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Elections couplées 2020 au Burkina : « Je vais négocier avec les terroristes », Do Pascal Sessouma

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Élections 2020 • LEFASO.NET • lundi 16 novembre 2020 à 22h55min
Elections couplées 2020 au Burkina : « Je vais négocier avec les terroristes », Do Pascal Sessouma

En fondant Vision Burkina/ Parti Pacifiste, Do Pascal Sessouma a une seule vision pour le Burkina : « En faire un havre de paix pour tous » dit-il sur Lefaso.Tv. Pour y arriver, Do Pascal Sessouma veut « négocier avec les terroristes, réduire le budget de l’armée, réduire les militaires, rémunérer les chefs coutumiers, faire déplacer la capitale dans chaque chef-lieu de régions pour assurer le développement endogène ».

Journaliste à la retraite, Do Pascal Sessouma regrette une seule chose : l’insurrection populaire et ce qui s’en est suivi après. Il le clame fort : « L’insurrection a été préparée. Ce n’était pas spontanée. C’est après qu’on a appris que l’insurrection a été préparée. Qu’est-ce qu’on y a gagné ? Pas grand-chose. La manière dont la transition a été gérée, il y a eu mal donne quelque part. Quand Blaise Compaoré a démissionné, il y avait des mécanismes qui avaient été prévus par la Constitution. Pourquoi cela n’a pas été respecté ? C’est là, ma révolte.


Lire aussi Dr Claude Aimé Tassembedo : "L’électron libre" politique qui n’exclut pas "les alliances" au soir du 22 novembre


Dans notre programme on veut dédommager toutes les victimes innocentes du terrorisme. Je ne comprends pas pourquoi ces gens-là refusent de nommer des militaires à des postes de responsabilités, parce qu’ils ne veulent pas des militaires dans ce gouvernement. Mais pourquoi ? Ce n’est pas un pouvoir coutumier-là ! Je peux comprendre que quand Roch Kaboré a pris le pouvoir au début, qu’on soit surpris par les attaques, et cinq ans après ? Rien ! Concrètement rien. Toujours l’insécurité. Sur cette question de sécurité le pouvoir de Roch Kaboré a failli ». VIDEO

Edouard Samboé
Oumar Ouédraogo

Vidéo et Montage : Adjaratou Tall

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 17 novembre 2020 à 04:12, par Hess En réponse à : Elections couplées 2020 au Burkina : « Je vais négocier avec les terroristes », Do Pascal Sessouma

    Honnêtement c’est gênant de parler du démantèlement de l’armée d’un pays qui peine à contrôler la totalité de son territoire.
    C’est parfois presque puéril ! "Le Mali des problèmes à cause de son pétrole et le Burkina est une victime co-latérale !" Pourquoi le Mali est incapable de se protéger alors le Burkina devrait faire mieux en supprimer son armée pour être plus vulnérable que le Mali !

    Applaudir Blaise qui a semé la guerre dans toute la région ouest-africaine depuis 1989 et prétendre être un pacifiste ! Complètement incohérent.

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  • Le 17 novembre 2020 à 07:23, par Bao-yam En réponse à : Elections couplées 2020 au Burkina : « Je vais négocier avec les terroristes », Do Pascal Sessouma

    Voici le genre de candidats qui nuisent plus qu’ils n’aident la démocratie. Il sait que sa chance est quasi nulle. Il n’a aucune organisation politique sur le terrain et il prétend devenir président du faso. Ça transforme la politique en un cirque et ça alimente la désaffection des citoyens pour la politique.

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  • Le 17 novembre 2020 à 08:16, par welore En réponse à : Elections couplées 2020 au Burkina : « Je vais négocier avec les terroristes », Do Pascal Sessouma

    quand celui-ci parle on sent tout l’amour qu’il a pour le pays. des hommes politiques comme celui la on n’en aura pas. les autres raisonnent en terme de vengeance. on n’avancera pas.
    par contre une armée forte est nécessaire et même très nécessaire. les muscles comptent

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  • Le 17 novembre 2020 à 12:52, par GANAM En réponse à : Elections couplées 2020 au Burkina : « Je vais négocier avec les terroristes », Do Pascal Sessouma

