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Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 10 juillet 2020 à 23h55min
Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

Le procès du recrutement frauduleux à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a repris ce vendredi 10 juillet 2020 au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. L’audience du jour a été marquée principalement par la suite du passage des témoins et la constatation des candidats malheureux du concours de la session 2018 en partie civile.

La contradiction était au menu de cette audience. La plupart des versions des témoins dans les procès-verbaux de l’enquête préliminaire et celles à la barre ne concorde pas.

Odile Nikiéma, fonctionnaire à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) avait trois de ses enfants qui ont postulé pour le recrutement de la session de 2018. Sa fille Inès Bertine Nikiéma a réussi le concours pour le poste de secrétariat avec son baccalauréat série G1. Mais avant cela, Odile Nikiéma a informé son collègue, l’ex-Directeur des ressources humaines (DRH) que sa fille prenait part à ce recrutement. En plus de l’information, est-ce qu’elle a demandé un service à son collègue pour sa fille ? Le débat est ouvert.

Au cours de l’enquête préliminaire, Odile Nikiéma, dans le procès-verbal qu’elle a signé, a indiqué aux gendarmes qu’elle a demandé à l’ex-DRH (le principal accusé dans ce procès) un service pour sa fille. Ce matin à la barre, elle dit ne plus se rappeler de cela. Ainsi, l’accusé est appelé à la barre. Pour lui, c’est Odile Nikiéma qui est venue lui dire que sa fille a tiré un « Oui » pour le concours mais « elle ne m’a pas demandé un service », a-t-il précisé.

Le président du tribunal demande alors à la dame pourquoi n’avoir pas informé tous ses collègues de la CNSS mais uniquement son DRH. « Parce que ce sont eux [le DRH et son équipe] qui organisent le concours », s’est-elle justifiée.

Informer ou demander un service au DRH ? Cette nuance a fait l’objet d’un véritable débat. Pour l’ancien directeur des ressources humaines, sa collègue lui avait tout simplement informé de la candidature de sa fille sans même lui donner son nom. Après moult tractations, Odile Nikiéma craque et lâche le morceau. « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », a-t-elle reconnu. Un coup de tonnerre pour la défense, qui estime que le procureur a menacé le témoin. Mais après plusieurs relances, Odile Nikiéma affirme avoir informé le DRH et demandé son aide. C’est finalement la version prise en compte par le greffier.

De l’authenticité des copies du concours

S’il y a une personne que la partie accusatrice doit remercier au cours de ce procès, c’est bel et bien la correctrice du concours, dame Ouédraogo. Elle a gardé soigneusement son brouillon du relevé de notes des candidats. A en croire les notes qu’elle avait attribué et celles dans le relevé final de la proclamation des résultats, la différence est frappante.

Judith Tankoano, arrivée 11e au concours, s’est retrouvée avec 15/20 alors que la correctrice reconnait lui avoir collée 7/20. Il se trouve que l’époux de Judith Tankoano est un agent de liaison à la CNSS. Cette note n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Mais là où le public (présent à cette audience) est déçu, la candidate dont la copie a été visiblement plagiée, est 5e sur la liste d’attente avec la note de 17/20. Des petits frères, des enfants, des connaissances des responsables de la CNSS, ce sont essentiellement eux qui sont admis à ce concours. Les liens sont ressortis à chaque fois qu’ils passent à la barre en tant que témoin.

Les candidats malheureux se sont constitués en partie civile pour réclamer certains une compensation d’autres une réparation. La somme varie de 170 000 à 75 millions de francs CFA. Quant au syndicat de la CNSS, il réclame l’annulation du concours en lieu et place d’un autre test.
L’audience est suspendue et va reprendre le mardi 21 juillet 2020.

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 10 juillet à 23:54, par HUG En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    voyez vous cela depasse l’entendement humain. Dans ce pays post insurrectionnel des gens se comportent ainsi. cela est trrs regrettable. il n’est pas exclu Que ailleurs Dans certains recrutement le cas similaire existe. Quest devenu le pays des hommes integres ? Merci a la correctrice qui a garde son brouillon de notes. Vous etes une mere exemplaire. La verite est le denominateur commun des Hommes honnetes et respectueuses.je saigne de la mauvaise foi de certaines personnes. Il faut Que le mode de recrutement Dans ces institutions convoitees soient modifie pour eviter les fraudes.

