Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «C’est dans l’effort que l’on trouve la satisfaction et non dans la réussite. Un plein effort est une pleine victoire.» Gandhi

Promotion de la communication en Afrique : L’odyssée commence maintenant

Accueil > Actualités > Multimédia • • jeudi 30 septembre 2004 à 06h34min

Ouvertes le 27 septembre dernier, les premières journées des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) ont clos leurs travaux hier. Du rapport de synthèse des travaux à la déclaration de Ouagadougou, sans oublier le discours de clôture du ministre de l’Information Joseph Kahoun, une seule constante se dégage : c’est maintenant que le travail pour rendre pérennes ces journée et les vulgariser commence.

Du résumé du rapport de synthèse des travaux, on retiendra que les UACO ont permis aux participants "d’organiser des échanges et des réflexions sur des problématiques liées aux NTIC". Des thèmes débattus, six constantes se dégagent à savoir que la pénétration de moyens d’information et de la communication, en dépit des opportunités réelles qu’elles offrent dans divers domaines du développement, se heurte encore, dans le contexte africain, aux problèmes d’insuffisance des infrastructures de base, aux caractères inadaptés des contenus, aux besoins locaux aux coûts d’accès et au niveau de formation des populations.

Aussi sur la question de la régulation des contenus face aux NTIC et les problèmes de diversités culturelles qu’ils induisent, il est apparu la nécessité de poursuivre la réflexion, compte tenu de la complexité du sujet. Par ailleurs, les problèmes relatifs aux aspects juridiques, éthiques et déontologiques, en corrélation avec les inégalités liées à la fracture numérique, en font une préoccupation qui appelle une fraternité agissante des pays de l’espace francophone. En ce qui concerne le quatrième constat, il est ressorti que la presse écrite demeure un support privilégié d’accès à l’information et à la formation face aux nouvelles technologies.

Quant au cinquième constat, il rappelle que la formation apparaît comme une composante essentielle dans l’approche des nouveaux défis et enjeux qu’impose la société de l’information. La création d’une université francophone numérique a été identifiée comme pouvant contribuer à résoudre aussi des problèmes liés à la formation. Enfin la création d’une chaîne de télévision d’information française internationale a été perçue comme une nécessité afin d’éviter le monopole anglo-saxon sur la toile.

De la déclaration de Ouagadougou

L’analyse des constats relevés à l’issue des réflexions sur les problématiques liées aux nouvelles technologies ont permis aux participants de prendre des engagements concrets. Trois engagements ont été retenus à savoir la contribution par des actes à la défense des idéaux des UACO, de porter à la connaissance des institutions africaines et internationales chargées de la promotion de la communication, la création des UACO et enfin, de sensibiliser les décideurs africains sur la nécessité de l’existence d’un tel cadre de rencontre qui permet de poser les problèmes de communication mais aussi d’en esquisser des solutions à l’heure du développement des NTIC. Conscients de tous ces enjeux que portent les UACO, les participants recommandent leur institutionnalisation et appellent tous les Etats africains et les organisations internationales à soutenir les UACO.

A l’issue de ces deux grands points, le président du comité exécutif des UACO Joseph Kahoun a procédé à la lecture du discours de clôture. On retiendra qu’après s’être inscrit dans l’esprit de la dynamique des UACO, le ministre Kahoun a indiqué : " nous appartenons à un espace commun qu’unissent la langue et la culture " que nous avons beaucoup de choses en partage. Ce partage se faisant essentiellement par le biais de la communication qui est portée par de nouvelles technologies : <>. Au terme de son discours, tout en adhérant à la déclaration de Ouagadougou, le ministre Kahoun a annoncé la tenue des deuxièmes UACO qui auront lieu du 29 septembre au 1er octobre 2005.

Boubakar SY
Christophe TOUGRI (Stagiaire)
Sidwaya

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
FESPACO 2021 : La presse nationale en synergie avec les cinéastes
Archives audiovisuelles : L’UEMOA et la Guinée se penchent sur une conservation durable
Journée internationale de la jeune fille à Kombissiri : Des adolescentes s’engagent à une utilisation responsable de l’internet
Paix et sécurité en Afrique : La jeunesse du G5 Sahel à l’école des médias et de l’information
Votre journal "L’Evénement" du 10 octobre 2021 est disponible !
Médias au Burkina : Vingt journalistes formés sur les genres rédactionnels majeurs
Votre journal "Courrier confidentiel" N° 249 est disponible
Burkina : la 9e édition du FILEP se penche sur la résilience des médias face aux crises et mutations qui assaillent le métier du journalisme
Bobo-Dioulasso : L’Association Fiil-Pââ forme des jeunes à une « saine utilisation » des réseaux sociaux
Facebook, Instagram, Messenger, Whatsapp subissaient une panne mondiale ce lundi 4 octobre 2021
Burkina / Editions Le Pays : une soirée de gala pour des noces de perle
Émission ‘’Apéro déjeuner’’ de la Télévision nationale du Burkina : « Si elle n’était pas là ; il fallait la créer », Jacky El Feno Bassono
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés