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Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

Accueil > Petites annonces > Communiqués • LEFASO.NET • mercredi 18 septembre 2019 à 08h30min
Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

Infirmiers (ères) du Burkina Faso,
Le Conseil national de l’Ordre des Infirmiers (ères) a été surpris d’entendre à travers le compte rendu du Conseil des Ministres du 11 septembre 2019, que le Gouvernement a adopté un décret portant Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Le Conseil national voudrait par ma voix vous informer, qu’au regard de la portée de ce document juridique sur le devenir de la profession infirmière, qu’il a été particulièrement attentif au processus d’élaboration du projet de RIME, notamment en ses dispositions spécifiques nous concernant, nous infirmiers(ères).

En rappel, c’est en 2015 que la loi 081-2015/CNT portant statut général de la Fonction Publique en son article 3 a regroupé les fonctionnaires en métiers, emplois et classes. En son article 4, elle a aussi prescrit la prise d’un décret en Conseil des Ministres pour fixer par métier, le répertoire interministériel des métiers de l’Etat. C’est donc sur cette base que le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale a entrepris l’élaboration du RIME. Cela devrait se faire dans une démarche participative et consensuelle au sein de chaque ministère qui devrait arrêter la liste de ses emplois et familles d’emplois.

Face au constat d’adoption du RIME actuel, le Conseil national s’oblige de vous rendre compte de sa participation à ce processus, de sa vision de ce que devrait être la profession infirmière au Burkina Faso, et vous informer de faits ambigus et graves qui menacent sérieusement l’avenir de notre profession.

1. De l’implication de l’Ordre national des infirmiers (ères) au processus d’élaboration du RIME

Au début du processus, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers (ères) du Burkina Faso (ONII-BF), sur invitation du Ministère de la Santé, a pris part à différentes sessions de travail en vue d’élaborer le projet de répertoire des emplois du Ministère de la Santé entrant dans le cadre de l’élaboration du RIME. Mais la dernière participation de l’ONII-BF va être l’atelier de Koudougou, tenu du 12 au 16 février 2018, atelier auquel le Président du Conseil national a participé aux côtés d’autres acteurs à savoir les représentants des syndicats, des autres Ordres professionnels de la santé, de certaines directions centrales du Ministère de la Santé, et aussi des représentants du Ministère en charge de la Fonction Publique.

Notre position à cet atelier, sur la base des Textes d’organisation des emplois spécifiques (TOES) du ministère de la Santé de 2006 et des orientations de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) sur l’harmonisation de la formation infirmière est que la profession infirmière au Burkina Faso doit être organisée comme suit : l’emploi d’infirmier, l’emploi d’ingénieur en soins infirmiers et obstétricaux et l’emploi d’inspecteur des soins infirmiers et obstétricaux. Une telle structuration, en plus de constituer un pas de plus dans l’édification de la profession infirmière, répond mieux aux théories et à la philosophie des sciences infirmières, en leurs aspects ‘‘autonomisation et responsabilité professionnelle’’.

Contre toute attente, une certaine opinion dans la salle, conduite par le Secrétaire général du syndicat des médecins du Burkina, a exprimé une forte désapprobation vis-à-vis de cette proposition, au motif que dans le contexte actuel du système LMD, le Ministère de la Santé ne saurait s’accommoder d’un emploi dans la famille des soins infirmiers et obstétricaux au-delà de l’emploi d’ingénieurs de soins sur des bases purement corporatistes. Au fil des échanges, l’ONII-BF, s’est étonné de voir l’argumentaire contre le maintien du troisième niveau d’emploi des soins infirmiers et obstétricaux se muer en argumentaire fondé sur des considérations de classification catégorielle au mépris de toute considération éthique et morale.

