l’ancien chef d’Etat, elle dit observer les choses, comme tout le monde : « Après le départ du président, les gens sont venus s’enquérir de nos nouvelles et savoir comment nous vivons la situation. Je leur ai répondu que nous regardions et écoutions comme eux. Ce sont les populations qui se sont mobilisées pour lui dire de partir. Et il est parti. Nous sommes là, et nous regardons, jusqu’au moment où je vous parle ».

Pour autant, elle a été témoin et même actrice des procédures visant à faire la lumière sur la mort de son frère. Elle a ainsi contribué pour les tests ADN. « Mais jusqu’à ce jour, nous n’avons plus eu de nouvelles », indique Colette. Est-elle partante pour un procès ? « Oui, toute la famille souhaite la tenue d’un procès. Nous voulons savoir comment un tel a disparu ? Tu dois nous répondre sur ce qui s’est passé. Vous avez vécu ensemble, et nous avons appris comme tout le monde qu’un tel n’est plus. Que s’est-il passé ? », s’interroge Colette. Les frères et sœurs de Sankara veulent une réponse à cette question, car dit-elle, « la justice n’a pas commencé avec nous. C’est depuis les temps immémoriaux. Si nous connaissons la vérité, nous pourrons l’expliquer à nos enfants. Mais sans lumière sur cette affaire, on ne pourra jamais dire ce qui s’est passé. Nous voulons donc un procès ».

La maman, le prêtre et la prière d’Anne

La venue de Thomas Sankara sur terre est racontée ainsi par Colette : « Quand ma mère racontait l’histoire de Thomas, elle n’en finissait pas. Il y avait trop de choses à dire sur lui. Ma mère nous a expliqué comment elle a eu Thomas. Après avoir enfanté deux filles, elle voulait un garçon. Elle est allée voir un prêtre qui était un Blanc, pour lui expliquer son problème. Et le religieux a illustré son cas avec la prière d’Anne, dans la Bible, pour avoir Samuel. Il lui a dit d’aller faire la même chose. Il a recommandé à ma mère de jeûner pendant un mois pour demander à Dieu et son vœu sera exaucé. Effectivement, c’est ce que fit notre mère. A la fin du jeûne, elle a prié, dans la nuit, pour demander un garçon. A quelques jours de Noël, le 21 décembre précisément, elle a accouché. A son grand soulagement, c’était un garçon, mais il était tellement petit qu’elle se demandait s’il survivrait. Au moment de le baptiser, il était tellement petit qu’on l’a installé sur l’autel. Huit à neuf mois après, on a constaté une transformation : c’était devenu un homme. La mère ne pouvait même plus le porter au dos, tellement il a grossi. »

Propos recueillis par Mahorou KANAZOE
Lefaso.net

Portfolio

  • La maison offerte à Sankara à Antsirabé

Vos commentaires

  • Le 15 octobre à 08:58, par SOME En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    oui aujourd’hui 15 octobre reste et restera un triste anniversaire ! Je voulais signaler un aspect negatif qui commence a s’installer dans les mentalités. On tend “a faire s’installer dans nos mentalités l’habitude de parler de Thomas Sankara en tant que "père de la Révolution d’août 1983 au Burkina". Ce titre nous rappelle tristement les douloureuses annees 70 ou partout en afrique on avait des peres présidents fondateurs, des plus serieux au plus ubuesques, etc. Les eyadema, mobutu, houphouet, etc etaient au sommet de leur gloire de peres fondateurs... (Bonjour Mamane du gondwana !).

    Or s’il y a une chose que Thomas Sankara a combattu de facon claire, ferme et radicale, c’est ces titres ronflants que l’on attribuait aux chefs d’etats africains. En effet quelques mois apres l’avenement du 4 aout 1983, il s’etait levé des gens qui ont commencé a faire chanter dans les CDR les louanges des dirigeants de la revolution et en particulier Thomas Sankara. Sankara avait alors donné les instructions fermes qui interdisaient quelque louange que ce soit en son nom ou autre membre du CNR. Nous savons tous les debats houleux qu’il y a eu dans certains CDR a ce sujet (y compris un CDR actif et remuant tel celui de Tiempalgo a ouagadougou avec des individus comme Mahamadi Kouanda). En une semaine toutes ces manifestations de flagorneires furent arretées dans le tout le pays.