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  • Le 11 juillet à 05:09, par Caisse Pourrie En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    La Caisse est en General un vrai bordel. Une institution censee faire dans le social mais qui est excedentaire. Ainsi, ils ont suffisamment de fric pour meme faire des prets aux en haut de en haut.
    La plupart de tous les travailleurs de la caisse y sont entres par piston. Ce n’ est pas aujourd’ hui que ca a commence. Mais ca doit arreter.
    Il est clair que ce concours ne peut etre valide. C’ est trop criard. Les autres, la, on soupconnait sans preuves. Cette fois- ci le voleur a trop pris et l ;e proprietaire a les preuves. Ca fait honte, ce pays maintenant !. C’est le pays de Thom Sank comme ca ?

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  • Le 11 juillet à 05:32, par Zeda Norbert En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    Mon cher Zeda ’’tu es dans pain’’ comme disent les jeunes

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  • Le 11 juillet à 06:28, par Mogo En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    C’est triste ce qu’est devenu le Burkina Faso. Un pays devenu une mafia où les petits sont brimés à longueur de journée. Les autorités regardent sans broncher. Les députés veulent faire lenga parce que le gâteau est très succulent et il ne faut pas partir le laisser. Les producteurs souffrent dans leur chair et dans leur âme. Les petits fonctionnaires ne savent plus où mettre la tête, tellement les conditions de vie sont médiocres. Les commerçants honnêtes sont désemparés. Les opérateurs économiques honnêtes sont perdus, car le gré à gré est la règle. Les déplacés internes et les populations des zones rouges ont perdu espoir. Pendant ce temps, certains ne pensent qu’à amasser les maigres ressources du pays pour leur propre compte.

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    • Le 12 juillet à 00:25, par Timbila En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

