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Mouvement des chauffeurs routiers : « La crise est résolue », annonce Guy Olivier Ouédraogo, secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 9 janvier 2020 à 22h40min
Mouvement  des chauffeurs routiers : « La crise est résolue », annonce  Guy Olivier Ouédraogo, secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè

Une solution de sortie de crise a été trouvée entre le gouvernement et l’Union des chauffeurs routiers du Burkina(UCRB), affiliée à la Confédération syndicale burkinabè(CSB). L’UCRB avait entamé un mouvement d’humeur le 8 janvier 2020. Après une rencontre avec le Premier ministre Christophe Dabiré, la crise a été résolue, aux dires du secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè, Guy Olivier Ouédraogo, faitière de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina.

Lefaso.net : Quels sont les motifs de cette crise qui paralyse le secteur routier ?

Guy Olivier Ouédraogo : Depuis hier (ndlr : 8 janvier), l’Union des chauffeurs routiers du Burkina qui est affilée à la Confédération syndicale burkinabè(CSB) est en mouvement d’humeur à cause de la non-satisfaction de certaines de ses revendications dont l’engagement avait été pris par le gouvernement. En rappel, il y a pratiquement 14 mois de cela que le gouvernement s’était engagé à résoudre le problème du fret de Lomé pour une répartition équitable.

Y a-t-il eu d’autres points de satisfaction ?

En plus de cela, se sont greffées certaines revendications à savoir la question de la plateforme stationnement des routiers au niveau du port de Lomé et celle de la convention collective du secteur routier. Tous ces éléments ont fait que nous n’avons pas trouvé de solution et nous avons été obligé d’aller en mouvement. Mais il faut se dire que c’est depuis le mois de novembre que nous avons déposé un préavis de grève pour les 4, 5 et 6 décembre 2019. Sur intervention du ministre en charge des transports et de la mobilité urbaine, nous avons suspendu ce préavis jusqu’au 29 décembre.

Quand le 29 décembre 2019, nous n’avons pas eu de suite, nous avons envoyé une lettre au ministre des Transports pour lui signifier que nous allons lever le préavis de grève à compter du 8 janvier 2020. Et c’est qui a été fait. Avant le 8 janvier, le 6 janvier, le ministre en charge des transports a envoyé une correspondance dans laquelle le gouvernement répondait effectivement aux différentes préoccupations. Malheureusement, cette correspondance ne répondait pas trop à leurs attentes et le mouvement a été enclenché le 8 janvier.

Parlez-nous des solutions issues de cette rencontre avec le chef du gouvernement ?

Pour la résolution de cette crise, le 8 janvier aux environs de 8 h, le syndicat a été reçu par le chef du gouvernement Christophe Dabiré. Il faut appeler un « chat un chat » pour dire que le Premier ministre a été très honnête et très direct envers nous. Et nous profitons de vos lignes pour le remercier pour cette disponibilité. La question qui nous a été posée était aussi simple que cela : « qu’est-ce que vous vous voulez réellement pour que cette crise soit levée ? ».

Et nous avons dit ce que nous voulions. Il nous pose alors la question à savoir à quel moment nous voulons sa mise en œuvre et nous avons donné une date. Effectivement, avant midi, le chef du gouvernement nous a adressé une correspondance où il répondait entièrement à leurs préoccupations avec une mise en œuvre des décisions le 27 février au plus tard.

Quelle a été la position de la base au regard des propositions faites par le gouvernement ?

Nous sommes retrouvés en conclave avec la base pour discuter des propositions. Au cours de la rencontre, la base a estimé que la date du 27 février ne lui convenait et qu’il il fallait rediscuter avec le Premier ministre pour un raccourcissement de la date. Cela a été fait et la date a été ramenée au 7 février 2020. Une correspondance du Premier ministre nous a été adressée en dans ce sens, ramenant ainsi la date au 7 février 2020.

Ce qui nous amène aujourd’hui à dire qu’il n’y a plus de raison que ce mouvement se poursuive, pour la CSB en tant que cosignataire du préavis de grève. Malheureusement, nous avons des individus incontrôlés et des groupes qui répondent à certains intérêts inavoués et inavouables qui continuent effectivement de perturber la situation. Ils vont jusqu’à empêcher officiellement la CSB de se prononcer sur la question.

Donc aujourd’hui, c’est n’est plus en tant que tel un problème entre le gouvernement et la CSB mais un problème interne à leur niveau que les choses doivent rentrer dans l’ordre. Voyez des gens qui demandent à l’autorité de signer un arrêté qui engage des ports de certains pays étrangers dans trois semaines. Vous trouvez les trois semaines trop longues. Ils reviennent pour dire qu’il faut que l’autorité signe l’arrêté le même jour.

Comment pouvez-vous comprendre des gens pareils si leurs intérêts ne sont pas ailleurs ou pour saboter la structure ? C’est pour cela que je qualifié leur esprit d’esprit anarchiste et je veux leur faire comprendre que le Burkina n’a pas de droit sur ces pays. Cela peut prendre quelques jours afin de permettre au gouvernement d’envoyer des missions dans ces pays pour revoir les choses et améliorer.

Peut-on dire que la crise est finie ?

La crise a été résolue. Sauf ceux qui ont d’autres agendas cachés car parmi les chauffeurs ou ceux qui ne comprennent pas certaines choses. Mais il revient aux structures de base de travailler pour mettre tout le monde sur la même ligne de compréhension.

Propos recueillis par Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net


Correspondance du Premier ministre


Vos commentaires

  • Le 10 janvier à 08:36, par TANGA En réponse à : Mouvement des chauffeurs routiers : « La crise est résolue », annonce Guy Olivier Ouédraogo, secrétaire général de la Confédération syndicale burkinabè

    A ma connaissance, quand ça ne va pas chez un chauffeur il s’en prend au propriétaire du camion ou du car qu’il conduit.
    C’est les transporteurs (propriétaires) qui doivent voire avec les autorités pour avoir des facilités et non les chauffeurs.
    Le conducteur va là où on l’envoi et c’est tout.
    Il y a trop de laisser aller dans cette affaire.
    A ce rythme, les chauffeurs vont dire que l’état doit faire des parkings devant les portes de leurs patrons et devant chez eux pour garer les véhicules.
    A t on déja vu un chauffeur venir dénoncer un de ces clients ? pourtant depuis le debut de la guerre contre les terroristes, ils ne peuvent pas jurer n’avoir pas pris de terroristes. c’est par ce qu’ils ne vérifient pas les bagages qu’ils transportent ni même les passagers.
    Le contrôle doit commencer à l’embarquement.
    On se plain alors que l’on ne fait rien pour s’aider

    Répondre à ce message

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