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Menaces sur les journalistes au Burkina : Des Organisations professionnelles des médias tirent la sonnette d’alarme

Déclaration

Publié le jeudi 13 avril 2023 à 22h00min

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Menaces sur les journalistes au Burkina : Des Organisations professionnelles des médias tirent la sonnette d’alarme

Dans une déclaration publiée ce jeudi 13 avril 2023, des organisations professionnelles des médias alertent sur les menaces de mort à l’encontre de certains journalistes. Ci-joint la déclaration.

Déclaration des Organisations Professionnelles des Médias suite aux menaces de mort à l’encontre des Journalistes

Les menaces sur la presse et leurs animateurs se sont particulièrement accentuées depuis les coups d’Etat du 24 janvier 2022 et du 30 septembre de la même année.
La situation sécuritaire difficile du pays est un prétexte pour tenter d’embrigader les médias et restreindre la liberté d’expression. L’enrôlement forcé de Boukari Ouédraogo, citoyen burkinabè à qui il est reconnu le droit inaliénable de dire ce qu’il pense de ceux qui ont la charge de la gestion des affaires publiques dans ce pays est illustratif des dérives qui s’annoncent.

Plus d’une fois, nos organisations ont pourtant attiré l’attention des décideurs sur les limites de l’approche qui consiste à opposer la lutte contre le terrorisme à la liberté d’expression et à la liberté de la presse en particulier. Nous avions toujours soutenu que dans un contexte de crise comme celui que connait le Burkina Faso, les journalistes ont encore un rôle plus important en ce sens qu’ils doivent faire preuve d’une plus grande affirmation de leur mission de sorte à ce que la profession participe à la recherche des solutions aux difficultés que vivent notre pays. Dans cette perspective, les journalistes en toute responsabilité ne peuvent fermer les yeux sur la conduite du pays au risque de démissionner tout simplement de leurs missions et responsabilités. Plus qu’en temps ordinaire, les journalistes doivent exiger des gouvernants encore plus de transparence, de bonne gouvernance et de redevabilité. C’est seulement à ce prix que les appels à la mobilisation générale et à l’unité nationale, conditions essentielles pour dompter nos défis communs, seront crédibles et légitimes.

Du reste, il est largement établi que le secteur de la sécurité souffre de beaucoup de maux et de lacunes qui, pendant longtemps, n’ont pas permis à notre Armée de faire face conséquemment à son devoir régalien de défense de notre territoire face aux terroristes et autres menaces extérieures. Si ces maux sont en voie de résorption aujourd’hui, cela n’a été possible que grâce au travail de la presse et aux multiples interpellations citoyennes.

Aussi, les journalistes doivent en ces moments critiques de l’histoire de notre pays, pousser à son niveau le plus élevé le professionnalisme, y compris l’exigence de vérité, d’honnêteté et de pluralité qui constituent des valeurs cardinales de cette profession.

Pour peu que l’opinion nationale et les autorités veuillent reconnaitre le rôle joué par la presse burkinabè dans le cheminement de notre nation et particulièrement dans des moments critiques de son histoire, il est évident que c’est un acteur qui ne s’est jamais débiné mais au contraire, elle peut se dire fière de ce qu’elle a pu apporter comme contribution. Dans un pays comme le nôtre, la presse a souvent évité tout simplement que les fondements qui font de nous une nation, un peuple, ne soient érodés et conduisent à l’effondrement de l’édifice.

Comme toujours, la presse a usé de sa mission d’alerte dès les premiers moments de cette crise sécuritaire. Malheureusement, elle n’a pas été entendue. Par une simple revue de presse, avant que les chercheurs ne nous départagent sur une étude scientifique, même le plus malhonnête des détracteurs de la presse s’apercevra combien les journalistes burkinabè par leurs abondantes productions (enquêtes, reportages, comptes-rendus, entretiens, éditoriaux, plateaux de débats, etc.) ont été au cœur de la crise non pas dans le présumé mauvais rôle qu’on tente de lui coller aujourd’hui mais comme une mission patriotique de sauvegarde de la nation. Pendant ces huit années, la presse a été au cœur de ce combat qui a empêché que notre pays ne sombre littéralement. Aujourd’hui, certains de nos concitoyens, y compris des autorités, pour des desseins que nous ignorons pour l’instant, accusent les médias de mettre leurs plumes, leurs caméras et leurs micros au service des terroristes. Sacrilège ! Ceux qui tiennent ce genre de discours ont un problème avec la vérité.