      Je remercie tout ceux qui interviennent sur ce forum dans le but de faire changer les choses. Je suis consterné quand j’écoute les avocats défendre becs et ongles des individus indélicats que je pourrais qualifié de terroristes. Vous vous êtes faits prendre dans un vol organisé que vous pratiquez depuis longtemps avant le pot au rose ne soit découvert. je vous assure que si on devrait renvoyer tous ceux qui ont intégrer cette société par fraude, il faudrait renvoyer toute une génération. Dans la vie il y a un temps pour tout. Inutile de chercher à se défendre. La morale agonise vraiment au Burkina Faso. Je n’ai pas d’autres mots pour qualifier ces pratiques qu’on veut légaliser au Burkina Faso. Ces pratiques frauduleuses ne datent pas d’aujourd’hui et sont même normales au sein de la CNSS, la SONABEL, la LONAB, la SONABHY, l’ONEA, la POSTE, la MOAD, etc , tous les ministères et en premières lignes le ministère des finances avec les concours de l’ENAREF et la Douane. Il faut citer également les Projets et Programmes financés par la BANQUE MONDIALE et autres autres institutions financières internationales (PARIIS,, PTDIU, Le succès se paie a ces concours se paie en espèces. Aucune institution n’est épargné au Burkina par cette gangrène. IL NE SUFFIT PAS D’AVOIR FAIT UN PARCOURS UNIVERSITAIRE SANS FAUTE et obtenir son diplôme de TECHNICIEN ou d’ingénieur et espérer qu’avec son intelligence qui brille de milles feux, on peut intégrer ces sociétés. Oui, c’était possible il y a belle lurette. CEUX QUI ONT INTÉGRÉ CES SOCIÉTÉS D’ÉTAT sur la base de RECRUTEMENTS HONNÊTES basés sur la compétence et le mérite ont tout simplement décider d’inverser la tendance depuis un certains. Je ne parle pas de CEUX QUI ONT FALSIFIE LES DIPLÔMES et QUI ONT FRAUDE pour etre là ou ils ne devraient pas être. La nouvelle formule est "NE PEUT PRÉTENDRE A UN POSTE QUE SI TU Y AS UNE RELATION PARENTALE". Je n’exagère pas. Il n’est pas rare que dans le même service, on retrouve un certains groupes originaires de la localité dont relevé le DG. Les recrutement sont devenus des chasses gardés des premiers responsables qui se distribuent les postes avant même que le test ne soit lancé.
      La compétence ne paie plus dans ce pays. c’est regrettable.
      Je m’excuse du fait que je vais parler d’un cas personnel que j’ai vécu. En effet, il est connu qu’il est parfois difficile de parler de soi-même sans que certains n’y perçoivent de l’orgueil ou de la prétention.
      En 2016, j’ai été retenu pour la phase entretien pour un poste au sein du PTDIU (Projet de Transport et de Développement des Infrastructures Urbaines du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat et organisé par le Cabinet Human Project. A la fin de mon entretien, le jury m’informe que je suis le retenu qu’il vont retenir et qu’en fait j’étais déjà en tête de liste pour la présélection. Ils ont juste inverser l’ordre pour le passage à l’entretien et que je serai contacté. je vous assure que j’attends toujours leur appel. Grande fut ma surprise quand j’ai lu la publication des résultats dans un journal avec comme candidat retenue un certain Bonanet A de P. Ce que j’écris n’engage que moi. j’ai essayé en vain de rentrer en contact avec le bureau pour mieux comprendre. J’ai été l’objet de tous les mépris et on te raccroche au nez en aboyant.
      Deuxième expérience, en 2017, la MOAD (Maitrise d’Ouvrage de l’aéroport de Donsin) organisé par le Cabinet Éminence Afrique. Le candidat retenu n’avait pas le nombre d’années demandé. Nous sommes dans un pays de savanes et ce dernier n’a que 3 ans d’expériences au lieu de 5 ans minimum demandés. A l’annonce des résultats, les lignes téléphoniques du bureau sont toutes tombées en panne. lorsque tu appelles, on te décroche si tu évoques le résultats du test, la ligne tombe en pannes. Je réussis avoir la secrétaire au téléphone après plus d’une semaine. Elle me dit que les candidats malheureux peuvent continuer de chercher. Je lui réplique que je suis entrain de porter plainte contre le cabinet. Je pretendais pas être le candidat idéal.Son DG m’appelle et me supplie de me rencontrer pour qu’on puisse échanger. Il jura sur la tombe de sa mère et sur les têtes de ses enfants. Si le ridicule tuait. Je lui ai fait de la situation et que nous les candidats malheureux sommes entrain de nous concerter pour prendre des dispositions idoines. Cette affaire est resté sans suite.
      PIF : Programme d’Investissement Forestier. En 2018, j’ai postulé en tant que consultant pour des études. Un matin alors que j’étais à Banfora, le projet m’informe que j’avais retenu et que la bailleurs de fonds (BM) voudrait les originaux scannés des attestations. Une chose que j’ai effectuée en l’espace de 30 mn dans la mesure ou je dispose toujours de ces documents dans la mémoire de mon téléphone. Des semaines passèrent sans suite. je suis rentré à nouveau en contact avec celui qui m’avait contacté. Ce dernier m’informe qu’il n’est plus au projet et m’a référer vers un de ces anciens collègues. Lorsque j’ai appelé ce dernier, il m’annonça que je ne figure pas sur la liste.
      Je m’excuse pour la longueur du texte.
      Je reviendrai pour d’autres occasions.
      Certains qualifierons ce texte comme provenant d’un aigris comme on a l’habitude de l’entendre quand quelqu’un se plaint d’une situation anormale au Faso.
      Ce n’est pas le cas. J’ai décidé de vendre mon expertise loin et là où seul ton expertise compte. Pas besoin d’être le cousin ou le neveu ou le lèche-botte du DG pour obtenir un poste de responsabilité.

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  • Le 11 juillet à 07:11, par Un Burkinabê En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    C’est l’un de mes regrets du fait que le Prof. Loanda a été Ministre de la Fonction Publique sous la Transition et n’a pas apporté de changements structurels à la CNSS alors que nous tous savaient que la CNSS est une boîte "pas claire" et nous en plaignons. Il va falloir que les enquêteurs remontent cette filière de favoritisme jusqu’à l’année 1987. L’objectif serait de savoir combien d’employés de la CNSS y sont rentrés de façon similaire au dossier actuellement en Justice.

