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Koiné Maxime Drabo : Un médecin à la tête de la recherche scientifique au Burkina

Accueil > Actualités > Portraits • LEFASO.NET • lundi 26 juillet 2021 à 22h20min
Koiné Maxime Drabo : Un médecin à la tête de la recherche scientifique au Burkina

Le chercheur et médecin Koiné Maxime Drabo a été porté à la tête du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) le 16 juin 2021. Bien que l’institution fonctionne correctement, il va devoir faire face à de grands défis.

« M. Koiné Maxime Drabo, Mlle : 29603M, directeur de recherche, catégorie P1 grade terminal, 2e échelon, vous avez été nommé délégué général du CNRST par le conseil des ministres du mercredi 16 juin 2021. Au nom de M. le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, je vous déclare officiellement installé dans vos fonctions de délégué général du CNRST, ce jour vendredi 2 juillet 2021 ».

Cette formule du secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, Pr Mahamadou Sawadogo, consacrait l’installation officielle du nouveau délégué général du CNRST. Il vient ainsi remplacer Dr Roger Nébié qui a passé sept ans et deux mois à la tête de la structure.

Désormais, Dr Drabo se trouve aux commandes de cette structure étatique qui a pour mission d’entreprendre des recherches dans le domaine des sciences et technologies pour soutenir le développement durable du Burkina Faso.
En tant que délégué général, il est responsable de la direction scientifique, administrative et financière du CNRST. C’est une importante étape dans la carrière déjà riche de ce médecin natif de Koudougou, dans la province du Boulkiemdé, région du Centre-Ouest. Nul doute qu’il puisera dans son expérience pour permettre à l’institution d’améliorer encore plus ses performances.

C’est au lycée Ouezzin Coulibaly en 1981, que Maxime Drabo décroche son baccalauréat série D. Il entame ensuite des études de médecine à l’Ecole supérieure de sciences de la santé (ESSSA) de Ouagadougou, sanctionnées par un doctorat d’État de médecine. Il se perfectionne ensuite auprès de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, en Belgique, où il obtient un master en santé publique, option gestion des systèmes de santé en 1998. Son cursus est complété en 2001 par un certificat d’université en recherches sur les systèmes de santé de l’Ecole de santé publique de l’université libre de Bruxelles.

Agir en toute humanité

Ce directeur de recherches est aussi détenteur d’un DEA en santé publique option gestion des systèmes de santé obtenu à l’École de santé publique de l’université libre de Bruxelles, et d’un PhD en santé publique option gestion des systèmes de santé décroché en 2008 dans la même université. Et malgré des études de médecines chronophages, il suit des cours au département de sociologie de l’université de Ouagadougou jusqu’à l’obtention d’une maîtrise.

Son expérience dans l’administration et la direction de structures, Dr Drabo a commencé à les acquérir quand, de médecin-chef du district sanitaire de Boulsa entre 1990-1995, il est promu au poste de coordonnateur du Programme national de lutte contre le Paludisme. Il dirige ce programme jusqu’en 1997, avant de prendre la tête du Programme national d’éradication du ver de Guinée jusqu’en 2001.
Il est membre fondateur et vice-président de la Société burkinabè de santé publique et membre fondateur et responsable à la coopération de la Société africaine de santé publique. Depuis 2019, il préside l’assemblée générale de la Centrale d’achat des médicaments essentielles et génériques du Burkina (CAMEG).

Maxime Drabo ne se contente pas d’exécuter ses tâches administratives. Il partage son savoir en tant qu’enseignant vacataire à l’Ecole de santé publique de l’Université libre de Bruxelles, à l’Institut régional de santé publique de Ouidah au Bénin, à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso et à l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest, Bobo-Dioulasso.


Lire aussi Recherche scientifique au Burkina : Roger Nébié passe le témoin à Maxime Drabo à la tête du CNRST


La structure qu’il va diriger fonctionne bien. Mais plusieurs défis doivent encore être relevés. Il s’agit entre autres de suivre le dossier d’intégration dans la fonction publique de 14 contractuels permanents admis au CAMES ces dernières années, de suivre plus de trois cents chercheurs avec une masse salariale de plus de deux milliards de Fcfa qui émargent au budget de l’Etat.

Il s’agit également de faire aboutir la réflexion en cours pour avoir un manuel de procédure adapté aux projets et conventions des instituts du CNRST, en vue de fluidifier l’exécution budgétaire et comptable. Il faudrait aussi gérer la co-organisation avec l’université Aube Nouvelle de la 4e édition du Symposium international sur la science et la technologie en novembre 2021, et la lutte pour protéger les espaces du centre.

De grands défis donc, que l’homme aborde avec humilité. « Pour mettre en œuvre la mission qui m’est confiée, je n’ai pas la prétention de savoir spontanément, mais j’ai la ferme volonté d’écouter et d’apprendre. Apprendre pour éviter les erreurs, bien qu’inhérentes à toute action humaine. Apprendre pour mieux servir. Servir pour obtenir les résultats pour lesquels j’ai été choisi parmi tant d’autres Burkinabè capables d’être à ma place. Ne l’oublions jamais », dit-il.

Il estime également que ses collaborateurs doivent garder à l’esprit, qu’individuellement, ils ne pourront rien faire de grand. « Je sais, leur dit-il, que des défis nous attendent. Nous devons ensemble faire en sorte de les relever, en consolidant les acquis, en innovant dans notre façon de faire et en nous ouvrant aux critiques et suggestions constructives. (…) ma mission représente une lourde responsabilité qui exige de moi : transparence, intégrité, probité et respect du bien public. Je ferai en sorte, dans l’exercice de ma mission, d’être juste et de toujours agir en toute humanité et équité dans le respect des règles d’éthique et de déontologie qui guident l’administration de notre cher pays ».

Le CNRST, il faut le rappeler, est un établissement public de l’État à caractère scientifique, culturel et technique (EPSCT) en charge de la recherche scientifique et technologique au Burkina Faso. Il assure la coordination et le contrôle de l’ensemble des activités des quatre instituts qui relèvent de sa tutelle (l’INERA, l’INSS, l’IRSS, l’IRSAT). Le CNRST jouit de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

D. Sawadogo
Lefaso.net

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