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Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • mardi 4 janvier 2022 à 21h40min
Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

« On ne se lève pas aller à un congrès, lorsqu’on a transgressé les décisions d’un congrès précédent. Ça n’a pas de sens ». C’est l’une des leçons aux allures de cours d’histoire politique, dispensé en cette matinée du lundi 3 janvier 2022 à Ouagadougou, par le président par intérim de l’« aile historique » du CDP, Achille Tapsoba, et le deuxième vice-président, Salifou Sawadogo, à l’occasion de l’assemblée générale des jeunes de la section provinciale du Kadiogo (capitale) du parti.

C’est dans une salle du CENASA acquise à la cause de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré, que s’est tenue cette assemblée générale des jeunes CDP de la section provinciale du Kadiogo (douze arrondissements de Ouagadougou et six communes rurales). Cette rencontre se tient donc dans une actualité de crise au sein du parti, caractérisée par deux camps : l’aile dite historique dirigée par Achille Tapsoba (de laquelle se réclament les organisateurs du jour) et l’aile appelée futuriste tenue par Eddie Komboïgo. C’est d’ailleurs le principal sujet autour duquel se sont focalisées les interventions, ouvertes par le responsable des jeunes du Kadiogo, Alain Nacoulma, et le secrétaire général dans la province, Noël Sourwèma, qui ont tous loué la « loyauté » de l’aile historique du CDP au fondateur et président d’honneur Blaise Compaoré. « Nous avons été avec Blaise Compaoré, nous sommes avec lui et nous serons toujours derrière lui. Celui qui ne veut pas, qu’il se mette à l’écart », a tranché le premier responsable du parti au Kadiogo, Noël Sourwèma.

Pour l’occasion, les élus locaux (conseillers municipaux, ndlr) du parti dans la province ont lu une motion de soutien à l’aile historique et au président par intérim Achille Tapsoba.

Puis, place au deuxième vice-président, l’ancien ministre de l’environnement, le député Salifou Sawadogo, de revenir sur la fissure au sein du parti, en affirmant qu’elle est partie de la volonté de l’aile dirigée par Eddie Komboïgo de changer le nom et le logo du parti ainsi que de supprimer les prérogatives du président d’honneur Blaise Compaoré.

Ici, des membres du bureau exécutif national

« C’est à cela que se sont opposés les membres du bureau exécutif national. Et on nous dit ça peut intervenir dans six mois, deux ans, trois ans… (les changements, ndlr), mais en réalité, c’est de la duperie, c’est du mensonge ; la décision est déjà prise. Il ne s’est pas agi à leur fameux congrès d’une recommandation, mais plutôt d’une résolution. Ça veut dire que ça doit être résolu avant le prochain congrès, c’est du français et nous comprenons fort bien. C‘est face à l’opposition de militants rassemblés à ce fameux congrès, qu’ils ont trouvé la formule et différé. Et nous comprenons très bien ; c’est en réalité pour utiliser le sigle CDP et à travers le sigle, le père-fondateur Blaise Compaoré, pour aller aux élections municipales et juste après, changer le parti. Mais nous les attendons. En termes clairs, ce que nous avons annoncé au départ, c’est cela qui s’est concrétisé », brandit Salifou Sawadogo, pour qui, les militants sincères ne peuvent nullement s’accommoder de tels actes.

« Et pour bien faire, la durée du mandat est ramenée à quatre ans. Depuis l’ODP/MT (Organisation pour la démocratie populaire/Mouvement du travail), jusqu’au CDP, la durée du mandat est de trois ans. Même les partis qui sont issus du CDP, je peux citer l’UPC, le MPP et bien d’autres, la durée des mandats, c’est de trois ans. C’est vrai, on peut même aller à six ans, mais ce n’est pas un fait du hasard, si c’est trois ans. Et pour ce congrès, pour bien faire, on va jusqu’à quatre ans. Mais nous comprenons très bien ; quatre ans, nous nous situons en 2025. Donc, il se créerait les conditions pour être retenu comme candidat du parti pour l’élection présidentielle », dévoile-t-il avant d’ajouter que les militants ne peuvent engager leur avenir derrière Eddie Komboïgo.