La haine contre les médias et les journalistes s’est accentuée depuis l’arrivée du Capitaine Ibrahim Traoré sur la scène politique. Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla et le ministre chargé de la Communication, notre confrère Jean Emmanuel Ouédraogo, dans leurs sorties médiatiques, loin d’apaiser la situation du haut de leur lourde responsabilité nationale, ces autorités ont parfois contribué à jeter les journalistes en pâture. Certains de leurs propos, loin d’être rassembleurs, portent les germes de la division des burkinabè à cause des préjugés sur le degré de patriotisme dont personne ne connait l’unité de mesure. Leurs relais, des activistes de la société civile et des réseaux sociaux, des analystes en tous genres, des experts et des intellectuels de service, chauffés à blanc se font les apôtres de la diabolisation des médias et des journalistes. Certains vont jusqu’à appeler à guillotiner tous les journalistes qui pensent différemment d’eux.

A visage découvert, sans crainte ni respect pour l’autorité judiciaire ou administrative, soit par défiance ou par complicité tacite, ils se sont mués en régulateur de la presse, en censeurs des journalistes, et en justicier pour distribuer les bons points aux journalistes dits « patriotes » et les mauvais points aux journalistes dits « apatrides ». Encore faut-il qu’ils comprennent le sens réel du terme « apatride ».

On a assisté et on assiste encore à des appels incessants aux meurtres de journalistes et de leaders d’opinion, des cabales montées de toute pièce pour salir la réputation de certains de nos confrères. Les menaces et autres intimidations sur les professionnels des médias se sont multipliées ces derniers jours.

Ces fatwas sur la presse burkinabè s’inscrivent dans un plan machiavélique de diabolisation du travail des journalistes, dont le seul malheur est de refuser le bâillonnement, l’instrumentalisation, la dictée de la pensée unique et la déification de l’autorité.

La liste des journalistes à abattre vaille que vaille ne fait que s’élargir. Sans être exhaustif, les confrères Boowurosigué Hyacinthe Sanou, Boukari Ouoba, Lamine Traoré, Lookman Sawadogo, Newton Ahmed Barry, Alain Traoré dit Alain Alain et la Radio Oméga ont été nommément cités, il y a quelques jours, comme des ennemis de la patrie, qui méritent d’aller pourrir en enfer. Quelle horreur ! Bien plus tôt, certains soutiens du MPSR ont taxé les Organisations professionnelles des médias d’être des terroristes et des organisations à décoloniser.

Qui l’eut cru dans ce pays, après que le célèbre journaliste Norbert Zongo ait été tué et brûlé à Sapouy avec trois de ses compagnons, un certain 13 décembre 1998 par des assoiffés du pouvoir qui ne supportaient plus la critique ?

Tous ces appels aux meurtres des journalistes viennent nous rappeler que rien n’est définitivement acquis et que le sacrifice du Directeur fondateur de L’Indépendant il y a 25 ans n’a pas servi de leçons aux nervis du nouveau pouvoir.

Par ailleurs, les nouvelles autorités militaires, dans leur volonté de régenter l’information, ont pris sur elles la responsabilité de fouler aux pieds les lois en se substituant à l’autorité de régulation qu’est le Conseil Supérieur de la Communication (CSC). Outre les velléités d’immixtion, d’intimidation et de contrôle de la presse nationale publique et privée, les autorités ont ainsi décidé de suspendre des médias internationaux RFI et France 24 et d’expulser les correspondants de Libération et Le Monde.

Faut-il le rappeler, les ennemis du Burkina Faso et de tous les Burkinabè ce sont bien les terroristes et le terrorisme. Les autorités gagneraient à recentrer tous les efforts sur cet objectif qui a été l’argument principal pour justifier les coups d’Etat du 24 janvier et du 30 septembre 2022. En tout état de cause, s’en prendre aux journalistes pour espérer gagner la guerre contre le terrorisme, c’est se bercer d’illusion comme qui casserait le thermomètre en pensant baisser la fièvre. Non, le thermomètre n’est que l’indicateur, il n’est jamais la cause de la fièvre.

Avec beaucoup de responsabilité et de professionnalisme, la presse burkinabè fournit des photographies de la situation réelle de notre pays (quand c’est bien tout comme quand c’est mauvais) et interpelle les autorités afin que les politiques et le niveau d’engagement des forces vives soient à la mesure des défis. Ne nous voilons pas la face, le musellement de la presse ne crée pas la sécurité, il génère tout au plus le sentiment de sécurité, exactement à l’image de l’autruche qui se croirait en sécurité par le simple fait de se vautrer la tête dans un tas de sable.

