Actualités :: Présidentielle 2005 : "Des experts en peinture apocalyptique"

Nous avons reçu de la section CDP de la Comoé la déclaration dont teneur suit sur l’article 37 de la Constitution et la présidentielle de 2005, notamment la candidature probable de Blaise Compaoré, qui divise l’opinion.
Le CDP Comoé s’y en prend notamment aux "experts en peinture apocalyptique", aux "sectateurs du catastrophisme" et aux "chantres de l’intolérance".

Depuis la mise en place d’un Etat de droit et l’avènement de la démocratie et des libertés publiques dans les années 1990, le Burkina Faso connaît un enracinement véritable des valeurs et des principes qui sont les invariants de tout système démocratique.

Ainsi, avec l’adoption de la Constitution en 1991, les Burkinabè sont régulièrement consultés pour procéder au choix de leurs conseillers municipaux et maires, à celui de leurs députés et de leur président et cela dans la transparence, la paix et la sérénité.

Cette réalité est constatée par tous les observateurs impartiaux, elle est célébrée par les démocrates et par le monde et fait la fierté des Burkinabè patriotes, qui savent séparer le bon grain de l’ivraie.

En plus de cette régularité dans la consultation des citoyens pour confier la gestion de la chose publique aux femmes et aux hommes de leur préférence, il est de notoriété publique que les institutions républicaines de notre pays se consolident, rassurent sur l’ancrage profond du Burkina Faso dans le système politique où les libertés de penser, d’aller et de venir, de s’organiser, de parler, d’écrire, de manifester, etc. sont une évidence palpable dont jouissent les femmes et les hommes sur la terre libre de notre cher Faso.

Les chantres de l’intolérance

Cependant, comme il faut du tout pour faire un monde, nous avons aussi dans ce pays des experts en peinture apocalyptique, des sectateurs du catastrophisme, et d’autres qui, à la vue du soleil matinal, crient à la survenue du déluge.

Ces individus crient contre l’absence de liberté, de démocratie et ils sont pourtant les premiers à noircir les colonnes des journaux de propos injurieux contre le pouvoir, vocifèrent devant les micros et les caméras sans gêne, profèrent les mensonges les plus éhontés et repartent dormir tous les soirs chez eux sans être inquiétés.

Chacun constatera qu’ils voyagent quand ils veulent, vont et viennent jour et nuit, reçoivent leurs amis sans entrave aucune, éructent contre notre parti et son gouvernement en toute quiétude et osent parler de manque de liberté.

En réalité, ces gens de l’opposition burkinabè sont les chantres de l’intolérance, des amateurs d’approximations, des colporteurs d’amalgames ayant pour objectif d’impressionner et de faire du vacarme en lieu et place d’un comportement démocratique digne d’hommes politiques. Il est constant de noter que ces personnes n’ont aucune envergure dépassant les limites de leurs cercles restreints encore moins un sens élevé des responsabilités, que l’on reconnaît chez les acteurs politiques capables de gérer les destinées d’une nation et de ses habitants.

L’article 37 de la Constitution qui est aujourd’hui leur cheval de bataille est en réalité un mauvais prétexte pour fuir la dure confrontation sur le terrain face à notre candidat, en l’occurrence le président Blaise Compaoré, qui domine de la tête au pied l’échiquier politique burkinabè. En face, nous n’avons que des espèces de gesticulateurs d’organisations politiques groupusculaires à la représentativité politique nationale très éphémère et/ou fantomatique.

En effet, hors les conférences de presse, ces partis sont l’ombre d’eux-mêmes. Il est pour le moins risible de constater que ce sont les responsables des tonneaux vides qui veulent dénier au premier parti de ce pays, le CDP, la légitimité acquise par les urnes, autrement dit par le suffrage populaire qu’ils redoutent tant.

Il en existe, du fait des derniers aménagements du Code électoral, dans ce regroupement de partis de l’opposition, qui ont pu avoir des voix pour exister à l’Assemblée nationale et dans les mairies du Burkina Faso. On se serait attendu, avec cette expérience, à ce que les responsables de ces formations politiques soient un peu plus respectueux de la Constitution, des lois et des réglements en vigueur au Burkina Faso. Hélas, les responsables en question sont les chefs de toutes les cabales, et chercheurs impénitents de raccourcis pour accéder au pouvoir, ils chérissent, comme leurs premières amours, les putschs.