« Ces derniers temps, il parle de camp historique et de camp futuriste. Futuriste, c’est faux, mais historique, oui ; parce que l’histoire de ce parti, nous qui sommes rassemblés, effectivement, nous la détenons. Nous étions-là, à la création de ce parti. Nous avons les fondamentaux. (…). De canal futuriste, il n’y en a pas. On a une aile qui rêve, et ceux qui rêvent, on les appelle des rêveurs. Nous avons une aile pleine d’illusion et ceux qui ont des illusions, on les appelle des illusionnistes », retrace M. Sawadogo.

Salifou Sawadogo, 2ème vice-président du CDP

Parlant du nouveau bureau exécutif né du congrès de l’aile futuriste, qu’ils disent d’ailleurs ne pas reconnaître, Salifou Sawadogo et ses camarades déclarent qu’il est dépourvu de substance du parti. « Ce bureau, quantitativement, est nul, médiocre, insuffisant ; parce que nous sommes passés d’un bureau de 130 membres à un bureau, semble-t-il, de 89 membres. Et nous savons qu’il y a eu des difficultés à avoir les 89 noms ; puisque même sur les 89 noms, il y en a qui n’ont pas été au congrès, au bureau politique, qui n’ont jamais accepté être membres du bureau et qui ont trouvé leur nom à l’intérieur. En somme, ils ne valent même pas 89. Donc, quantitativement, c’est nul par rapport au bureau sortant. Et qualitativement, je vous laisse le soin donc de parcourir la liste… C’est no comment », mate l’ancien chargé de la jeunesse du CDP.

« Politiquement, c’est nous qui avons mis Eddie Komboïgo là où il est »

« Politiquement, c’est nous qui avons mis Eddie Komboïgo là où il est. Alors que nous nous préparions pour le sixième congrès, nous nous sommes retrouvés quelques-uns. Je peux citer Achille Tapsoba qui est présent, Moïse Traoré, Anicet Pooda qui est de l’autre côté, Zambendé Théodore Sawadogo et bien d’autres noms. Nous étions à quelques jours du congrès et il s’est agi donc de trouver un candidat. Et autour de la table, cinq noms sont apparus : Paramanga Ernest Yonli, Juliette Bonkoungou, Achille Tapsoba, Salifou Sawadogo et Eddie Komboïgo. Lorsque nous avons fait le tour de table, pour diverses raisons, les candidatures de Paramanga Ernest Yonli et de Juliette Bonkoungou n’ont pas été retenues.

Moi, j’étais présent à la rencontre et j’ai tout de suite déclaré que je n’étais pas prêt pour le poste. Il restait deux noms : Achille Tapsoba et Eddie Komboïgo. Et Eddie n’avait pas la qualité pour être dans le cercle de décision (avec tout le respect que je lui dois). Après moult discussions, et diverses raisons que je me garde d’évoquer ici, nous avons demandé au vice-président Achille Tapsoba, d’accepter que nous retenions Eddie Komboïgo comme candidat. Mais à la seule condition, qu’une fois retenu, Eddie Komboïgo accepte que nous lui enjoignions un bureau politique, parce que nous sommes partis du fait qu’il n’était pas suffisamment politique et qu’il lui fallait un entourage purement politique », dévoile Salifou Sawadogo, précisant qu’Eddie Komboïgo va de ce pas négocier le poste de chargé à la jeunesse pour Boubacar Sannou.

« Voilà la petite histoire. (…). Voilà comment Eddie Komboïgo est devenu pour la première fois, président du parti. (…). Au septième congrès (mai 2018, ndlr), il s’est aligné face au camarade Badini (Boureima). Le camarade Achille Tapsoba a soutenu Badini, moi j’ai soutenu Eddie, et chacun avec ses raisons. Mais l’information nous est arrivée au dernier moment que le président Blaise Compaoré, pour des raisons qui lui sont propres, a souhaité qu’Eddie soit le président du parti et Badini vice-président. J’ai dit que dès lors…, je m’aligne. Les autres camarades qui n’étaient pas sur cette position avaient d’autres types d’informations. Mais nous l’avons soutenu, selon la volonté du président Blaise Compaoré », rappelle-t-il, déclarant ne donc pas comprendre pourquoi M. Komboïgo refuse-t-il maintenant de répondre aux lettres de Blaise Compaoré (par rapport au congrès, ndlr).