Les autorités et leurs soutiens inconditionnels doivent se rendre à l’évidence que la répression de la presse n’a jamais été une solution. A propos, le philosophe et journaliste Albert Camus disait « La Presse quand elle est libre, elle peut être bonne ou mauvaise mais quand elle ne l’est pas, assurément elle ne peut être que mauvaise ». Il faut se garder de fabriquer une mauvaise presse pour le Burkina Faso.

En ces moments particulièrement difficiles, les Organisations professionnelles des médias (OPM) signataires de la présente déclaration :

  condamnent avec la dernière énergie l’agression barbare et injustifiée de notre peuple par les groupes armées terroristes ;

  réaffirment leur soutien total aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux volontaires pour la défense de la patrie, engagés pour la libération totale de notre pays ;

  compatissent à la douleur de toutes les familles éprouvées par la perte de l’un des leurs, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ;

  traduisent leurs vœux de prompt rétablissement à tous les blessés ;

  apportent leurs compassions et leurs soutiens à toutes les personnes déplacés internes ;

  réitèrent leur soutien ferme et indéfectible à tous les journalistes ainsi qu’à tous les médias victimes de la méchanceté gratuite des mercenaires d’un autre temps à jamais révolu dans notre pays ;

  regrettent la suspension de RFI et de France 24 par le gouvernement ainsi que l’exclusion des correspondants de Libération et Le Monde ;

  condamnent et attirent l’attention sur le précédent grave que crée le gouvernement de Transition, en se substituant à l’autorité de régulation qu’est le CSC ;

  tiennent le Président, le Premier ministre, le Ministre chargé de la Communication, leurs relais civils et militaires, pour responsables de toutes les agressions et tous les accès de haine subis par les médias et les journalistes ;

  appellent les journalistes à rester professionnels et vigilants et à faire preuve de résilience et d’audace, le tout dans un esprit républicain et responsable ;

  invitent tout le peuple burkinabè, particulièrement les défenseurs des droits humains et les démocrates sincères de notre pays à se mettre débout pour dénoncer tous les comportements anti sociaux et barrer la route à toute dictature d’où qu’elle vienne ;

  demandent aux autorités de la Transition, notamment au capitaine Ibrahim Traoré de dénoncer ouvertement et de se démarquer clairement de tous ces nouveaux génocidaires qui s’ignorent et qui utilisent les réseaux sociaux pour distiller des messages de haine ;

  invitent les autorités politiques administratives et sécuritaires à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la protection des journalistes et médias menacés ;

  exhortent la justice burkinabè à prendre les devants et à s’assumer entièrement en traquant et en sanctionnant à la hauteur de leurs forfaits, tous ceux qui appellent au meurtre des journalistes et des citoyens en général ;

  interpellent les organisations sous régionales et interafricaines sur l’urgence de donner de la voix face au diverses dérives contre la liberté d’expression et de la presse et la montée du discours de la haine dans notre pays.

Fait à Ouagadougou, le 13 avril 2023

Pour le CNP-NZ,
Le Président
Inoussa Ouédraogo

Pour l’AJB,
Le Président
Guézouma Sanogo

Pour la SEP,
Le Secrétaire Général
Abdoulaye Tao

Pour le SYNATIC,
Le Secrétaire Général
Siriki Dramé

Pour Reporters du Faso,
Le Président
Moumouni Simporé

Pour l’AEPJLN,
Le Coordinateur
Evariste Zongo

Pour l’APAC,
La Présidente de la transition
Bénédicte Sawadogo

Pour l’AEPML,
Le Président
Dr. Cyriaque Paré

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Messages

  • Même regrouper vous êtes une minorité. Pour vous convaincre faites un communiqué a OMEGA pour faire une grève dans tout le FASO. Après vous organisez une marche de protestation. On saura que que vous êtes des journalistes qui exigez la liberté d’expression en période de guerre. A la fin de ces expressions voyez avec LENGANI pour aller faire des photos avec BLAISE COMPAORÉ pour dire que vous êtes des BURKINABÉ de classe. Vous n’êtes pas des putschistes. Sous BLAISE il n’y avait pas de terrorisme.

    • On lit les personnalités derrière les propos de chaque internaute, ils ne sont pas nombreux ceux qui voient plus loin que le bout de leur nez. Ça pillaille mais ça se rue sur les journaux et sites d’information. Il faut avoir un esprit rabougri pour faire un parallélisme entre nombre et puissance. Ils ne sont pas nombreux, mais ils font trembler, c’est de cela qu’il s’agit.

