LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “La porte du changement ne peut s’ouvrir que de l’intérieur. Chacun en détient la clé” Jacques Salomé

Burkina/Media : Le CSC suspend le journal L’Evènement pour un mois

Publié le jeudi 20 juin 2024 à 22h11min

PARTAGER :                          
Burkina/Media : Le CSC suspend le journal L’Evènement pour un mois

L’information de la suspension par le Conseil supérieur de la communication (CSC) a été publiée dans la soirée de ce jeudi 20 juin 2024 par le journal, sur son site web. La suspension d’un mois court à partir de la notification de l’acte, selon la décision (voir au bas de page).

Le journal rappelle que cette décision, qu’il qualifie de « surprenante et injuste », fait suite à la publication de l’article « 𝟒𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀 𝐝𝐞𝐬 𝐕𝐃𝐏 𝐝𝐞́𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐬 : 𝐋𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐬𝐩𝐞̀𝐫𝐞 𝐁𝐎𝐄𝐍𝐀 𝐬’𝐞𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐥𝐥𝐞́ 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐨𝐧 𝐭𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐠𝐧𝐚𝐠𝐞 », paru dans son numéro du 10 juin 2024.
La décision du CSC (ci-dessous), ordonne en outre au journal de supprimer sans délai l’article incriminé de tous ses supports numériques.

« Nous rejetons et refusons totalement cette sanction grotesque, injuste et abusive du CSC que nous publions en plus de ce communiqué », a réagi le journal, qui informe qu’il se pattaquée devant la juridiction compétente.

On se souvient qu’en mars 2016, le journal avait été suspendu par le CSC pour avoir, dit-il, livré des informations qui relevaient du « secret militaire ». Une décision que le journal a attaquée devant le tribunal administratif de Ouagadougou, qui a rendu une décision ordonnant la levée de la suspension d’un mois qui pesait sur le journal l’Evénement.

Lefaso.net

PARTAGER :                              

Messages

  • La presse n est pas votre ennemie, la nature a horreur du vide. En voulant baillonner la presse vous contribuez à la proliferation de fake news. Laissez la presse et attaquez vous aux fake news. C’est plus logique... communiquez et informez sans tabou toutes les fois qu il y a une mal donne pour éviter les suputations

    • Les grosses erreurs c’est de trop serrer les entreprises privées, la presse privée et les syndicats dans un contexte de guerre asymétrique qui est généralement complexe et durable et qui est différente d’une guerre entre deux pays qui généralement ne dure pas dans le temps.

  • Allons seulement, plus un gouvernement est "policier" plus les réseaux d’infos se multiplient d’une manière ou d’une autre.

  • Les fack news qu’elles sont et les journaux vendus aussi.
    Alors, à chaque entité sa peine.
    Si le journal a gaffé, qu’il soit puni.
    Que chacun se détrompe, personne aucun média vendu ne pourra créer une intervention étrangère au Burkina. De toutes les façons, ceux là qui devaient tambouriner pour se faire accompagner par certains médias sont rendus incapables. Mieux, les déplacés et les parents des victimes vous suivent aussi.

  • En sanctionnant le journal de cette maniéré totalement injuste le régime ne fait que confirmer la suspicion que effectivement il y a eu détournement. Quand on n a rien a se reprocher on laisse parler et on circule. Quel image donnez vous de ce pays en sanctionnant toute presse qui critique le régime ? C’est vraiment triste de faire tomber le pays si bas.

  • Mais si comme vous l’affirmez, il y a diffamation, attaquez le journal en justice, comme prévu par la loi.
    Passer par des mesures de suspension, c’est confirmer qu’ils ont raison.
    L’abus de votre force, révèle toutes vos faiblesses.

  • Le nom de la hyène est gâté depuis sa tendre enfance, si non depuis sa naissance.
    Quelque soit ce que les pouvoirs de nos pays (Burkina, Mali et Niger) feront, cela sera mal interprété. Ceux d’en face ne nous gobent pas, ils travaillent avec des entités de nos pays pour nous discréditer ; alors, pourquoi chercher de midi à 14h pour sanctionner des relais internes ? On sanctionne et c’est tout !
    Pourquoi voulez vous que nous utilisons les façons de faire de ceux qui ne pifent pas ? Utilisons autres manières qui les surprend, les confond qui les énervent et qui les désarçonnent tel que nous faisons.
    Nous n’avons jamais mis nos bouches dans affaire de Gilets jaunes à ce que l’on sache.
    Il faut que tous ouvrent les yeux, comment des états décadents provocateurs de guerres, sans pitiés pour le peuple Ukrainien qu’ils forcent à aller mourir, en guerre contre plus fort qui les grignotent lentement et surement peuvent ils venir vous suggérer d’aller contre vos pays et vous obéissez ?