Lecture de la motion de soutien

« Il faut savoir ce qu’on veut ; les prérogatives que nous avons au niveau des textes, le président Compaoré ne les a pas demandées, c’est nous qui avons écrit cela. Et je voudrais, sur ce point, rendre hommage au président Léonce Koné qui a été visionnaire sur ce point-là. (…). Il n’y a pas de CDP sans Blaise Compaoré, qu’il soit ancien ou nouveau. Et on veut opposer les jeunes aux anciens, je ne sais pas qui est jeune et qui est ancien ; Eddie et moi, il y a un an de différence, nous sommes de la même génération. (…). Nous n’avons aucun problème personnel avec lui, nous avons un problème avec les textes », soutient Salifou Sawadogo, qui s’interroge pourquoi effacer le CDP, alors que des partis comme l’ANC, le RDA demeurent des références. C’est pourquoi dit-il penser que le MATDS (ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité) tranche pour permettre à l’aile historique d’organiser le huitième congrès et pour permettre au parti de revenir à la table de négociations sur la réconciliation nationale avec le pouvoir, le MPP et faire des propositions sur les questions de sécurité (l’opposition a suspendu sa participation aux instances nationales).

Le président par intérim, Achille Tapsoba, par ailleurs président du groupe parlementaire CDP, axe son intervention sur celle de son prédécesseur. « L’heure de vérité a sonné. Car, comme le dit le philosophe, chacun de nous est le résultat de son passé. Personne ne peut exister sans son passé, et le passé n’est ni plus ni moins qu’un ancien présent. Et le présent est un ancien futur, et le futur c’est certainement un prochain présent. Nous sommes du CDP, canal historique, canal présent, mais pas canal futuriste, car le futurisme, par définition, c’est le courant de pensée qui pense que seul le futur peut être le lieu ou le rendez-vous pour résoudre toutes les questions du présent et du passé. Le futurisme est un courant de pensée qui veut s’abstraire du présent et du passé. Ce genre de futurisme n’est ni plus ni moins, que de l’illusionnisme et c’est donc pour nous un concept qui n’a pas droit de cité », a contré Achille Tapsoba, rappelant que le CDP est composé de membres fondateurs, d’anciens, de jeunes, de personnes physiques et de personnes morales.

« Je voudrais rappeler, avant de passer à autre chose, que quand on définit un parti en deux ailes, une aile historique, une aile futuriste et qu’on se débarrasse d’une aile, comment on fait pour voler ? Pour voler, il faut deux ailes. C’est dommage, je voudrais simplement rappeler cela à ceux qui fabriquent les concepts sans en connaître les teneurs », dispense le philosophe de formation, Achille Tapsoba, marquant ici une pensée pour les victimes du phénomène terroriste, aux déplacés et aux forces combattantes.

Achille Tapsoba, président par intérim du CDP.

« Il n’y a qu’un seul CDP : c’est ce CDP-là qui va exister demain »

La crise vient de l’histoire récente, et les éléments précurseurs se trouvent déjà dans l’après-septième congrès, poursuit-il. « Le président qui a été élu par le septième congrès était Eddie Komboïgo. Mais le même congrès qui l’a élu président, c’est ce congrès qui a institué le poste de président d’honneur de notre parti avec des attributions très précises. (…). On rappelle tout temps que le CDP a été créé grâce à l’effort, à la détermination du président Blaise Compaoré. Rappelons-nous, en 1996, l’ODP/MT était le parti au pouvoir. Nous venions d’une élection en 92, où nous avions fait le ‘’tuuk guili’’ (règne sans partage, ndlr). Malgré tout, le président Blaise Compaoré a dit : je veux un large rassemblement des fils et des filles de ce pays, pour la démocratie et le progrès de notre patrie.

Curieusement, pendant que son parti est hyper-majoritaire à l’assemblée nationale, il se met à discuter avec l’opposition, il nous met en négociation avec les partis d’opposition. A l’époque, on s’est demandé qu’est-ce que le président Blaise Compaoré cherche dans cette affaire : on est majoritaire, qu’est-ce qu’il y a encore à faire ? Je me rappelle à l’époque qu’il nous a dit : vous savez, lorsqu’un parti a la majorité pour gouverner un pays, il faut qu’il se mette toujours à l’esprit que seule l’adhésion du peuple et des populations est toujours importante, sinon on peut être surpris dans quelques années.