  • Ce sont les vivants qui connaissent la liberte d’expression. On se demande ou certains de ces soit disant intellectuels ont ete formes. Cartainement vous etes des "Communicateurs" et non des journalistes.

  • Arretez vos afabulations. Personne ne menaces les journalistes. Nous avons tous besoin de vous surtout en ces temps qui courent. Comme on vous demande d’etre discret su certains sujet vous jouez la carte de la liberté d’expression. Quand meme tout le monde doit faire uneffort en temps de guerre voyons.

  • Certains pyromanes ont été traités par certains d’entre vous comme des héros, alors les pyromanes d’aujourd’hui ne comprennent pas pourquoi la presse ne leur réserve pas la place qu’il faut. La presse a contribué à créer dans un passé assez récent des héros abonnés aux anti-valeurs et nous allons tous en payer le prix. C’est le processus d’installation d’un régime de type "FODE SANKO" que nous avons connu en Serra Léone : apprêtez-vous donc pour les manches courtes et les manches longues.
    Honte aux insurrescrocs qui se croient plus intelligents que tout le monde et qui ont précipité notre beau pays dans l’abîme !!!

  • Prions pour le Burkina Faso ! Là, la transition se trompe de combat en réduisant la liberté d’expression. Je pense qu’il y a plus de propos et postures populistes que de mépris de la presse. Restons mobilisés pour la Paix au Burkina Faso !

  • "Aussi, les journalistes doivent en ces moments critiques de l’histoire de notre pays, pousser à son niveau le plus élevé le professionnalisme, y compris l’exigence de vérité, d’honnêteté et de pluralité qui constituent des valeurs cardinales de cette profession." Je ne retiens que ceci. C’est la seule qui est vraie et qui est bon à prendre. Si vous respectez ca, il n’y aura plus de problèmes avec le peuple. Il y a beaucoup de malhonnête dans votre métier. Ces journalistes "politiciens" seront traités politiquement et vous n’y pouvez rien. Norbert Zongo que vous citez tant, n’était pas malhonnete et savait écrire au bénéfice du peuple.

  • Entre nous vous pensez que que Issaka Lingani est un journaliste ? N’est il pas plutôt un militant d’un parti à jamais voué aux gémonies ?

  • « On a assisté et on assiste encore à des appels incessants aux meurtres de journalistes et de leaders d’opinion, des cabales montées de toute pièce pour salir la réputation de certains de nos confrères. Les menaces et autres intimidations sur les professionnels des médias se sont multipliées ces derniers jours. ...... ... Sans être exhaustif, les confrères Boowurosigué Hyacinthe Sanou, Boukari Ouoba, Lamine Traoré, Lookman Sawadogo, Newton Ahmed Barry, Alain Traoré dit Alain Alain et la Radio Oméga ont été nommément cités, il y a quelques jours, comme des ennemis de la patrie, qui méritent d’aller pourrir en enfer. Quelle horreur !  » {} Ce n’est pas grave. Ce sont les risques du métier.

  • En lisant les commentaires on s’aperçoit que y a trop de faux Sankaristes dans ce pays.
    Au Burkina Faso la pensée unique ne passera pas. En plein 21ème siècle, à l’ère de l’Intelligence Artificielle, c’est ridicule, c’est puérile de croire que la pensée unique, celle du Général est la voix du salut.
    On se souvient :
    MALHEURS A CEUX QUI BAILLONNENT LEUR PEUPLE (Thomas Sankara)
    LES CIMETIÈRES SONT PLEINS D’HOMMES INDISPENSABLES (Thomas Sankara)

  • Dans un pays en guerre, il n’y a pas de presse libre ! Surtout quand, il y a mobilisation générale !
    Dans un pays en guerre, il y a une Presse-collabo de vendus à l’ennemi, un ennemi de narcotrafiquants, de drogués au captagon et à l’Islamisme cannibale et de bourgeois compradores pourris et maffieux !
    On ne le souhaite pas, mais si de tels ennemis venaient à gagner la guerre, leur première victime sera la fameuse et mythologique Liberté d’expression ! Et à la place des journaux, ces criminels et autres raclures à leur solde, distribueraient des Corans à la population !
    Et rapidement, ils interdiraient les feuilles de chou ou toute presse de trottoir, qui fleurissent en français en ville !
    C’est ce qu’ils font en ce moment au Mali, dans la Région de Menaka et partout où ils imposent leurs lois, en plus de la Charia et le voile islamiste obligatoire pour les femmes ; mêmes pour nos bourgeoises et petites-bourgeoises féministes dépigmentées et défrisées !
    Dans un pays en guerre, il se développe une Presse de la Résistance patriotique, révolutionnaire, de souveraineté nationale populaire ! Une presse qui édifie notre peuple pour la conquête de sa dignité, de sa sécurité et de son émancipation par rapport aux ordures réactionnaires, féodales ethnocentrées, ethno-communautaristes médiocres et tout le conglomérat néocolonialiste !
    Na an lara, an sara !