    Oui au burkina (Haute volta des annees 70) les syndicats et éleves avaient reussi a defaire les tentatives de Lamizana et consorts du colonel Some Youoryan pour imposer un parti unique le MNR (Mouvement National du Renouveau) et se faire chanter dans les radios et par les griots de toutes sortes dans les villages comme etant le pere et sauveur du pays.

    Alors si Sankara a toujours lutté contre la personnalisation du pouvoir (ce que certains appelleront plus tard la patrimonialisation du pouvoir), ce n’est pas aujourd’hui qu’on va venir remettre cela et reussir ce que vous n’aviez pas reussi a faire passer en 1983 sous la revolution. On voit aujourd’hui là ou nous a amenés la patrimonialisation du pouvoir, non seulement au burkina mais dans toute l’afrique. La revolution n’a pas été fondée par Thomas Sankara : il en fut un acteur actif comme tant bien d’autres ! Ne venez pas parler de "pere fondateur de la revolution au burkina faso"

    Jamais nous ne vous laisserons vider ni la revolution du 4 aout oh combien noble et humaniste, ni l’ideal de Thomas sankara en tant que personne et en tant qu’ideologie, ni l’action de tous ces camarades sinceres et engagés pour donner un avenir a leur pays, etc Jamais ! Jamais ! au grand jamais ! nous ne vous laisserons vider tout cela de leur essence profonde, de quelque facon que ce soit. Vous savez que les mots ont toujours un sens mais le Sens n’a pas toujours de mots.
    La patrie ou la mort nous vaincrons !
    SOME

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  • Le 15 octobre à 09:16, par Sacksida En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    D’abord, il faut savoir que feu le President Thomas Sankara etait un Homme providentiel qui travaillait avec son gouvernement revolutionnaire et le peuple Burkinabe organise et mobilise dans des Comite de Defense de la Revolution pour l’emanciapation politique, economique et culturelle du Burkina Faso et de l’Afrique. Son nom est desormais inscrit dans l’Histoire aux cote des Grands Patriotes et revolutionnaire Africains comme Kouame N’Krumah, Patrice Lumumba et bien d’autres qui ont lutte dans l’interet general des peuples d’Afrique. Que la Paix de Dieu soit sur lui et ses compagnons. Courage et Salut.

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  • Le 15 octobre à 09:29, par Desperado En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    J’ai les larmes au yeux. Blaise a été trop cruel

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  • Le 15 octobre à 09:34, par la force révolutionnaire En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    merci ma sœur DIEU vous le rendra et tout se paye ici bas. ne vous inquiétez pas car DIEU ne dort jamais. Des imbéciles tuent SANKARA et rendent la vie impossible à ses proches , c’est cruel mais ce n’est pas grave chacun recoltera. ce qu’il a semé.

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  • Le 15 octobre à 09:36, par PIONG YANG En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Merci pour ce témoignage. Moi je vous trouve bien plus riche que tous ces malheureux assassins et voleur du peuple. Où sont-ils d’ailleurs ? Loin de la terre de leur pères. Et vous vous êtes là,. J’admire votre dignité. On comprend que Thomas est issu d’une famille vertueuse. Comme quoi, soyons rigoureux dans l’éducation de nos enfants pour en faire des bâtisseurs et non des Profiteurs. Merci. Encore. Puise Thomas Sankara reposer en paix.

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  • Le 15 octobre à 10:18, par HUG En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Ceux qui chantent la réconciliation à longueur de journée doivent savoir qu’il faut la justice d’abord. Qui a profité de l’assassinat de Thomas Sankara ? Combien de temps a t’il fait au pouvoir ? comment a été la fin de son règne ?
    Sankara était en avance sur son temps et en quatre ans de gestion du pouvoir les burkinabés ont mangé à leur faim. Qui d’autres a gagné ce pari ?Dans l’entretien, il apparaît qu’il a même enfermé sa soeur. Qui d’autres peut avoir le courage de le faire. Lors du drame de Sapouy, la justice voulait entendre François Compaoré mais il n’a jamais été entendu. Pourquoi ? Merci pour ce témoignage. Tôt ou tard, on saura la vérité

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  • Le 15 octobre à 10:21, par lapatriote En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Merci pour ce témoignage. Nous avons et continuons tous de souffrir de l’assassinat de Thomas Sankara. Tous ces assassins paieront d’une façon ou d’une autre et la machine est déjà lancée. Qu’il repose en Paix !!