Deuxièmement, il a entrepris de fédérer les partis autour de la social-démocratie : il s’est rendu compte que l’ODP/MT était un parti social-démocrate, en tout cas, à tendance révolutionnaire. Le plus grand parti politique de l’époque, la CNPP/PSD (Convention nationale des patriotes progressistes/parti social-démocrate) était social-démocrate, avec une dizaine d’autres partis. C’est pour cette raison, qu’en février 1996, treize partis, formations et factions de partis ont pu être fédérés par Blaise Compaoré et le CDP est né. Il faut le dire très souvent, que sans cet effort de Blaise Compaoré, le CDP n’aurait pas existé, peut-être qu’on serait à un neuvième, dixième congrès de l’ODP/MT….

Donc, ceux qui veulent effacer, d’un revers des mains, cette origine historique, parce qu’ils veulent conjuguer le parti au présent, en le détachant de son histoire récente et en voulant partir d’une fabrication d’un futur complétement coupé des réalités présentes, se trompent lourdement. Combien de présidents le CDP a eu ? Le premier président, c’était Arsène Bongnessan Yé, ensuite Roch Marc Christian Kaboré pour trois mandats, Assimi Kouanda, Léonce Koné (qui a dirigé le parti dans la période transitoire et qui a organisé le congrès de mai 2018 portant Eddie Komboïgo à la tête du parti). Fondamentalement, nous nous en tenons là, si on nous pousse plus loin, on dira plus que ça. C’est dire que lorsqu’on arrive à la tête de ce parti et on construit comme ambition, la promotion personnelle, on révèle au grand jour, ce qui est enfui dans son subconscient politique, à savoir non pas servir le parti, mais se servir du parti. C’est de cela qu’il s’agit », s’est attardé Achille Tapsoba.

« Un paramètre, sur lequel je vais insister : ce même camarade (Eddie Komboïgo, ndlr) que nous avons mis à la tête du parti en 2015, c’était sur une base d’engagement clair qu’il mettait ses moyens à la disposition du parti pour reprendre l’échiquier politique national. Il mettait ses moyens. A l’époque, Salifou avait sa maison cassée, moi j’avais ma maison complètement cassée, la poche trouée, des problèmes à n’en point finir, etc. On a dit, allons-y ! En politique, la stratégie, c’est l’objectif final. Mais pour atteindre l’objectif final, il faut souvent une tactique, qui vous donne l’impression que vous avez oublié la stratégie. Mais c’est un moyen pour y arriver. Donc, nous avons fait des concessions. Et aujourd’hui, celui qui bénéficie des concessions nous traite de subordonnés. Mais, tout de même ! Quand le fils commence à dire que c’est lui qui a mis son père au monde, ça pose problème », expose M. Tapsoba.

Plusieurs leaders coutumiers ont pris part à la rencontre

S’appuyant sur le nécessaire respect des textes, il rappelle : « le président du parti est le premier militant qui doit respecter les statuts du parti et les faire respecter. Alors, la petite histoire : le président Eddie a fait respecter les statuts en faisant sanctionner trois camarades (Abdoul Karim Baguian dit Lota, Adama Tiendrébéogo et Ghislain Tondé). Quand il s’agit maintenant à son tour, il ne veut pas respecter les textes. Il n’y a pas deux statuts au sein du parti : un statut pour les militants et un statut pour le président du parti. (…). Quand un chef, qui aspire diriger le Burkina Faso, est incapable de respecter les textes de son propre parti, qu’en sera-t-il quand il sera président du pays ? Il ne faut pas qu’on se flatte, le Burkina est une savane, avec une avancée du désert… ».

Pour Achille Tapsoba, si on est courageux, il faut reconnaître ses errements et faire une autocritique, car nul n’est au-dessus des textes du parti. « Tout comme les faits, les textes sont têtus. On ne se lève pas aller à un congrès, lorsqu’on a transgressé les décisions d’un congrès précédent. Ça n’a pas de sens. Ça veut dire que le congrès qu’on va organiser et tenir, on est encore prêt à transiger ses décisions. Non, on reste dans les décisions du congrès précédent en allant au congrès suivant… », critique le président par intérim, affirmant que les vice-présidents et plus de la majorité absolue du bureau exécutif national se sont désolidarisés d’Eddie Komboïgo et son aile. « Il n’y a qu’un seul CDP : c’est ce CDP-là qui va exister demain », a signé le président par intérim du CDP, Achille Tapsoba.