En effet, certains ont laissé entendre, qu’avec le maintien des trois niveaux d’emploi pour la profession infirmière et le passage au Baccalauréat comme diplôme d’entrée, l’inspecteur des soins infirmiers se retrouvera en catégorie P, en application de la loi 081. Pour eux, le Ministère de la Santé ne doit pas permettre que les emplois de soins infirmiers et obstétricaux soient dans la même classification catégorielle que les emplois médicaux dont le cursus de formation est sanctionné par le Doctorat d’Etat.

Le Conseil national de l’Ordre des infirmiers (ères) du Burkina Faso a terminé l’atelier tout en maintenant et réaffirmant sa position quant à la structuration des emplois de soins infirmiers et obstétricaux en trois niveaux complémentaires et cohérents. Il a en outre, déploré l’existence au sein du Ministère de la Santé, de courants de pensée qui entretiennent préjugés, stéréotypes et discrimination autour de la profession infirmière et qui pourraient affecter la qualité des relations inter-professionnelles prônées par le code de déontologie.

Toutefois, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers (ères) s’est retiré de cette instance plurielle, avec la conviction, qu’au-delà de ces considérations simplistes et des manœuvres divisionnistes, l’Administration Publique et les plus hautes autorités sanitaires de ce pays sauront au moment venu, faire prévaloir les principes d’égalité et de non-discrimination (article 1 de la Constitution), de neutralité, de justice et de l’intérêt général dans l’arbitrage. Du reste, de retour de atelier, le Conseil national de l’ONII-BF a adressé une lettre au Ministre de la Santé pour lui signifier ses inquiétudes et sa position par rapport aux emplois des soins infirmiers et obstétricaux.

2. De la suite du processus d’élaboration du RIME
L’atelier de Koudougou fut malheureusement la dernière séance à laquelle l’ONII-BF à été convié aux travaux d’élaboration de cet important document touchant les fondamentaux de la profession.

Pendant que, nous infirmiers (ères), toutes catégories confondues, investissons au quotidien chaque portion sanitaire de notre système de santé, aussi petite, aussi reculée, aussi inaccessible soit-elle, sur l’ensemble du territoire national afin que chaque burkinabè puisse jouir de son droit à la santé (article 26 de la constitution), certains acteurs d’une certaine opinion, ayant pris part à l’atelier initial de Koudougou, en panne d’inspiration, arpentent jours et nuits les couloirs des Ministères de la Santé et de la Fonction Publique et infestent certains milieux décisionnels à l’effet de consacrer la décapitation de la profession infirmière par la suppression de son troisième niveau de savoir dans le projet de décret portant RIME à transmettre au Gouvernement.

En outre, une certaine opinion d’une certaine époque s’est érigée en garant de la prégnance d’une certaine corporation sur l’ensemble des autres catégories professionnelles officiant dans le système de santé et de ce fait développerait des stratégies visant à briser toute tendance et tout élan susceptible de promouvoir d’autres corps, aussi logique et aussi pertinents fussent-ils .

Ainsi, une campagne de désinformation et d’intoxication a été initiée par cette opinion autour de l’image de la profession infirmière, et visant à la présenter comme une profession de bas niveau d’intellectualité, un appendice du corps médical auquel il se doit d’être assujetti en tout temps et en tout lieu. Dans l’élan de cette désinformation, ces géniteurs ne manquent pas d’exploiter de façon éhontée les terminologies de ‘‘subalternes’’, ‘‘de para médicaux’’ et le niveau de recrutement de l’infirmier. Les infirmiers (ères) ont ainsi suivi, sur les ondes de la radio Omega FM, l’expression de cette position à travers des déclarations du genre « l’infirmier n’a pas le niveau Bac, certains d’entre eux n’ont même pas le BEPC et ils veulent prétendre à certaines catégories ».

C’est dans un tel contexte que le 11 septembre 2019, le Conseil national de l’ONII-BF a été informé à travers le compte rendu du Conseil des Ministres du même jour, que le Gouvernement a adopté le RIME.

