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Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • mardi 22 janvier 2019 à 23h20min
Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

Le directeur de cabinet du ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles, Issouf Traoré, a procédé, ce mardi 22 janvier 2019 à Ouagadougou, au lancement de la phase pilote du Projet « femmes-jeunes entreprenants et citoyenneté (ProFeJeC) », d’une valeur d’environ 2 millions de dollars. La particularité de ce projet construit depuis deux ans par le ministère en charge de la Jeunesse, le système des Nations unies et l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, réside dans sa finalité qui consiste « à optimiser la contribution des jeunes et des femmes au développement économique et social durable du Burkina Faso, à travers le renforcement de leur autonomisation économique et leur contribution accrue à la résolution de problèmes sociétaux qui se posent au pays ».

La population du Burkina Faso, à l’instar de la plupart de celle des pays africains, est caractérisée par son extrême jeunesse, avec notamment 67% de la population ayant moins de 25 ans et 33,2% ayant un âge compris entre 15 et 35 ans. L’insertion et la réelle contribution à la vie économique du pays de cette frange de la société sont des préoccupations majeures. C’est pour faire écho à cette préoccupation que le Projet « femmes-jeunes entreprenants et citoyenneté (ProFeJeC) » a été mis en place.

Financé à hauteur de 1 500 000 euros (983 934 152.28 F CFA) par l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg et 381 132 USD (220 191 771.98 F CFA) par le Programme des Nations unies pour le développement, le projet a une durée de vie de deux ans avec une possibilité de le reconduire si les résultats sont probants à terme.

Il nourrit la grande ambition de « transformer les initiatives de 100 jeunes et femmes utilisateurs des incubateurs des villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso en entreprises opérationnelles et viables. Il veut également promouvoir, auprès de 100 jeunes et femmes nouveaux entrepreneurs, les valeurs de citoyenneté, de civisme et de paix », selon le directeur de cabinet du ministère en charge de la Jeunesse. Toutefois, l’atteinte de ces objectifs requière l’engagement de tous. C’est pourquoi Issouf Traoré a exhorté l’équipe du projet « à faire preuve d’audace et d’esprit d’ouverture ».



Conditions de participation

Tout jeune ou femme peut participer au programme d’accompagnement de l’entrepreneuriat pour autant que les conditions suivantes soient respectées : être jeune ou femme porteur de projet pleinement engagé et motivé pour la réussite de son entreprise ; avoir la volonté d’entreprendre et la capacité de réaliser son projet ; avoir une idée de projet d’entreprise avec un modèle économique viable, à fort potentiel d’impact social, environnemental et/ou économique.

Toujours au titre des règles de participation, il faut répondre à l’appel à candidatures pour la sélection des porteurs de projet d’entreprise ; s’engager à suivre tout le parcours d’accompagnement établi en fonction de ses besoins. Et enfin, signer une convention d’accompagnement avec la structure d’accompagnement et être disponible pour toute la période de l’accompagnement.

Pour ce faire, le directeur de cabinet a invité les jeunes à saisir cette opportunité et à la prendre au sérieux comme tous les autres projets et programmes que l’Etat a mis en place avec le soutien des Partenaires techniques et financiers (PTF). Il a par ailleurs réitéré l’engagement du département de la Jeunesse à accompagner l’équipe du projet.

Aussi, il a exprimé ses remerciements aux PTF d’avoir cru au Burkina Faso, à la jeunesse et aux femmes. « Ce sera un apport certain pour ces deux franges de la population de notre pays pour lutter efficacement contre la misère et entraîner dans leur sillage d’autres personnes qui, certainement, n’ont pas eu la chance d’avoir ces accompagnements », insiste-t-il.

Des partenaires sûrs

Pour le chargé d’affaires de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, le choix de mettre des ressources financières à la disposition du ProFeJeC n’est pas un fait du hasard. « Ce programme est un peu différent des autres programmes d’entrepreneuriat. Il mise sur l’innovation. En plus, il essaie d’accompagner les jeunes de façon prolongée qui peut aller jusqu’à six mois, douze mois ou même au-delà. Et il mise vraiment sur le potentiel du jeune, de la femme, qui est encadré pour capitaliser et valoriser le potentiel qui est là », a-t-il justifié.

A quand la phase de sélection ? Et Max Lamesch de répondre : « Avec l’aide du PNUD et du ministère de la Jeunesse, on a retenu les paramètres de sélection. Nous espérons d’ici un mois ou plus pouvoir sélectionner les incubateurs ».

Le directeur pays du PNUD, Dr Corneille Agossou, a tenu à rappeler les grandes attentes liées au projet. « A terme, nous attendons qu’il y ait moins d’initiatives de jeunes en matière de création d’entreprises qui meurent (…). A plus long terme, on espère optimiser la contribution des jeunes au développement économique et social », a-t-il dit.

Un exemple de réussite

Aminata Sinka, quant à elle, est venue partager son expérience avec « ses frères et sœurs ». « Beaucoup de gens disent que tous les secteurs sont pris. Moi, je dis qu’il existe toujours des zones d’ombre à illuminer. J’ai commencé à travailler sur mon projet (la broderie des dessins et messages sur du textile) dans ma chambre avec ma petite machine. Je me suis auto-formée. Mes œuvres qui sont dédiées aux évènements sociaux tels que les mariages, les baptêmes, marchent assez bien aujourd’hui », a-t-elle confié.

Elle peut s’enorgueillir parce qu’elle est la seule femme burkinabè à se lancer dans ce secteur, jadis réservé aux hommes. L’entrepreneure aguerrie qu’elle est devenue, emploie quatre personnes. En trois ans, elle a exploré le marché africain sans l’appui d’une institution financière. « Je suis sur le terrain malien, béninois, ivoirien et nigérian », a-t-elle confirmé. Et elle ne compte pas baisser les bras en si bon chemin. « Je continue d’explorer les marchés. C’est pour dire qu’être femme n’est pas une fatalité, mais une bénédiction. Ayons confiance en nos potentialités », avant de conclure.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 23 janvier à 08:35, par Safiatou En réponse à : Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

    Un milliard pour la jeunesse pendant que nous decaissont 16 millards pour l’assemblé national. Quelle triste ! nous ne devons pas être été de voir l’augmentation frustration dans la société

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    • Le 23 janvier à 16:07, par FasoHub En réponse à : Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

      Bonjour ma Soeur Safiatou,
      Je peux tenter de comprendre ta frustration, mais je crois qu’il faut éviter d’être triste, en tous pas pour ce projet qui vient d’être lancé. Pour réussir l’insertion professionnelle, je t’assure qu’on n’a pas besoin de gros montant. Il faut de l’engagement et du sérieux de la part de tous (bénéficiaires et gestionnaires). C’est une nouvelle approche qui sera expérimentée au cours de cette première phase. En tant que citoyenne, tu as le droit à l’information. Ma Soeur, il faut aller l’information. Tu peux appeler pour prendre RDV (Standard, PNUD, immeuble des Nations-Unies) avec le Coordonnateur du projet.
      Cordialement

      Répondre à ce message

  • Le 23 janvier à 08:37, par Sedric En réponse à : Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

    Arrêté de nous blagué. L’insecurité est galopant dans ce pays ! L’économy par au relenti ! Où avez vous trouvez ce t’argent pour financier ce projet sachant bien qu’il a eu augmentation de salair des fonctionaire ?

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  • Le 23 janvier à 08:40, par Sanou En réponse à : Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

    Il faudra crée un organ independant pour suivre tout ces project et financement en cours au faso car j’ai bien peur que ces marché passé grés à grés ne soit une facette pour le MPP de refinancer leur campagne de 2020. Restons vigilant

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  • Le 23 janvier à 08:42, par Dabiré En réponse à : Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

    L’initiative est vraiment bon esperons que l’argent ira reellement dans la contribution des project meritant et nos aux enfants de l’entourage MPP. Chapeau àl’union europenne pour le financement

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  • Le 23 janvier à 15:25, par COB En réponse à : Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

    Des intervenants qui ne prennent aucunement le temps de lire et encore moins de comprendre ce qui est écrit avant de poster des réactions. Ayez pitié du Burkina Faso. Notre priorité aujourd’hui, c’est de vivre d’abord. Cherchons à sauver le Burkina Faso et nos petites vies. On va gérer le reste après. Soyons constructifs et honnêtes ! Dieu nous paiera.

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  • Le 23 janvier à 22:45, par Coulibaly Yezouma En réponse à : Emploi : Environ un milliard pour l’insertion professionnelle des jeunes

    Mes respects à vous, nous les jeunes on a les initiatives pour le développement de notre pays mais les accompagnements nous manque. Alors c’est le moment de profiter à travers ce site solliciter votre bienveillance de m’aider à accroître mon projet de production de céréales et de semences améliorés. Mon portrait de militaire radié devenu agriculteur dans village à fait une bonne appréciation sur le site de lefaso.net du 27 décembre 2018. Votre accompagnement sera la bien venue pour augmenter ma production. Que Dieu nous accompagne et nous aide à persévérer. Seul le travail fait l’homme.

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