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Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

Accueil > Actualités > Politique • Une tribune de Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE • vendredi 14 octobre 2022 à 22h00min
Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

La politique burkinabè, depuis le 30 octobre 2014, ne cesse inlassablement de sortir que du compaoréisme , pas d’autre chose. Le dernier régime démocratique sous M. Roch Kaboré tout comme le putsch du 24 janvier 2022 répètent encore, différemment, cette tentative de fuite hors du compaoréisme. Mais avec des acteurs qui sont les produits du compaoréisme. Ils ne pouvaient donc pas ne pas échouer. En sera-t-il autrement du dernier putsch survenu le 30 septembre 2022 ?

Ce dont Roch, Damiba et autres sont le nom

Le compaoréisme, c’est-à-dire le système de gouvernance et de mentalités qui a prévalu pendant 27 ans au Burkina sous Blaise Compaoré, et que les burkinabè ont, bon gré mal gré, intériorisé ; qu’ils aient été ou soient encore pour ou contre Blaise Compaoré ; système qui les a tous contaminés et durablement formatés. Ni la critique de Blaise ni l’opposition à Blaise Compaoré ne font sortir du compaoréisme. Comme système, le compaoréisme survit, perdure et sévit, comme un virus tenace, bien après la chute de Blaise Compaoré, sans lui…

Il serait donc erroné de penser qu’en nommant ce système du nom de l’ancien président du Faso, on cherche encore à s’acharner sur un vieillard exilé pour le vilipender et accabler ; tout comme il est vain de continuer à penser et à se répandre dans des analyses superficielles qui répètent aveuglément et inlassablement que les crises post Compaoré au Burkina Faso prouvent que les Burkinabè auraient quitté le mieux pour le pire qui nous arrive depuis 2014. La vérité est que nous avons bien quitté Blaise Compaoré, mais pas (encore) le compaoréisme.

Le Burkina n’essaie que de sortir du compaoréisme depuis 2014, mais avec les parfaits éléments produits du système qu’il est. Et, surtout, le pays tente de sortir du système sans l’avoir jamais décrit et identifié, ni envisagé/dévisagé (le mettre devant les yeux pour le regarder en face). La moindre des choses étant de commencer par connaître ce que l’on veut définitivement abandonner au Burkina après Blaise Compaoré, et qui justifie qu’on l’ait chassé du pouvoir ; commencer par connaître ce dont on veut sortir, pour qu’en sortir ne revienne pas à y demeurer de plus bel et à y tourner en rond. Nous tournons bien en rond avec les mêmes acteurs, les mêmes mentalités et habitudes depuis trop longtemps. Nous en sommes fatigués.

Ce travail de description et d’identification du compaoréisme dont la politique burkinabè prétend sortir depuis 2014, travail plus intellectuel que politique (et encore moins politicien), n’a pas été fait. Il n’a rien à voir avec un simple bilan des 27 ans de pouvoir de Blaise Compaoré, car un bilan voudra que l’on retienne encore ce que ces 27 ans auraient de positif, ce qui ne revient qu’à consacrer le compaoréisme pour ne jamais en sortir. Qu’est-ce que le compaoréisme sur tous les plans : la politique, la santé, le social, l’économie, le droit, l’éducation, la défense, l’administration, etc. ? Voilà le travail collectif à faire. Avant toute réconciliation qui ne sera encore, sinon, qu’une réconciliation dans le même système dont il faut plutôt sortir…

Sans ce travail, on prétendra se réconcilier des possibles divisions, inégalités et injustices créées par le compaoréisme tout en restant dans le compaoréisme. On croira que les civils sont plus aptes et compétents que les militaires (et vice versa) pour gouverner le Burkina, alors que civils et militaires sont les enfants du même lit nommé compaoréisme.

On opposera vieux et jeunes, femmes et hommes, intellectuels et paysans de la brousse. Mais en vain : dans l’unique et même système, qui fonctionne comme une structure intériorisée depuis 27 ans, se contenter d’interchanger les éléments qui sont les produits fabriqués du système ne fera jamais sortir du système. Dites en quoi les diplômés qui gouvernent se distinguent des paysans analphabètes ou illettrés, à part les titres, la relative maîtrise de la langue coloniale et des comptes en banque plus ou moins garnis. On rappelle que face au terrorisme, Damiba était non seulement un militaire, mais aussi présenté au départ comme un « expert du terrorisme » sur lequel il a écrit un savant bouquin. Pourtant il a échoué…