3. Des constats du Conseil national de l’Ordre des infirmiers (ères) du Burkina Faso
A l’épreuve de la réalité des faits, le Conseil national note, qu’outre les agressions intérieures à la profession se traduisant entre autres, par des manquements divers à la déontologie, la profession infirmière est aussi victime d’agressions extérieures, se manifestant entre autres, par :

-  des tentatives d’immixtion dans les questions relevant de la famille infirmière et d’appropriation exclusive des pouvoirs d’orientation et de décision touchant au fondamentaux de la profession infirmière ;
-  des manœuvres visant à utiliser la puissance de l’Administration Publique pour créer les conditions d’assujettissement de la profession infirmière afin d’assouvir des besoins grégaires et ce, au mépris des règles basiques consacrant l’autonomie professionnelle ;

-  des tentatives dangereuses d’entrainer le Conseil national de l’Ordre des infirmiers(ères) du Burkina Faso dans un schéma de débats incommodes courant le risque d’éprouver durement l’accomplissement par l’infirmier, de ses devoirs envers les autres professionnels de la santé (articles 36, 37 et 38 du Code de déontologie des infirmiers et infirmières du Burkina Faso) ;
-  des actes d’exclusion du Conseil national de l’Ordre des infirmiers (ères) du Burkina Faso à des instances de hauts impacts sur les fondamentaux de la profession infirmière au Burkina Faso.

4. De la position du Conseil national de l’Ordre des infirmiers (ères) sur l’adoption du RIME et du projet d’arrêté portant interventions professionnelles
Des informations à notre disposition, le corps des conseillers de santé serait purement et simplement retiré de la famille d’emplois des soins infirmiers et obstétricaux. Au regard de cette situation, le Conseil national de l’ONII-BF et les Conseils régionaux se sont réunis en session extraordinaire le 14 septembre 2019 pour examiner la situation. Des conclusions de cette rencontre, le Conseil national :

-  exprime sa profonde inquiétude quant au devenir de la profession infirmière projeté dans le RIME et son impact sur la qualité des soins ;

-  se voit obliger de sortir de sa réserve traditionnelle qui lui est reconnue, pour affronter les agressions extérieures et multiformes à la profession infirmière ;
-  ne se reconnaitrait pas dans un ‘‘ratatinement’’ de la profession infirmière et un rétrécissement du champ de savoir de l’infirmier en ramenant le nombre d’années cumulées de formation dans la profession de Bac + 7 à Bac + 5 ;

-  interpelle les autorités du ministère de la Santé à prendre des dispositions pour maintenir un climat favorable à l’épanouissement de chaque corps dans le système de santé ;

En tout état de cause le Conseil national de l’Ordre des infirmiers (ères) utilisera tous les moyens légaux pour protéger l’intégrité de la profession infirmière afin de lui permettre de maintenir constamment, le plus haut degré de qualité des soins et services de santé prodigués aux populations burkinabè, où qu’elles soient. Il poursuivra inlassablement ses efforts de promotion et de valorisation de la solidarité et du partenariat inter-professionnel dans le domaine de la santé.

Quant au projet d’arrêté portant interventions professionnelles, le Conseil national de l’Ordre des infirmiers (ères), rappelle le caractère AUTONOME de la profession infirmière, qui de ce fait n’est subordonnée à aucune autre profession. Toutefois, il reconnait que l’infirmier est appelé à travailler aux côtés d’autres professionnels dans une relation de collaboration et non de subordination pour le bien être du malade.

C’est pourquoi la communauté infirmière ne se reconnait pas dans les concepts de para médicaux, de tâches déléguées ou additionnelles. Par conséquent, nous invitons l’autorité à une détermination de façon consensuelle d’attributions claires des professionnels infirmiers contenues dans un document à valeur juridique.
« Si tant est que l’autonomie de l’un ne doit pas se développer au détriment de celle de l’autre, alors le destin de l’infirmier, entre les mains de l’infirmier ! ».