Ligne jaune : ne pas franchir

Pour leur éviter des surprises, il est important qu’ils sachent que la République, ses démocrates et ses patriotes sont en alerte et opposeront une résistance conséquente à tous ceux qui voudront franchir la ligne jaune contre la démocratie et nos libertés chèrement acquises. Ces messieurs, pour camoufler la faiblesse de leur argumentaire sur la candidature du président Blaise Compaoré, font des développements sur la situation économique, sociale, morale et éthique de notre pays. C’est l’opportunité ainsi saisie par eux pour peindre le Burkina Faso en noir, en terre d’élection par excellence selon eux de la corruption, des tripatouillages électoraux et constitutionnels et tutti quanti.

Le Burkina Faso est un pays pauvre, cela personne ne le conteste. Le gouvernement de la IVe République et notre parti en sont si conscients et sont si résolus à la combattre que l’essence de la politique économique et sociale du gouvernement est basée sur la lutte contre la pauvreté.

Que des faits de société comme la corruption et les malversations soient une gangrène pour ce pays est une évidence qui n’est niée par personne. Et c’est parce que le gouvernement a pris la mesure de ces problèmes qu’il a mis en place des structures importantes comme la Haute autorité de lutte contre la corruption (HALC), l’Inspection générale d’Etat, etc. pour traquer et faire punir tous les délinquants.

De même, le CDP, à travers son groupe parlementaire, en a fait le thème majeur de ses 1res journées parlementaires 2004. Par conséquent, nous n’entendons pas recevoir de leçon de la part de politiciens de l’opposition dont les pratiques politiques et sociales n’en font pas des modèles de vertu. Le passage récent aux affaires de quelques-uns parmi eux a été pour le moins calamiteux. Nos prétendus démocrates moralistes "partageux" se sont transformés en déménageurs sans scrupules des cadres qui n’étaient pas de leur formation politique. Pour les achats de conscience, les mafieux siciliens ou new yorkais sont des enfants de chœur, comparés à ces politiciens qui opéraient de véritables enregimentements avec, à l’appui, des espèces sonnantes et trébuchantes. Pour la gestion de la chose publique, c’est "no comment".

Une opposition circonstancielle

Il y a également ceux qui gèrent leur formation politique comme une chose patrimoniale avec pour conséquence des crises internes périodiques et cycliques dont ils accusent le CDP. Ils devraient pourtant savoir que la gestion patrimoniale suscite une révolte et un rejet dont l’essence ne peut qu’être endogène.

En résumé, nos responsables de l’opposition radicale, circonstancielle pour certains, s’illustrent déjà en dehors du pouvoir, par des pratiques et des propos souvent attentatoires aux institutions de la République, cultivent à tout vent l’intolérance et l’exclusion, redoutent les compétitions démocratiques, gèrent leur formation politique de manière patrimoniale. C’est pourquoi ils se disqualifient pour être des dirigeants responsables et respectables et ils ne doivent pas être surpris qu’en retour les suffrages des Burkinabè s’éloignent d’eux à chaque élection.

S’agissant enfin de l’interprétation de l’article 37 actuel de la Constitution, notre parti estime que, la loi disposant pour l’avenir en vertu du principe de la non-rétroactivité de la loi, le président peut se présenter à l’élection présidentielle de 2005.

En tout état de cause, il faut que les acteurs politiques sachent raison garder. En effet, nonobstant nos différentes opinions, les thèses des uns et les antithèses des autres, sans oublier les ralliements organisés de certains "connaisseurs" de la science juridique, il y a que nous devons tous nous en remettre aux décisions du juge constitutionnel, en l’occurrence le Conseil constitutionnel. Aucun forum, aucune manifestation de rue, aucune activité extra- institutionnelle, ne viendront, ni ne pourront remettre en cause cette procédure démocratique et les institutions de la République : tous les patriotes de ce pays y veilleront avec détermination.

Pour ce faire, nous invitons les démocrates, les patriotes, les républicains et surtout les pouvoirs publics à rester vigilants et à prendre les mesures appropriées pour ramener les acteurs politiques au respect des principes de liberté et de démocratie que nous nous sommes imposé en adoptant la Constitution de juin 1991.

Il est bon que nos contempteurs sachent d’ores et déjà que toutes les militantes et tous les militants CDP des 45 provinces et 8 000 villages sont en train de se mettre en ordre de bataille pour qu’à l’appel de notre candidat, le président Blaise Compaoré, ils prennent d’assaut tous les chemins du Burkina Faso pour assurer de façon régulière, transparente et massive, sa réélection triomphale.

Démocratie - Progrès - Justice

La Section CDP Comoé

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