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Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

Publié le dimanche 12 mai 2024 à 21h30min

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Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

Hassane Bationo, connu sous le nom de Bationo de Kyon sur les réseaux sociaux, est un acteur de la société civile, web activiste, qui se réclame du soutien de la transition. Dans cette interview, il donne sa lecture sur l’évolution de la situation sécuritaire, les raisons de son engagement pour la transition et l’organisation des élections. Pour lui, la situation sécuritaire a qualitativement évolué au Burkina Faso grâce au pouvoir de la transition. Pour l’organisation des élections, il estime que la mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections.

Lefaso.net : Vous êtes connu sous le nom de Bationo de Kyon. Pourquoi ce pseudonyme ?

Hassane Bationo (Bationo de Kyon) : Bationo de Kyon, c’est juste un pseudonyme que j’ai pris comme certaines personnes le font régulièrement. Je suis de la commune de Kyon, dans la province du Sanguié. Cette commune se caractérise par certaines réalités du point de vue de combat dans l’histoire du Burkina Faso. Je suis fier d’appartenir à cette localité, à son histoire, sa philosophie et surtout de son organisation sociale. Ce sont des raisons qui justifient le choix de ce pseudonyme.

Bationo de Kyon, vous êtes un fervent défenseur du MPSR2. Dites nous comment est né cet engagement pour ce pouvoir de la transition ?

En réalité, le camarade président Ibrahim Traoré et tous les leaders de la transition nous ont rejoint dans la tendance. Depuis l’université, je fais partie d’une organisation de la société civile dénommée « Deux heures pour nous, deux heures pour Kamita ». En une année, nous avons parlé de ce programme qui est aujourd’hui déballé par la transition.

Nous avons fait le tour du Burkina Faso pour partager cette vision qui est le panafricanisme. Nous avons réfléchi sur la philosophie politique du Burkina Faso, la façon de mener une guerre, l’économie et la manière de mener une guerre lorsqu’on a été envahi par l’hydre terroriste depuis 2015. Nous avons fini par comprendre qu’aucun régime politique n’arrivait à porter ces valeurs depuis un moment donné.

On a vu l’arrivée de Michel Kafando, de Roch Marc Christian Kaboré, du lieutenant-colonel Paul Henri Damiba… mais parmi tous ces leaders politiques, personne n’incarnait les valeurs que nous avons prônées depuis 2013. Les toutes premières actions du capitaine Ibrahim Traoré sont celles-là que nous avons prônées depuis 2013-2014 jusqu’aujourd’hui.

Et quelles sont ces différentes actions ?

C’est d’abord positionner le développement du Burkina Faso sur un pilier idéologique. Ce pilier idéologique est le panafricanisme. Dans le panafricanisme, nous avons le pilier économique, politique, spirituel et surtout organisationnel pour pouvoir booster tous les chantiers de développement. Nous avons fini par comprendre avec le camarade président Ibrahim Traoré que nous ne sommes pas obligés d’aller à plus de 8 000 km pour étudier un autre modèle de développement.

Ces modèles de développement ont existé d’abord au niveau de l’Afrique bien avant même la découverte des États-Unis. Pourquoi laisser tomber toutes ces valeurs et s’agripper aux valeurs qui ne riment pas avec nos réalités ? Nous avons décidé de soutenir le président parce qu’il est dans une bonne dynamique

Vous vous présentez aussi sur les réseaux sociaux comme un Bataillon d’intervention rapide (BIR) de la communication. Qu’entendez-vous par cela ?

Lorsque le camarade président Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir, il a été clair. Il a dit que tout le monde ne peut pas tenir des armes pour faire la guerre mais certains seront appelés à servir le pays d’une autre manière. En tant que citoyen, j’ai décidé de participer par la communication. Je profite vous dire que je me suis enrôlé comme Volontaire pour la défense de la patrie (VDP) même si je n’ai pas terminé la formation pour des raisons que je vais évoquer plus tard. Donc, j’ai décidé de mettre à profit ma communication au profit des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Ce BIR, c’est tout un ensemble de jeunes mobilisés pour la même cause, c’est-à-dire, soutenir les actions de nos FDS. Ils sont des milliers qui sont éparpillés dans les treize régions du Burkina Faso. Vous êtes journaliste et vous n’êtes pas sans savoir que la communication contribue à 50% en temps de guerre. Il est également important d’étudier l’histoire des guerres en Afrique. La bataille des amazones au Benin par exemple, nous avons compris que les hommes se succédaient au front, d’autre contribuaient à la guerre à travers d’autres chantiers.