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  • Le 15 octobre à 11:23, par NIMI Boubacar En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Vraiment que c’est cruelle, assassiner une personne et en plus manœuvrer pour faire souffrir injustement ces proches cela relève d’une cruauté inqualifiable. Que l’esprit divin prend le dessus en chacun de nous pour éloigner les humains de telle comportement. Merci d’être resté courageuse et digne avec votre famille. Merci de nous montrer que nous devons être perspicace devant toute épreuve. Cher tantie recevez toujours la bénédiction du tout puissant avec votre progéniture. Soyons un peu humain quelque soit nos divergence car nous n’avons que peu de temps à vivre sur cette terre. Paix à l’âme de l’homme intègre SANKARA et ses compagnons.

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  • Le 15 octobre à 11:27, par Têedbeogo En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Il m’arrive parfois oh émotion
    De vouloir aux autres mêler mon opinion
    Sur les hommes et événements
    Qui marquèrent mes vingt-deux ans.

    En ce quatre août à Ouaga revenu
    J’ai tout au moins entendu
    Ces crépitements en vérité programmés
    Cet appel à la Révolution proclamé.

    Triomphe sur la gifle impérialiste
    Victoire de l’alliance réaliste
    Du civil et du militaire
    Ouvrant une nouvelle ère.

    Demeurent encore les fruits de quatre lunes
    Que ne peuvent enterrer les scélérates dunes
    Héritage et ferment de nos enfants
    A magnifier pendant cent ans.

    La Révolution Démocratique et Populaire
    Eut bibles et prophètes pour Pères
    Sankara pour éclairé leader
    Les ignorants doivent se taire !

    Se taisent les survivants
    Qui laissent souffler tout vent
    De quoi donc aurait peur l’orphelin ?
    En ses mains ayant désormais son destin.

    Entre colère et sourire
    J’entends parfois dire
    Qu’ils sont Sankaristes et fiers
    Les indifférents et contempteurs d’hier.

    Telle est la victoire outre tombe
    En prenne acte le monde
    De Sankara sur ses assassins
    Ainsi en sera-t-il encore demain.

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  • Le 15 octobre à 12:18, par Ka En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Colette depuis que je connais la famille, c’est la première fois que tu ouvres ton cœur meurtri à l’ occasion d’un anniversaire de tristesse. Merci pour cette franchise dont à travers, d’autres sachent pourquoi Thomas Sankara soit connu et que beaucoup de gens s’en réclament. Je dis merci aussi à mon ami SOME de tout résumé et dont je ne pouvais m’empêcher d’ajouter ce que je pense. Tout le Burkina de l’époque a connu a la souffrance de la famille Sankara faite par ses assassins.

    Comme disait un de ses proches amis et confident qui a échappé de justesse au massacre dans ce forum de Lefaso.net lorsqu’on lui interviewé, ‘’’’’’les grands hommes sont comme des références immortelles dans certains pays. Prenons le cas français. Quelqu’un disait que tout Français aura été gaulliste avant, après ou le deviendra. Je crois que tout Burkinabè s’est senti fier de la période révolutionnaire. Même ceux qui apparemment ne comprenaient le sens du combat ou ceux-là même qui étaient combattus par nos CDR ont fini par accepter que l’orientation était bonne. De tous les milieux, de nombreuses personnes s’en réclament. Mais ceux qui ne s’en réclament finissent par reconnaître que c’est un lièvre qui court, qui a d’ailleurs bien couru. Thomas Sankara est resté conforme à son image, à ses discours, à ses actions jusqu’à ce que survienne cette traitrise qu’il savait. Mais il pensait qu’il pouvait surmonter et toujours tendre l’autre joue et qu’un jour il allait arriver à s’entendre avec Blaise Compaoré qu’il considérait comme un frère. Thomas Sankara disait que pour vivre digne, il faut accepter de vivre africain, burkinabè.’’’’’

    Colette à toi et toute ta famille sache comme je ne cesse de le dire : ‘’’’’Qu’aujourd’hui plus qu’hier, le mythe Sankara est plus vivant que jamais. Il a défié le temps à tel point que l’enfant de Téma-Bokin paraît aujourd’hui comme le chemin, pour beaucoup de Burkinabè et de jeunes Africains. Seulement, force est de constater que même si ses idées sont toujours célébrées, l’homme n’a apparemment pas encore eu d’héritier politique à sa taille, capable de chausser ses bottes et se hisser à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités.

