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Projet PPACI-BF : Deux produits pour accompagner les agriculteurs dans leurs productions

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Publié le mercredi 12 juin 2024 à 18h30min

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Projet PPACI-BF : Deux produits pour accompagner les agriculteurs dans leurs productions

Le Projet "Promotion d’une assurance climatique indicielle pour les petits exploitants agricoles au Burkina Faso (PPACI-BF)" est aux côtés des populations vulnérables pour leur assurer une protection, en cas d’inondation des cultures et de sécheresse. Pour l’année 2023, ce sont 500 producteurs qui ont bénéficié des largesses du projet. Pour cette année 2024, le PPACI-BF en collaboration avec Yelen Assurance, réitèrent leur engagement vis-à-vis des petits agriculteurs, lesquels sont d’ailleurs les cibles du projet, en les accompagnant pour limiter les dégâts liés à la météorologie. Réunis ce mercredi 12 juin 2024 dans le Centre-Ouest, plus précisément à Koudougou, acteurs du projet et producteurs ont pu échanger sur les indices élaborés pour le programme d’assurance agricole 2024.

Les actions du PPACI-BF s’étendent sur trois communes : à savoir Safané, Tchériba et Dori. Cinq spéculations sont couvertes. Il s’agit du maïs, du mil, du niébé, du sorgho et du sésame. Au cours de l’année 2023, 173 hectares ont été touchés. Du côté du projet, les mesures ont été prises pour indemniser les producteurs. "Nous avons pu noter que pour les communes de Safané et Tchériba, il y avait un besoin d’accompagnement pour l’excès d’eau. Des poches de sécheresse ont touché le mil à Dori. A Tchériba et à Safané, c’est le maïs qui a été touché. En 2023, ce sont 500 producteurs qui ont souscrit à l’assurance. Ils devront donc être indemnisés, à hauteur de 5 526 000 francs CFA" a-t-il relevé.

"Pour cette année, la prime sera de 9500 francs CFA et le projet donnera 100% de semences pour couvrir la spéculation que le producteur aura choisie" Jacques Tarama

Au cours de cet atelier du 12 juin 2024, les acteurs du projet et les producteurs ont pu échanger et valider deux produits pour accompagner ceux qui souscriront à l’assurance. Cela se fera sur trois phases : d’abord du semis jusqu’à la croissance. Ensuite, de la croissance à la production. Enfin, de la production à la maturité de la plante. Pour bénéficier de l’indemnisation, le producteur devra payer une prime et garantir l’investissement à hauteur de 100 000 francs CFA. "Le premier produit porte sur la sécheresse, précisément au cas où la pluviométrie n’est pas bonne. Prenons le cas du maïs par exemple, où la première phase fait 40 jours. Si on n’a pas une pluviométrie supérieure à 100 millimètres, on considère que le producteur a perdu. On lui paie 40 500 francs CFA. Pour la deuxième phase, si la pluviométrie n’atteint pas 105 millimètres, on considère que la plante a eu des problèmes et que le producteur a perdu. On lui paie 31 500 francs CFA. A la troisième phase, si la pluviométrie n’atteint pas 55 millimètres, on considère encore que le producteur a perdu, et l’assureur lui verse 18 000 francs CFA. Le second produit lui, tient au cas d’excès d’eau. Si le champ reste inondé pendant un certain temps, on considère toujours que la plante subit des problèmes. Là encore, on indemnise le producteur, suivant les mêmes sommes pour la sécheresse" a détaillé Luc Kafando, consultant en assurance agricole indicielle.

"En cas de sinistre total, 10% des 100 000 francs CFA sont déduits par l’assureur" Luc Kafando

Cet atelier a aussi été l’occasion pour les producteurs de témoigner leur gratitude à l’endroit du projet. C’est le cas de Habi Dama, qui a pu bénéficier de l’accompagnement de l’assureur, pour sa production de niébé qui n’a pas été fructueuse. "L’année passée, on a semé du niébé, mais il y a eu manque de pluie. Du coup ça n’a pas bien donné. Le champ s’étendait sur une superficie de 9 hectares. Et pour chaque hectare, on a été indemnisé à hauteur de 9 000 francs. Je remercie le projet PPACI-BF, car l’assurance est une bonne chose et ça aide beaucoup les producteurs" s’est-elle exclamée, tout en invitant les producteurs des localités où intervient le projet, à souscrire à l’assurance.

"Quand on cultive à temps, la récolte est bonne. Mais tout dépend de la pluie. C’est en cela qu’il est bien d’être assuré" Habi Dama

Erwan Compaoré
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