Bonvouila SAWADOGO}

Vos commentaires

  • Le 19 septembre à 07:39, par le pays va mieux En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Moi je propose que le ministère de la santé soit scindé en deux. C’est écoeurant ce qui s’y passe. Difficile de travailler avec quelqu’un qui est contre toi

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  • Le 20 septembre à 00:47, par KABORE En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Il y a une injustice grave qui se trame au Ministère de la santé. Ce gouvernement sera comptable de la merdé que cré ce ministère. Comment peut-on décider de l’avenir d’une profession sans les intéressés ? Gandhi disait : Tout ce que vous faites pour moi sans moi , vous le faites contre moi. Le ministre de la santé sans le personnel infirmiers /sage-femme maeuticien toutes catégories est un véhicule sans moteur. Il ne bougera pas d’un yotta même si vous avez le chauffeur le plus expérimenté du monde. Sachez bien que plus de 90% des problèmes de santé de la population est géré par ce personnel qui s’est toujours sacrifié en tout temps et en tout lieu dans les moindres recoins de ce pays que certains n’ont jamais mis pied. Et aujourd’hui pour des intérêts égoïstes d’un groupuscule à esprit médiéval et qui manque notoirement de vision manageriale, un gouvernement met en péril tout une profession , pire la santé de 90% de la population. Des questions fondamentales se posent : la formation de ce personnel ? L’ENSP et le système LMD ? La vision de l’OOAS ? Avez-vous déjà vu un chef maçon former un apprenti menusier ? Sous prétexte qu’ils travaillent dans un même chantier ? Non, non. Soyons sérieux. Travaillons pour la prospérité, pour la paix, la cohésion. Soyons cohérent, juste équitable. Sachons tirer des leçons du passé pour préparer l’avenir. Les Hommes passent. À bon attendeur salut, nous sommes aux aguets Madame la ministre.

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  • Le 22 septembre à 10:33, par Contribution En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Que le Président prenne sa responsabilité. La population a tant souffert à cause de la crise qui secoue ce secteur.
    S’il vous plait n’ajouter pas un grain de sable de trop dans l’œil des producteurs de soins au Burkina.
    Le gouvernement du régime MPP prône la bonne gouvernance, il se veut une gouvernance vertueuse et une équité sociale ,donc j’ose croire que cette injustice orchestrée ne passera sous l’œil vigilant du Chef de l’État.
    Vive l’équité sociale, vive la bonne gouvernance !!!

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  • Le 23 septembre à 12:28, par AKILISSO En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Je propose qu’on travaille en partenariat avec l’ordre des sages femmes. Ensemble, nous avons des cadres à l’assemblée nationale. certains mêmes s’occupent des problèmes de santé. Pourquoi ne pas les impliquer dans cette lutte. Arrêtons de supposer toujours en disant qu’ils sont au courant de la situation. Des corps ont eu gain de cause lorsqu’ils ont exposé leurs problèmes au PAN. Pourquoi pas nous ? Au lieu chaque fois de prendre l’opinion publique en témoin, agissons vite et bien ! Comme opportunité encore nous avons également la chance d’avoir un premier ministre qui fût ministre de la santé.

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  • Le 23 septembre à 16:37, par kouklouss En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    L’homme noir encore l’homme noir ; au lieu de s’intéresser à ce qu’on lui sert dans son plat non, c’est ce qu’on met dans le plat de autrui qui l’intéresse. Qu’il leur manque de la vision ces médecins et c’est à force de raisonner de la sorte qu’ils sont retard par rapport aux cadres des finances et les magistrats.
    Si je comprend bien ils veulent dire que l’infirmier recruter avec le BAC à 19 ans +3 ans de formation + 5 ans d’exercice de son métier et qui réussi à son concours professionnel soit + 2 ans est intellectuellement finit à 29 ans ? Cela ne doit pas être possible dans un Burkina d’Unité, de Progrès et de Justice.

