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Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

Accueil > Actualités > Opinions • LEFASO.NET • mercredi 16 décembre 2020 à 23h45min
Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

Ceci est une tribune de Me Paul Kéré. Cet écrit sonne comme un devoir pour lui d’éclairer l’opinion publique burkinabè et même internationale, sur ce qu’il qualifie de « fausses informations » répandues par le gouvernement sur la demande d’extradition de François Compaoré, désigné comme le principal accusé dans l’assassinat de Norbert Zongo, le 13 décembre 1998. Une procédure d’extradition qui serait même aujourd’hui « galvaudée par un faux témoignage » soutient Me Kéré.

En raison même des fausses informations distillées ça et là à travers les médias sur la demande d’extradition du Gouvernement burkinabè, il est vraiment nécessaire d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur la procédure d’extradition initiée à l’égard de Monsieur Paul François COMPAORE, laquelle procédure d’extradition est aujourd’hui galvaudée par un faux témoignage aussi capital que déterminant d’un certain Monsieur Didas Rodrigue YAMEOGO.

Il convient de constater qu’un tel faux témoignage ne peut que conduire, dans un Etat « normal » de droit qu’à l’annulation pure et simple d’une telle procédure d’instruction et celle subséquente d’extradition, elle-même viciée par ce faux témoignage qui constitue l’ossature principale des poursuites infondées engagées contre Monsieur Paul François COMPAORE ;

C’est pourquoi, après avoir rappelé le contexte de cette demande d’extradition (I) et ce, malgré le caractère incontestablement politique d’une telle demande d’extradition, il conviendrait d’énoncer les raisons de l’annulation juridique de la procédure d’extradition en raison même du témoignage résultant du revirement spectaculaire de M. Didas Rodrigue YAMEOGO parce qu’il n’aurait pas, dit-il, « reçu la somme de 50 Millions de Francs CFA » qui lui avait été promise pour faire ce faux témoignage à charge (II).

I. Rappel du contexte de la demande d’extradition de François Compaoré auprès des autorités politiques françaises :

La demande d’extradition résulte d’une procédure spécifique régie par le Code de Procédure Pénale, tant en France qu’au Burkina Faso, Elle ne peut donc résulter d’une promesse faite par le Président de la République française, Monsieur Emmanuel MACRON, encore que la séparation des pouvoirs lui donne interdiction d’interférer dans les procédures judiciaires.

La procédure se déroule donc normalement et est actuellement pendante devant le Conseil d’Etat qui doit examiner le 18 Décembre prochain, une exception liée à la question préjudicielle de constitutionnalité qui n’est pas encore la question de fond relative à la demande d’extradition.

Ce n’est donc pas demain la veille que l’extradition de François COMPAORE aura lieu. Le dire est un éclairage juridique sur la demande d’extradition formulée par les autorités Burkinabè étant entendu que la procédure doit suivre normalement son cours.

Contrairement à la chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris ou de la chambre criminelle de la Cour de cassation française, toutes les questions de forme et de fond seront examinées par le Conseil d’Etat et je persiste à dire que l’extradition de Monsieur Paul François COMPAORE au Burkina Faso n’est pas juridiquement possible. Cela n’a rien à voir avec l’excellence des relations amicales entre le Burkina Faso et la France.

1. En rappel, dans le cadre de la procédure d’extradition initiée par note verbale de l’Ambassade du Burkina Faso à Paris, en date du 30 Octobre 2017, parvenue le même jour au Ministère français de l’Europe et des Affaires Etrangères et parvenue le 10 Novembre 2017 au Ministère français de la Justice et le 13 Novembre 2017 au Greffe de la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris, le Gouvernement du Burkina Faso a sollicité l’extradition de Monsieur Paul François COMPAORÉ aux fins de l’exécution d’un mandat d’arrêt international délivré le 5 Mai 2017 par Monsieur Emile ZERBO, Doyen des Juges d’Instruction du Tribunal de Grande Instance de OUAGADOUGOU pour des faits non-imputables nullement à Monsieur Paul François COMPAORÉ « d’incitation à assassinats » commis à Sapouy au BURKINA FASO ;

Deux remarques préalables importantes :

1. Personne ne peut contester que le 13 Décembre 1998, le célèbre journaliste d’investigation, Norbert ZONGO a été trouvé calciné avec ses compagnons d’infortune à SAPOUY dans un véhicule de marque TOYOTA Land Cruiser et la Commission d’enquête étoffée par plus de 300 Pages n’a jamais établi une quelconque implication de Monsieur Paul François COMPAORE ;

2. Non seulement, la Commission d’enquête a abouti à l’absence d’implication de Monsieur Paul François COMPAORE, mais surtout, le Juge d’Instruction en charge de la procédure d’instruction ayant abouti à a demande d’extradition n’a jamais inculpé Monsieur Paul François COMPAORE même si le Procureur du Faso a indiqué récemment que celui-ci aurait été mis en examen dans ce dossier.

La nuance est de taille pour les initiés de la procédure pénale car, pendant longtemps, l’accès même à la procédure a été refusé aux avocats de François COMPAORE aux motifs légaux que celui-ci n’avait pas été inculpé ou mis en examen. La précision de Monsieur Le Procureur du Faso lors de sa récente conférence de presse prouve à suffisance que désormais, aucun refus d’accès à la procédure pénale n’est envisageable à moins d’un caractère politique de cette procédure d’extradition dont le support physique est invisible au Cabinet du Magistrat instructeur du Cabinet n° 4 ;

2. En effet, alors que dans le cadre de la dite même procédure initialement ouverte 17 ans auparavant en 1998 au BURKINA FASO, Monsieur Paul François COMPAORÉ qui avait simplement été entendu en qualité de témoin par le Juge d’Instruction, Monsieur Wenceslas ILBOUDO, l’Adjudant Marcel KAFANDO, Militaire au Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), était la seule personne inculpée dans cette affaire. C’est dans ce contexte que très curieusement, le 30 Mars 2015, l’information a été réouverte par le Parquet Général de la Cour d’Appel de OUAGADOUGOU en raison, semble-t-il, de charges nouvelles sur la base de pièces prétendument méconnues jusqu’alors dans la procédure ;

3. Nonobstant le fait qu’il n’est fait aucunement par le Gouvernement Burkinabè mention dans la procédure d’extradition de documents qui auraient été découverts au domicile de Monsieur Paul François COMPAORÉ, force est de constater que la procédure d’instruction ayant abouti à la demande d’extradition s’est fondée sur le témoignage d’un certain Monsieur Rodrigue YAMEOGO, lequel a été entendu pour la première fois par le Magistrat instructeur le 28 Juin 2018 après que celui-ci ait été contacté par un certain Maître Bâtis BENAO, Avocat de profession qui avait affirmé « qu’une personne vivant hors du Burkina Faso, précisément aux Etats-Unis d’Amérique, était entré en contact avec lui par ce qu’elle voulait faire une déposition dans le cadre de cette procédure. ».