    Thomas connaissait avant sa mort ses vrais ennemis à l’intérieur et aussi et à l’extérieur car, il disait que ces ennemis doivent savoir que tant qu’ils vont continuer les intrigues et les complots contre notre Révolution, nous aussi nous allons continuer à nous défendre légitimement. Il est trop facile de financer et d’armer des contre-révolutionnaires pour nous attaquer et se mettre à brandir les droits de l’homme, ameuter les journaux, et agences de presse et des organisations humanitaires pour nous tâcher les mains de sang par avance, sans aucune preuve. Il savait que son frère d‘arme et bras droit en fait partie. Aujourd’hui la justice pour Thomas Snkara est en marche, et ceux qui l’ont tué savent maintenant que le libéralisme conduit inexorablement à la dérive morale, et que l’homme ne peut pas être libre de faire tout ce qu’il veut en tuant qui il veut là où il veut, sinon, ça devient dangereux et une perte pour lui. Que Dieu tout puissant et capable de tout, continu de protéger la famille Sankara, et accueille comme il se doit Thomas dans son royaume.

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    • Le 15 octobre à 16:07, par HORUDIAOM En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

      Mon vieux Ka, j’ai eu la chair de poule en te lisant. J’ai eu davantage de compassion pour Colette, la sœur de Thomas. Comment peut-on être cruel jusqu’à ce point ? J’invite Ablassé OUEDRAOGO a lire cette publication, lui qui est entrain de plaisanter avec la réconciliation. Pour se réconcilier avec quelqu’un, il faut que la personne soit apaisée. Et l’apaisement vient de la vérité et du pardon sincère. Peut-on obliger quelqu’un à accepter le pardon ? C’est ce qui s’est passé le 30 Mars 2001 et ça a échoué. Il me semble qu’on a forcé des gens à prendre l’argent et à accepter le pardon. Colette, c’est Dieu qui console. Je suis à Kampala en mission au moment où j’écris sur ce forum mais Sankara est une icone et un grand Héros dans ce pays. A Bujumbura où j’ai fait escale la semaine dernière, les policiers ne cessaient de me questionner sur Sankara. Je suis tombé sur un témoignage ce matin concernant le refus de Djibril Bassolé de laisser célébrer une messe pour le repos de l’âme de Thomas Sankara à l’église Jean 23 de la salle en 1987. La roue de l’histoire tourne tellement que le même Bassolé quémande des soins aujourd’hui étant en prison. Comme quoi, tout se paie sur cette terre. Qu’Allah nous pardonne et beaucoup de courage ma sœur Colette.

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  • Le 15 octobre à 13:12, par Medio En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Je me rappelle de ce jour comme si c’était hier.Apres avoir appris le décès du président Sankara, je n’ai pas pu dormir toute la nuit tellement j’étais attristé et révolté.Blaise n’a pas seulement tué Sankara, il a également tué le Burkina Faso.
    Franchement je regrette que Tom Sank l’ait connu.

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  • Le 15 octobre à 14:34, par ô pays mon beau peuple En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    J’étais toujours au lycée quand j’ai appris le coup d’état. J’ai refusé de croire à sa mort pendant au moins une année. J’étais dans ce qu’on appelle le dénis. J’ai essayé de chasser cette mort réelle pour pouvoir survivre et ne pas "perdre le réseau". C’est très douloureux, on ne peux pas expliquer cela à quelqu’un. Jusqu’à présent je n’arrive pas à comprendre pourquoi on peut tuer un homme comme ça. J’ai toujours gardé le reçu de paiement de ma contribution à la caisse de solidarité révolutionnaire, 100FCFA pour les élèves boursier de l’époque.La mort de THOM m’a détruit. Je n’arrive pas à comprendre