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  • Le 23 septembre à 17:07, par Epicure En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Ah oui !
    Le Faso !
    Il n’y a qu’au Burkina qu’un infirmier peut se chatouiller l’esprit d’être égal au médecin
    Tu n’as pas le Bac mais tu raisonnes en termes de Bac + 7
    Ta formation dépend des médecins mais le médecin n’est pas ton supérieur
    Tu n’as pas le doctorat mais tu veux être classé dans la même catégorie que ceux qui ont ce diplôme, et avec tous tes échelons en plus !
    Nul n’est dupe, un infirmier en catégorie P aura un salaire nettement supérieur à n’importe quel médecin spécialiste (je dis bien spécialiste). C’est logique puisque selon l’entendement de l’infirmier, même le médecin spécialiste n’est pas son supérieur.
    Continuez votre lutte chers infirmiers bientôt ingénieurs, enfin inspecteurs

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    • Le 23 septembre à 21:03, par Le Japonais En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

      Le médecin ne sera jamais le patron de l infirmier
      C est plutôt vous qui vous chatouiller l esprit en vous comparant aux infirmiers mais vous perdez votre temps car ce que l infirmier doit avoir il l aura.
      C est à cause des raisonnements lapidaires de ce genre que vous êtes derrière les financiers et les magistrats et c est maintenant l infirmier votre référence pour avancer. C est vraiment minable comme raisonnement pour des gens qui se disent avoir le doctorat.
      si le médecin burkinabe et l infirmier burkinabe competissent ensemble on saura réellement qui a le niveau ou pas
      Vous pouvez essayer, organiser un concours de santé publique dont les correcteurs sont neutres et vous verrez les resultats. vous meme vous savez........ Vous n êtes pas contre les infirmiers pour rien. vous savez que même avec votre soit disant doctorat y a pas match entre nous.
      Rassures toi nous allons continuer notre lutte n en déplaisent aux aigris en manque d inspiration.

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    • Le 28 septembre à 21:41, par Sauguet En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

      Eh bien ! Le problème se trouve dans vos propos. Pourquoi c’est le médecin qui forme l’infirmier qui ne fait même pas le même travail que lui ? La logique voudrait que comme le médecins sont formés par des médecins, que des infirmiers aussi formes les infirmiers. A ce rythme, quand le pays aura suffisamment des médecins, que seront les infirmiers que vous formez à des tâches déléguées ? C’est justement parce qu’on a accepté que vous autres croyez que l’infirmier est la personne à tout faire du médecin. Là où nous avons copié les professions de santé là, l’infirmier n’est pas traité ainsi. Comment comparez-vous des corps différents ? Dans la collaboration , chacun joue sa partition. Il faut changer les mentalités et les agissements sinon la profession infirmière mourra de sa belle mort au Faso

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  • Le 23 septembre à 17:08, par Nobila En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Nous osons croire que tout ceci n’est une bonne blague. L’avènement du régime MPP a donné espoir à tous, y compris la profession infirmière et sage femme qui voyaient l’horizon avec optimisme. Il ne faut pas cet espoir tourne aux cauchemars pour certains corps de métiers. Les 3 niveaux existaient bien avant le pouvoir actuel (infirmiers/sage femme-attaché de santé -conseiller de santé), même si le recrutement des conseillers de santé n’était pas régulier. Avec les RIME, on espérait, à l’image des enseignants, un statut valorisant pour tous les métiers y compris ceux de la santé. A défaut de créer des passerelles comme à l’enseignement, l’état devait respecter au moins les accords passés avec l’OOAS et les syndicats sur le niveau de recrutement des infirmiers/sages femmes et le système LMD. Mais voilà, certains, se substituant aux instances de décisions nationales et sous régionales ont déclaré ne pas vouloir du système LMD pour les infirmiers et les sages femmes au Burkina. L’histoire retiendra qu’un certain 11 septembre 2011, le MPP et un syndicat affilié ont tenté, à travers un décret, la mise à mort de la profession infirmière et sage femmes au Burkina Faso. Ce qui est sûr, il ne parviendront jamais à leur fin car demain appartient à Dieu et à Dieu seul.