Selon le témoignage de ce Monsieur Rodrigue YAMEOGO recueilli par le Juge d’Instruction de l’époque, Monsieur Emile ZERBO : « Alors que je vivais ici à Ouagadougou, je suis à un moment donné tombé malade et hospitalisé à la clinique SUKA. Par coïncidence, j’étais le voisin d’un malade qui passait le temps à crier tous les jours. Un soir, alors qu’il parlait à voix haute, je l’ai entendu dire à sa femme qui était avec lui qu’il regrettait d’avoir procédé à l’assassinat de Norbert ZONGO, que Paul François COMPAORÉE l’avait flatté pour le faire et que maintenant, ils sont en train de les tuer un à un. « (…).

Deux jours après ma sortie de l’Hôpital, il est décédé. Après tout cela, j’ai appris par les soldats du RSP proches de la famille de COMPAORÉ que le 12 Décembre 1998, la veille de l’assassinat de Norbert ZONGO, Marcel KAFANDO et Edmond KOAMA s’étaient rendus chez Paul François COMPAORÉ en l’absence de ce dernier mais en présence de son épouse et de sa belle-mère pour recevoir de l’argent. Ce sont ces éléments qui me font dire que Monsieur Paul François COMPAORÉ, ; son épouse et sa belle-mère sont impliqués dans cette affaire.

(…)
Question : Avez-vous déjà abordé avec « la fille de Marcel KAFANDO » ou un autre membre de sa famille.

Réponse : Non je n’ai jamais abordé ce problème avec elle. C’est plutôt son mari qui m’avait dit le jour de leurs fiançailles quand nous étions de retour de Yako vers Ouaga que c’est François COMPAORE qui payait les études de sa fiancée. Il a ajouté que cette dernière avait le numéro de Paul François COMPAORE et qu’elle l’appelait en cas de besoin.
Nous étions entre 2013 et 2014.

(…)
Question : Qui sont ces militaires qui vous ont déclaré que Marcel KAFANDO et Edmond KOAMA avaient reçu de l’argent au domicile de François COMPAORE la veille de l’assassinat de Norbert ZONGO ?

Réponse : Ce sont des militaires du régime de sécurité présidentielle (RSP) de l’époque.

Trois d’entre eux sont impliqués dans le putsch manqué du 15 Septembre 2015 et, parce que je les crois toujours dangereux je préfère ne pas donner leurs noms dans cette affaire. »

(S/C Audition de Monsieur Rodrigue YAMEOGO par le Juge d’Instruction Monsieur Emile ZERBO le 28 Juin 2018 Cf. Dossier de la Procédure d’instruction)

4. Or, contre toutes attentes, dans sa parution numéro 212 du 25 Septembre 2020 du Journal Bimensuel dénommé « Le Courrier Confidentiel » le même Monsieur Rodrigue YAMEOGO (qui avait témoigné et dont le témoignage a été capital dans la procédure d’extradition) a contacté ce bimensuel, « Le Courrier Confidentiel » avec « insistance » afin de livrer sa part de vérité.

« Il dit d’ailleurs avoir adressé une correspondance à plusieurs autorités judiciaires, en France et au Burkina Faso. Sa décision est prise : il se rétracte du dossier. La raison ? La voici : il affirme avoir signé, par le biais d’un juge, un « faux document » incriminant François COMPAORÉ, présenté, dans certains milieux, comme le commanditaire de l’assassinat de Norbert ZONGO et de ses compagnons, le 13 Décembre 1998.

Il y a aussi dit-il, une promesse de 50 Millions de Francs CFA qui lui aurait été faite mais qui n’a jamais été tenu. Selon ce journal Bimensuel n° 212 du 25 Septembre 2020, « nous avons décidé, au nom du sacro-saint principe de la liberté d’expression et de la liberté d’informer, de publier sa version des faits. Cependant, pour éviter d’incriminer certaines personnes citées dans l’interview, et pour ne pas nuire à l’instruction du dossier, nous avons supprimé quelques phrases et les avons remplacées par des points de suspension mis entre parenthèse. Rodrigue YAMEOGO aborde, sans détour, certaines questions brûlantes.

Plusieurs personnes devaient, dit-il, fournir au juge des informations compromettantes contre François COMPAORÉ. Un ex-officier qui a le grade de Général, a ainsi fourni certaines informations et tous ces propos ont été réunis dans un document sur lequel, j’ai apposé ma signature. C’est de ce document que je me rétracte aujourd’hui ». Et ce n’est pas tout… » dit le journal ;

(S/C Pièce Exemplaire du Journal Bimensuel N° 212 du 25 Septembre 2020)

5. A la lecture de cette interview du Sieur Didas Rodrigue YAMEOGO, il est indéniable que le témoignage initial du 28 Juin 2018 est, finalement et fondamentalement battu en brèche et par cette rétractation contenue dans le Journal N° 212 du 25 Septembre 2020 dénommé le « Courrier Confidentiel », toutes les charges initialement portées dans cette procédure d’instruction et celle subséquente de demande d’extradition seront caduques dès lors que Monsieur Didas Rodrigue YAMEOGO soutient lui-même dans ce journal lors de son interview que « à ce que je sache, je suis le seul témoin à charge contre François COMPAORÉ …ce que j’ai posé comme acte mérite châtiment et je suis conscient de mes actes ; c’est pourquoi je veux les réparer aujourd’hui. Je voudrais vous demander votre indulgence parce que je sais que ce n’est pas facile mais on ne saurait accuser quelqu’un à tort… »

(S/C Exemplaire du Journal Bimensuel « Courrier confidentiel » N° 212 du 25 Septembre 2020d

6. En tout état de cause, l’acte dont Monsieur Rodrigue YAMEOGO se prévaut et dont il précise qu’il « mérite châtiment » et dont « il a conscience » nécessite que la procédure d’extradition soit purement et simplement annulée parce que finalement elle est fondée sur des accusations mensongères ayant abouti à ladite procédure d’extradition viciée elle-même à la base et diligentée à l’encontre de Monsieur Paul François COMPAORÉ pour les infractions suivantes :

II. Moyens juridiques de droit sur la nullité de la procédure d’extradition pendante devant le Conseil d’Etat français :

Personne ne doit s’offusquer de ce que cette procédure doive être annulée pour la simple raison que Norbert ZONGO lui-même n’aurait pas été vraiment enchanté de voir les méthodes usitées pour lui rendre justice ! Dont acte !

Quoi qu’il en soit, aux termes des dispositions de l’article 261-10 du Nouveau Code de Procédure Pénale, « Toute personne qui se prétend lésée par un crime ou un délit peut, en portant plainte, se constituer partie civile devant le juge d’instruction qui dresse procès-verbal lorsque la plainte est verbale. Article 261-11 : La partie civile qui met en mouvement l’action publique doit, si elle n’a obtenu l’assistance judiciaire et sous peine de non-recevabilité de sa plainte, consigner au greffe la somme présumée nécessaire pour les frais de la procédure. Le juge d’instruction fixe la somme et le délai dans lequel celle-ci doit être consignée, par une ordonnance susceptible d’appel de la part de la partie civile.