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  • Le 15 octobre à 14:39, par Sié de Gaoua En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Récit très émouvant de la soeur Colette ! Je me rappelle de mon enfance à Gaoua quand Thomas Sankara, alors sous-lieutenant ou lieutenant venait à bord de sa Jeep chez ses "tuteurs" nos voisins du quartier. Nous nous amusions non loin de là et lorsqu’il garait son véhicule, nous allions le saluer les mains croisées en bons écoliers. Il nous serrait individuellement la main, nous caressait la tête, nous demandait si nous allions à l’école, quelle classe nous faisions et si on travaillait bien en classe. Il faisait le même scénario chaque fois qu’il nous voyait lorsqu’il venait dans cette ville et rendait une visite de courtoisie à ses "tuteurs". Nous l’appelions "petit militaire" tellement nous le trouvions petit et jeune pour être dans l’armée. Il présentait toujours l’air de quelqu’un de jovial. J’étais à l’époque à l’école centre B, l’ancienne école filles qui partageait la même cour que l’école centre A (ancienne école garçons) où on nous disait que Thomas Sankara y avait fréquenté. A vrai dire, je ne connaissais pas son prénom à part le surnom que notre groupe d’amusement lui avait donné et le nom "Sankar" qu’on entendait chez certains adultes.
    Lorsqu’il fut nom nommé premier ministre au CSP, je l’ai su quand mon père a reçu un journal qui mettait sa photo à la Une dans laquelle il était tout souriant avec un titre écrit en grand caractère "Le capitaine Thomas Sankara commence bien sa primature". J’ai pris le journal pour le montrer à certains camarades leur disant que "petit militaire" est devenu premier ministre.
    Au début de l’avènement du CNR, c’est Blaise Compaoré qui était beaucoup plus notre idole. On le présentait comme étant l’ange gardien de Sankara, celui-là même qui a pu s’échapper des filets de l’impérialisme et des forces rétrogrades pour organiser la résistance à Pô afin de porter Thomas au pouvoir. Sankara n’était pas trop un mythe pour nous, peut-être parce que nous avions eu l’occasion de le voir un certain nombre de fois. Personnellement, je brûlais d’envie de voir Blaise Compaoré. Il était mon idole. L’occasion de le voir était toute belle pour moi à la semaine nationale de la culture Gaoua ’84. Nous étions les pionniers de la révolution, joliment habillés en tenue brun planqué d’un béret jaune, bien fourré dans notre culotte. La veille du lancement, nous nous sommes attroupés devant le Théâtre Palé Nani quand le cortège officiel passait dans la soirée. Nous apercevions Thomas Sankara à droite du chauffeur et Blaise Compaoré assis à l’arrière. C’était la liesse totale. Enfin de mon rêve de voir mon idole de près allait se réaliser puisse que je faisais partir des pionniers choisis pour faire la haie d’honneur au passage des officiels au Théâtre Palé Nani.
    Le lendemain, après le lancement de la semaine nationale de la culture au bord de la rivière Poni à laquelle je n’ai pu assister, place dans la soirée à l’ouverture des activités culturelles.
    Le théâtre Palé Nani était bondé de monde, la haie d’honneur prête. Autour de 20 h, les autorités arrivent, Thomas Sankara en tête suivi de Blaise Compaoré. Mais paradoxe juste après le passage des autorités ! à l’enthousiasme, l’envie, le zèle de voir mon idole s’est subitement substitué un froid glacial qui s’était emparé de mon corps et de mon esprit. J’étais devenu mélancolique envahi par une pressentiment que je n’arrivais pas à m’expliquer ni à extérioriser. Je ne comprenais rien à cette cassure brusque de la joie à la tristesse.
    A la mort de Thomas Sankara, je n’étais plus à Gaoua. Je fréquentais dans un lycée à l’ouest où mes parents m’avaient envoyés. Le jeudi soir du 15 octobre 1987, je rentre de l’école. J’entend la fanfare militaire joué sans interruption à la radio. On m’apprit qu’il y avait coup d’Etat à Ouagadougou. Je zappe la radio nationale. Je tombe sur radio mali qui annonce la mort de Sankara dans ce coup de force. Je me suis dit intérieurement que qu’est-ce que ces maliens connaissent pour faire de telles déclarations. Je zappe radio mali et tombe sur BBC qui confirme l’assassinat. J’étais effondré et me retenais difficilement ; tout se passait comme si le planète s’était renversée. Pendant trois jours, je n’arrivais pas à m’alimenter. Je croyais que j’allais sombrer mais Dieu merci, mon voisin de chambre élève comme moi et également très déçu eu la force de me remonter le moral et de faire intervenir notre tuteur.
    Je ne savais pas que j’aimais tant Thomas Sankara malgré que des CDR et des autorités du Pouvoir Révolutionnaire Provincial (PRP) n’eurent pas facilité la vie à mon père qu’ils voyaient comme un réactionnaire invétéré. Mais c’est la vie. Des gens profitent parfois des systèmes par mauvaise foi ou par ignorance pour régler leurs comptes à d’autres. Beaucoup de ces gens ont tourné dos à Sankara à sa mort. Curieusement, mon père est devenu son défenseur car il sait que l’homme était un visionnaire. Thomas Sankara était probablement la solution à terme pour le développement du Burkina et l’indépendance des jeunes africains. Il avait le courage, la témérité, la clairvoyance et la vision pour cela. Malheureusement, des médiocres ont brutalement mis fin à au rêve de toute une génération tant à l’intérieur que dans le monde entier.