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  • Le 23 septembre à 20:31, par Le Japonais En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Bonjour
    Je ne comprends pas pourquoi au BF le médecin mesure son bonheur par rapport au bonheur de l infirmier.
    Comme quelqu’un l a dit depuis quand un maçon est le patron d un menuisier même si tous les deux interviennent dans la réalisation d une maison.
    Pour ma part mobilisons nous comme l ont fait les financiers.
    Nan lara an sara !!!

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  • Le 24 septembre à 11:11, par Epicure En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Pourquoi ne pas ne détacher les professions infirmières et médicales ?
    Je veux dire que l’Etat devrait construire des hôpitaux uniquement pour les médecins et d’autres uniquement pour les infirmiers ; comme cela il y’aura plus rien à dire : les deux professions seront autonomes.
    En attendant, moi médecin même si je ne gagne pas beaucoup, aucun infirmier ne passera par des raccourcis pour se comparer à moi encore moins prétendre toucher le même salaire que moi.
    Les infirmiers peuvent donc grever jusqu’à la retraite, nous on assure les soins de toute façon
    Quand le complexe d’infériorité nous tient, ah ! Heureusement que je n’ai pas ce problème : on m’appelle DOCTEUR :)

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    • Le 24 septembre à 21:37, par Juste En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

      Internaute Épicure, attention a vos conclusions arrivés, sortez un peu de votre complexe de supériorité et vous comprendrez les choses telles qu’elles sont réellement.
      Je vous propose deux domaines d’observation.
      1_dans les directions centrales du ministère de la santé vous trouverez des infirmiers spécialiste de sante publiques plus compétents que vous, disposant de PHD, et ayant des revenues financières aux tiennes quelques soit ce que tu gagnes. Vérifies
      2_ dans les institutions internationales, il y’a aussi des infirmiers burkinabè ( et également des médecins) qui font leurs preuves et gagnent plus que vous et vos collègues
      Je suis pret pour une discussion directe avec pour vous démontrer ce que je dis.
      Ensemble, restons modestes, courtois et ambitieux pour la promotion du secteur de la santé.
      Amicalement.

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  • Le 25 septembre à 09:14, par kouklouss En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    A lire avec attention les réactions des uns et des autres on comprend aisément le pillage des ressources dans les districts par certains MCD fraichement nommés. l’ASCE-LC devrait intensifier les contrôles des finances dans les districts.

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  • Le 25 septembre à 10:16, par Muntinbila En réponse à : Ordre national des infirmiers et infirmières du Burkina Faso : Informations sur le RIME et les interventions professionnelles

    Du calme et un peu de retenu les amis !
    Ce n’est pas le fait d’etre docteur ou je ne sais quoi, que tu dois avoir un salaire superieur à un infirmier ou une sage-femme. Un ancien infirmier qui a su évoluer avec le temps peut avoir un salaire superieur à celui d’un jeune docteur. Aussi que dites-vous de l’anciennété de l’experience acquise avec le temps ?
    A un certain niveau de responsabilité, l’intérêt général doit prévaloir sur l’intérêt personnel et égoïste.
    Ainsi, afin de rendre notre système santé plus efficace je pense à mon humble avis qu’on devrait permettre aux infirniers et sage-femmes d’un certain niveau d’étude avec une certaine expérience d’accéder au grade de docteur.
    je m’excuse beaucoup, car je ne suis pas du domaine de la santé.
    C’est juste une modeste contribution pour qu’on mette fin à la guéguerre et travailler pour le bonheur de tous les agents de la santé sans exception.
    C’est en cela que VOUS, agents de la santé contribueraient à l’édification d’une nation forte, prospère avec moins de malades.

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