Nous recevons des témoignages à longueur de journée. Il y a certains de nos amis, quand ils reviennent du front, ils nous disent que nos communications les réconfortent beaucoup. Par contre, il y a des communications qui démoralisent. Ils disent clairement qu’il y a des communication qui démoralisent les soldats puisqu’ils ont aussi accès aux réseaux sociaux. Nous pensons qu’au même titre que les BIR de l’armée qui ne reculent jamais devant l’adversité, nous aussi en tant que communicants, nous ne reculons devant rien. Nous savons que les médias occidentaux communiquent en faveur des terroristes. Notre mission est de concevoir ce bataillon pour riposter rigoureusement contre ceux qui communiquent pour les terroristes.

Vous traitez des médias occidentaux des alliés au terrorisme, avez-vous des preuves qui prouvent que les médias occidentaux communiquent effectivement en faveur des terroristes ?

Les médias occidentaux communiquent en faveur des terroristes parce que certaines vidéos virales, c’est-à-dire, les communications faites par les groupes terroristes lors de leurs opérations, sont automatiquement relayées par ces médias occidentaux. En le faisant, ils contribuent à rendre plus virales ces communications. Lorsque les terroristes traitent de tous les noms le régime de Ouagadougou avec les noms qu’on ne doit même pas qualifier un être humain, et les médias occidentaux, en reprenant cela, servent la cause des terroristes. Des terroristes tuent et violent les communautés et les médias occidentaux reprennent ces vidéos. Je pense sincèrement que nous ne devons plus traiter avec ces médias encore.

Vous dites que vous êtes des milliers de BIR de la communication. Qui finance cette campagne de communication des BIR ?

Vous pensez que l’État a cet argent pour donner aux gens qui sont dans les villages, les provinces et les villages pour chanter ses louanges et soutenir les forces combattantes ? C’est fait de façon patriotique. Même moi qui parle, je manque souvent de mégas et je communique en mode gratuit. Je ne suis pas obligé de demander de l’argent aux autorités pour encourager les FDS. C’est un sacrifice, pas une question d’argent. C’est notre contribution à la lutte contre le terrorisme.

En plus de vos actions de communications sur Facebook, est-ce que vous êtes prêt aujourd’hui à monter au front comme VDP pour défendre la patrie ?

Nous n’avons jamais dit que nous ne sommes pas prêts. Si je n’étais pas prêt, je n’allais pas mettre mon nom sur la liste des VDP. D’autres sont allés, ils ne sont plus jamais revenus. Nous leur rendons hommage.

Pour vous, les médias occidentaux ont pris fait et cause pour le terrorisme. Alors, que pensez-vous du travail des médias burkinabè dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?

Il est extrêmement important de souligner que les médias burkinabè, sinon la plupart des journalistes, ont tiré leurs modules de formation depuis l’Occident. Nous ne pouvons pas dire que nous avons les mêmes problèmes avec tous les médias au Burkina Faso comme ceux d’Europe. Les médias burkinabè font efficacement leur travail. Les journalistes, dans leur ensemble, font des efforts. Tout dépend de leurs angles de communication, de l’orientation depuis le début de la création de ce média.

L’autre réalité qu’il faut souligner est que la plupart de ces médias avaient été crées dans un contexte de paix, il n’y avait pas le terrorisme au Burkina Faso. Aujourd’hui, l’information a pris une autre tournure. Nous ne faisons plus les débats pour des questions d’égo mais pour des question de survie. Nous pensons que les médias font leur travail mais il serait encore mieux, dans le cadre de cette situation, d’adapter la communication. Nous le disons parce que tous les médias ne savent pas que nous sommes en guerre.

Qu’est-ce que vous appelez communication de guerre que vous demandez aux médias de faire ?

La communication de guerre, c’est de savoir s’adapter de façon stratégique. Nous ne leur demandons pas de mentir mais de faire attention aux choix des mots parce qu’un mot mal positionné peut faire basculer presqu’une partie de l’opération. Lorsque certaines informations chaudes sortent, elles peuvent entraver l’opérationnalisation de certaines manœuvres militaires. Je ne dis pas que tous les journalistes ne font pas bien leur travail mais parfois je trouve qu’il y a des manquements.