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  • Le 15 octobre à 15:50, par LA PAROLE D’OR En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    J’AI LES ARMES AUX YEUX
    REPOSE NE PAIX CAPITAINE.
    L’AFRIQUE NE T’OUBLIERA JAMAIS

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  • Le 15 octobre à 16:14, par ouedraogo En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Merci pour ce témoignage. Je remarque que le fils de Colette, debout derrière elle sur la photo ressemble beaucoup au leader Sankara, son tonton.

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  • Le 15 octobre à 17:32, par SOULAMA Hôté Adama En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Que l’âme du Président Sankara repose en paix et que justice lui soit accordé.

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  • Le 15 octobre à 17:37, par Bebeto En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Grande soeur SANKARA, avec votre mari Mr. NANA, vous êtes restés dignes et discrets. Que c’est beau de vous écouter et de se rendre compte qu’au BF, il existe toujours des Hommes intègres, tels que Thomas SANKARA l’a souhaité.
    C’est Dieu Tout Puissant qui va vous soulager par l’organisation d’un vrai procès qui ne saurait tarder. Le dossier est très bien avancé en justice. Le processus pour un jugement est irréversible. Aucune agitation politique ou individuelle ne pourra soustraire les assassins du 15 octobre 1987. Ça vous pouvez en être sure. Nous les vrais démocrates au BF, nous ne marchanderons pas le droit à la justice pour tout Burkinabé. Soeur Colette SANKARÀ, tous les assassins du 15 octobre 1987, chacun portera sa cassette sous peu. Il n’ y aura pas d’échappatoire possible pour ces assassins et leurs commanditaires. Eux tous sont dans le collimateur de la justice Burkinabè. Dieu merci les régimes de la transition du Président Michel Kafando et celui du MPP du Président Rock, facilitent l’instruction judiciaire du dossier.
    Grand soeur Colette SANKARA, rassurez vous que vous n’êtes pas seule, bien au contraire, au BF, tout comme à travers le monde, nous sommes des millions d’humains qui sont avec vous, la famille de Thomas SANKARA. Cet estime immortel est plus que de l’or et on ne peut l’acheter, on le mérite par ce qu’on a fait, quand on gérait l’appareil d’État.
    Donc grande soeur Colette SANKARA, soyez fière et digne, pcq Thomas votre frère est immortel.

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  • Le 15 octobre à 23:20, par Juste En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Ce que cette dame raconte, c’est la triste réalité de notre cher Faso ainsi. Comment vous pensez qu’on puisse se réconcilier avec ça s’il n’ y a pas justice. Les gens vivent dans leur case avec de très lourds fardeaux et d’autres ne trouvent pas mieux que de marchander la réconciliation. Nos problèmes sont très profonds et il faut aller dans des profondeurs pour trouver les solutions. Est ce que ceux qui prônent la réconciliation moyennant des espèces sonnantes peuvent lire ce témoignage et regarder leurs enfants en face. Nous devons avoir des cœurs d’hommes autrement notre passage sur terre ne sera qu’un gâchis.

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  • Le 16 octobre à 08:32, par Guètta En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    hummmmmm. La force est est en vous pour supporter tant d’années de "gros sur le coeur". Dieu vous soutienne.

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  • Le 16 octobre à 08:33, par Guètta En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    bonjour forumistes de lefaso.net. Je veux les nouvelles de KAAARISSAA,forumiste ici. merci.

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  • Le 16 octobre à 09:09, par saam En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Et voila ce qu’est notre cher pays 32 ans après sa mort : un pays désintégré qui cherche encore sa route ! J’imagine ce qu’aurait été le Burkina si on ne lui avait pas ôté cruellement son souffle de vie. Vraiment le Burkina n’a pas eu de chance !! Repose en paix Thomas !

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  • Le 16 octobre à 09:30, par Sacksida En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    A l’intention de la jeunesse qui souhaiterait connaitre et comprendre d’avantage l’histoire de la Revolution Democratique et Populaire de 1983 et dirigee par le Conseil National de la Revolution dont Thomas Sankara en etait le President. Vous pouvez aller sur Youtube et mettez : Qui etait Thomas Sankara. Dans une emission de Telesud intitulee Invite de l’Histoire retrace l’essentiel du cheminement sociaux politique des acteurs de cette periode avec des precisions. Ou bien ceux qui aiment lire peuvent acquerir des livres suivants : Thomas Sankara, L’espoir assassine/ Thomas Sankara Chef de la Revolution Burkinabe ou encore : L’ere compaore, Crimes, Politique et Gestion du pouvoir. Cela vous permettrait d’avoir une bonne connaissance globale des evenements sociaux politiques du Burkina Faso de cette periode intence. Courage et Salut.

