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Editorial : Non, les médias burkinabè ne sont pas des « Radio mille collines »

Lefaso.net

Publié le mercredi 1er février 2023 à 16h57min

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Editorial : Non, les médias burkinabè ne sont pas des « Radio mille collines »

Le 23 janvier 2023, la Direction de la communication et des relations publiques de la primature, a publié sur la page Facebook de l’institution, le compte rendu d’une audience que le maître des lieux, Apollinaire Kyelem de Tambéla, a accordée au Président du Conseil supérieur de la communication (CSC), accompagné des membres du collège des conseillers. De ce compte rendu, il ressort des propos attribués au Premier ministre et qui suscitent des inquiétudes et incompréhensions des acteurs et organisations professionnelles des médias que nous sommes.

En effet, on peut y lire ceci : « On ne construit rien sans la discipline. Il est plus que nécessaire de recadrer la communication au niveau des médias pour éviter la pagaille. L’on se rappelle toujours de la Radio Mille Collines au Rwanda qui a joué un rôle déterminant dans le génocide dans ce pays. Ce n’est pas parce que l’on est sur un plateau de télévision ou dans un studio avec un micro que l’on doit se croire tout permis ».

Cette sortie du Premier ministre intervient après une série d’actes dénoncés par les organisations professionnelles des médias, visant notamment au musèlement de la presse depuis le retour des pouvoirs militaires le 24 janvier 2022. Ces propos attribués au Premier ministre interviennent également au moment où des individus se revendiquant comme des soutiens du président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, appellent au meurtre de journalistes et à des attaques contre des organes de presse. Elle intervient surtout dans un contexte où des groupuscules en voie de radicalisation, multiplient des actes de défiance de la République et de remise en cause progressive des fondements historiques, sociologiques et républicaines, qui ont jusque-là maintenu l’édifice Burkina débout, et ce malgré les vagues répétitives de tourbillons qui menacent de l’emporter.

A en croire le compte rendu qui a été fait de cette rencontre, le Premier ministre insinue qu’il y a de la pagaille dans les médias et fait une allusion dangereuse à la Radio mille collines du Rwanda, invitant de ce fait, le CSC à y mettre de l’ordre.
Cette démarche est évidemment contraire à l’esprit d’indépendance du CSC qui ne doit recevoir d’injonction ni du gouvernement ni d’aucune autre structure ou pouvoir, dans sa mission de régulation.

Cette sortie du Premier ministre jette en pâture nos médias, surtout dans un contexte national où émergent « des patriotes de la 25ème heure », disons, des adeptes de la pensée unique, qui n’hésitent pas à traiter tous ceux qui n’épousent pas leur conception et leur « nouvel ordre » politico-religieux et sociétal, « d’apatrides ou d’ennemis de la Transition qu’il faut, soit éliminer physiquement, soit expatrier ou encore jeter en prison ».

Ces ‘’inquisiteurs’’ des temps modernes s’arrogent même le droit et le pouvoir de choisir les « bons journalistes », les « médias patriotes » et les « médias suppôts de la France à fermer ». D’autres vont plus loin, en traitant les organisations professionnelles des médias de « groupes terroristes », « à décoloniser ».

Notre Premier ministre, sans peut-être le savoir, apporte ainsi de l’eau au moulin de ces nouveaux « révolutionnaires », se croyant sortis de la cuisse de Jupiter et qui se sont investis de la mission messianique de libérer le Burkina « des intellectuels apatrides et chiens de la France ». Il donne à ces « supers citoyens » qui, au nom de leur liberté d’expression, s’arrogent tous les droits, y compris celui de choisir ceux qui méritent de vivre ou non, des raisons supplémentaires de poursuivre dans leurs errements.

Jusque-là, et face à nos dénonciations, le gouvernement s’est contenté de timides communiqués, dénonçant du bout des lèvres ces menaces qui pèsent sur la liberté de la presse, sur les droits humains et sur la sécurité des professionnels des médias ainsi que des organes et des entreprises de presse. Mais cette sortie de celui qui jusqu’à une date récente, écumait nos plateaux de télévision, nous donne des raisons supplémentaires de nous inquiéter.