La communication de guerre est différente du mensonge mais elle a un caractère stratégique. Les terroristes peuvent mener une opération dans une zone donnée. Lors de cette attaque par exemple, nous avons perdu dix soldats avec des dégâts matériels mais l’armée a réussi à neutraliser plus de vingt terroristes. Mais lorsqu’on oriente la communication sur le fait que nous avons perdu dix soldats et les dégâts matériels, la communication n’a pas été stratégique même si l’information est juste. L’Occident se s’est pas construit uniquement sur la vérité.

Dans quelques mois, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR2) va boucler sa deuxième année. Comment appréciez-vous l’évolution de la situation sécuritaire qui était leur principal raison en renversant le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba le 30 septembre 2022 ?

Je crois que la courbe monte sans problème parce que les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui, le capitaine Ibrahim Traoré n’a pas doublé l’effectif de l’armée mais il a fait des centaines de recrutements. Nous faisions la guerre sans stratégie parce que l’armée a été désorganisée depuis les années 1999. Avec une armée numériquement faible et sous équipée, aujourd’hui, le capitaine a renversé les tendances.

Du point de vue de l’équipement et organisationnel, nous avons atteint un niveau important plus que même les soixante années d’indépendance. C’est une réalité. Avec le capitaine Ibrahim Traoré, nous avons fait l’option de faire la guerre, à la différence des deux présidents qui n’avaient pas fait cela. Le président Roch Kaboré n’avait pas d’option parce qu’il nous disait qu’on ne va pas négocier mais faire la guerre. Mais la nuit, il partait leur livrer de l’argent avec des bouteilles de liqueur et faisaient leur rencontre dans le désert. Et le lendemain, il sort dire qu’il n’y aura pas de négociation. Damiba, lui, il avait peut-être une option. Il disait qu’il fallait négocier. Le peuple a dit non et a décidé de le renverser pour installer le capitaine Ibrahim Traoré.

La mission du MPSR2, c’est la lutte contre la faim qui tue plus que la bombe atomique, comme le disait le président lui-même. Les chantiers sont bien organisés pour pouvoir gérer cette histoire de famine au Burkina Faso. Plus de dix mille hectares sont en train d’être aménagés pour répondre à cette affaire de famine. C’est possible de tout cultiver au Burkina Faso, pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

La lutte contre la famine faisait partie des missions secondaires du capitaine. A sa prise du pouvoir, le capitaine s’est donné comme mission principale, la restauration de la sécurité. Il avait même dit qu’il n’avait pas besoin de plus de trois mois pour le faire. Quelle analyse faites-vous de cela ?

Le capitaine n’a jamais dit qu’il va régler la question sécuritaire en trois mois. Il a dit que nous aurions dû faire en trois mois ce qui nous n’avions pas pu faire en huit mois. Même en trois jours, il a fait mieux que Damiba en huit mois. Les gens ne veulent pas entendre mais c’est une réalité. Les choses évoluent. Le terrorisme qu’ils ont semé, il n’est pas possible de le combattre définitivement en trois mois ou en une année. C’est la continuité de la colonisation, le président lui-même l’a dit. La lutte contre le terrorisme au Burkina Faso évolue correctement. Même l’UNICEF a reconnu cela, il l’a dit.

Plus de 1 000 écoles réouvertes, l’UNICEF l’a dit. Aujourd’hui, il y a une région totalement infectée par le terrorisme qui est libérée à 100%. Mais les gens ne parlent pas de ça. La courbe évolue qualitativement parce qu’il y a des villages qui ont été libérés. Il y a des réinstallations qui sont faites dans des villages. Le gouvernement a décidé de ne pas communiquer sur chaque village libéré. Parfois, ce sont les habitants de ces villages, provinces et régions qui publient en disant qu’ils ont regagné leurs localités.

Si beaucoup de localités ont été libérées, ne pensez-vous pas qu’il est possible maintenant d’organiser les élections en juillet 2024 conformément à la charte de la transition ?

Je n’ai jamais un problème avec un chef d’Etat même s’il fait 100 ans au pouvoir. Dans le panafricanisme, nous n’avons pas de problème avec la durée d’un mandat. Notre seul problème, c’est ce que l’on fait avec le mandat. Un président qui fait 100 ans au pouvoir, ce n’est pas mon problème ; pourvu qu’il arrive à répondre aux aspiration de son public. Les gens qu’on a récemment réinstallé tout de suite, leur préoccupation ce n’est pas les élections. Ils cherchent à se consolider d’abord. La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections.

