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Diaspora burkinabè aux États-unis : Entre passions et opportunités, Namketa Savadogo rêve d’impacter sa génération

Publié le mercredi 19 avril 2023 à 21h36min

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Diaspora burkinabè aux États-unis : Entre passions et opportunités, Namketa Savadogo rêve d’impacter sa génération

Spécialisée dans la communication d’influence et les relations publiques, Namketa Jos Edith Savadogo est une jeune burkinabè installée dans le pays de l’oncle Sam depuis quelques années. Malgré son absence de son pays natal, cette résidente de la ville de New York n’a pas perdu sa fibre patriotique.

C’est après quelques années d’études au département de communication et de journalisme et en faculté de droit à l’université de Ouagadougou que Namketa Savadogo s’envole pour New York. Dans cette ville, elle obtient un Baclelor’s degree en communication et médias au City University of New York. En dehors de ses études à l’université, la jeune burkinabè fait des formations professionnelles en consultation d’images et en production télé/radio.

Jeune femme ambitieuse, elle se propulse toujours vers d’autres conquêtes.
Selon elle, les États-Unis offrent de vastes opportunités dans tous les domaines. Cependant, il n’en reste pas moins qu’il y a de nombreux défis à relever tous les jours. « Pour réussir, il faut faire preuve de courage, de patience et ne jamais perdre de vue ses objectifs tout en ayant une grande capacité d’intégration », affirme-t-elle.

Dans sa quête permanente de nouveaux défis, la jeune burkinabè a fondé « NS consulting », une entreprise de consultation qui a pour but d’optimiser la présentation des individus et des entreprises. « Qu’il s’agisse d’une entreprise cherchant à accroître son développement, d’un professionnel en quête de progression professionnelle ou d’une personnalité publique désirant une image plus favorable, le simple talent et potentiel ne suffisent plus », justifie Namketa Savadogo.

Par ailleurs, connaissant les difficultés que rencontrent ses compatriotes aux Etats unis, elle a lancé avec trois autres collaborateurs, "Smart Production", une initiative qui a pour but de servir la communauté burkinabè de New York en prestations multimédia. « Nous avons reçu des entrepreneurs, des artistes et des professionnels de divers secteurs qui font la fierté du Burkina Faso aux Etats unis », a-t-elle ajouté.
Smart Production a mis en place une émission, Double A, dont elle est la présentatrice.

Cette émission veut être un tremplin qui met en lumière les success stories de la diaspora. Ils utilisent pour le moment les canaux de communication digitaux notamment sur Facebook. En partageant le parcours des hommes et femmes qui sont arrivés à s’imposer et à se frayer un chemin dans la société américaine, Namketa Savadogo et ses collaborateurs souhaitent encourager les jeunes et tous ceux qui pensent que leurs opportunités sont limitées, à persévérer. « Mais nous espérons former des partenariats avec des chaînes locales au Burkina », a-t-elle ajouté.

Déjà, en 2019, Namketa Savadogo a été chroniqueuse pour l’émission de télé « Le Grand café ». C’est une aventure qu’elle a entamé le temps de son retour au pays pour les vacances. « Depuis mes jours à l’université, j’ai toujours été passionnée par la télé. Je suis malheureusement partie un peu tôt avant d’avoir l’opportunité de vivre cette passion. Alors quand quelques années plus tard de retour au pays je vois l’annonce que le Grand café recherche des chroniqueuses, je me suis dit que c’était une bonne aubaine », a-t-elle expliqué.

L’expérience qu’elle qualifie d’enrichissante, lui a permis de faire de belles rencontres, de participer au débat public et de se challenger dans un rôle de chroniqueuse qui devait faire sortir son invité du confort des interviews classiques.

Saisissant les opportunités qui s’offrent à elle, Namketa Savadogo participe à un projet d’une ONG pour le dialogue inter religieux de la diaspora burkinabè à New York. « J’aide cette organisation dans la communication du projet. Le but est de voir comment ici les leaders religieux peuvent réunir tous les Burkinabè afin de trouver des voies et moyens de participer à l’effort de paix au Burkina ».

Les réseaux sociaux, source d’opportunités

Très active sur les réseaux sociaux, Namketa Savadogo puise l’inspiration de ses publications à travers la lecture. « À mon sens, la lecture représente un vecteur essentiel pour l’émancipation individuelle et collective, et j’estime que le monde gagnerait à en faire une pratique plus courante ». [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 19 avril 2023 à 22:33, par Renault HÉLIE En réponse à : Diaspora burkinabè aux États-unis : Entre passions et opportunités, Namketa Savadogo rêve d’impacter sa génération

    Il serait intéressant que cette Dame Savadogo nous fasse un petit exposé sur la communauté burkinabè à NY, aux USA et en Amérique du Nord :
    - Grandes tendances
    - Réussites
    - Difficultés
    - Plans d’installation définitive en Amérique du Nord, ou bien projets de retour au BF.

    Je lirais un tel articles avec un grand intérêt.

