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Santé/Burkina : Le ministre de la santé, Charlemagne Ouédraogo parle "santé publique" avec le Mogho Naaba.

Accueil > Actualités > Société • Lefaso.net • vendredi 14 janvier 2022 à 21h45min
Santé/Burkina : Le ministre de la santé, Charlemagne Ouédraogo parle

La résilience sanitaire de la population face à la montée galopante des maladies était au menu des échanges entre le professeur Charlemagne Ouédraogo et le Mogho Naaba ainsi que sa cour royale ce matin du vendredi 14 janvier 2022 au palais du Mogho Naaba à Ouagadougou.

Le ministre de la santé est allé présenter ses vœux du nouvel an au garant de la tradition. Le pays traverse certes des difficultés, a reconnu le ministre, mais grâce aux bénédictions et prières, il a foi que tout ira bien. « L’an passé, lorsqu’on nous confiait le département de la santé, nous sommes passés pour demander vos bénédictions », a rappelé l’autorité en charge du ministère de la Santé.

Après une année, il était opportun pour lui de passer témoigner sa reconnaissance pour ce soutien et solliciter une fois de plus l’accompagnement du Mogho Naaba et de sa cour pour réussir sa mission et permettre à la population de vivre en bonne santé.
Il a également profité pour passer en revue les mesures nouvelles en cours, notamment contre le covid-19. Il a parlé de la vaste campagne de vaccination du mois passé contre cette maladie.

Le Mogho Naaba

A ce jour, plus d’1,5 million de personnes sont vaccinées, a précisé le ministre. Il a ensuite souhaité l’accompagnement du Mogho Naaba dans ce sens, afin que la population soit davantage engagée à se faire vacciner pour éviter la contraction de formes graves de la maladie.
Ces derniers temps, le Covid-19, a connu un regain à travers le monde, dit-il. Il y a donc nécessité pour nous au département « de resserrer la ceinture pour faire face à la situation » précise le ministre.

« L’an passé, nous vous sollicitions notamment sur la préoccupation du covid-19, qui a fait beaucoup de malades et de décès, malheureusement. C’est pourquoi nous estimons que vous, leaders d’opinion, êtes incontournables dans cette lutte par le message que vous portez auprès des communautés », a exhorté le professeur Charlemagne Ouédraogo.

Le ministre de la santé, Charlemagne Ouédraogo va indiquer que plus de 400 personnes étaient sous assistance respiratoire, ces derniers temps et qu’il y a eu plus de 300 morts. « Toutes ces personnes ne sont pas vaccinées. Voilà pourquoi nous exhortons la population à la vaccination. Celui qui est vacciné, est épargné des cas graves », assure le ministre.

Une vue partielle de l’assistance

Il bat en brèche les clichés autour des vaccins. Il exhorte les personnes âgées et celles ayant des soucis de santé (diabète, insuffisance rénale, hyper-tension…) à se faire vacciner. « Moi qui vous parle, je suis vacciné, de même que mes collaborateurs. Mais aucun n’a un souci lié à cela. Le gouvernement n’administrera pas un mauvais vaccin à ses populations. Ça ne veut pas dire que celui qui est vacciné ne contracte pas la maladie, mais il permet de limiter le degré. C’est pourquoi nous exhortons les populations à la vaccination, à toujours observer les mesures-barrières et à ne pas relâcher », a rappelé le ministre.

Selon le ministre, une nouvelle campagne de vaccination sera lancée en mi-février. Le soutien alors de l’autorité coutumière est nécessaire afin que « d’ici décembre 2022, nous soyons à 70% de vaccination », a souhaité le chef du département en charge de la santé du Burkina Faso.

Sa Majesté le Mogho Naaba, par la voix de son porte-parole le Laarlé Naaba, a souhaité la bienvenue à ses hôtes. Il a également traduit ses vœux d’une année paisible à tout le peuple burkinabè. L’autorité coutumière n’a pas manqué de saluer la démarche et a promis que, comme l’an dernier, il va accompagner de sa voix royale, la sensibilisation de la population. Le Mogho Naaba en veut pour preuve que tous les chefs présents portent des cache-nez.