Et pourtant la charte de la transition avait fixé trois principales missions au MPSR2. Il s’agit de la restauration de la sécurité, la résorption de la crise humanitaire et l’organisation des élections. N’est-ce pas paradoxal ce que vous dites par rapport à la mission de la transition ?

Ok ! Le premier point principal, est-ce qu’il est résolu ? Ce qui fait qu’on ne pourra pas organiser les élections dans les mois à venir, c’est de se demander qu’est-ce qui a provoqué le terrorisme au Burkina Faso ? A ce niveau, on trouve qu’il y a la refondation de l’Etat. L’État a t-il été refondé ? Il y a quel contre-pouvoir ? Le seul qu’on a au Burkina, c’est l’armée.

C’est l’armée qui s’invite chaque jour dans le champ politique. Est-ce qu’on a géré le problème de l’armée ? Est-ce qu’on a participé à la transformation qualitative du citoyen ? Le citoyen ne doit plus s’aligner derrière des modèles de développement qui ne répondent même pas à nos réalités. D’abord, on récupère nos villages, nos terres ; c’est la première étape. La deuxième étape, il ne s’agira pas d’organiser les élections, mais de procéder à la transformation qualitative du citoyen.

C’est parce que cela n’a pas été fait que des Burkinabè ont retourné leurs armes contre des Burkinabè. Ceux qui attaquent le Burkina Faso ne sont pas uniquement des étrangers. Plus de 80% des terroristes sont des Burkinabè qui ont été armés, même si l’on sait que la source du réseau vient de l’Occident. Une autre étape, il faut savoir que c’est la faim qui a conduit les Burkinabè dans cette situation. Il faut obligatoirement que nous gérions cette affaire d’autosuffisance alimentaire. Après, on verra quel type de démocratie il faut aux Burkinabè. Si l’on va continuer avec ce système occidental, nous risquons de revoir l’armée s’inviter encore dans la vie politique.

Dans vos publications sur les réseaux sociaux, vous traitez d’autres Burkinabè d’apatrides. Qu’entendez-vous par apatride ?

C’est celui qui n’a pas de patrie. Lorsque nous retrouvons qu’un citoyen d’un pays se retourne à communiquer officiellement pour les ennemis de sa patrie, cette personne n’appartient plus à ce pays. Communiquer contre le pays, prendre des armes pour déguerpir des villages, informer l’ennemi, c’est un apatride. Quelqu’un qui aime ce pays ne fait pas cela. Certains Burkinabè sont refugiés dans d’autres pays et communiquent officiellement pour les terroristes, ce sont des apatrides.

Vous dites que vous n’avez pas un problème avec les mandats. Le président peut faire 100 ans à condition de répondre aux aspirations du peuple. S’il arrive que le président Traoré ne partage plus la même vision que vous, auriez-vous le même engagement pour vous retourner contre lui ?

Lui même, il sait. Il a dit que sa plus grande peur est de trahir ce peuple. Le jour où il devient plus médiocre que ceux que ceux qu’on a combattus, il sera automatiquement classé sur la même liste. Aujourd’hui, nous le soutenons parce qu’il respecte les aspirations du peuple. Il parle le même langage que le peuple, il s’exprime comme le peuple. Le jour qu’on retrouve que le palais présidentiel n’est pas le lieu où l’on décide de l’avenir de ce pays, il sait très bien qu’il sera obligé de fermer et remettre les clés à quelqu’un d’autre. C’est un principe universel.

Interview réalisée par Serge Ika Ki
Photos et vidéos : Ange Auguste Paré
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 10 mai à 16:04, par LOURGO En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    Bonsoir M. BATIONO de Kyon vous avez tout mon soutient la vérité rien que la vérité,oser- lutter- savoir -vaincre.