    • Bonjour Dibi,
      Il me plait de constater que vous admettez que tout ne va pas bien au Mali.
      Si vous aviez souhaité aller un peu plus loin, vous auriez également pu signaler comment la liberté de la presse, la liberté d’expression de manière générale, sont mises à mal par la junte de Goïta.
      Vous semblez, dans votre propos, faire un lien direct entre victoire contre le djihadisme et liberté de la presse.
      Ainsi, d’après vous, pour gagner cette guerre, on doit impérativement mentir au peuple, lui cacher ou minimiser ce qui ne va pas, et positiver à outrance chacune des actions entreprises par nos héroïques FDS.
      Dans cet ordre d’idée, l’on devrait sans doute taire l’accumulation d’exactions commises par nos VDP et nos FDS, depuis Yirgou, jusqu’à Djibo, en passant par Pô, Nouna, Ouaga,..
      Mais, cette propagandiste information n’est-elle pas davantage du ressort du président, du porte parole du gouvernement, de l’AIB...?
      La presse libre, quant à elle, se devant de rendre une image objective de la situation de notre pays. Sans, bien évidemment chercher à tout peindre en noir, mais en se permettant d’interroger, de critiquer le pouvoir, quand cela lui parait nécessaire pour le bien du plus grand nombre.
      Incapables d’intervenir sur plus de 40% de notre territoire, par crainte du terrorisme, muselés par la junte, menacés par les activistes apôtres de notre nouveau messie, les journalistes de ce pays montrent une héroïque résistance, qui leur vaut toute mon admiration.
      Quand la dictature militaire se sera durablement installée dans ce pays, sous le prétexte de faire une guerre qui ne finira jamais, les journalistes, eux, n’auront rien à se reprocher.

  • Le journaliste comme tout citoyen doit contrôler sa langue en temps de guerre, sinon il peut avoir chaud. même quand on travaille dans un médias, on ne manipule sa bouche comme on veut.

  • Cher gouvernement de la transition, ne vous laissez pas distraire par les critiques. Restez concentrez sur votre mission première qui est la sécurisation de la nation. Si quelqu’un est en faute, que la justice fasse son travail.

  • Pas.etonnant quand.notre nouvel idole est la russie ! Propagande , fausse infos , les autres sont des criminels et nous sommes les meilleurs et les plus intelligents , l’occident sont des nazis ! Quoi dautres ? A oui on faire taire les.journalistes , plus de liberté de la presse , conclusion bin la démocratie recule et on devient une dictature comme la russie la.chine ou la corée ! Un bel avenir pour la jeunesse du pays vraiment bravo on va aller loin comme ca ! Ajoutez à ca de moins en moins d’ecole et les.réseaux sociaux en feu , et vous obtenez une génération d’ignorants et de complotistes ! Autrement dit rien de bon pour l’avenir de nos enfants ! Dieu merci les burkinabés éduqués quittent le pays pour aller faire des etudes a l’exterieur c peu etre ça qui sauvera qqls jeunes ds pays !

  • ...Ah oui ? des journalistes sont menacés de mort ? par qui ? et pourquoi ?. Eh bien, je me demande s’il y a eu de journaliste plus menacé de mort que Norbert ZONGO. Il a même payé de sa vie pour ça. De grâce, il faut que les soi-disant journalistes menacés de mort quittent dans ça et fassent leur travail de façon professionnel et il verront que le peuple les soutiendra. Quant un journaliste critique, il doit accepté d’être critiqué pour paraphraser le doyen des journalistes, M. Serge Théophile BALIMA. En plus, aujourd’hui, avec le développement des réseaux sociaux, tout circule à vitesse grand V. Tout Journaliste qui ne supporte pas qu’on le critique s’est trompé de métier ; c’est comme un homme politique qui cherche à se cacher, ou à s’en prendre systématiquement à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, ce n’est pas possible... alors que par définition, tous ses faits, gestes et autres prises de positions l’exposent à toutes sortes de critiques, des plus courtoises aux plus virulentes.