Au regard de la gravité de cette situation, il est apparu impératif aux acteurs des médias que nous sommes, de tirer la sonnette d’alarme et d’interpeller les autorités de la Transition, à commencer par le Chef de l’Etat, son Premier ministre et son gouvernement ainsi que le pouvoir législatif de Transition, sur les graves risques d’atteintes à la liberté de la presse et surtout à la sécurité des hommes et femmes de médias dans notre pays.

La lutte contre le terrorisme ne saurait aucunement être un prétexte pour mettre la presse indépendante sous coupe réglée. D’autant plus que depuis le début de cette guerre injuste imposée au Burkina Faso et à d’autres pays de la sous-région, les médias burkinabè assument globalement leur responsabilité sociale, en se positionnant à des niveaux divers, comme des artisans de la construction de la paix, de la formation d’opinions publiques soucieuses de la préservation du climat et de la cohésion sociale et de communion entre les communautés.

Conscients de cette responsabilité sociale, les médias burkinabè, à travers des éditoriaux et divers contenus, participent au désarmement psychologique et sociologique, à la promotion d’un vivre-ensemble apaisé partout sur le territoire national. Malgré la modestie de leurs moyens, nos médias travaillent avec rigueur et professionnalisme à dénoncer la mauvaise gouvernance et à constituer des relais de l’action de nos gouvernants ainsi que des porte-voix de notre peuple.

Les médias burkinabè n’ont jamais été et ne seront jamais un obstacle à la lutte contre le terrorisme. Chaque fois que le pays les appelle, ils ont toujours répondu présents avec honneur et dévouement. Loin de nous toute prétention de dire que tout est parfait ! Mais les fautes ou les manquements (avérés ou ressentis comme tels) de quelques acteurs ne doivent pas autoriser nos autorités à jeter tous les médias et leurs acteurs à la vindicte populaire.

Dans cette guerre, tout le monde sait où se trouvent les responsabilités réelles du drame que vivent les Burkinabè. Et ce n’est certainement pas au niveau des médias qu’il faudrait les rechercher. Il faut surtout éviter de faire des médias les boucs émissaires dans cette tragédie que vit le pays. Nous croyons plutôt que nous sommes une partie de la solution, et nous voyons notre responsabilité et notre engagement comme tels.

Les acteurs des médias voudraient, par cet éditorial commun, réaffirmer leur soutien sans faille aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux volontaires pour la défense de la patrie (VDP), aux autorités de la Transition et à tous les Burkinabè engagés d’une manière ou d’une autre dans ce combat pour la restauration de la dignité du peuple burkinabè et de l’intégrité du territoire national. Ils saluent les contributions des partenaires du Burkina Faso qui apportent leur soutien sincère à notre peuple dans ces moments de grande incertitude.

Les acteurs des médias tiennent à réaffirmer leur attachement au professionnalisme et à l’indépendance comme sève nourricière de notre métier.

C’est pourquoi, nous élevons à travers ces lignes de vives protestations contre cette escalade dangereuse à laquelle nous sommes de plus en plus exposés. Il y a assurément urgence à bâtir ensemble l’unité nationale autour du défi majeur du moment, celui de préserver l’Etat de droit et du vivre-ensemble démocratique, garantissant et protégeant les libertés face aux dérives, d’où qu’elles viennent.

Les acteurs des médias lancent un appel au gouvernement afin qu’il crée les conditions permettant aux médias professionnels de continuer à assurer le rôle de service public d’information sans toutefois compromettre les actions des forces de défense et de sécurité ni violer les principes éthiques et déontologiques des métiers de l’information.

Ils appellent les autorités à se ressaisir et à se concentrer sur l’essentiel des missions de la Transition contenues dans la charte qui leur confère la légitimité ou la légalité de diriger ce pays.

Ils les tiendront pour responsables de toutes atteintes à l’intégrité physique des professionnels des médias et à la sécurité des locaux des entreprises de presse ainsi que les domiciles et autres propriétés privés des acteurs médiatiques.

Ils prennent enfin l’opinion nationale et internationale à témoin sur les graves menaces qui pèsent sur la presse au Burkina Faso et sur la nécessité de ne pas briser ce rempart si cher à la démocratie et à l’Etat de droit.