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    • Le 13 mai à 12:28, par Indjaba En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

      Ceux qui se basent sur les mobilisations des stades et des ronds points pour refuser d’écouter les autres sons de cloches doivent revoir leurs copies. L’histoire nous enseigne que les politiciens ont mobilisé mieux que ça . Avant 2011, Blé Goudé et Gbagbo ont fait mieux que ça. Bref ! ceux qui modifient leur constitution pour des N-ième mandat ont aussi de bonnes raisons. Le respect de la parole donnée est sacrée et construit une bonne moralité pour les enfants qui grandissent.
      Tout ne peut pas se justifier par la guerre et tout ne pas être de la faute aux français et aux politiciens ou aux devanciers. J’ai d’ailleurs mal quand on me dit que les devanciers n’ont rien fait :
      Après un coup d’État avec les armes payées par les devanciers politiciens, le nouvel homme fort occupe généralement la présidence et Toutes les autres infrastructures publiques du pays construites par ces devanciers. Le mois qui suit il paie les fonctionnaires avec les ressources produites par les entreprises dont l’implantation a été facilitée par ces devanciers. De 2022 à 2023 , toutes les personnes morales et physique qui ont contribué à l’effort de paix, doivent l’origine de leurs ressources aux régimes devanciers etc etc. Bref !
      Soyons modestes, travaillons à rassembler et à sauvegarder notre pays. Donnons l’espoir aux autres d’avoir les mêmes chances d’accéder au pouvoir. Le dernier mot revenant au peuple qui décide par des ÉLECTIONS. Accordons 3 à 5 ans non modifiables de pouvoir à IB qui doit au préalable revoir sa copie en terme du respect des décisions de justice et des libertés bien sûr à encadrer. Pour cela, Écrivons une charte pour encadrer ses actions : la gouvernance, le cas d’accession et de vacances de pouvoir, la diplomatie, la défense, la liberté, la gestion de l’environnement, l’économie, l’enseignement etc etc doivent être régies par cette nouvelle charte.
      Que Dieu aident nos FDS à nous protéger. Que Dieu inspire l’actuel président. Que Dieu bénisse le Burkina

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  • Le 10 mai à 16:08, par Lang En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    Il est temps que cette transition prend fin rapidement, on commence à constater une généralisation du phènomène de l’opportunisme politique ,ici, avoir un peu d’argent pour boucler les fin de mois !

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  • Le 11 mai à 06:54, par Souk En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    Le terrorisme est le fait de gens du pays ou du pays proche. Accuser l’Occident, c’est de la lâcheté.
    Ne pas rendre compte sur les actes de terrorisme, c’est bâillonner l’information.
    Ne pas voir que s’associer avec les russes de Poutine, car tous ne sont pas poutinien est une orientation qui va dans le sens de faire régner le contrôle du pays.
    Si vous n’êtes pas de leur avis, vous n’avez pas le droit de vous exprimer pour éviter la prison.
    Reconnaitre que ce qu’apportent les ONG a une utilité est normal même si ce n’est pas parfait. Par contre, il faut être actif et participer aux décisions.

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  • Le 11 mai à 09:49, par kwiliga En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    "Les médias occidentaux communiquent en faveur des terroristes parce que certaines vidéos virales, c’est-à-dire, les communications faites par les groupes terroristes lors de leurs opérations, sont automatiquement relayées par ces médias occidentaux."
    Ah bon ? C’est curieux, parce que de mon côté, je consulte régulièrement certains médias occidentaux et n’ai jamais trouvé trace d’aucune vidéo virale de terroristes, relayée par leurs services.
    Il m’apparait qu’ils s’efforcent plutôt de relayer le communications de HRW, des USA, de L’UE,...
    De même, affirmer que "Plus de 80% des terroristes sont des Burkinabè qui ont été armés, même si l’on sait que la source du réseau vient de l’Occident.", sans que personne ne puisse avancer l’ombre d’une preuve et qu’il sera fort difficile de démontrer que le terrorisme islamiste, trouve ses sources en Occident, relève de phantasmatiques allégations.
    "La communication de guerre est différente du mensonge..." mais quand on entend ce genre de propos, l’on peut se convaincre qu’elle s’en rapproche beaucoup.
    Félicitation au journaliste qui a posé des questions sans complaisance.

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  • Le 11 mai à 15:36, par Citoyen LAMBDA En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    Visiblement la profession d’imposteur ,d’opportunistes, d’élucubrateurs, de griots et flagorneur paient bien au BURKINA FASO .

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  • Le 11 mai à 17:26, par Kassenabu En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections ». C’est bien la seule phrase avec laquelle je suis d’accord. Tout le monde a bien compris que ce charlatan d’IB a décidé de se maintenir au pouvoir coûte que coûte, et peu importe les moyens pour y arriver.
    Mais il apprendra vite que ce ne sont pas des élections qui le feront partir....