  • "L’enrôlement forcé de Boukari Ouédraogo, citoyen burkinabè à qui il est reconnu le droit inaliénable de dire ce qu’il pense de ceux qui ont la charge de la gestion des affaires publiques dans ce pays est illustratif des dérives qui s’annoncent". Mais acceptez alors que les gens vous disent aussi ce qu’ils pensent de vous... Vous croyez que vous êtes les seuls à devoir bénéficier d’une quelconque liberté d’expression ? Le comble avec nos soit disant journalistes, est qu’ils sont trop orgueilleux, imbus d’eux même, se prenant pour le centre de la terre, ou des extraterrestres. Ce que vous oubliez ou feignez d’ignorer, est que parmi tous ceux qui vous lisent, il y a aussi parmi eux des intellectuels comme vous, sinon même plus que vous. Donc un peu de d’humilité et de modestie. Si vous critiquez les autres, vous prenez les autres en partie, alors acceptez aussi qu’on vous critique et qu’on vous prenne en partie. Vous citez Norbert Zongo, mais Norbert lui, s’est assumé jusqu’au sacrifice, malgré les menaces qu’il recevait, et les conseils de ses proches, Norbert s’est assumé. Mais vous, vous donnez des coups et vous ne voulez pas en recevoir… Ceux que vous critiquez, que vous donnez des coups et que vous jetez en pâture à travers vos écrits et commentaires, sont des hommes comme vous qui ont une sensibilité comme vous. La preuve, vous vous plaignez non qu’on vous critique aussi, et qu’on vous menace non ??? Le journalisme est un métier noble comme tous autres métiers. Qu’on arrête de nous faire croire que le journalisme est métier hors commun. C’est dramatique que le pays soit en difficulté, et des gens se cachent derrière une corporation pour ramer à contre-courant, et ils ne veulent pas qu’on leur dise la vérité. Vous croyez que vous êtes plus journalistes et plus professionnels que le Ministre Jean Emmanuel Ouédraogo ??? Ce qui intéresse les populations qui souffrent, les déplacés interne, les victimes de cette guerre, c’est un issue heureuse, et non vos jérémiades. Vous parlez de liberté (d’expression et de presse) ??? La constitution nous garantit tous cette liberté-là. Elle ne vous en donne pas le monopole.

  • Je ne comprends pas à ma connaissance pour le moment tous les droits sont reconnus aux journalistes, où est le problème ? Des journalistes disent ce qu’ils pensent de IB en retour IB dit ce qu’il pense d’eux, ils ne lui font pas de cadeau, lui non plus, c’est dans l’ordre normal des choses. Le problème, c’est que IB est célèbre, ses nombreux soutiens prennent fait et cause pour lui et le défendent bec et ongles. Le souci c’est que certains de ses soutiens n’ont ni intelligence, ni sens de l’humour.. Or il se trouve que certains journalistes comme Lingani, NAB et LOOKMAN DÉNIGRENT au lieu de CRITIQUER, ils oublient leur cour THESE, ANTITHÈSE et SYNTHÈSE, n’ecrivant qu’à charge, réduisant leur OBJECTIVE et leur crédit provoquant l’ire de gens un peu idiots parmi les soutiens de IB, et ee qui devait arriver arriva
    Naturellement je suis contre de telles extrémités et je suis sûr que IB est embêté. Il veut sûrement intervenir mais comment ? Changer sa communication qui visiblement plaît pour créer le doute et protéger des gens qui n’ont aucun respect pour lui et le vilipendent ? A sa place je m’en garderai. Que la justice s’en occupe. Maintenant les organisations sont peut-être dans leur rôle mais utilisent la mauvaise méthode. RfI et France 24 n’ont pas defendu RT et SPOUTNIK et à force de parler de JUNTE ils font preuve d’un irrespect pour nos autorités et pas pour Deby. Ensuite vous devez demander à vos membres d’avoir un peu de respect pour IB. Lingani, NAB et LOOKMAN en parlent comme si c’était un vaurien sans intelligence. Quand à Norbert Zongo ne le mêlez pas à vas cabanes ! Qu’en disant Lingani après son autodéfense ?Norbert n’aurait jamais traité IB comme un moins que rien et lui aurait émis des critiques constructives proposé dès solutions et pris fait et cause pour le Burkina.

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