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Burkina / Crise sécuritaire : « La résolution passe aussi par l’élaboration d’un nouveau contrat social », déclare l’Union des forces progressistes

Publié le lundi 19 février 2024 à 11h35min

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Burkina / Crise sécuritaire : « La résolution passe aussi par l’élaboration d’un nouveau contrat social », déclare l’Union des forces progressistes

Au regard des défis à relever dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, l’Union des forces progressistes (UFP), estime que la résolution de cette crise sociale et politique passe aussi par l’élaboration d’un nouveau contrat social auquel adhère une large majorité des citoyens. Dans sa déclaration en date du 17 février 2024, l’UFP demande au gouvernement de la transition, l’arrêt des enlèvements et la libération de toutes les personnes arrêtées sans respect de la procédure légale. L’UFP sollicite également la levée de la suspension des activités des partis politiques et la convocation d’assises des forces vives pour délibérer sur la conduite de la transition.

DECLARATION DE L’UNION DES FORCES PROGRESSISTES (UFP) SUR LA CONDUITE DE LA TRANSITION

Seize mois après la prise du pouvoir par le MPSR II, les forces combattantes continuent de déployer des efforts importants pour la reconquête du territoire national, ainsi que pour la protection des populations.

Le gouvernement pour sa part, a réorganisé les forces de défense et de sécurité et a renforcé leur équipement.

L’Union des Forces Progressistes (UFP) est reconnaissante pour les sacrifices consentis par les Forces de défense et de Sécurité, ainsi que par les volontaires pour la défense de la patrie. Le Parti salue l’engagement des autorités pour la question sécuritaire.

Cependant, la récente adoption d’une nouvelle constitution de manière non inclusive, les réquisitions d’acteurs politiques et de la société civile, ainsi que les arrestations illégales de citoyens, ne sont pas de actes qui renforcent le consensus politique. De même, la persistance de la corruption et du favoritisme sont des entraves à lever pour la réussite de la refondation de l’Etat.

Le MPSR II a motivé la prise du pouvoir par la question sécuritaire, mais plus de huit après les premières attaques, la situation est très préoccupante. La résolution de cette crise sociale et politique passe aussi par l’élaboration d’un nouveau contrat social auquel adhère une large majorité des citoyens.

De notre point de vue, la crise est profonde, et tout est défis à relever au Burkina Faso ; c’est pourquoi, les autorités doivent créer les conditions d’un climat politique apaisé pour que le maximum de personnes de compétences contribuent à la gestion des affaires de l’Etat.

Au regard des faits évoqués plus haut, l’Union des Forces Progressistes (UFP) demande au pouvoir de la transition d’œuvrer à :

-  L’arrêt des enlèvements et à la libération de toutes les personnes arrêtées sans respect de la procédure en la matière.

-  La levée de la suspension activités des partis politiques pour les permettre d’apporter leurs contributions.

-  La convocation d’assises des forces vives pour délibérer sur la conduite de la transition.

Ouagadougou, le 17 Février 2024
Le Secrétaire Général
YE Modou

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Vos commentaires

  • Le 19 février à 13:17, par Bob En réponse à : Burkina / Crise sécuritaire : « La résolution passe aussi par l’élaboration d’un nouveau contrat social », déclare l’Union des forces progressistes

    Bizarre, est-ce que c’est au gouvernement seul d’élaborer un nouveau contrat social dans la situation actuelle ? Que peut on pérenniser dans le chaos actuel ? Je crois que les dernières assises avaient défini des priorités et seules votre appel pour de nouvelles assises est cohérent. Comment pouvez-vous demander la libération de personnes arrêtées sans vous préoccuper des motifs pour lesquelles elles ont été ARRÊTÉES et non pas ENLEVÉES ? Il faut demander des éclaircissements sur les motifs de leur ARRESTATION avant toute chose. Quand aux partis politiques, en dehors des périodes électorales ils ont presque tous été aphones. Mieux autoriser 200 partis à investir la vie publique c’est favoriser des centaines de messages contradictoires et diviser encore plus les populations. La REFONDATION implique forcément la remise à plat des lois sur les partis et les élections. Autoriser les partis et les politiciens corrompus qui sont les principaux responsables de notre déchéance actuelle c’est se tirer une ballé dans le pied.

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