O.L.O
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 4 janvier à 14:02, par Le Boss En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Je pense qu’il faut laisser Blaise se reposer paisiblement et pouvoir se soigner. On dit qu’il a souvent des troubles de mémoire et vous pensez que c’est lui qui peut vous éclairer quant a la démarche a suivre pour la vie du parti CDP.
    De grâce et faite pardon pour laisser le Blaso se concentrer sur sa santé car c’est le passé troublant qui commence a faire ses effet sur l’homme.

    Le Boss

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  • Le 4 janvier à 14:32, par Yirmegna En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Nous c’est la paix qu’on veut dans ce pays et non les guerres. Si Rock pouvait même suspendre tous les partis politiques et vraiment demander à tout un chacun de proposer des solutions de sortie de crise. Par exemple, le coût de l’organisation de cette rencontre pour semer la division entre les fils du terroir pouvait supporter beaucoup de déplacés internes.

    @ Achille : pourquoi vous accrochez à BC de cette manière. Le monsieur se cherche là où il est. Il a besoin de paix du coeur pour vivre ses derniers jours. Et si BC venait à mourir qui sera votre reference ?

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  • Le 4 janvier à 14:52, par Mikailou En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Vraiment je suis pas CDP mais tout le monde sait que ce parti est à Baise. Même si tu n’aimes plus ton chien ne l’accuse pas de rage. Si vous retirez le CDP sous quelle bannière le Blaiso va revenir. Faites pardon soutenez le et ne laissez pas Eddie faire. S’il veut il peu aller créer son parti, pourquoi il tien à retirer le CDP. Allons seulement.

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  • Le 4 janvier à 15:11, par Wena Saam Yandé ! En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    "Un paramètre, sur lequel je vais insister : ce même camarade (Eddie Komboïgo, ndlr) que nous avons mis à la tête du parti en 2015, c’était sur une base d’engagement clair qu’il mettait ses moyens à la disposition du parti pour reprendre l’échiquier politique national. Il mettait ses moyens. A l’époque, Salifou avait sa maison cassée, moi j’avais ma maison complètement cassée, la poche trouée, des problèmes à n’en point finir, etc. On a dit, allons-y ! En politique, la stratégie, c’est l’objectif final. Mais pour atteindre l’objectif final, il faut souvent une tactique, qui vous donne l’impression que vous avez oublié la stratégie. Mais c’est un moyen pour y arriver. Donc, nous avons fait des concessions. Et aujourd’hui, celui qui bénéficie des concessions nous traite de subordonnés. Mais, tout de même !"
    Haabonn !!! Vous vouliez l’exploiter quoi ??? Vous vouliez profiter de ses sous seulement… ? Vous vouliez qu’il dépens gratuitement ses sous pour beaux yeux ? Donc, vous vouliez profiter de ses sous et le jeter après comme un chiffon quoi ? Vous nous démontrez encore une fois de plus que vous êtes des vrais disciples de votre maitre Blaiso. Mais Edi vous a montré que vous n’êtes pas plus malin que lui. Qui est fou... !? Wena Saam Yandééé !!!

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    • Le 5 janvier à 11:44, par Jean Jacques En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

      "En politique, la stratégie, c’est l’objectif final. Mais pour atteindre l’objectif final, il faut souvent une tactique, qui vous donne l’impression que vous avez oublié la stratégie. Mais c’est un moyen pour y arriver" En bon ! Vous pensiez être plus malins que Eddie ! Il a mieux fait que vous, en vous montrant qu’il était plus tacticien et plus stratège que vous ! Le vin est tiré, il faut le boire ou il faut créer un autre parti comme l’a bien compris Laurent Bagbo. Il faut être stratège, vous n’arriverez pas à enlever Eddie facilement. Autant donc mettre vos énergies en créant un autre parti avec pour Président d’honneur le Blaiso et ses prérogatives. A bon entendeur, Merci.

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  • Le 4 janvier à 15:12, par Nabiiga En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Quel Homme de Paix ?