L’autorité coutumière continue d’apporter son soutien et ses bénédictions au ministre et à ses collaborateurs afin qu’ils puissent poursuivre leur mission au profit des populations. Il a également encouragé les leaders coutumiers à sensibiliser autour d’eux et à se faire vacciner. « Nous ne cessons de rappeler les mesures-barrières et la nécessité de toujours rester vigilants », a-t-il fait savoir.

Inocent H. Alloukoutoui (Stagiaire)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 15 janvier à 18:21, par Royaume des anneaux En réponse à : Santé/Burkina : Le ministre de la santé, Charlemagne Ouédraogo parle "santé publique" avec le Mogho Naaba.

    Donc comme ça, il faut s’attendre à des diatribes contres les protestants et le mogho dans les jours qui suivent alors. La seul chance est qu’il a eu affaire aux catholiques qui ont le coeur dans la main.
    Que Dieu rende au centuple à Charlemagne ces faits

    Répondre à ce message

  • Le 18 janvier à 15:50, par Dibi En réponse à : Santé/Burkina : Le ministre de la santé, Charlemagne Ouédraogo parle "santé publique" avec le Mogho Naaba.

    Visiblement, Mr Ouédraogo Charlemagne n’a pas peur même à la peine. Il a sur les bras des injections expérimentales données par les Occidentaux à placer dans nos veines. Visiblement, il n’y a pas marché et il peine à les écouler. Dur de jouer le représentant de commerce. Il fait le tour des quartiers ; passe voir les gens qui peuvent l’aider à écouler la marchandise : ces vaccins à ARN où nulle part, il n’informe sur la technologie de ces produits, et leurs réactions recombinées dans nos corps humains. Nous ne sommes pas des rats de Labo ; et on ne peut accepter sans questions des produits sanitaires qui sont au centre de débats violents en Occident même où ils sont élaborés.
    Le Cvid19 ne fait pas partie de nos maladies les plus mortelles. Ce sont, pêle-mêle, le palu, tétanos, rougeole, méningite, malnutrition, faim, fièvre typhoïde, hépatites, onchocercose, etc…qui nous tuent le plus. C’est aussi nos hôpitaux et centres de santé tenus dans état délabré, nos cliniques privées inaccessibles, des agents de santés très regardant sur l’argent avant tout soin et prise en charge. Et pendant ce temps, le Ministre se promène pour placer des picouses d’injections covidées ! Surréaliste !
    Les débats politiques et sanitaires qui entourent cette pandémie qui n’en est pas une, montre aux populations correctement informées que la gestion de cette affaire menée tambour battant de façon totalitaire en Occident même, contre des réticences, relève plutôt d’une politique sanitaire cousue de fil blanc et dangereuse pour nos populations.
    Le Covid19 est peut-être la maladie la moins mortelle : elle ne tue que 0,05°/° de personnes contaminées. Rien que du pipi de chat par rapports aux maladies ordinaires qui font des hécatombes, des ravages chez nous, chaque année. Bien vraie, ces injections peuvent aider la santé des personnes très âgées (+ de 80 ans et ayant des comorbidités c’est-à-dire exposées à des maladies chroniques). Mais de nombreux avis scientifiques, mêmes de Nobels de médecine, ne le recommandent pas pour les adultes saints et les jeunes et jeunes enfants. Pour toutes ces personnes, le bénéfices-risque leur est défavorables. Les effets secondaires immédiats ou à long terme, peuvent aller de la mort à d’autres maladies auto-immunes , aux cancers, thromboses, AVC, stérilité, dérèglements menstruelles, troubles de la mémoire, etc…
    Charlemagne Ouédraogo joue avec le feu. Il sert des mythologies et sait que nos populations, au plan sanitaire, sont vulnérables et n’ont aucune résilience. Elles meurent de n’importe quoi à n’importe quel âge, du fait d’une politique de santé déficitaire et défaillante dictée par des privatisations sauvages .
    Et rien, hors la pluie de dollars et d’euros qui tombe du ciel occidental, n’explique son zèle à vouloir coute que coute, placer ces injections pfizer, moderna, astrazeneca,... Ces gros-bonnets marchands de la pharmacopée occidentales arrosent abondamment les classes politiques à l’échelle de la planète ; où ils croulent sous des milliards et des milliards de dollars et d’euros.
    Mr Ouédraogo Charlemagne est partout : chez le Mogho Naba ou au comptoir du patronat local, la chambre de commerce ou ailleurs. Les raisons de ces tournées : Faire faire par pressions et opérer par substitution de conscience pour imposer la vaccination-injection aux mossi du plateau central et aux travailleurs. Le chemin est bien balisé. C’est un parcours classique qu’emprunte classiquement, à chaque occasion idoine, la grande majorité de l’élite endo-coloniale d’orientation ethno-féodale. Celle-ci forme une espèce de conglomérat bureaucratique compradore, socialement conservateur, et idéologiquement contre-progressiste à minima. Cette élite là sait sur qui compter dans le pays : les grands fourriers de voix dociles et de soutiens que sont les rois, chefs et patrons, lors des élections politiques et campagnes en tout genre.