Selon la logique du système, Damiba le militaire c’est Roch le civil (nous venons d’en avoir la confirmation) ; l’incompétence et l’échec de l’un sont les mêmes que ceux de l’autre, sans que l’on sache vraiment qui est l’un et qui est l’autre, à part les costumes, l’un militaire, l’autre civil. Bien que le militaire aie renversé le civil. Tant que, au Burkina Faso, l’on ne se donne pas la peine d’identifier et décrire ce dont Roch et Damiba et tous les autres politiciens sont les noms (ils sont les noms du compaoréisme incrusté depuis 27 ans dans la politique burkinabè), le débat civils/militaires, avant d’être faux, n’en est même pas un. De même que le débat pour/contre les coups d’Etat :

On est contre les coups d’Etat, mais on est presqu’obligé d’applaudir les coups d’Etat qui renversent des présidents élus, mais incompétents notoires ; parce qu’on n’est pas seulement un démocrate amant avide du droit, mais aussi révolutionnaire qui veut le changement profond. Mieux ou pire, on est même obligé d’applaudir les coups d’Etat, précisément parce qu’on est contre les coups d’Etat : pour Traoré et contre Damiba, parce que Damiba a fait un coup d’Etat contre Roch le civil démocratiquement élu. On se sert donc du coup d’Etat contre le coup d’Etat !...

A l’intérieur d’un seul et même système qu’est le compaoréisme, la démocratie des urnes ne se distingue pas des coups d’Etat (le souvenir des dernières élections présidentielles n’honore pas vraiment la démocratie) ; l’une n’est pas préférable à l’autre. Si l’on préfère la démocratie, c’est uniquement par principe, et comme un noble idéal à atteindre, si certaines conditions sont remplies ; dans les faits, on n’avance pas d’un iota de l’une à l’autre.

Parmi ces conditions, il y a évidemment l’état de droit. Mais le droit lui-même est de moins en moins absent des pouvoirs putschistes, notamment à travers les « actes fondamentaux », les « transitions » et autres « assises nationales » où le droit sert à relégaliser/légitimer l’illégal. En utilisant ainsi le droit pour se redonner du crédit, sous la pression des organisations internationales soucieuses de démocraties, les putschs discréditent le droit lui-même. Bref, il y a bien une démocratie des putschs, populaire (populiste aussi), sans élections, mais non sans droit. Quoi de plus démocratique et populaire que des assises nationales ?...

Capitaine Traoré : le piège de la popularité

Mais en parlant justement de popularité, on a du mal à trouver en quoi pourrait se justifier la « popularité » du jeune nouveau capitaine Traoré, en dehors du fait qu’il a renversé Damiba. Il n’a encore rien fait, rien posé comme actes, mais on le dit « populaire ». Voilà qui est intrigant ! Une popularité seulement négative d’avoir renversé Damiba impopulaire, sans attendre d’obtenir du capitaine les résultats militaires sur le terrain de la guerre contre le terrorisme.

Une popularité qui surprend, puisque le capitaine justifie aujourd’hui son putsch de la même manière que le lieutenant-colonel Damiba hier : reconquérir le territoire national occupé à 40% par les jihadistes ; puisqu’il est, comme le lieutenant-colonel Damiba, membre du MPSR dont il est maintenant le chef ; donc : puisque le MPSR lui-même continue d’exister !

La vraie popularité, positive, ne peut pas consister à autre chose que de permettre enfin au peuple burkinabè de sortir hors du compaoréisme. Elle ne peut pas être autre chose que révolutionnaire, dans la continuité et l’esprit de l’insurrection de 2014, laquelle n’a rien à voir, dans son fond, avec les manifestations populaires des 1er et 2 octobre 2022 :

En 2014, le soulèvement était l’initiative du peuple burkinabè qui a appelé la force armée au secours ; en octobre 2022, c’est une partie non seulement de l’armée, mais encore une partie du MPSR, qui se querelle plus qu’elle ne se soulève, et appelle le peuple à son secours

En 2014, l’armée était obligée d’être populaire, de se faire peuple ; en 2022, au contraire, le peuple s’est militarisé, a rejoint l’armée, consacrant au passage la militarisation de la politique (d’où la popularité du jeune capitaine), en re-compaoréisant la politique au final. « Vive l’armée au pouvoir ! » : c’est le slogan sans ambiguïté d’octobre 2022, pas celui de 2014…

Le Burkina ne sortira toujours pas du compaoréisme si le capitaine Traoré cède aux sirènes du pouvoir et de la popularité qui sont, pouvoir et popularité, autant de pièges. Le coup d’Etat de Damiba était piégeux pour lui-même d’abord : prendre le pouvoir pour combattre efficacement le terrorisme inclut de perdre ce pouvoir si la lutte contre ce terrorisme n’est pas efficace et échoue. Pari perdu.