    J’en veux amèrement à la transition de n’avoir pas tout œuvré pour dissoudre ce Parti de CDP et de bannir toute personne à œuvrer en son nom sur l’étendue du territoire national. Le CDP est au centre de tous les maux auxquels notre pays fait face. Je me réfère au terrorisme, aux innombrables crimes de sang et économiques, surtout celles-ci car l’économie nationale ne fut gérée que par une poignée d’hommes et femmes, chapeautée par François Compaoré, et enfin la dégradation de la morale nationale par l’introduction d’affairisme à tous les niveaux de la vie nationale. Comme si cela ne nous offensait pas assez, voilà qu’on décrit Blaise comme un homme de paix et du dialogue. Ah bon, homme de paix ? Que faisait le Burkina au Libéria et à la Sierra Léone ? Quel pays fut la base arrière des rebelles ivoiriens ? Qui les soutenait et les armait ? Jonas Savimbi, que faisait-il chez nous au point même de s’offrir un palais ici même, à Ouaga. Savimbi, prenait-il son avion de Luanda ? Sinon, pourquoi pas ? C’est tout simplement parce qu’il faisait la guerre. Vous daignez décrire Blaise comme un homme de paix alors qu’il ne s’est jamais intéressé dans aucun projet de paix, qu’il soit national ou international. Un homme de dialogue, quel dialogue ? A-t-il dialogué avec Sankara avec qui il mangeait jour et nuit ? Ou sont bien passés tous ses opposants ; nul besoin d’établir une liste car on le sait d’avance ? Lorsque la chance lui a été donné de dialoguer avec l’Opposition de l’époque sur la modification de notre constitution, sa façon de dialoguer était de loger tous les députés de son parti au parlement dans un hôtel à un jet de pierre de l’assemblée nationale afin d’y avoir un accès rapide pour voter pour la modification de l’article 37 pour son bon vouloir. Les crises qui secouent ce Parti et une suite logique des choses : aucune maison bâtie dans le sable ne puisse prospérer et donc, tout naturellement, est voué à la destruction. C’est ce qui va se passer tôt ou tard.

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  • Le 4 janvier à 17:13, par Marine En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Bravo à Achille Tapsoba et à tous ceux qui restent fidèles à notre boussole le président BLAISE Compaoré ! Nous l’aimons et croyons toujours en lui malgré la distance . Blaiso ou rien !
    Eddie si tu es fort va créer pour toi. En attendant Blaise Compaoré que tu négliges aujourd’hui a créer pour lui et tu veux t’ accaparer. Trop c’ est trop ! Tu dis partout qu’ il va mourir donc tu t’ en fous de lui. Eddie tu n’ es pas Dieu.!Tu n’ es pas Dieu !!! Toi aussi es mortel.
    Même si notre fondateur meurt, nous resterons avec lui. Pour nous c’ est une question de conviction. CDP hier, aujourd’hui et demain.
    Président Achille Tapsoba , chapeau vous êtes un vrai philosophe.

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  • Le 4 janvier à 17:45, par Proust En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    C’est vraiment dommage ce qui arrive au CDP. Soit le CDP sort grandit de cette crise où c’est la dislocation. Que la raison triomphe.

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  • Le 4 janvier à 20:08, par Manuel En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Bonjour
    Nous allons toucher le fond avant de nous relever !
    Quand des " jeunes" se comportent comme des sans abris, le pays cours à sa perte !
    Cdp c’est Blaise Compaoré Koffi !
    Si la honte tuait !!

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  • Le 4 janvier à 20:11, par Adakalan En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Ne nous pomper pas l’air vous les gars du CDP. La honte ne tue pas politicien. Sinon 2014 n’est pas loin. A qui profite vos querelle intestines.? Rien qu’à vos ventre.

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  • Le 4 janvier à 23:18, par Les anciens En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Bravo a Eddie. Il faut reformer le CDP en profondeur. Le fondateur a fait quoi pour les elections de 2015 et 2020. Sans Eddie Achille n allait jamais etre depute il le sait comment allait il battre campagne. Celui qui paye doit gerer. Le MPP a prouve qu on peut se faire elire sans Blaise. Eddie gere le parti, reforme le, change le logo et oublie Abidjan. C est ta seule chance d etre un jour president. Et ceux qui te disent d aller creer ton parti apres avoir maintenu le CDP a flot et investi ton argent dans le parti ne fais pas cette erreur Tu es et resteras Cfop. S il le faut demissionne en 2024. Pour l instant prend ton recipisse et fais taire l aile reelle quitte a les empecher de se prononcer au nom du CDP.