    • Bonjour TANGA,
      Vous écrivez le 21.juin.2024 : "Nous n’avons jamais mis nos bouches dans affaire de Gilets jaunes à ce que l’on sache."
      Et pourtant, en ce temps là, vous appeliez à bombarder l’Elysée :
      5. Le 10 décembre 2018 à 10:23, par TANGA En réponse à : Mouvement des gilets jaunes en France : Aucun pays africain ne s’inquiète de la situation de ses ressortissants :
      Oui la France intervient tout le temps.
      Mais à chaque fois c’est dans le mauvais sens.
      Rouwanda la France est accusée d’avoir provoquée et entretenu le génocide.
      Mali, la France a participé ou mieux même provoquée l’obtention d’armes par les djihadistes (fuite des armes de la Lybie) et selon des militaires, la France collabore avec les Djihadistes.
      Lybie, ce n’est un secret pour personne que la France y était par ce que le Guide était le promoteur de la monnaie Africaine. Aussi que les populations vivent plus mal que sous le Guide.
      Alors, qui est le DICTATEUR ?
      Ne dit on pas que tout se paie sur terre ?
      Il va falloir bombarder l’Elisée pour que macron quitte le pouvoir afin que le peuple français puisse respirer. N’est ce pas ainsi que cela a l’habitude d’être fait ?
      Comme disait le singe : ’’ Si la détonation (du fusil) est bonne alors que la foudre s’abatte sur le chasseur !".

      Alors Tanga, souffrez-vous de perte de mémoire ou seulement de mauvaise foi ?

    • Tanga, pardonnez moi de vous dire que vous faites pitié à force de dire n’importe quoi . Votre ignorance de la situation et de l’histoire ukrainienne semble immense. La bonne nouvelle, c’est que l’ignorance, ça peut se corriger facilement ! Sinon ca devient de la bêtise.
      Donc sachez que :
      Les Ukrainiens se battent contre la Russie depuis les années 1930 quand, déjà les Russes avaient envahi l’Ukraine (1931) pour s’emparer des riches terres agricoles de ce pays. iI l’ont payé par 5 millions de morts DE FAIM puisque les Russes ont pillé et brulé les greniers à blé des paysans ukrainiens pendant deux ans de suite ...jusqu’à ce que ces malheureux Ukrainiens cèdent à cette guerre de la faim -déloyale- menée par les Russes (1932).
      Cet évènement tragique s’appelle HELODOMOR, et les Ukraineins le célèbre,nt cahque année depuis presque 100 ans. Et vous, vous ne connaissiez donc pas ca ? Maintenant vous le savez.

      Je veux dire que les UKRAINIENS savent très bien POURQUOI ILS NE VEULENT A AUCUN PRIX DES RUSSES
      Eux, ils les connaissent , et depuis très longtemps !

  • La liberté d’expression est un droit fondamental inscrit à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) de 1789. Elle permet à tout citoyen d’exprimer ses opinions sans risquer d’être inquiété par une autorité publique. C’est une liberté qui conditionne l’exercice de nombreux autres droits et libertés.

    Cependant, la liberté d’expression n’est pas absolue. Ses abus peuvent être sanctionnés par la loi. Plusieurs textes internationaux, comme la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) garantissent également la liberté d’expression.

    Il est important de noter que la liberté d’expression peut être limitée par certaines lois pour protéger d’autres droits et valeurs, tels que la réputation et l’honneur des autres, la sécurité nationale, l’ordre public, la santé ou la morale publique.

  • S’attaquer vilement à L’Evénement comme à l’Indépendant ou 24heures etc, ça me rappelle bien des souvenirs - personnels, en plus... C’est dire combien ce régime n’a rien à envier à celui que nous étions peu nombreux à combattre à l’époque. La chappe de plomb est bien plus agressive, paradoxalement, aujourd’hui, car il manque aux bourreaux l’intelligence et la finesse des grands moghos de l’époque, le puzzle contradictoire d’une vie urbaine, syndicale et intellectuelle réelle. Il ne reste comme seul soutien aux apprentis dictateurs d’aujourd’hui que celui des incultes experts en réseaux sociaux et en slogans lèche-bottes (maintenant que le cas de la méchante France a été réglé). Bien triste qu’un pays avec une histoire ’moderne’ aussi intéressante jusqu’à récemment ne finisse bientôt dans la fange à la Yahya gambienne... Affligeant. Désespérant.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique