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Le rendez-vous de Touba : Pour une revitalisation de la culture bwa et dafing

Accueil > Actualités > Culture • • mercredi 24 décembre 2014 à 22h11min
Le rendez-vous de Touba : Pour une revitalisation de la culture bwa et dafing

La commune rurale de Madouba dans la province de la Kossi, a vibré au rythme des festivités de la première édition du « Rendez-vous de Touba », les 19, 20 et 21 décembre 2014. Au menu, il y a eu des chants et danses et des activités sportives.

L’univers des événementiels culturels au Faso s’est agrandi avec le dernier né des festivals : « le Rendez-vous de Touba ». La première édition de cet espace de valorisation de la culture des populations de la commune rurale de Madouba, que sont notamment les Bwa et les Dafing, a eu lieu du 19 au 21 décembre dernier.
Pour le promoteur du rendez-vous, Servace Maryse Dabou, l’objectif visé à travers cette organisation est de réunir les ressortissants de la commune de Madouba et ceux des communes sœurs qui jalonnent la frontière séparant Madouba d’avec le Mali, de les amener ensemble à un même lieu pour un partage culturel et un brassage linguistique. « J’ai pensé qu’on peut trouver en ce rendez-vous une occasion non seulement pour magnifier la paix, la tolérance et la cohésion, mais aussi l’opportunité d’un développement réel, d’une intégration véritable en Afrique » a confié M. Dabou.

Le rêve du promoteur est de pouvoir réunir un jour des représentants des villes de Touba Mali, de Touba Côte d’Ivoire et Touba Sénégal, de Touba Guinée sous les arbres ombrageux de Touba dans la commune rurale de Madouba au Burkina Faso.
Le directeur régional de la culture et du tourisme de la Boucle du Mouhoun, Amidou Paul Bamogo n’a pas manqué de saluer l’initiative du promoteur. Pour lui, ce rendez-vous est un trait d’union entre les peuples frontaliers du Burkina avec leurs voisins du Mali. Il a, par ailleurs, encouragé les populations à faire sien ce festival, car « chacun doit apporter son petit seau d’eau pour arroser cet arbre qui vient d’être planté ».

Pour un début, ce sont 8 troupes de la commune de Madouba (Poro I, Poro II, Touba, Bokuy, troupe dafing de Touba, Madouba, Pia I et Pia II) qui ont égaillé le nombreux public qui n’a pas marchandé sa présence à ce rendez-vous qui, il faut le relever, est le leur. Mis en compétition, les artistes ont presté en Yéyé (danse exécutée dans le temps par les femmes en fin de saison hivernale au moment où les travaux champêtres étaient pratiquement finis), en Déni-yoo (pas de danse exécuté lors des fêtes populaires), en tindoro (autre danse de réjouissance) et en Sékoro don (danse des anciens en pays dafing). Dans des chorégraphies peu harmonisées, mais assez représentatives des pas de danse autre fois bien exécutés, la rivalité entre les danseurs a donné de voir du beau spectacle.

Dans la première catégorie, notamment en Yéyé, c’est la troupe de Bokuy qui a supplanté ses concurrents, suivie de Touba. En Déniyo, les meilleurs danseurs désignés par le jury sont ceux de Touba, suivis de ceux de Madouba. En Sékoro don, la palme est revenue à Pia II, secondé par la troupe dafing de Touba.
La première édition du « Rendez-vous de Touba » était placée sous le parrainage de Jeanne Somé/Dombwa, ancienne Secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et ancien membre du Conseil constitutionnel. Dans son adresse, elle a invité les populations à la solidarité autour du festival. Elle-même promotrice d’un festival, « Retour au sources », Mme Somé a indiqué qu’il faut des moyens pour la réussite d’un tel événement. Et ces moyens peuvent être facilement réunis si chacun y met la main, au lieu d’attendre les soutiens extérieurs.

En marge des activités culturelles, le festival comptait aussi des activités sportives dont un cross populaire organisé le vendredi 19 décembre et la grande finale de football qui a vu la victoire de l’équipe de Kolonkan sur Poro sur le score d’un but à zéro.

Boyavé Léopold YE
Pour Lefaso.net

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