Le piège est d’autant plus grand pour le jeune capitaine qu’il est « populaire », et surtout, ce piège crève les yeux : proclamer, d’entrée, qu’il n’est pas intéressé par le pouvoir, tout en prenant les rênes du MPSR, est plus grave qu’un paradoxe ; parce que le MPSR n’est pas autre chose qu’un mouvement militaire destiné au pouvoir et au gouvernement du pays ; un organe politique de l’armée qui pourrait, à terme, il ne faut pas le souhaiter, provoquer la création d’autres mouvements rivaux au sein des forces armées …

Au lieu de dissoudre le MPSR, et contribuer ainsi à démilitariser la politique ou dépolitiser l’armée, c’est-à-dire, conjurer l’intrusion et l’implication des militaires dans la politique, laquelle immixtion est source des divisions dans l’armée (évoquer ces divisions à réconcilier et soutenir en même temps le MPSR est une nullité insensée), puisqu’un organe politique tel que le MPSR constitue inévitablement une élite et une oligarchie militaires (à moins que tous les militaires n’adhèrent au MPSR, ce qui n’est pas le cas), le jeune capitaine « populaire » prétend ne pas s’intéresser au pouvoir politique tout en s’intéressant au pouvoir directionnel du MPSR : que fera-t-il à la tête du MPSR, et avec le MPSR, s’il ne fait pas de politique ?...

Une grande différence sépare ainsi, en comparaison, le MPSR du CNR des capitaines de 1983 : ces derniers avaient pris le pouvoir pour, sans le cacher, gouverner et transformer le Burkina, alors que ceux du MPSR évoquent l’urgence du terrain militaire pour faire de la politique, du moins intervenir dans la politique, tout en affirmant ne pas vouloir faire de la politique. Et le peuple crédule d’applaudir content, mais imprudent…

Nous ne sommes donc pas près de sortir du compaoréisme et de ses métamorphoses aux Burkina Faso. Ou bien : nous en sortons comme nous sortons du colonialisme, en plus longtemps et au niveau africain, sans arrêt depuis plus de 60 ans, si ce n’est depuis le début de la colonisation, sans arrêt et pourtant jamais…

Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE

Vos commentaires

  • Le 14 octobre 2022 à 12:54, par Tengbiiga En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Analyse juste tant en ce qui concerne l’esprit compaoriste que sur la popularité du jeune capitaine Traoré. Il faut au capitaine Ibrahim Traoré, un minimum de culture politique patriotique pour diriger. Sinon, il sera "bouffé" par les militaires véreux, les politiciens malhonnêtes et les OSC qui ne cherchent qu’a manger.

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  • Le 14 octobre 2022 à 13:18, par Bikutu En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Votre article est très intéressant ! Ça décrit avec lucidité la situation politique du Burkina.
    Ceci dit, il aurait fallu que vous définissiez clairement le Compaoréisme pour que l’on sache de quoi vous parlez. On ne sait pas ce que c’est. Comment peut-on en sortir ?

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  • Le 14 octobre 2022 à 13:56, par Alexio En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Daniba etait une figure inconnue qui n inspirait pas confiance malgre la publicite des medias francais a son endroit.

    Son petit bouquin sur le terrorisme n est qu un feilleton du deja vu. Sans nous brosser reellement les causes geopolitiques du terrorisme par procuration utilses par les parrains de cette nouvelle fprme de neo-colonialisme des pays du Sahel.-

    Tout burkinabe averti savait que sous le regime de Blaise Compaore le pays etait un pied a terre de ses soit-disant terroristes. Les echanges des turistes pris en otage dans le Sahel par ses bandits de grand chemin en fasaient une source considerable de revenus mal acquis.

    Un fond de commerce. La France savait que Al-Ghani vivait a Ouaga avec sa deuxieme femme une vie de pegre sans s inquieter des autorites de l ancien regime.

    Le Burkina Faso sous RMCK voulait plus composer a ce groupe. Les chantages ont finit par aboutir en bain de sang de nos honnetes citoyens pris en ce jeux criminel pour faire courber le regime de RMCK.

    Daniba voulant jouer l equilibriste politique afinit pas se faire devoiler par ses faux pas en introduisant son paragdime.