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  • Le 16 octobre à 10:34, par Ka En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Mon ami HORUDIAOM : N’aie pas la chair de poule en lisant la franchise de ma petite sœur et camarade Colette. Toi qui est à Kampala et découvre que le fils de Tema-Bokin est réellement le fils de tout un continent, sache qu’a Nairobi au Kenyan a côté, ou l’hôtel SANKARA qui ne désempli pas dont toute les photos Hornes les murs, de Kuba à Harlem, de l’Afrique du Sud en Amérique Latine, en Asie, le fils de l’Afrique est un mythe vivant partout à travers le monde.

    Nous aussi les compagnons de Thom qui sont arrivé au pouvoir en 1983 et trouver des conventions signés par nos aînés avec la France pour avoir notre indépendance dans les tiroirs de la présidence, nous a donné la chair de poule : ‘’A l’exemple d’une partie de la convention signé par nos premiers décideurs, qui dit que tout européen qui arrive en Afrique avec un contrat de coopération en dû et en règle des conventions, doit être couvert de toutes les intempéries, ‘’maison climatisée, boys, chauffeur, et tous les avantages avec un double salaire et même plus : Un Choc pour nous autres surtout un instituteur qui gagne 20.000 franc CFA par mois dans nos provinces.
    En voyant tout ça, nous avons décidé que tout doit être changé. Car ’’Si L’homme est passé de la cueillette et de la pèche pour aboutir à une vie sociale dominée par la technologie, c’est uniquement par le travail sans lequel le progrès n’est possible pour l’humanité.

    Pour commencer à se révolter contre cette inégalités, notre idéologue a eu l’idée de faire réfléchir la France de Mitterrand en le défiant, comme refuser de participer à une rencontre de ‘’’France-Afrique dont les impérialistes avaient le dernier mot : Thomas a dit au peuple Burkinabé que ce refus est d’avoir le courage politique de rompre franchement avec ce qui a fait son temps, pour autoriser l’exploration d’autres voies susceptibles d’ouvrir un véritable dialogue entre les peuples, et qui est l’objectif de la révolution.’’’

    Ses pairs, valets de l’impérialisme n’étaient de son avis : Et Thomas l’homme qui a exiger que les pays développés qui nous a arnaquer avec des dettes a profit, les supprimes a la tribune de l’UA, et en disant a ses pairs ’’A Bas le terrorisme intellectuel au sein de tous les gouvernants Africains.’’ Et au Burkina pour limité cette injustice, il a chargé son honorable Pierre Ouédraogo sous ses ordres d’instauré une vraie neutralité de la justice appelé CDR.

    A cause de sa demande de la suppression des dettes au pays développés, Thomas a la tribune de l’ONU, a eu la cote de la popularité auprès de ses pairs qui ont compris que toute critique d’un vrais visionnaire et idéologue met en relief les faiblesses, les insuffisantes et failles de la chose critiquée, en proposant des solutions pratiques permettant d’aller plus loin.

    Oui mon ami HORUDUOM : Comme nous faisait rappeler le père de la révolution inachevée Thomas Sankara, les grands hommes qui ont marqué l’histoire de l’Afrique en donnant les espérances a des démunies de tout le continent, qui sont ‘’’Lumumba, Nkrumah, Cabral, Biko et tant d’autres, sont le tronc de l’Afrique.’’’ Il ajoutera, ces hommes, Nkruma, Naser et Lumumba, étaient les valeurs de l’Afrique qui avaient vu juste quant aux problèmes que nous vivons aujourd’hui, dont nous les avons pas donné raison. Je conclu en disant que cette sortie de Colette est une occasion de dire au monde entier, qu’il existe encore la sagesse Africaine qui dit ‘’qu’en opposant la violence a la violence, la haine à la haine on applique une vieille philosophie qui ne donne pas des bons résultats. Cette famille de Thomas Sankara nous est un exemple en attendant que justice soit faite pour le fils de tout un continent. Avec cet anniversaire qui remue des souvenir, nous pouvons dire que l’ombre et la mort de Thomas Sankara hante ses assassins en exil doré. Merci de me lire Cher ami, et bon séjour a Kampala.