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  • Le 11 juillet à 08:22, par Sorbonne En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    C’est vraiment " minable " ce qui se passe dans cette boîte en lisant tout ce cinéma auquel des chefs et cheftaine de famille se donne. Quand cest gâté il faut sauver au moins la dignité surtout vis à vis des jeunes sinon que retiendront ils de nous ? Et c’est avec ce procès que je comprends pourquoi la qualité du service laisse à désirer à la CNSS. Quand on a pas eu de mérite pour se retrouver dans une boîte on devient nécessairement un agent incompétent. Comme proposition je pense que si la correctrice a gardé les notes des copies intactes il faut simplement rappeler les candidats qui devaient réellement être admis.

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  • Le 11 juillet à 09:23, par Le petit tranquilos En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    C’est bien dit HUG, mais ça va être difficile. Quelque soit le système le plus performant que l’état va mettre en place et si les hommes et femmes qui vont le piloter ne sont pas intègres et droit nous n’irons nulle part.
    Par finir, le DG de la CNSS est a féliciter on dirait. Il sait ce qu’il fait. Certainement sa mission c’est de remettre la CNSS sur de bons rails. On dirait que c’était pourri il y a bien très très longtemps. Courage a lui.

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    • Le 11 juillet à 10:19, par Amadoum En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

      Le petit tranquilos tu as vu juste.Un chauffeur de la CNSS qui est un jeune frere etait tout excité la derniere fois contre les fraudeurs , seulement il oublie volontairement que c est par un coup de pouce qu il y a accedee.A la CNSS des enfants ont remplacé leurs parents partis a la retraite.Donc apprenons l humilité.Je dis a certains que c est parce que le Burkina a changé un peu que toutes ces affaires sont jugees de nos jours.Donc ceux qui sont corrompus c est bien des Burkinabé et non des extraterrestres.Maintenant quand un cas est clair et non jugé nous pourrons jetter le bb avec l eau de bain .

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  • Le 11 juillet à 10:28, par Koroyamwaya En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    Quelle tristesse ? Il ne sert à rien de s’acharner sur le pauvre DRH. Demander lui par quels moyens il a obtenu son diplôme de DRH et de surcroît comment à t il accéder à son poste à la CNSS ? Ces pratiques sont légions dans le privé et même dans les concours directs de la fonction publique. Je demande au juge et au Renlac de faire un audit des recrutement à la Poste Burkina Faso et à la sonabel, ils comprendront que l’intégrité se cherche dans mon pays. Toutes les société d’État sont des nids de recrutement frauduleux... Je suis tristes.