  • Le 20 avril 2023 à 08:32, par Citoyen ordinaire En réponse à : Diaspora burkinabè aux États-unis : Entre passions et opportunités, Namketa Savadogo rêve d’impacter sa génération

    Ce n’est pas une Burkinabe aux ordres et qui obéit aux desirs divins d’un vieux colon qui porte son casque colonial à l’envers ! Pour faire une telle etude et ne pas balancer des chiffres fabriqués dans un laboratoire comme certains ont l’habitude de la faire sur ce Forum, il faut beaucoup de milliers voire besucoup de millions de dollars pour conduire une etude digne de foi. Demandez donc à Paris d’ordonner que la Banque Mondiale de financer cette étude pour satisfaire un de ses citoyens qui semble avoir la tête dans le vent et qui résume l’Afrique à son clavier ! Par ailleurs, il faut negocier des calendriers de rencontres et les respecter car les autres Burkinabe, objet de l’étude tant souhaitée par Messire Renault Helie, ne sont pas à la disposition de cette vaillante Burkinabe comme un personnel de maison dans la maison d’un colon dans la Haute-Volta des années 60 ou 70 ! Pour être plus serieux, je crois que rien que l’espace des États-Unis commande qu’on reste lucide quand on souhaite faire une telle étude ! Avec tout le respect qu’on doit aux aînés comme Renault Helie😁😁 !

  • Le 21 avril 2023 à 21:03, par Renault HÉLIE En réponse à : Diaspora burkinabè aux États-unis : Entre passions et opportunités, Namketa Savadogo rêve d’impacter sa génération

    @Citoyen ordinaire
    Messire « Citoyen ordinaire », qui parle « d’ordre » ? Qui parle de « colon » ? C’est vous, mon grand, et ça en indique beaucoup sur votre ossification cérébrale et votre simplisme. Pour me traiter de « colon », vous n’avez strictement aucune raison valable, sinon une tendance primaire à la simplification, français = colon, ou français = blanc, ou blanc = colon. C’est un peu comme si moi je me permettais d’écrire que
    « burkinabè = ceci »
    ou
    « voltaïque = cela ».
    Quand je suis passé en Afrique, vous étiez indépendants depuis des lustres et des lustres, et il n’y avait strictement aucun agriculteur français ni au BF, ni ailleurs en Afrique. Les Français un peu anciens chez vous étaient soit des franco-libanais, soit des françaises mariées à des Africains.
    Je suis désolé, mais votre tirade en indique plus sur vos rigidités mentales qu’une analyse sous un scanner ultra-sophistiqué.
    De toutes les façons, vous n’avez strictement aucune autorité sur cette dame pour lui interdire quoi que ce soit, elle est LIBRE et vit dans un pays LIBRE, VRAIMENT LIBRE.
    Peut-être qu’au Burkina Faso, le premier porteur de pantalon venu a le droit d’interdire à une jeune femme de décrire sa communauté et ses espoirs ? Mais pas aux USA.
    Quant à moi, j’ai mes propres raisons de m’intéresser aux communautés africaines aux USA, car j’ai acheté et lu un excellent livre d’une sociologue sur les maghrébins des USA. Les résultats sont assez inattendus, et ce livre pourtant très sérieux se lit comme un roman.
    Mon intérêt est purement sociologique et économique, ou, plus simplement dit, humain, si vous préférez.

  • Le 21 avril 2023 à 21:51, par Renault HÉLIE En réponse à : Diaspora burkinabè aux États-unis : Entre passions et opportunités, Namketa Savadogo rêve d’impacter sa génération

    J’ai été passionné par le livre de Marie-Pierre ULLOA « le nouveau reve américain ». Ce livre se lit gréablement, comme un roman. C’est pourtant une étude sérieuse sur les maghrébins aux USA.
    Une description du même genre sur les francophones sibsahariens aux USA serait sûrement passionnante.

  • Le 23 avril 2023 à 00:12, par Fantassin français En réponse à : Diaspora burkinabè aux États-unis : Entre passions et opportunités, Namketa Savadogo rêve d’impacter sa génération

    Ah, ça fait mal quand on se rend compte que ses desirs ne sont plus forcément des ordres comme dana l’ancien temps où le colon était transporté par des porteurs nègres au torse nu ! @ internaute Citoyen Ordinaire.a voulu vous faire rwmarquer que vous avoir plus d’égard dans la formulation de vos idées car jusque-là, vous donnez l’impression d’être "le.centre du monde et le carnet de vérité". Malheureusement la réalité est que vous vous permettez d’étaler vos idées et vos analyses myopes et uni-jambistes d’un sénile colon radotant, rêvant encore d’une Afrique où n’importe qui peut à tout prendre ses "remontées de vins"’ d’un vieil estomac fatigué comme des lingots l’or après lesquels les petits nègres doivent courir ! La prochaine fois, revisitez bien vos propositions avant de les etale sur ce Forum.

    • Le 24 avril 2023 à 19:31, par Renault HÉLIE En réponse à : Diaspora burkinabè aux États-unis : Entre passions et opportunités, Namketa Savadogo rêve d’impacter sa génération

      @Fantassin français
      Messire « Fantassin français », votre commentaire est si ridicule que je vous soupçonne d’être un étranger qui cherche à caricaturer les populistes burkinabè les plus simplets.
      Prenez la peine de lire le livre que j’ai mentionné de Mme ULLOA, vous comprendrez mieux.
      Mais vous arrive-t-il de vraiment lire des livres de temps en temps ?
      Au passage, ce serait une excellente idée pour un doctorat de sociologie :
      « Les communautés Ouest-Africaines en Amérique du Nord, espoirs, réussites et difficultés »

      Vu le prestige des doctorats en Afrique, voilà qui serait une idée rentable pour une carrière, y compris une carrière d’enseignant universitaire en Occident.

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