    RECONCILIATION NATIONALE.
    Une contradition qu il crea qui n etait pas en faisait pas parti des priorites. En fait cela se pourrait faire par un regime civile comme en Afrique du Sud de Mandela.

    Son Serment etait reinstaurer la securite sur toute l etendue du territoire. Son aveu prioritaire.

    Daniba s est allier avec la Francafrique des la prise de son pouvoir. On ne combat pas le terrorisme en s appuyant sur sur ces parrains.

    LaFrance en sait quelque chose.

    Le passage eclair de Blaise Compaore sous faux drapeau de la reconciliation pour ce condamne de la justice brouilla toutes les cartes strategiques qui divisa une partie de l opinion publique.

    Cet acte effronte et malconcu avait mis la justice a ses trousses. Une question de temps.

    Surtout la defunte Mariam Sankara.

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  • Le 14 octobre 2022 à 16:04, par Nick En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Tres bonne analyse. Merci Dr Dabire. J’ai peur pour mon pays et meme avec ce MPSR 2. Ces jeunes manquent d’une culture polique et de culture generale. Surtout dans cette histoire de Russie Wagner (recruter de prisoniers et grand bandits pour aller combattre en Ukraine.
    Dr Dabire, j’aurai aime lire votre article sur cette histoire de partenaires

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  • Le 14 octobre 2022 à 17:27, par Abob En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Analyse très juste. Le piège que tu décris risque de se refermer sur ce jeune capitaine Ibrahim Traoré enfermé dans ce que j’appellerais son ambivalence. Ce jeune capitaine n’est pas attiré par le pouvoir mais il fait un coup d’Etat. Il semble souffler le chaud et le froid dans quel optique, se faire encore désirer alors que la rue le réclame en le disant populaire ? C’est à ne rien comprendre depuis bientôt 3 semaines. Que se passe-t-il réellement au sein du MPSR qui est une continuité en effet du compaoréïsme toujours ambiant au Faso avec tous ses avatars. Qui gouverne concrètement le pays depuis le 30 sept 22 et qui gouvernera le pays au sortir des assises des 14 et 15 oct, Dieu seul sait. Pendant ce temps, le pays donne l’impression de végéter. C’est tout de même inédit au Faso.

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  • Le 14 octobre 2022 à 18:50, par HUG En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    En tout cas si le mpsr 2 essaie de rehabilité le cdp det blaise compaoré ou tout autre ordre ancien lle.mpsr2 va.nous trouver sur sa route.Cela est une.certitude.Notre.malheur vient de ces vieux politiciens en perte de vitesse mais refusent d voir la realité en face.

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  • Le 14 octobre 2022 à 18:51, par HUG En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    En tout cas si le mpsr 2 essaie de rehabilité le cdp de blaise compaoré ou tout autre ordre ancien lle.mpsr2 va.nous trouver sur sa route.Cela est une.certitude.Notre.malheur vient de ces vieux politiciens en perte de vitesse mais refusent d voir la realité en face.

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2022 à 19:46, par Remalia En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Merci pour cette analyse très pertinente qui montre combien le système Compaoré à laissé des racines dans les mentalités et les valeurs du peuple burkinabé. J’étais dans un service public dernièrement et j’étais sidérée de voir les agents concentrés dans leurs causeries sans se soucier des clients qui attendent. C’est à se demander s’ils savent pourquoi ils sont payés à la fin du mois. Que Dieu vienne au secours de notre peuple

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  • Le 14 octobre 2022 à 19:55, par Bernard Luther King ou le Prophète Impie En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Salut mon philosophe. Le P’tit" est populaire pour de bonnes raisons et non des moindres. Je suis très pressé. Sans quoi, y de quoi y contribuer. Une fois encore, mes bons souvenirs sur "l’incompetence qui tue".

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  • Le 14 octobre 2022 à 20:07, par le Vigilant du Sahel En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Je me posais également la même question. En quoi le Président actuel du MPSR2 est-il populaire ? DAMIBA avait dit exactement la même chose le 24 janvier 2022. La suite est connue. Le Capitaine TRAORE n’a rien fait d’autre que de renverser DAMIBA. On peut s’unir autour de lui pour que le Pays avance mais ayons la patience d’attendre les premiers résultats sur le terrain de la lutte contre l’hydre terroriste. J’ai l’impression que nos coups d’Etat à répétition sont téléguidés de l’extérieur.