L’article 261-12 du Code de Procédure Pénale précise en outre que : « Le juge d’instruction donne acte par procès-verbal de la présentation du reçu constatant le versement de la consignation fixée et de la constitution de partie civile ; il mentionne en outre le domicile élu par la partie civile dans le ressort du tribunal lorsqu’elle n’y réside pas. 40 A défaut d’élection de domicile, la partie civile ne peut opposer le défaut de signification des actes qui doivent lui être signifiés aux termes de la loi. A compter de sa constitution, la partie civile a le droit de se faire assister d’un avocat.

Par ailleurs, l’article 261-13 du même Nouveau Code de Procédure Pénale énonce que : « Le juge d’instruction communique la plainte et le procès-verbal établi conformément aux dispositions de l’article 261-12 ci-dessus, au procureur du Faso pour ses réquisitions. Le réquisitoire peut être pris contre personne dénommée ou contre personne non dénommée, notamment lorsque la plainte est insuffisamment motivée ou insuffisamment justifiée par les pièces produites.

Le procureur du Faso ne peut saisir le juge d’instruction de réquisitions de non informer que si, pour des causes affectant l’action publique elle-même, les faits ne peuvent légalement comporter une poursuite ou si, à supposer ces faits démontrés, ils ne peuvent admettre aucune qualification pénale. Dans le cas où le juge d’instruction passe outre, il doit statuer par une ordonnance motivée.

Enfin, aux termes des dispositions de l’article 261-14 du CPP, : « La constitution de partie civile peut également avoir lieu à tout moment au cours de l’instruction ; la partie civile qui ne réside pas dans le ressort du tribunal doit y faire élection de domicile dans l’acte de constitution, faute de quoi les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 261-12 ci-dessus lui sont applicables. Dans tous les cas, la recevabilité de la constitution de partie civile peut être contestée soit par le ministère public, soit par le mis en examen, soit par une autre partie civile. Le juge d’instruction statue par ordonnance après communication du dossier au procureur du Faso ».

Enfin, aux termes des dispositions de l’article 335-7 du Code de Procédure Pénale : « Est puni d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de cinq cent mille (500 000) à deux millions (2 000 000) de francs CFA, quiconque a sciemment, et par quelque moyen que ce soit, fait une dénonciation calomnieuse ou abusive des infractions prévues aux chapitres 1 à 4 du titre III du livre III du présent code, aux autorités compétentes, contre une ou plusieurs personnes ».

A. Sur la corruption, la subornation de témoin et le faux témoignage Art. 331-1, 374-6 et 374-1 du Nouveau Code Pénal :

Aux termes du Titre III, intitulé : De la corruption et des infractions assimilées chapitre 1 : De la corruption d’agents publics en son article 331-1 dispose que :

« Au sens du présent titre, on entend par :

˗ Agent public : • toute personne civile ou militaire qui détient un mandat législatif, exécutif, administratif, judiciaire, qu’elle soit nommée ou élue, à titre permanent ou temporaire, qu’elle soit rémunérée ou non et quel que soit son niveau hiérarchique ou son ancienneté ;

• toute autre personne civile ou militaire investie d’une fonction ou d’un mandat, même temporaire, rémunéré ou non et qui concourt, à ce titre, au service d’un organisme public ou d’une entreprise publique, ou de toute autre entreprise dans laquelle l’Etat détient tout ou partie de son capital, ou toute autre entreprise qui assure un service public » ;

L’article 331-2 du même Code précise : « Est puni d’une peine d’emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende égale au double de la valeur des promesses agréées, des avantages indus ou des choses reçues ou demandées sans que ladite amende soit inférieure à deux millions (2 000 000) de francs CFA :

˗ quiconque promet, offre ou accorde à un agent public, directement ou indirectement, un avantage indu, soit pour lui-même ou pour une autre personne ou entité, afin qu’il accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions ;

˗ tout agent public qui sollicite ou accepte, directement ou indirectement, un avantage indu, pour lui-même ou pour une autre personne ou entité, afin d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir un acte relevant de ses fonctions.

Par ailleurs, s’agissant de la subornation de témoins, aux termes des dispositions de l’article 374-6 du Code pénal, « Commet le délit de subornation de témoin et est puni d’une peine d’emprisonnement de un an à cinq ans et d’une amende de un million (1 000 000) à dix millions (10 000 000) de francs CFA, quiconque en toute matière, en tout état de procédure ou en vue d’une demande ou d’une défense en justice, use de promesses, offres ou présents, de pressions, menaces, voies de fait, manœuvres ou artifices pour déterminer autrui à faire ou à délivrer une déposition, une déclaration ou une attestation mensongère, que la subornation ait ou non produit effet, à moins que le fait ne constitue la complicité d’une des infractions plus graves prévues aux articles 374-2, 374-3, 374-4 et 374-5 ci-dessus. »

Dans ce journal du « Courrier Confidentiel », Monsieur Rodrigue YAMEOGO dit que « quand le juge m’a expliqué les faits, il m’a dit qu’il avait également une proposition à me faire «  : « tu as la possibilité de te venger de Monsieur François COMPAORE en témoignant dans l’affaire Norbert ZONGO. Et en contrepartie, nous allons te donner cinquante Millions de Francs CFA. »

Et le journaliste du Courrier Confidentiel d’interroger : « Cinquante millions, dites-vous ?

Réponse : « Oui, cinquante millions de francs CFA. C’est ce qu’il m’a proposé si j’acceptais de témoigner contre François COMPAORE. Il m’a envoyé une lettre pour que je rentre à OUAGADOUGOU (document qu’il a présenté au journaliste). Monsieur Rodrigue YAMEOGO ajoute : « J’étais au Etats-Unis. Ils ont payé mon billet d’avion et réglé toutes les factures pendant mon séjour à OUAGADOUGOU. J’étais logé à l’Hôtel Palace et ce sont eux qui ont réglé les frais mais curieusement, ils ne m’ont jamais remis les Cinquante millions. Ils m’ont plutôt créé d’autres problèmes. Je devais repartir aux Etats Unis, mais c’était manifestement difficile ». Le Journaliste pose la question à Monsieur YAMEOGO pourquoi il est difficile ?

Monsieur Rodrigue YAMEOGO a répondu en ces termes : « Le juge m’a signifié qu’arriver en Belgique, de dire que je suis menacé, qu’on connaît mon adresse aux Etats-Unis et que si je me rends là-bas, on risque de m’assassiner. Donc il faisait référence sans doute aux hommes de François COMPAORE. Il m’a dit qu’en Belgique, de demander la protection internationale. C’est ce que j’ai fait, mon voyage s’est donc interrompu en Belgique. J’ai été gardé pendant deux mois dans un Centre de Rétention. Je précise qu’avant de quitter le Burkina je suis allé dire aurevoir à un ex-officier de l’armée qui a le grade de Général (…).

J’avais déjà participé à une rencontre avec lui, où il y avait également le Juge et d’autres personnes. Avant mon départ pour la Belgique, le Général a remis la somme de mille dollars à un ex-ambassadeur du Burkina au Sénégal. Mais de retour à l’Hôtel Palace, ce dernier m’a remis huit cents dollars et a gardé deux cents dollars en me disant que c’est pour s’approvisionner en carburant.

En Belgique, il fallait me trouver un Avocat et c’est dans ces huit cents dollars que j’ai extrait quatre cents dollars pour payer mon avocat. Je suis sorti du camp de rétention et je vivais en Belgique. Mais cela ne me plaisait pas vraiment. J’ai donc demandé à mon père de m’acheter un billet d’avion pour que je revienne au Burkina Faso » ;

Et le Journaliste du Courrier Confidentiel d’interroger Monsieur Rodrigue YAMEOGO en ces termes :

« Avez-vous contacté à votre retour, le juge en question ? »

Réponse de Monsieur Rodrigue YAMEOGO : « J’ai repris contact avec lui effectivement je me suis dis qu’en obtenant les cinquante millions, ça me permettrait de mieux m’organiser.
Et le journaliste d’interroger à nouveau Monsieur Rodrigue YAMEOGO : « Vous dites que vous étiez aux Etats-Unis au moment où la supposée proposition de cinquante millions vous a été faite. Comment, où, par quel procédé le juge a-t-il bien pu vous faire une telle proposition ? »

Réponse de Monsieur Rodrigue YAMEOGO : « Il est passé par l’un de mes cousins qui est avocat pour obtenir mon numéro de téléphone. Il m’a ensuite joint par téléphone et m’a fait la proposition. Je l’ai écouté, et j’ai accepté. D’abord par désir de vengeance contre Monsieur François COMPAORE qui m’aurait fait emprisonner. Ensuite, j’ai cédé à la tentation d’avoir des millions de francs CFA. Mais je ne savais pas en réalité qui j’avais en face de moi. Si je le savais, je n’aurais jamais accepté.

Le journaliste pose la question suivante à Monsieur Rodrigue YAMEOGO : « Et vous dites n’avoir jamais reçu les cinquante millions ?

Réponse de Monsieur Rodrigue YAMEOGO : « Je ne les ai jamais reçus ! Un jour, alors que je lui mettais la pression par rapport à l’argent promis, il m’a appelé un samedi pour dire qu’il voulait me voir. Nous nous sommes rencontrés devant CFAO. Il m’a remis deux cents milles francs CFA. Et il m’a dit d’arrêter de l’emmerder, sinon, il déposerait une plainte contre moi pour harcèlement et qu’il me mettrait en prison.

Je lui ai dit que je n’entendais pas me faire brimer une deuxième fois. Il faut que la vérité soit dite. Si je ne dis pas la vérité, je vais mourir en posant un acte qui n’est pas bien. Je ne veux pas mourir avec ce poids. Je ne veux pas être le bourreau de quelqu’un. Une chose m’intrigue dans cette affaire : Lorsqu’il m’a remis les 200 000 Francs, je me suis posé une question : D’où vient cet argent ? De son salaire ? Ou des cinquante millions qu’il m’avait promis ? C’est une question que je me pose……. »

Les faits tels que décrits par ce Monsieur, Didas Rodrigue YAMEOGO ne peuvent que conduire à l’annulation de la procédure ouverte devant le Juge d’Instruction du Cabinet n° 4 laquelle procédure a d’abord abouti à la réouverture d’une information judiciaire au cours de laquelle la procédure d’extradition a été formalisée par le Gouvernement du BURKINA FASO parce que plusieurs infractions pénales ont même été commises notamment de « corruption, de subornation de témoin et de faux témoignage, faits prévus et réprimés par les dispositions des articles 331-1, 374-6 et 374-1 du Nouveau Code Pénal ou toutes autres infractions que le Procureur du Faso ou le Magistrat instructeur auront décelées ;

En outre, la production de ce faux témoignage dans une procédure d’extradition caractérise les infractions d’escroquerie à la procédure d’extradition et de faux et usage de faux selon les dispositions des articles 613-1, 373-1 du Nouveau Code pénal ;

B. Sur l’escroquerie à la procédure d’extradition, le faux et l’usage de faux :

En effet, aux termes des dispositions de l’article 613-1 du Nouveau Code pénal burkinabè,

« Est coupable d’escroquerie quiconque, soit en faisant usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit en abusant d’une qualité vraie, soit en employant des manœuvres frauduleuses pour tromper une personne physique ou morale et la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’autrui, à remettre des fonds, des valeurs, des données informatiques ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.

Par ailleurs, l’article 613-2 du même code précise le régime de la peine en disposant que :
« L’escroquerie est punie d’une peine d’emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende d’un million (1 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA.

- La peine est de cinq ans à dix ans d’emprisonnement et l’amende de trois millions (3 000 000) à quinze millions (15 000 000) de francs CFA lorsque l’escroquerie est commise :

˗ par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission ;
˗ par une personne qui prend indûment la qualité d’une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ;

˗ par une personne ayant fait appel au public en vue de l’émission d’actions, obligations, bons, parts ou titres quelconques, soit d’une société, soit d’une entreprise commerciale ou industrielle ;

˗ par une personne qui fait appel au public en vue de l’émission de titres ou en vue de la collecte de fonds à des fins d’entraide humanitaire ou sociale ;

˗ par une personne utilisant un moyen de communication électronique ;

˗ au préjudice d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur. La peine d’emprisonnement est de sept ans à dix ans et l’amende de cinq millions (5 000 000) à trente millions (30 000 000) de francs CFA lorsque l’escroquerie est commise en bande organisée.

Dans tous les cas, la juridiction saisie peut prononcer l’interdiction d’exercice des droits civiques et/ou l’interdiction de séjour, pour une durée qui ne peut excéder cinq ans. La tentative des délits prévus par la présente section est punissable ».

Quant à l’article 373-1 du Code pénal, « Constitue un faux, toute altération frauduleuse de la vérité de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d’expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d’établir la preuve d’un droit ou d’un fait ayant des conséquences juridiques ».

Aux termes des dispositions de l’article 373-8 du Nouveau Code pénal, « L’écriture publique est l’œuvre, ou est réputée être l’œuvre d’un agent public. L’agent public s’entend de toute personne civile ou militaire qui détient un mandat législatif, exécutif, administratif, judiciaire, qu’elle soit nommée ou élue, à titre permanent ou temporaire, qu’elle soit rémunérée ou non, et quel que soit son niveau hiérarchique ou son ancienneté ».

La production d’un tel faux témoignage de Monsieur Rodrigue YAMEOGO dans une procédure d’instruction sous-jacente et en soutien à une demande d’extradition de Monsieur Paul François COMPAORÉ caractérise indéniablement les infractions prévues aux dispositions des articles 373-1 et suivant du Nouveau Code pénal ;

C. Sur l’infraction de dénonciation calomnieuse :

Les faits tels que décrits par ce Monsieur Didas Rodrigue YAMEOGO sont également susceptibles de recevoir les qualifications pénales de « dénonciations calomnieuses » ;

En effet, aux termes des dispositions de l’article 335-7 du Code de Procédure pénale : « Est puni d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de cinq cent mille (500 000) à deux millions (2 000 000) de francs CFA, quiconque a sciemment, et par quelque moyen que ce soit, fait une dénonciation calomnieuse ou abusive des infractions prévues aux chapitres 1 à 4 du titre III du livre III du présent code, aux autorités compétentes, contre une ou plusieurs personnes ».