Pour une presse professionnelle, libre et responsable au service de la cohésion sociale, de la paix, du développement, maintenons le cap et restons débout et fidèles à notre sacerdoce d’informer vrai, juste et utile, de former et d’éduquer !

Les organisations professionnelles des médias du Burkina Faso

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Messages

  • Soutien total pour ce message des médias burkinabè qui montrent la voie de la responsabilité.

  • Bon courage à vous. Ce n’est que le début d’une longue lutte pour la liberté. Nous sommes ensemble ! Le MPSR sert les intérêts d’une mafia (affaire Lonab,...). TRAORÉ est trop naïf pour croire avant de comprendre qu’il est utilisé par son PM et sa clique de faux sankariste. Tout ça, c’est du business. Hélas, les terroristes avancent, la guerre civile se rapproche et la famine s’installe. Pauvre TRAORÉ ! Prions pour notre Burkina Faso !

    • RV il faut commencer à quitter le FASO pour ne pas dire de fuir. Certainement que vous n’avez pas que participé à l’insurrection qui a fait fuir votre mentor Blaise. Il est toujours vivant. Rejoignez le car vous ne verrez jamais ce que vous perdisez. BLAISE va vous convaincre qu’après Dieu ce n’est pas lui. Il te dira que Dieu est partout mais il dort au BURKINA et au MALI. IB c’est la main de Dieu. Vous verrez

    • Mon ami RV, tes propos sont trop simplistes et lapidaires avec des accusations qui sentent comme une haine cachée contre le nouveau régime qui se bat sincèrement avec le peu de moyen qu’il a. Nous sommes tous d’accord que tout nouveau régime peut et va nécessairement commettre des erreurs, mais de là à vouloir diaboliser tous les efforts consentis aujourd’hui, c’est vraiment aller trop loin ! Il vrai que la presse doit jouer son rôle pour dénoncer et alerter, mais si elle sert les intérêts de ceux qui nous combattent et nous tuent, alors même l’ALT ne sera pas consultée pour prendre une décision. Il n’est pas question de museler la presse en ce moment car on en a besoin, mais il n’est pas aussi question de créer un environnement de laisser-aller où nous serons victimes de notre propre politique médiatique. Nous sommes en guerre et il faut que cette donne soit prise en compte toutes les publications !

  • Le rôle de la presse est de donner un aperçu exhaustif des opinions diverses qui foisonnent dans le pays. Il est normal que certains soutiennent IB et son gouvernement et que beaucoup d’autres soient plus critiques. ATTENTION ! Fait avancer les choses, alors que SOUTIEN ! Et BRAVO ! On rarement construit un pays ou fait avancer un projet. Le propre des hommes de pouvoir est l’AMNESIE, sinon le PM qui doit son poste plus à ses critiques sur BF1 qu’à ses prouesses dans les prétoires devait être le premier à encourager les critiques acerbes mais constructives qui doit les aider en tant que novices de la chose politique et de la haute administration à corriger leurs erreurs. IB et le PM sont pour le moment comme des éléphants dans un magasin de porcelaine et sans les conseils et les critiques des gens plus expérimentés et les critiques de la presse et des analystes, ils seront bientôt cloués au pilori par tous ces pseudo patriotes qui s’excitent parce qu’ils croient aux mirages de la rue . Soutien total à la presse et à tous ceux qui réfléchissent réellement à l’avenir du Burkina Faso

  • Il y a toujours des brebis galeuses quelque part, y compris dans le monde journalistique que vous le vouliez ou non.

  • je vous remercie pour ce communiqué, avec le MPSR on aura tout vu. Vous confisquez un pouvoir démocratique que vous avez la solution à l’insécurité.1 an après c’est un échec et la situation s’est empirée et c’est le pillage des maigres ressources de l’Etat. Maintenant c’est des boucs émissaires que vous recherchez pour collez vos échecs et masquez vos gymnastiques.
    Sous le prophète IB, c’est la pensée unique, la division, la manipulation, la propagande, le mensonge et le populisme rien que ça. Et on veut qu’on croit à ça, et des innocent croient effectivement.
    Regardez de ce qui s’est passé autour du dossier du LCL ZOUNGRANA, qu’il préparait un coup d’état en prison, vous avez préparé pour vous là en prison ? Vraiment ce pays là c’est la comédie.