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  • Le 14 octobre 2022 à 22:46, par Alpha2025 En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Brillante analyse, M. Mais nous sommes tous en retard d’une guerre.
    Vous parlez du piège de la popularité en parlant de l’actuel chef d’état. En fait, il instrumentalise la "popularité".. D’abord, il a fait distillé l’information disant que Damiba était réfugié à la base française de Kambouinsé. La rue est sortie tout de suite. Jusqu’à la démission de Damiba, il a mobilisé la rue. Avant les assises, il a utilisé la rue pour être sur qu’il serait maintenu à la tête de la transition. Il lui reste à annoncer ce que beaucoup redoutent : des liens renforcés avec la Russie. Quand à la France, on la poussera vers la sortie. C’est le peuple qui le demande. En fait, c’est la principale raison du coup d’état. Mais il ne pouvait pas le dire tout de suite. Et tout cela a été planifié. Sinon comment expliquer les rotations d’avions gros porteurs russes pendant le coup d’état (d’après Jeune Afrique) ? C’est le peuple qui le demande ! Nous avons tous été aveugles, et tout le monde a négligé l’activisme de Moscou, et surtout Damiba à vite été gagné par l’usure du pouvoir. On ne sait pas combien les armes et les hélicoptères débarqués nous serons facturés et surtout, auront nous droit à Wagner ? Si c’est le cas Traoré aura bien dupé tout le monde. Attendons de voir.

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  • Le 15 octobre 2022 à 08:52, par ancien En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Mr DABIRE, vous ne pouvez pas revoir un peu votre coiffure de KIRIKOU là ? ça vous donne un aspect un peu rigolo. Désole hein. Sinon l’article est bien.

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    • Le 16 octobre 2022 à 17:23, par Nabiiga En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

      @ Par Ancien ; TOUT A FAIT :

      Une telle brilliante tête avec une telle mauvaise coiffeur ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas bien dans cette même tête. Il est à Strasbourg, n’est-ce pas ? Strasbourg est quasiment l’Allemange et sa coiffure me rappelle vivement de la coiffure de Himmler de l’Allemange Nazi. Y a-t-il quelque chose qui a radicalisé notre frère pour copier la coiffure Nazi ? Les ’wanzam’ de Ouaga lui donnera une belle coiffure sinon bel article et félicitations d’avoir été si iimpide dans tes analyses de la situation politico-socio-économique de notre pays.

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  • Le 15 octobre 2022 à 11:14, par SOME ASSANNA BRUNO En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Trop d’intelligences , trop d’idées, trop de visions tuent l’idéale du développement. Et si l’ont adoptait l’esprit manichéiste pour accompagner notre pays face à une seule chose "l’esprit du mal" qui empêche de manger et de dormir.

    avec RMCK il y a eu trop d’intelligences trop d’idées, trop de visions sans propositions ni de plan

    avec MPSR I il y a eu trop d’intelligence, trop d’idées, trop de visions sans propositions ni plan

    Allons à l’essentiel. qu’est ce qu’il faut pour unir l’armée ? comment contrer l’avancée de "l’esprit du mal" ?

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    • Le 19 octobre 2022 à 08:09, par Zoungrana S. En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

      @ Monsieur SOME, posez vos questions à ceux qui sont au pouvoir !! Si avec toutes ces idées et intelligences ils ne sont pas capables de trouver des réponses aux problèmes, qu’ils laissent le pouvoir, c’est pas obligé de diriger le pays si on n’est pas capable. Les intellectuels comme Dabiré ne sont pas payés pour dire à leurs dirigeants ce qu’ils doivent faire ; est-ce qu’ils les écouteraient même , je ne crois pas. Ne demandez donc pas à un philosophe d’arrêter de réfléchir pour vous proposer des recettes toutes faites, ou alors faites le vous-même !!! Proposez vos solutions si vous en avez, et adressez les à vos militaires et présidents

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  • Le 15 octobre 2022 à 11:14, par Legis En réponse à : Crises politiques au Burkina Faso : Sortir du compaoréisme

    Excellente analyse qui nous laisse toutefois sur notre faim quant à l’identification du compaoréisme et à ses manifestations dans l’esprit et dans les faits et gestes des personnels politiques et ( pourquoi pas ?) du citoyen lambda.
    C’est vrai qu’en plus de Dr . K.D.C Dabiré, d’autres sachants pourraient bien nous éclairer la lanterne !
    Tout de même, comme moralité de l’affaire, le capitaine Traoré a fort à faire : rétablir l’intégrité du territoire tout en se démêlant de l’écheveau politique au centre duquel il se trouve désormais : la politique étant l’art du possible, il ne pourra pas gouverner innocemment.

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