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  • Le 16 octobre à 11:10, par HORUDIAOM En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Merci mon vieux Ka pour ce cours d’histoire ! On apprend toujours avec les anciens. Excellente journée !

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  • Le 16 octobre à 17:31, par BOUBA En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Il faudrait que les inculques s’abstiennent d’intervenir au nom du patriotisme. C’est un devoir pour chacun de nous de connaitre l’histoire politique de son pays avant d’étaler son ignorance, mais surtout prendre part à des débats avec des morceaux de connaissances. Ce n’est pas celui qui parle le plus fort qui detient la connaissance, la sagesse M. SOME.

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  • Le 16 octobre à 18:09, par Next... En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Le Cpt Sankara a régné par les armes, il a péri par les armes. Fin de l’histoire.
    Remarquez que toust ce qui le concerne est problématique :
    Les partis Sankaristes : n’importe quoi.
    Dossier en justice : rien n’avance.
    Autopsie du corps : Rien.
    Monument : Scandale et raté.
    Etc.
    Meme Dieu refuse.
    Il a été cruel et méchanceté gratuite.
    Mais je comprends sa famille car je sais que eux aussi ils peuvent comprendre les autres famille endueillées par ce Cpt.

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    • Le 17 octobre à 11:15, par Desperado En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

      Next, qu’en sais-tu ? Si Sankara régnait par les armes, il n’aurait pas été tué par ceux que tu defend au fond. Il avait un gouvernement civil. Il est mort mais c’est pas fini et personne ne peut l’arrêter. Sankara est une icône pour l’Afrique et un exemple pour ce monde. Tu n’as même pas un coeur pour cette maman qui raconte son calvaire, tu es inhumain. Elle n’a pas prononcé le nom de Blaise Compaoré, même pas une seul fois. Elle n’accuse pas, et toi tu viens avec tes connaissances d’à peu près pour pour montrer quoi ?

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  • Le 16 octobre à 18:26, par ROUAMBA ADAMA En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Extraordinaire. On ne finira pas d’apprendre sur cet homme.

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  • Le 18 octobre à 08:56, par Ka En réponse à : Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

    Desperado merci d’avoir mis Next dans un bon chemin de notre sagesse Africaine que la Famille Thomas Sankara nous enseigne pour la paix et le vivre ensemble : Ici mon ami Desperado, les supporteurs des criminels comme Nest, dans une compétition où chacun veut tirer la couverture à soi par tous les moyens pour embêter les honnêtes gens, quelle est la place pour la réconciliation Nationale ? Ne serait-elle pas un simple miroir aux alouettes comme l’a été l’émergence qui, tout le monde le sait, ne viendra jamais dans notre pays a cause des égoïstes comme lui ?

    Quand les criminels de Next étaient au pouvoir, ils ne savaient pas qu’un jour ils seront appelés à payer tous leurs crimes gratuits. Aujourd’hui Blaise Compaoré le gourou de Next est un canari totalement cassé malgré ses sorties avec arrogance pour exister.

    Malgré qu’il se dit président d’honneur d’un parti politique en cendre, il sera impossible pour lui d’avoir une légitimité auprès de son peuple sans passé par la MACO. Il est condamné à payer. Car, les cris des milliers de morts sont entendus par Dieu. Il vaut mieux pour Blaise Compaoré de n’être pas né que d’avoir à subir le courroux de Dieu. Il est donc temps pour tous les assassins de Thomas Sankara et ses compagnons de payer cette lourde dette.

    Ils ont eu plus de 32 ans de jouissance et d’honneur, ils auront l’éternité pour payer. Les remarques incongrues de Next et autres n’y changeront rien. Le temps de pénitence et de supplice sans fin vont bientôt arrivées avec le dossier du massacre odieux pour le pouvoir avance, faite par une justice Burkinabé qui cherche sa crédibilité auprès d’un peuple meurtri.

    Ce que je peux dire à Next pour conclure, ‘’’la fin d’une chose vaut mieux que son début. Tous ceux, de près ou de loin qui sont mêlés peut être toi Next au massacre de Thomas Sankara et ses compagnons tremblent de frayeur ! Souffrez, car après avoir jouit des délices du paradis du pouvoir, vous apprécierez mieux ce qui vous est réservé. Car le prix du sang se paie tôt ou tard sur terre avant le séjour final. C’est une loi divine et personne ne peut y déroger.

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