Conclusion partielle :

Tous ceux qui critiquent à travers les médias la lenteur de la justice Burkinabè ou même française doivent avoir à l’esprit, que la justice n’est pas une course de vitesse ou de précipitation, mais bien au contraire une course de fond où la sérénité des Magistrats et la rigueur juridique doivent être de marbre, loin des opinions méchamment profanes qui se bâtissent d’ailleurs le plus souvent sur de faux postulats.

La mort de Norbert ZONGO ne doit jamais, nullement, servir de fonds de commerce pour quiconque et la justice doit suivre son cours sans cependant désigner de manière aveugle telle ou telle personne en raison ni de sa proximité, de son amitié ni encore moins de son inimitié ou de son hostilité avec l’homme de la presse dont la disparition a créé une onde de choc politique dans notre pays.

La justice doit lui être rendue mais pas dans des conditions ou des circonstances erronées parce que l’homme, Norbert lui-même ne l’aurait jamais accepté. Il ne saurait y avoir deux poids deux mesures pour la simple raison que dès la parution du Journal le « Courrier Confidentiel », le Procureur Général qui a réouvert cette information devait se saisir d’office pour ouvrir une autre information tendant à disculper Monsieur Paul François COMPAORE. A défaut personne ne devrait s’offusquer que l’on évoque l’idée un acharnement judiciaire à l’encontre de Monsieur Paul François COMPAORE. Ce qui n’est pas concevable dans un Etat de droit.

PS : Seul le chapeau de l’article a été rédigé par Lefaso.net

Fait à Ouagadougou, le 14 Décembre 2020.

Paul KÉRÉ
Docteur en Droit
Avocat à la Cour
Chevalier de l’Ordre National

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  • Le 16 décembre 2020 à 15:34, par Baye Babou En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Fallait pas vous fatiguer à écrire tout ce charabia pour cette affaire ! Nous ne sommes pas dupes, nous savons que François Compaore ne sera jamais extradé. Le pipeau officiel n’endort que ceux qui veulent dormir.

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  • Le 16 décembre 2020 à 15:59, par Abcd En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Trop de fiction dans le corps de certains wannabe avocats.
    La réalité est là. Il y’a une procédure en cours et le peuple burkinabé est très patient et très serein. Les campagnes d’information et de désinformation ça et là ne regardent que ceux qui en pratiquent.
    A la fin chacun (dont votre protégé) répondra de ses actes devant la justice et le peuple burkinabé.
    Cribler quelqu’un de balles pour ensuite le calciner comme un animal est plus qu’un crime. Et malgré le temps on ne peux pas oublier ça.

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    • Le 17 décembre 2020 à 06:32, par Tenga En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

      La fiction c’est votre haine qui vous aveugle car ce témoin existe et il a menti. Maintenant il faut arrêter de parler du peuple car le peuple vous a désavoué vous les insurgés haineux. Avec zéro députés pour le Balais Assassin et notre artisant national du commerce de la haine maître avec ses 5 maigre député. Voilà que vous êtes obligés de suivre des menteurs pour accuser à tord une personne innocente car on le comprend François n’est pas coupable de ce crime.

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  • Le 16 décembre 2020 à 16:04, par koh En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    belle démonstration maitre kéré
    seulement la justice des hommes est très différente de la justice de DIEU.
    C’était d’abord un non lieu maintenant une demande d’extradition.
    QUI POUVAIS MÊME EN RÊVE PENSER QUE BLAISE POUVAIT FUIR EN PLEIN JOUR LE B F
    DONC INUTILE DE VOUS FATIGUER MAITRE, LA SENTENCE DE DIEU VA TOMBÉE TÔT OU TARD
    ENFIN UN CONSEIL MAITRE
    PRIEZ POUR QUE NI VOTRE IDOLE FRANÇOIS NI SON FRÈRE BLAISE NE FINISSENT PAS COMME MONBUTU LE ROI DU ZAÏRE ( en rappelle Monbutu est mort et enterré dans le désert marocain avec seulement quatre (4) personnes en son chevet
    En bon entendeur salut.

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  • Le 16 décembre 2020 à 16:32, par tino En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Me Kere merci pour tout ce beau et long discour entre nous je voudrais savoir de quel cote vous vous tenez du cotes de des mechants criminels ou du cotes de la verites le peuple n’as pas besoin de tout ces gymnastique juridique le peuple veut simplement que votre francois paul compaore vient nous dier simplement si oui il est coupable ou si non il ne l’est pas personnene peut echaper a la justice de Dieu
    on ne peut pas tuer et calciner quelqu’un et dire qu’il n’ya pas de coupable si il n’ya pas de coupable donc tout ces juges qui ont eu le dossier en charge repondront de leur crime et l’on sera sutue sur qui a fait quoi on a pas besoin de se saliver ou de gratter plus loin monsieur francois compaore est bien et bien coupable de la mort de Norbert et de David Ouedrago c’est la mort de ce dernier qui a emmene le journaliste Norbert a faire de publication et voila que lui mme etait dans le colimateur de francois arretons nous la et on verra Dieu est vivant

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    • Le 17 décembre 2020 à 00:55, par Nabiiga En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

      @ Tino

      ADDENDUM :

      FranÇois n’est pas FranÇais
      Mon ami Paul nous a fait un beau exposé sur les points légaux de cette affaire, mais mettons de côté tous ses arguments, puériles par moment, dont l’objectif principal est d’embrouiller des gens, pour nous concentrer sur la réalité des choses. Nul, selon Paul, ne saurait détourner la course de la loi. Je ne me base que sur cela : François n’a rien à craindre car la justice ne recevra que des choses basées indéfectiblement sur la loi donc, qu’il rentre pour en bénéficier de la justice Burkinabè. Si j’étais à sa place, je me trouverais chez moi à Ouaga en toute quiétude car je ne me reproche de rien. Il a été prié par la justice Burkinabè de rentrer pour lui édifier sur certains points clé dans l’assassinat de Norbert. Lui, qui s’est rendu dans l’hexagone pour ses affaires personnelles, a décidé, dès lors qu’il a été informé qu’il est recherché par la justice Burkinabè, de ne plus mettre pied nulle part en dehors de France. Comme si cela ne l’accablait pas suffisamment, dès l’instant où les autorités française ont ajouté leurs voix à celle des Burkinabès en lui priant de bien vouloir rentrer chez lui car n’étant pas citoyen Français, premièrement et surtout qu’il est recherché par son propre pays, il a engagé les services d’une armada d’avocats, y compris son avocat et défenseur de toujours et de tout temps, mon cher ami Paul Kéré en l’occurrence, pour barrer la route à toute tentative par la France de l’extrader. La question qui dérange est de savoir pourquoi a-t-il choisi de s’imposer sur la République Française alors qu’il n’est pas citoyen.