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  • Le 11 mai à 18:24, par Wayignans En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    IB a juré de respecter la constitution et donc la charte. à l’époque, c’était juste un problème de logistique de quelques mois, plus de 18 mois, nous sommes à la case départ mais en recul. Le constat est triste avec 2 à 3 fois plus de morts au niveau des civils, des VDP et des FDS. Le peuple s’est saigné pour payer les taxes en centaine de milliards pour acheter du matériel mais IB, même s’il a réorganisé le dispositif sur le terrain, reste redevable des piètres résultats qu’il ne peut mettre sur le dos des militaires sur le terrain. Quand c"était chaud sur le terrain pendant la SNC, il a fait quoi ? En donneur de leçon, il n’a rien fait. D’ailleurs, depuis sa bunkérisation à Koulouba, il n’est jamais monté au front comme Diapaga, le Sahel, etc.. Le summun de l’absurdité est de dire qu’un président soit au pouvoir jusqu’à 100 ans ! mais vous avez quelles amphétamlnes pour dire une telle ineptie ! Paul Buya a fait 42 ans au Cameroun...

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  • Le 12 mai à 20:26, par jan jan En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    Monsieur, donc le but de ce énième coup d’état, c’est s’emparer du pouvoir avec les armes du Peuple et commencer à vivre bien avec notre argent comme Blaiso et cie. Vous avez prétexté affaire des terroristes, sauf que depuis votre venue au pouvoir, les terroristes n’ont pas rebroussé chemin, ils continuent leur "sale" besogne. Allons seulement.

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  • Le 12 mai à 20:36, par Lang En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    @Wayignans :
    Vous avez écrit : `` IB a juré de respecter la constitution``
    Vous serez bien naif de croire à la parole d’un président issu d’un double putsch militaire. De quelle charte et quelle constitution parlez-vous ? des choses votées par une ALT illégitime et illégale et par une cour constitutionnelle aux ordres, reveillez-vous !

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  • Le 13 mai à 10:20, par PIETRO VENEZIA En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    Monsieur Bationo de Kyon, bonjour. Qualifier les médias occidentaux d’alliés du terrorisme est un mensonge ! Affirmer que « les médias occidentaux communiquent en faveur des terroristes parce que certaines vidéos virales, c’est-à-dire les communications faites par des groupes terroristes lors de leurs opérations, sont automatiquement diffusées par ces médias occidentaux » est un autre mensonge. Je suis un chirurgien oncologue italien : je vais vous résumer au maximum ce que j’ai fait et fais pour le Burkina Faso. L’année dernière, j’ai organisé un jumelage culturel entre les élèves de la ville de Dapelogo et ceux d’une école du même niveau à Matera : ce fut un succès. Les enfants se parlaient et se voyaient par appel vidéo. En 2019 j’ai organisé un jumelage entre la Ville de Dapelogo et celle de Policoro/e ou Altamura avec une visite de l’Ambassadeur auprès du Saint-Siège et de l’Ambassadeur auprès du Quirinale à Matera et une rencontre à la Chambre de Commerce de Matera pour un investissement de 20 mille euros pour un hôpital burkinabé : le COVID a bloqué cette visite. J’ai organisé une Mission Médicale au Burkina Faso avec le transfert de matériel médical et chirurgical vers les hôpitaux dont un électrocardiographe et un défibrillateur d’une valeur de cent mille euros : j’ai également proposé d’opérer gratuitement des patients pauvres. La mission médicale a vu l’organisation de la journée italo-burkinabè de télémédecine et téléchirurgie avec la participation du Centre de Chirurgie Cardiaque de Vérone (Italie), du Centre de Réanimation de Sassari (Italie), de l’Institut de Cardiologie de la Polyclinique de Bari pour lire les ECG de patients pauvres 24h/24 (25 ECG par jour) transmis sur une plateforme et enseignés par télémentorat à l’utilisation des défibrillateurs dont nous avions parlé en français. J’ai proposé de venir opérer des soldats blessés lors d’opérations terroristes. J’ai développé un système de sauvetage aérien pour les soldats en zone dangereuse. La Mission Médicale d’août 2023 a été reportée en raison de problèmes de sécurité quelques jours avant mon départ pour Ouagadougou (une mission médicale où j’ai perdu du temps et de l’argent et que personne ne me dédommage !). J’ai rencontré plus récemment l’ambassadeur à Rome à qui j’ai fait part de mes doléances. J’organise une rencontre au Centre de Chirurgie Cardiaque du Président d’une importante Association Burkinabè.
    Il n’y a aucune information à la télévision italienne qui puisse nuire aux Patriotes du Burkina Faso ou encourager de quelque manière que ce soit le terrorisme contre le peuple burkinabé. Ce que j’ai écrit est entièrement documenté. Je vous invite expressément à retirer ce que vous avez dit et à présenter vos excuses aux Italiens. Je pense que les gens comme vous ne méritent aucune considération.Je ne pense pas que je mettrai un jour les pieds au Burkina Faso tant qu’il y aura des gens comme vous ! Cordialement
    Professeur Pietro Venezia
    Chirurgien et Oncologue
    Patriot Italien