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  • Le 5 janvier à 03:36, par Koutou En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Voilà qui a l’avantage d’être clair : Si on suit bien Achille, Eddie a fait une "offre publique d’achat" du CDP en 2015 au moment où il ne valait plus rien en Bourse ! Les gardiens du Temple qui n’avaient pas vraiment le choix (poches trouées et maisons brûlées !), ont accepté l’offre, croyant pouvoir reprendre la main un jour. Mais ils ont oublié que Eddie le Golden Boy a le sens des affaires ! Il a bâti d’ailleurs sa fortune sur la liquidation des sociétés d’État en faillite ! Donc maintenant que la société CDP est remise à flot, on dit à Eddie de dégager de la direction. Lol ! C’est trop gros ! Comme on le voit, personne ne pourra éviter la scission du CDP. Achille & Co. ont joué et ont perdu. Eddie & Co. ont certainement la compagnie, son logo... mais pas forcément les clients. Ça devient intéressant ! Ah la politique au Burkina Faso !

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  • Le 5 janvier à 09:41, par la force révolutionnaire En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Achille Tapsoba a été franc,on a mis EDDY parce qu’on voulait son chéquier . à l’ époque je me suis inquiété car EDDY ne répondait d’aucun critère du statut et de règlement intérieur du parti et il n’est pas politique.
    on m’a fait comprendre que personne n’a les moyens en dehors d’EDDY pour gérer le parti. et vraiment j’ai eu honte pour des révolutionnaires d’hier qui pensent qu’il faut vendre le parti parce qu’ils refusent des battre mains et poches trouées c’est vraiment triste et lamentable pauvres révolutionnaires.
    on comprend pourquoi disait on du cdp acheteur de conscience et clientélisme politique.
    voyez comment les camarades pcr.. luttent avec conviction détermination courage et abnégation vous ,vous attendez des mânes finassières de BLAISE.
    lorsque SARKOZY a pris le RPR il a changé le nom du parti et aller aux élections CHIRAC vivait il en a pas fait problème.
    et pour terminer je reprends la phrase de Achille l’homme est le résultat de son présent et passé. la situation actuelle de cdp est le résultat de sa compromission avec le capitalisme pour de prébendes de misères abandonnant toute forme de lutte révolutionnaire.
    le capitaliste ne joue pas avec ses peccadille . quand il dépense un sou il a investit et attend le retour d’investissement ; mais voila des naïfs révolutionnaires qui se sont piégés.

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  • Le 5 janvier à 09:51, par Wendbénédo Jean Judicaël DOULKOM En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    En plus du cours d’histoire, c’est un sacré cours de Philosophie donnée par le philosophe lui-même.... De futurisme à illusionisme en passant par des citations sur l’essentialisme et l’existentialisme....
    Hummmm la politique burkinabè, qu’est-ce qu’elle fait marrer...

    Et dire que c’est le CDP aujourd’hui qui parle de respect des textes... Qui l’aurait cru ???
    L’Homme n’est rien hin !

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  • Le 5 janvier à 09:55, par KingBaabu En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    Que Dieu nous garde des méfaits durables de ce parti de dingues qui a accouché de rejetons non moins nuisibles comme MPP et UPC qui peinent à trouver la voie du salut pour le Burkina Faso depuis qu’ils sont aux affaires. Si seulement ce énième soubresaut peut être l’acte de trop qui va enterrer ce parti de m**de, alors le Burkina Faso ne s’en porterait que mieux.

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  • Le 5 janvier à 11:57, par Desi Camille En réponse à : Burkina/Crise au CDP : Matinée de cours d’histoire politique à « l’aile futuriste » d’Eddie Komboïgo

    ""Il s’est rendu compte que l’ODP/MT était un parti social-démocrate, en tout cas, à tendance révolutionnaire"".
    Arretez d’amuser la galerie. De quelle tendance revolutionnaire vous parlez ? Comment un parti de médiocres et de vampires peut-il penser a servir plus autrui que lui meme. On a vu comment la pourriture s’est installée au Faso avec l’ODP/MT. Respectez l’intelligence des gens. Ce qui se passe aujourd’hui au CDP n’est que la suite logique de la mentalité du parti. Beaucoup d’analystes l’avaient prédit avant 2000. Il ne reste que le dernier point : le denouement catastrophique de la chose.

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