      Que François prenne son avion (je suis prêt à lui avancer de quoi s’acheter un billet Paris-Ouaga qu’il me il remboursera quand il en aura payé ses avocats Burkinabè) pour Ouaga. Il sera entendu comme tout mis en cause, jugé s’il y a lieu, et condamné ou blanchi. Voyez-vous, François ne peut pas manger son gâteau et l’avoir en même temps. Il ne peut prétendre être innocent devant ce dont on l’accuse, et refuse dans la même foulé de rentrer pour faire face à la justice de notre pays. Ça ne peut pas être les deux à la fois, soit l’un, soit l’autre, mais pas les deux en même temps car personne n’est dupe. La justice Burkinabé l’attend de pied ferme, ici même, à Ouaga, au palais de Justice. N’gaw

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    • Le 17 décembre 2020 à 06:43, par Tinbila En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

      Décidément Dieu Dieu mes amis Dieu la c’est pour tous le monde donc c’est pas en. Mettant Dieu que vous allez EXTRADER FRANCOIS on vous demande de donner des arguments ou des preuves jusque là rien 6 ans avec de fausses accusations.

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    • Le 17 décembre 2020 à 07:52, par Armand En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

      Ce qui est sûr que Francois vienne repondre ou pas est déjà indexe jusqu’à ses enfants. Norbert est collé a sa peau jusqu’à sa mort. Apres sa mort on va montrer ses enfants comme les enfants de celui qui est a la base de la mort de Norbert Zongo. Peut on dissocier le nom de Blaise et de THOMAS. Même apres des siecles et des siecles THOMAS SANKARA restera un HEROS

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    • Le 17 décembre 2020 à 11:50, par Desi Camille En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

      Tino, il me semble que ce monsieur, maitre soit-il, se tient du cote ou il peut extraire des sommes allechantes aupres de certaines personnes qui ont pille, souille, vendu le pays pendant de longues annees dans une arrogance totale (des ministres de la justice mis en place avec instructions de bloquer les dossiers Zongo, Thom SANK et bien d’autres). Bien sur que les auditions faites en son temps ne pouvaient pas prosperer vu l’etat qui encadrait la chose. Et puis apres tout, que Francois ait le courage d’Eddie Komboibo en revenant repondre a la justice s’il n’a rien a se reprocher. Eddie a meme ete candidat a l’election passee. On ne peut pas cacher le soleil avec une main. Les faibles attendent les HOMMES FORTS. Le Faso est pour nous tous

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  • Le 16 décembre 2020 à 17:51, par kems En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    MAITRE ! TU FAIS BIEN TON TRAVAIL ET PEUT ETRE MEME TRES BIEN MAIS NOUS ON S’ENFOUT DE TOUT CA ; CE QUE NOUS ON SAIS SEULEMENT EST QU’ON NE PEUT PAS ECHAPPER A TOUS LES TRUBUNAUX.....

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  • Le 16 décembre 2020 à 18:29, par Voltaïque Indigné En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Il y’a eu au temps de Salif Diallo et de son protégé Smaïla OUEDRAOGO l’affaire de la CAMEG leur gros lièvre qui n’était que de la poudre pour enfariner les Burkinabè, cette usine à gaz à abouti à un règlements à l’amiable pour arrêter une procédure judiciaire sans issue. Il y’a en cours cette histoire de charbon fin ou l’état comme un monstre irrationnel s’attaque à lui même sans tenir compte des impacts internationaux de ce procès qui pourrait aboutir à dédommager l’exploitant de la mine dufait qu’il n’a fait qu’appliquer les procédures Burkinabè contrôlées par des plénipotentiaires Burkinabè habilités. Cette montagne de charbon fin, contrairement aux allégations de certains journaux locaux en manque de buzz, accouchera d’une souris parce que c’est un non sens : si c’était dans le privé, un audit aurait été commandé et une réécriture consensuelle des procédures ( pour éviter des interprétations différentes ) aurait été recommandée. Mais l’état Burkinabè sans véritable Pilote est devenu un monstre à plusieurs têtes qui se dévore lui même et dont les actions n’ont aucune cohérence globale.
    L’affaire de l’extradition de François est un os jété en pâture aux Burkinabè pour les endormir et faire croire que la présence de cet Monsieur est indispensable à la manifestation de la verité, cette montagne d’amateurisme finira également par accoucher d’une souris. Le procès qui est politisé finira un jour par se tenir probablement sans François dufait qu’il n’est pas extradable ou dufait qu’il est mortel et peut être rappelé par qui de droit.

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  • Le 16 décembre 2020 à 19:09, par Raso En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Dites moi bonnes gens , le candidat de Me a t il eté elu.J oubliais 1+1 ne font 2 mais 3.Malgré toute la litterature qu on a pu entendre son candidat s en est sorti avec 15.Comme quoi n est pas analyste qui veut.

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  • Le 16 décembre 2020 à 19:35, par Fandata En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Dans tout les cas, toi Paul Kere tu es mal placé pour nous faire une analyse objective de cette extradition. Car nous connaissons tous tes accointances avec la famille Compaore. C’est le contraire qui nous auraient étonné. Il faut même faire 100 pages , on s’en fou. Regarde ton pronostic sur lés résultats de la présidentielle. Viens nous dire le comment du pourquoi comme qui dirait. Si tu n’as pas d’instance dans ton cabinet, nous sommes désolé. Hélas tubes toujours hors sujet en tout.

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  • Le 16 décembre 2020 à 19:47, par Adakalan En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Après tout ,c’est Dieu qui est fort. Qui vivra vera

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  • Le 16 décembre 2020 à 20:07, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Tout ce gros français juridico-comique a bien manqué son but. Si l’idée est de tenter de gagner la guerre de l’opinion dans cette "Affaire François Compaoré", non seulement l’auteur de ctte tribune a montré à souhait sa partialité dès le départ, mais il a convaincu la majorité des gens d’arrêter sa lecture fastidieuse et épuisante avant la fin. En bref :

    1°) Un procès se tient dans un tribunal et non sur les réseaux sociaux. Et il se tient de préférence en présence des mis en cause et autres acteurs. C’est pour cela qu’on "demande" à ce monsieur de se présenter devant le juge, avec la présomption d’innocence bien sûr. C’est lui qu’on attend, pas les écrits décousus de son avocat, déclaré ou non.

    2°) Ce n’est pas aux juges Français de trancher sur l’affaire Norbert Zongo à distance et c’est de la mauvaise foi de le prétendre. Le conseil d’état français doit se prononcer sur la régularité de la décision d’extradition signée par le gouvernement français, point à la ligne.
    L’angle d’attaque des avocats du concerné semble être de dénoncer le caractère politique de cette décision. Cela peut tout à fait marcher... ou pas.
    Mais ce n’est en aucun cas un rebondissement de l’affaire au Faso qui peut influencer leur décision. Cela pourrait par contre amener la relaxe de l’accusé si tant est qu’il est jugé.

    3°) L’auteur semble s’amuser à violer le secret de l’instruction en jetant en pâture à la presse des morceaux choisis par lui. Si le procureur lui répond qu’il ment, il viole lui-même ce secret. S’il ne dit rien, il le laisse occuper le terrain médiatique pour, croit-il, "gagner l’opinion à sa cause".
    Visiblement, il ne connait plus ses compatriotes Burkinabè, l’exil peut être...