    Mr Do, c’est dommage que vous ignorer complètement les réalités. Affirmer qu’il existe un 13 eme mois dans la plupart des privés dénote d’une méconnaissance quasi totale des réalités des salariés. On ne parle (peut être) de 13 eme mois que dans les mines, les multinationales comme Brakina et les sociétés où l’état à encore la main :(SONABEL, SOFITEX, SONABHY, ONATEL,ONEA....). Actuellement le fonction publique paye en moyenne, mieux que le privé classique (Hage, citec, Sap, Filsa, SOFAPIL, ou le BTP). j’ai pris ma retraite apres 38 ans dans 4 privés différents mais je n’ai jamais eu même une seule fois un 13 eme mois. Donc vos arguments sur l’UITS sont caducs. Et vous parlez de présidence par région et ethnies... Vous êtes drôle !!!! comme candidat !!! Un homme qui veut la paix en créant des divisions ethniques. N’énervez pas les non politiciens.

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  • Le 17 novembre 2020 à 20:45, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Elections couplées 2020 au Burkina : « Je vais négocier avec les terroristes », Do Pascal Sessouma

    Propositions irréalistes, inadaptées au contexte, voire puériles. J’aimerais bien savoir d’où viennent les 25 millions de la caution (M. Ibriga, si vous me lisez...) pour promouvoir un tel discours ???

    Mais le candidat Do Pascal Sessouma pose des questions que se posent de nombreux Burkinabè. Il peut donc être utile de lui répondre afin de clarifier quelques points de notre histoire récente et situer les responsabilités.

    1°) De la préparation ou non de insurrection populaire :

    Un homme politique du parti au pouvoir, désireux d’assumer la "paternité" de l’insurrection populaire, a en effet affirmé que son parti avait "préparé" l’insurrection.

    D’abord, il faut dire que même si c’est vrai, les seuls militants d’un parti politique ne pouvaient pas obtenir cette mobilisation et ce résultat. A titre d’exemple, quelques semaines avant, le président de l’UNIR/PS avait lancé un mot d’ordre de "désobéissance civile" resté lettre morte.

    Les insurgés appartenaient à plusieurs partis et mouvements (y compris le parti au pouvoir à l’époque !) et beaucoup n’avait aucune carte politique. Ils en avaient simplement marre que Blaise Compaoré et son petit clan veuillent se maintenir au pouvoir.

    Ensuite, en supposant toujours que cela soit vrai (méfions nous des "vérités" des politiques !), en quoi cela serait une mauvaise chose ? L’insurrection nous a permis d’échapper à des années d’un pouvoir dictatorial, peu démocratique, marqué par la corruption et les assassinats.
    Qu’on puisse regretter certaines violences, ou certaines choses de l’époque vu les problèmes actuels, on peut le comprendre, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Pas touche à notre insurrection !

    2°) Des évènements après la démission de Blaise Compaoré :

    Effectivement, des mécanismes avaient été prévus par la constitution en cas de vacance du pouvoir présidentiel. Le président de l’assemblée nationale (PAN) devait prendre la suite, avec obligation d’organiser des élections dans les 6 mois. Dans "l’autre" constitution qu’on a voulu nous imposer, cela devait être modifié pour le président du Sénat.

    La question que devrait poser, M. Sessouma, c’est pourquoi dans son discours de démission, Blaise Compaoré lui même au lieu du président de l’assemblée d’alors, M. Soungalo Ouattara, a désigné le chef d’état major pour gérer la suite ? A partir de ce moment, la constitution était déjà hors de propos, et le reste était autant à improviser que cette succession hors constitution.

    N.B. : A son corps défendant, il faut dire que Blaise Compaoré lui-même devait ignorer où se trouvait son PAN au moment de son discours. Suite à l’incendie de l’assemblée Nationale ; la plupart des élus "non insurgés" étaient introuvables !

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  • Le 18 novembre 2020 à 10:38, par TERMINATOR En réponse à : Elections couplées 2020 au Burkina : « Je vais négocier avec les terroristes », Do Pascal Sessouma

    Vous allez négocier avec les terroristes pour leur donner quoi en échange de la paix ? Une partie du territoire ? De l’argent ? Des véhicules ?

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