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    • Le 13 mai à 11:23, par PASSAKZIRI En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

      BONJOUR PROF PIETRO VENEZIA
      Et merci pour vos témoignages. En vérité ceux qui avancent ces mensonges contre l’occident et dont certains vivent et profitent des avantages de la démocratie dans des pays européens sont à plaindre parce que guidés seulement par une haine inouïe , injustifiable et nuisible comme toutes les haines. Je suis convaincu qu’ils savent où se trouve la vérité mais ont choisi délibérémentla voie du mensonge car c’est la plus facile. Malheureusement cette voie est sans issue.
      La réalité est que la crise au Burkina est plutôt celle la plus négligée au monde selon les rapports d’une ONG norvégienne en 2023. On souhaiterait voir les médias européens s’intéresser à la crise au Sahel et sensibiliser les opinions comme c’est le cas à gaza , en Ukraine ou même au Soudan. Non les médias européens ne font aucune communication pour le terrorisme , il ne montre au contraire aucun intérêt pour cette crise. Les quelques publications sporadiques concernent les massacres qui se multiplient et c’est aussi leur devoir de donner l#information pour de tels événement malheureux comme ce qui se serait encore passé à côté de Fada.
      Quant aux individus comme le sieur Bationo, ne vous inquiétez point et vent au Burkina quand la situation le permettra. Ils ont toujours existé depuis les indépendances et sont les catalyseurs des différentes crises du pays. Je vous recommande de lire "ma part de vérité" de votre collègue , le président Jena-Baptiste Ouédraogo. Les faits qu’ils y décrit qui se sont déroulés y’a quatre décennies semblent souvent se jouer actuellement. Dommage pour une nation qui refuse d’apprendre de l’histoire et de tirer les conséquences de ses erreurs du passé.

      Passakziri

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  • Le 13 mai à 12:39, par Walaï En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections.. ;

    Ne parlez donc pas mensongèrement de transition, car selon la langue de Molière qui vous semble chère, ce mot évoque une période intermédiaire supposant intrinsèquement une évolution vers un changement.

    Dans le contexte qui nous est imposé, nous nous attendions naïvement, à un passage d’une situation d’exception, à un État de Droit.

    Qui tue par l’épée, périra par l’épée.

    Malheur à celui qui bâillonne son Peuple.

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  • Le 13 mai à 12:48, par Shalom En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    Bonjour Professeur Venezia,
    Je vous présente tous mes respects pour l’amitié que vous manifestez à l’égard du peuple burkinabè. Je vous encourage à poursuivre votre action humanitaire au Burkina Faso sans tenir compte de propos personnels d’activistes de la société civile de notre pays.
    Vive l’amitié entre les peuples !

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  • Le 13 mai à 13:20, par Sacksida En réponse à : Burkina : « La mission de cette transition n’est pas d’organiser des élections », Bationo de Kyon, acteur de la société civile

    Voyez vous, les Puschistes Militaro- Fachistes pro Russe et quelques soient ce que vous faites comme Travaux Titanesques tels que Rock Marc Christian Kabore et son MPP, le realisait avec bien sur des Insuffisances et des Incongruites, les Puschistes dis je feront leurs Coups d’Etats. Meme si des Centaines de Milliards de FCFA qui sont affectes a l"Armee sous Rock dont les Militaires n’ont nullement fait le Bilan General. C’est cela qui est dommage pour le Peuple Burkinabe et le Burkina Faso et de surcroit les problemes d’insecurite et sociaux economiques ne font que s’empirer. Donc que Dieu Sublime aide notre Peuple Burkinabe. Salut

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