    4°) Les affirmations gratuites qui se basent sur l’ignorance des procédures par la majorité des gens montrent que ce monsieur semble croire qu’il peut leur raconter n’importe quoi qu’ils vont gober. Il mélange volontairement les termes, les genres et y mêle des contre-vérités abominables. Exercice d’auto-suffisance mais qui montre à souhait encore à quel point il méconnait son peuple.

    Être ignorant des procédures françaises, ce n’est pas être idiot, et les connaitre, ce n’est pas être plus intelligent que les autres. Nous avons aussi un conseil d’état ici, il l’aurait oublié... Et il ne juge pas "à la fois le fond et la forme" à la place des juges d’un procès se tenant à l’étranger avant d’extrader un résident étranger.

    Pour ne pas être aussi long que "monsîeur", Il serait bien que lefaso.net s’interroge sur sa participation future à une telle entreprise de désinformation, de violation partielle du secret de l’instruction d’une affaire sensible en cours, de la tentative de tenir un procès à décharge en ligne et de diffamation. La liberté d’expression est encadrée par la loi et certains la bafouent en prétendant la pratiquer.

    Ceci n’est pas un éclairage juridique mais bel et bien un échafaudage de contre-vérités teinté de théories complotistes. Du Trump-sur-Seine, (ou sur Kadiogo ?) en pire...

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  • Le 16 décembre 2020 à 20:19, par El Raz En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Bonsoir Maître
    A l’avenir, épargnez nous la citation des articles, indiquez nous simplement les N° pour plus de concision.
    Pour revenir au sujet, je comprends qu’un conglomérat d’acteurs de la justice se sont mis en tête d’avoir la tête de François Compaoré et c’est cela le drame de notre justice.
    J’insiste que ce n’est pas JUSTICE burkinabè qui est en cause, mais certains juges qui se pensent au dessus des lois, produisent de faux PV et subornent allègrement des témoins (Cf l’affaire du maire central de Ouaga).
    Leur problème, c’est que le monsieur à les moyens de se défendre et il contre carre le projet de ces juges.
    Quant à ceux qui amalgament DROIT, JUTICE, DIEU, MORALE, etc... le jour où vous serez dans cette situation, vous comprendrez mieux le sens du mot DROIT. Faites un tour à la MACO pour interviewer ceux qui s’y retrouvent du fait du prince de certains juges et on en reparle.
    TOUT HOMME CENCE VEUX LA JUSTICE. TOUT HOMME TOUT COURT NE PEUX CAUTIONNER NI ETRE INDIFERENT AU SORT APPLIQUE A NORBERT ZONGO ET SES COMPAGNONS.
    Mais cela ne doit pas conduire à cautionner les règlements de comptes ni des vengeances sous couvert du peuple, c’est à dire de la justice.

    « Je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. »

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  • Le 16 décembre 2020 à 20:30, par lepaysvamieux En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Personnellement j’ai arrêté de considérer que ce monsieur est un intellectuel. L’argent que tu reçois pour cette besogne ne peut pas te sortir de ta misère.

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  • Le 16 décembre 2020 à 20:30, par caca En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Le 18 c’est bientôt, mais on voit bien la manipulation du dossier. Malheureusement, le tribunal populaire confond émotion et réalité judiciaire. Comment un dossier si important que ça peut être corrompu de cette manière.
    Que le véritable juge divin innocente son servir Paul François Compaoré de cette horde d’un certain temps.
    Bon courage Maitre !

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  • Le 16 décembre 2020 à 20:58, par kalonji rock En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Enfin le nouvel (premier)Episode de la nouvelle Saison de Mr paul keré.Le KO (Knock out) ou le WV (wain vounka) fut Le dernier episode de la precedente.

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  • Le 16 décembre 2020 à 21:14, par Ka En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Cette sortie nous prouve que l’avocat Paul Kéré, instrument docile d’un coupable aux abois, qui ne supporte plus la justice Burkinabé, tout comme les autorités Française qui veut le livrer comme un colis a l’exemple d’un rebelle sans prudence que cette même autorité Française déclare non grata dans son sol, tous les prétextes comme fait Paul Kéré sont bons pour berner le monde.
    Non seulement notre avocat nationale se fait complice d’un coupable qui refuse de rentrer dans son pays pour affronter la justice, mais aussi demandant l’abandon du dossier, il viole nos lois, et tout ce qui en découle, et il faudrait que les avocats de la famille de Norbert Zongo portent plainte contre Paul Kéré qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, puisque, jusqu’à une preuve du contraire, il n’a jamais été avocat de François Compaoré ! Avec cette sortie, il est clair que l’ombre et la mort des âmes tués hantent déjà le petit président.

    Monsieur Paul Kéré, depuis le 31 Octobre 2014, les canaris de tes modèles sont cassés, impossible de les reconstitués en l’état. Tout ce paye sur cette terre, il est condamné à payer, car les cris des morts sont entendus par Dieu. Il vaut mieux n’être pas né que d’avoir à subir le courroux de Dieu. Il est donc temps que ceux qui ont tué pour le pouvoir payent leurs lourdes dettes.

    Tes charabias ne regarde que toi et à qui de droit.
    D’autres ont eu 27 ans de jouissance et d’honneur : Ils auront un jour l’éternité pour payer. Le temps de pénitence et de supplice sans fin est arrivé. Comme on dit, ‘’’la fin d’une chose vaut mieux que son début.’’’ Oui le dossier du valeureux journaliste Norbert Zongo et ses compagnons fait ébranlé le Burkina Faso, et le supposé coupable tremble de frayeur ! Monsieur Paul Kéré, la vérité est qu’après avoir jouit les délices du paradis du pouvoir, il appréciera mieux ce qui lui est réservé un jour.

    Peuple Burkinabé, voilà où mène l’aigreur et la convoitise : Et ce que je vais conseiller à notre avocat nationale, ‘’’Tant que lui et les pro- François Compaoré n’auront pas compris qu’ils doivent faire profil bas pour que ce dernier soit jugé et retrouvé sa dignité, il restera aux yeux de tout le peuple Burkinabé un supposé criminel, et un ennemi numéro un du Faso.

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  • Le 17 décembre 2020 à 04:06, par Jonassan En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    C’est terrible ! Le jugement par coutumance a déjà commencé ou quoi avec pour juge l’avocat de l’accusé ? Notre avocat est juge, avocat et politicien, c’est un métier d’avenir. Bonne chance maître ! Rebondissement ????

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  • Le 17 décembre 2020 à 07:51, par Sougri En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    La france a donné combien à ce monsieur pour qu’il essaie de brouiller les cartes en divertissant les gens. Faut-il qu’il y ait un jugement de françois compaoré en france avant qu’il soit extradé. Quelles sont les lois internationales applicables en matière d’extradition ? Que d’autres juristes nous éclairent. Dans toute cette histoire je vois un mépris pour le Burkina et ses autorités. On avait attendu que le cdp gagne les élections et que françois revienne triomphalement. Comme cela n’a pas été le cas...