  • il faut rappeler à l’ordre tout le monde y compris les journalistes. Les journalistes peuvent être partisans et oublient leurs titres de journaliste au nom duquel il s’exprime. on le voit sur les plateaux de TV. C’est là le danger coté journaliste.

  • J’aime bien ce pays car il y’aura toujours de Hommes lucides pour donne le bon cap. J’espère maintenant que les autorités de l’heure comprendront et prendront le bon chemin. Chaque pays a ses réalités donc ce qui a marché ailleurs ne marchera pas forcement du BF.

  • Soutien total à la presse libre du Burkina Faso. Maître de Tambèla a déjà oublié tous les verts et pas mûrs qu’il crachait inlassablement devant les même micros et les mêmes caméra ! Il devient de plus en plus aussi méconnaissable que décevant. Le MPSR et son gouvernement semblent à court d’idée pour trouver les solutions efficaces au terrorisme qui ne fait que prendre du terrain. Arrêter les diversions et les fatwa sur les hypothétiques boucs émissaires et faites le travail pour lequel l’opinion vous tolère encore.

  • Monsieur Kyelem de tambela oublie que cest grace aux medias qu’il est devenu PM ; Quelle ingratitude !!!!

  • Ce tambela oublie d’où il vient. C’est parce que avait liberté de parole qu’il s’est fait connaître par ces prise de position sur des plateau de télé. Comme l’appétit vient en mangeant il lorgne plus haut. Le capitaine doit faire attention a ce monsieur qui tôt ou tard le trahira et voudra faire cavalier seul. De toute façon sankarisme rime avec pensée unique.

  • Tout mon soutien et mes encouragements.
    Vous représentez l’un des derniers remparts devant la dictature qui s’installe.
    "préserver l’Etat de droit et du vivre-ensemble démocratique", n’est-il pas trop tard pour les préserver ? Ne s’agirait-il pas plutôt de les restaurer ?

  • Quoi de neuf dans tout ça ? Où se trouve la surprise ? Les gens ont oublié que c’est sous la révolution et pour la première fois dans notre pays qu’un organe des médias a été brulé. Les gens ont oublié que la violence, les tuéries ont commencé sous la révolution. La pensée unique, la dictature du prolétariat, des masses populares, le populisme c’est sous la révolution que ça commencés. Le malheur de pays c’était qu’on n’a pas bien arrété l’élan révolutionnaire et les crimes ont continués sous Compaore qui ne permit pas de vrai débats, sur les crimes étant donné que lui-même fut responsable de ces crimes. Ainsi donc les criminels sont devenus des héros. On construit des monuments pour eux. Et bien cette fois-ci la vérité triomphera.

  • mais j crois savoir qu’il existe des sanctions en l’encontre des journalistes ou medias en faute ? EST ce qu’il y a lieu de polymiquer ? suivons les regles du jeu et evitons les bavardages inutiles. qu’est ce qui est arrive a RFI ?non respect des regles du metier sanction immediates.

    • mais justement c’est quand on sanctionne que certains se dressent et font de la polemique comme si le journaliste etait un citoyen a part et exceptionnel. Ils ne veulent pas que la regle s’applique a eux
      SOME

    • On ne peut rien construire de grand sans les critiques et observations objectives des citoyens sur ce qui se fait en leur noms et intérêts.souffrez chers dirigeants des critiques et opinions divergentes de l’homme voltaïque.le PM doit prendre de la hauteur avec plus de sagesse et de retenue ee savoir écouter et décortiquer les critiques surtout pour quelqu’un qui a une faible expérience politique n’ayant jamais été ministre depuis 1987 au contraire de choguel Abdoulaye maiga. cest ensemble que nous allons construire et défendre ce pays.on ne saurait aller a une fédération ou confédération que sur décision du peuple consulté a tous les échelons au risque d’avoir un projet mort né.