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  • Le 11 juillet à 10:37, par Bebeto En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    C’est notre hypocrisie, notre mensonge, notre refus collectif de voir la réalité en face qui est en train de nous ruiner.
    Qui ne connait pas que les tests au BF, depuis l’avènement du régime criminel et corrompu du Capitaine Blaise Compairé est une tromperie organisée ? Qui ne sait pas cela ? De qui se moque t-on avec cette comédie organisée ? Beaucoup de nos hauts cadres ont été recrutés par la magouille et cela concerne tous les Ministères sans exception. C’est comme ça que fonctionnait le régime pourri, criminel et corrompu de l’ex dictateur Blaise Compaoré. La Julie nationale n’a t- elle pas fait intégrer sa fille comme magistrat, sans passer par l’ENAM ?
    Que disons nous des militants du MEFA qui ont été recrutés en masse dans la magistrature sous la dictature Compaoré ?
    (Mouvement des Étudiants du FAso). La notion de juges acquis venant d’un ancien Ministre de la justice, ne l’oublions pas SVP. Ce n’est pas un fait du hasard. C’était une machine bien huileuse, du recrutement â la formation à l’ENAM, jusqu’aux affectations.
    Qui veut-on distraire ou divertir dans ce pays ?
    Oui on parle d’insurrection. OK. Mais au fond , individuellement qui de nous à changer positivement au nom de l’insurrection ? Qui s’est métamorphosé positivement au nom de l’insurrection ? Qui de nous â renoncer aux vols, à la magouille, aux détournement et aux mensonges ? Pour nous tous, l’insurrection, ce sont les autres qui doivent changer, mais moi je reste et demeure toujours un voleur.
    Ce qui s’est passé dans ce recrutement à la CNSS, c’est le reflet de la réalité de ce que nous sommes.
    Ceux qui ont organisé ce simulacre de recrutement à la CNSS ont eu la malchance d’être pris, c’est tout. Sinon, il y a eu pire que ça, la justice n’a pas bougé et même si elle a fait semblant de bouger, elle nous a servi sans gène un non lieu. Pourquoi, ne jugeons nous pas ces serveurs de non lieu, or il y avait lieu.
    Il n’y a plus d’emploi parce que nous sommes incapables d’en créer, et personne ne veut que ses enfants aillent cultiver avec ses diplômes.
    Nous ne pouvons pas créer de richesses pour absorber le chômage de masse, parce que nous passons le temps à bavarder, à grever, à magouiller dans la tromperie et le mensonge, à créer des partis politiques et des OSC improductifs. Depuis quand un pays s’est développé dans un tel bordel collectif ?
    SANKARA de bonne foi a voulu nous faire changer positivement, nous avons refusé, on optant le chemin de la magouille et de la fraude derrière le dictateur. Les TPR sous SANKARA, ça ne nous dis rien ? Finalement cela à donner quoi ? Qu’avons nous fait de nos TPR ? Quels enseignements avons-nous tirés ? Le dictateur, magouilleur en chef, avec notre complicité à tout froissé et jeter dans la poubelle. Même, aucun parti dit sankariste n’en parle. Que voulons-nous donc avec ce petit procès de recrutement à la CNSS, dans un BF ou nous sommes tous des bandits, des fraudeurs et des magouilleurs. Finalement que voulons-nous ?
    Nous ne voulons plus de magouille dans les tests de recrutement des sociétés d’État, c’est très bien. Dans ce cas, confions la supervision et le contrôle de tous leurs tests de recrutement à l’ASCE/LC.

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  • Le 11 juillet à 10:40, par laafi bala En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    le syndicat aussi ne vaut rien.
    pourquoi demander l’annulation du concours et brimer ceux qui devaient être normalement admis ?
    les vrais relevés de notes et les copies sont là.
    il suffit de proclamer les vrais résultats et c’est tout.

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  • Le 11 juillet à 11:21, par savadogo daouda En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    De grace arrêtez ce supplice.
    C’est monstrueux.
    Annulez purement ce concour.
    Qu’elle est au juste la responsabilité morale ou administrative du DG de cette maison ??
    J’ai plutôt de la peine pour ces braves et
    honnêtes jeunes burkinabè trahits comme des sous humains dans ce dossier hideux qu’il faut que nous oublions vite et que l’on ne revive plus jamais.
    Après le sacrifice de ces jeunes le 30 et 31 octobre c’est en réalité les portes de l’enfer que nous ouvrions sans le savoir pour
    paraphraser un de nos célèbres professeurs.

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  • Le 12 juillet à 10:16, par Le justicier En réponse à : Procès recrutement frauduleux à la CNSS : « J’ai demandé le poste de secrétaire pour ma fille », reconnaît une fonctionnaire

    Lol....ces syndicalistes me font rire hein... Est ce qu’ils savent ce qu’ils sont entrain de dire même ? Vouloir l’annulation de quelque chose qui n’est plus d’actualité. J’espère que les juges ne vont pas se laisser embobiné par cet esprit malsain en tout cas. Je pense que les burkinabè n’ont rien compris de insurrection. Certain pensent que c’est la rue (syndicats) qui gouverne ! Tout doit ce faire à la lumière du droit et non de la rue (syndicaliste). Et puis, je dis oh, les candidats malheureux là même c’est qui au juste ? est-ce ceux qui ont tirer non à l’ANPE ? est-ce ceux qui ont échoués carrément au test écrit ou ceux qui sont sur la liste d’attente ? Parce que le partage du djè qu’ils raclement risque d’être un catenga !!!!

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