    Dans cette campagne de vaccination à la peine et en échec, O. Charlemagne répète un parcours préétabli. Il frappe aux bonnes portes : Les féodaux en attente de « l’équerre, des courbettes, et les salamalecs » et le patronat en attente de la docilité des travailleurs. Tous les deux n’attendent que soumission pour offrir à qui le bénéfice de leurs rentes en - voix - soutien et bénédictions et mise au pas, comme à l’époque coloniale, quand l’administration prenait appui sur les chefferies traditionnelles pour agir les populations indigènes ou sur le patronat pour agir les travailleurs. Maurice Yaméogo, pour asseoir la République pluriethnique dans la foulée des indépendances de 1960, puis Thomas Sankara dans le cadre de la RDP, couperont ce cordon ombilical, entre société et chefferie, qui infantilise les élites nouvelles dans le cadre de la démocratie républicaine ou populaire révolutionnaire. Mais après ces deux parenthèses historiques, les élites ethno-féodales compradores du pays font repasser les plats de l’histoire dans l’espoir de casser toutes nouvelles perspectives révolutionnaires ou progressistes panafricaines d’émancipation populaire.
    Je termine ce post par ceci : Ces injections sont au centre d’intenses débats scientifiques, politiques sanitaires en Occident même. Leur mise sur le marché sanitaire semble précipitée. Elles semblent toutes en phase expérimentale 2 ou 3 sur 4 avant toute généralisation.
    Elles ne sont pas sans effets secondaires graves. Les labos de Bigpharma qui les produisent, les mettent sur le marché en déclinant toutes responsabilités quant aux effets secondaires. Une dé-responsabilité qui oblige les Etats à mettre en place des cellules de veille ou de suivi sanitaire abondées par des fonds souverains spécifiques dédiés aux ennuis judiciaires quand aux effets secondaires futur ; donc une mise en place préventive de mécanismes de suivi sanitaire, en démocratie ; ce qui est loin d’être le cas chez nous, où on vaccine à tout va parce qu’on dispose d’un bétail sanitaire à vacciner par des injections élaborées ailleurs et données ou vendues par d’autres. Ce mimétisme zélé et non encadré, devrait nous interroger. Mieux, on implique roi mossi fourrier de bras paysans à piquer et dont la culture scientifique ne dépasse pas celle du ministre. De même, on cherche à mêler le Patronat burkinabè à cette affaire, quand on sait que les travailleurs lui donnent déjà sa force de travail, sans couverture assurance-maladie-chômage, sans bénéfice d’une médecine du travail, sans bénéfice de soins gratuits… Alors n’amplifions pas les dégâts à compromettre la santé des gens qui ne demandent qu’à travailler.
    Enfin, les médecins sont tenus par le serment d’Hippocrate. Et l’éthique médicale leur impose de soigner les malades et non de leur imposer des médicaments et encore moins des vaccins-injections expérimentaux sans leur consentement éclairé, libre sans contrainte ni par substitution de conscience, même professorale, royale ou patronale.
    Agir autrement la pression de fourriers de bras à piquer, substitution féodale ou patronale de conscience, est totalement antidémocratique et contraire à toute éthique médicale.
    Devant des cas de soucis sanitaires futurs liés aux injections, on espère que le ministre, le roi mossi et tous les autres, sont prêts à répondre devant la justice et le droit sanitaire !
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

    Répondre à ce message

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