  • Le vrai journalisme est un noble metier, tout comme toute profession d’ailleurs ? A commencer par le politique ; tout depend de la moralité de l’individu qui pratique la profession. Et comme toujours lorsqu’un seul singe casse un seul epi de mil de mon champ, je crie a tout le village que les singes ont ravagé mon champ.

    Si le journalisme a été qualifié de 4e pouvoir, cela a grisé la tete a quelques uns pour se faire plus gros que le bœuf. Et lorsqu’il explose, il se plaint qu’on musele la presse, parlent de liberte de a pressen etc.

    Il faut reconnaitre que par nature, le journalisme a toujours été un metier lié la gestion de l’information. Et du meme coup il est lié, bon gré, mal gré, aux renseignements. De Baden Powell a Robert Menar en passant par les Lawrence d’arabie et autres. Rien n’a changé sous le soleil. L’histoire est remplie d’exemples. Et plus particulierement Il y a peine 2 ans 2 mercenaires espions ont été tués dans l’est du burkina : l’un se pretendait journaliste, l’autre humanitaire. M Quignolo, formateur de l’armee Barkhane au mali hier, était le lendemain journaliste en centrafrique avec des armes de guerre, etc. Il y a floraison, dans un sens comme dans l’autre. La radio des mille collines peut prendre des formes asymetriques.

    Il appartient a chaque profession de gerer ses brebis galeuses qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter parce qu’ils detiennent une carte de presse : on leur doit tout car ils detiennent la verité et meme les contredire devient un crime de lese majesté. Ils croient qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent parce qu’ils sont journalistes. Ils oublient qu’avant d’avoir des droits, le journaliste a d’abord des devoirs. C’est cela la deontologie et c’est dans le respect de cette deontologie qu’on leur doit la protection absolue dans l’exercice de leur profession. Malheureusement on sait comment sont formés les journalistes et par qui ils sont employés.
    SOME

  • "Ils appellent les autorités à se ressaisir et à se concentrer sur l’essentiel des missions de la Transition contenues dans la charte qui leur confère la légitimité ou la légalité de diriger ce pays."

    Humm, monsieurs les journalistes cette phrase semble sentir le mépris vis à vis de nos autorités. Excusez-moi mais elle me rappelle celle d’un autre journaliste qui disait que le IB n’incarne ou n’inspire ni la science ni la vertue.

    Le Chef de l’État est une institution a laquelle nous devons du respect dans les interpellations.

    J’apprécie votre démarche mais elle se doit d’être constructive, respectueuse de nos institutions et surtout assumée. C’est pourquoi il aurait été plus adéquat de la faire signer par tout ceux qui s’y retrouvent vu que vous citez aisément les noms de nos autorités.

    Modérateur svp de ne pas censurer mon poste. L’article parle de la liberté d’expression.

    Vive le Faso Libre et Prospère

    Dieu Bénisse le Burkina Faso

  • Les journalistes et les médias sont sortis du moule français, les français qui affirment haut et fort qu’on peut tout dire, on peut tout faire ! C’est la liberté. J’invite plutôt les journalistes burkinabé à bien penser aux conséquences de ce qu’ils disent. Quoi qu’on dise, les journalistes contribuent à créer l’opinion et à donner une direction aux idées. Ce n’est pas bon de tout dire. Que les journalistes prennent conscience qu’ils peuvent contribuer à éduquer comme ils peuvent contribuer à détruire. Je pense que c’est ce que le premier ministre a voulu dire s’il a parlé de radio mille collines.

  • Et le drame, c’est que la plupart de ces excités radicaux qui insultent et menacent les journalistes ne lisent ni n’écoutent les médias, trop occupés sont à s’occuper de leurs activités, à la minute près.
    La plupart de ceux qui ont applaudi la suspension de RFI n’écoutent jamais RFI ! On dirait qu’ils sont utilisés et manipulés pour des causes inavouées. Il faut arrêter tout ça pendant qu’il est encore temps. Il faut préférer ces médias à la presse souterraine nocive (les tracts) qui alimente le désordre et déchire la Société.

  • Sans liberté de blâmer, il n’est pas d’éloges flatteurs ….
    A qui le tour après RFI ?

  • Ave vous déjà entendu un acteur du MPSR dire que nous sommes sous un régime révolutionnaire ?

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