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  • Le 17 décembre 2020 à 08:19, par saam En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Vous aurez beau dérouler tous les faux-fuyants pour échapper à la justice de l’homme, mais dites-vous bien que sans coup férir, vous foncez tout droit vers celle de Dieu. D’ailleurs, vous avez commencé à payer ici-bas car depuis cet assassinat que rien ne justifie, vous n’avez pas le cœur en paix. Norbert et ses compagnons hantent vos nuits, la mère de Norbert vous tourmente l’esprit. Vous êtes misérables, agonisant et continuellement à se débattre depuis tout ce temps pour trouver la sérénité que vos milliards ne peuvent acheter. Vous voilà pitoyables à squatter loin de chez vous, chez vos amis et défenseurs tout aussi criminelles. A vrai dire, vous êtes des sous-hommes, incapables d’assumer, vous n’avez que l’argent comme richesse, sinon pauvres de tout ! Vs avez raté votre vie ici bas ! nous sommes sereins car tôt ou tard, il n’y aura plus d’échappatoire !

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  • Le 17 décembre 2020 à 10:02, par Stalinsky En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Comme l’a dit Tino "monsieur Francois Compaore est bien et bien coupable de la mort de Norbert et de David Ouedraogo c’est la mort de ce dernier qui a emmené le journaliste Norbert a faire de publication et voila que lui mme etait dans le colimateur de Francois arretons nous " Cela a été confirmé par Gilbert Ginguéré lors du jugement, qui a dit qu’il a informé Blaise Compaoré Chef des armées que son petit frère François avait envoyé David au conseil de l’Entente et que lui Gilbert Commandant du RSP n’avait rien a voir dans cette affaire. Sur cette base on peut extrader François pour qu’il vienne s’expliquer. Il faut préserver la vie de Gilbert Guinguéré qui est le seul et vrai témoin valable. Tout le bla-bla de Maître Kere ne sont que des techniques de la justice bourgeoise pour disculper les bourgeois.

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  • Le 17 décembre 2020 à 10:12, par HUG En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Qui avait intérêt à assassiner Norbert Zongo maître kere ? on savait bien que norbert Zongo à été tué parcequ il enquetait sur la mort de david ouedraogo qui était chauffeur de votre françois compaore. On demande à françois de venir confirmer ou irfirmer ce dont on l accusé c est tout.

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  • Le 17 décembre 2020 à 10:58, par CITOYEN En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Me KERE
    Si vous ne cessez pas d’énerver le peuple Burkinabe,par vos écrits toujours partisans,les gens finiront à ne plus vous accorder
    le moindre crédit ici au BURKINA FASO.
    Même si on est avocat il y a des sujets sensibles qu’il faut traiter avec une marge de respect de la vie humaine.
    Venez ici au Burkina le 13 décembre de chaque année voir comment la mémoire de NORBERT ZONGO continue de hanter les esprits ici,même les enfants nés après son bassinant réclament justice pour lui.

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  • Le 17 décembre 2020 à 11:14, par Yara En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Je ne suis ni de près ni de loin lié à la famille Compaoré encore moins un auxiliaire de justice.Mais ce que je sais c’est que chacun de nous qu’il soit accusé à tort ou à raison cherchera à se défendre.Alors, François Compaoré défends toi comme tu peux.Quand à la justice divine dont font cas la plupart des commentaires, rien ne prouve que François Compaoré sera puni plus chacun de nous du moment où chacun dans sa vie à commis des actes aussi répugnants que ce dont on accuse François et qui ne sont vus que Dieu.Preparons notre défense devant Dieu au lieu d’imaginer la punition qui sera pour autrui.

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  • Le 17 décembre 2020 à 12:12, par Koulanswonthé Frédéric En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Internaute Adakalan, bonjour et merci beaucoup. Telle était ma pensée dans mon poème dédié à Norbert Zongo et publié dans Lefasonet en 2014. Face à la mauvaise foi des hommes aveuglés par le mensonge, la méchanceté, la cupidité, seul Dieu rendra la vraie justice à Norbert Zongo et à ses compagnons. Voici le poème :

    Poème : Les cendres de NORBERT ZONGO !

    Lefasonet du jeudi 18 décembre 2014

    Il n’avait que sa plume.
    Une plume qui ne crachait pas le feu ;
    Une plume qui ne tuait pas comme la kalachnikov ;
    Une plume sans haine ni violence ;
    Une plume porteuse de Paix et de Justice ;
    Une plume indépendante,
    De son journal L’Indépendant.

    Il s’appelait Norbert Zongo, alias Henri Sebgo.
    Il fut sauvagement calciné et réduit en cendres,
    Un après-midi du 13 décembre 1998, à Sapouy !
    Depuis ce jour, sa plume s’est tue à jamais !

    Mais, dans un tourbillon de fumée resplendissante,
    Ses cendres fumantes se sont répandues sur le Burkina,
    Et galvanisent le Peuple en lutte pour sa Liberté.

    Les cendres de Norbert Zongo irradient le Boulkiembé !
    Les cendres de Norbert Zongo fertilisent le Poni !
    Les cendres de Norbert Zongo planent sur le Gourma !
    Les cendres de Norbert Zongo illuminent le Yatenga !
    Les cendres de Norbert Zongo ensemencent le Houet !
    Les cendres de Norbert Zongo envahissent le Kadiogo !
    Les cendres de Norbert Zongo hantent le Palais,
    Et mettent en déroute, les Rois et les Princes !

    Vaine fuite sans issue !
    Les cendres de Norbert Zongo sont inextinguibles.
    Bravant l’espace et le temps, le silence et l’oubli,
    Défiant les prières, les sacrifices et les pardons sans repentir,
    Elles vous suivront partout où vous irez.
    Il en sera ainsi, jusqu’à l’Accomplissement de la Loi : La Loi de Dieu, non celle des Hommes.

    Frédéric Koulanswonthé PALÉ

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  • Le 17 décembre 2020 à 14:35, par sidsaya En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Encore ce Paul KERE pour nous pourir la vie !!!
    Vous n’avez donc rien à faire que de nous agacer ???
    Prenez l’argent de François, mangez et flattez-le seulement. le peuple attend dans la sérénité.

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  • Le 17 décembre 2020 à 14:53, par BADAMA JOSEPH BAZIE En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Belle démonstration Maître KERE Merci mon Bissa

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  • Le 17 décembre 2020 à 15:23, par alors En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Me Paul Kere. tu vois que tu es le seul africain peau noire à défendre ce monstrueux et abominable François Compaoré. sort de ta léthargie et regarde le soleil et tu verra qu’il y a des rayons autours. ces rayons sont des lueurs d’espoir pour le peuple burkinabé. Tu as beau défendu cet impitoyable homme des temps des troglodytes, il n’échappera pas au jugement divin. Dormez, manger ensemble à paris mais cela ne nous engage guère. N’est-il pas écrit que celui qui suit et défend le diable et plus que le diable lui-même. le peuple burkinabé vous vomit.

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  • Le 17 décembre 2020 à 16:37, par Dieudo En réponse à : Rebondissement dans le dossier d’extradition de François Compaoré : Le témoignage qui corrompt tout !

    Une chose est sûre : le jugement de Dieu est sans appel

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