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Politique : Le Balai citoyen plaide pour la responsabilisation des jeunes

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • dimanche 14 juillet 2019 à 02h19min
Politique : Le Balai citoyen plaide pour la responsabilisation des jeunes

Le projet Alliance jeunes et parlementaires, initié par le Balai citoyen, a organisé, le samedi 13 juillet 2019 à Ouagadougou, une journée de plaidoyer pour une meilleure prise en compte des intérêts socio-économiques des jeunes dans les travaux parlementaires. La campagne vise, entre autres, l’instauration d’un quota jeunes sur les listes électorales aux législatives de 2020, l’extension de la couverture de la Radio du parlement au plan national d’ici 2020 et le recrutement de 127 jeunes assistants parlementaires.

Le projet Alliance jeunes parlementaires (AJO) est né sous les auspices du Balai citoyen dans six localités du Burkina Faso (Ouagadougou, Tenkodogo, Koudougou, Dori, Pô et Bogandé). Devant les parlementaires, le samedi 13 juillet 2019, les responsables du projet ont plaidé pour la responsabilisation politique des jeunes.
Dans leur discours de plaidoyer, les jeunes ont rappelé que « la législature actuelle est issue de l’insurrection populaire victorieuse d’octobre 2014. »

Selon les lignes du discours, « cette insurrection (…) a été portée en majorité par la jeunesse, marquant ainsi son entée remarquable au-devant de la scène politique. » Pour Abadoul Fataou Maïga, porte-parole de l’AJP-Ouagadougou, « la lutte portait en elle (…) la non-représentativité des jeunes dans les instances de décision. Mais, ironie du sort, au lendemain de ce soulèvement populaire, les leçons de cette lutte semblent être oubliées car la jeunesse demeure toujours presque absente dans les instances de décision. »

Ainsi, « l’Assemblée nationale, qui se veut un temple de démocratie et de représentation nationale, ne compte aucun député de moins de 35 ans, pour une population générale composée à plus de 72% de fils et de filles de moins de 35 ans. » Un constat triste, selon l’AJP, qui a donc décidé d’initier, en collaboration avec l’ONG Oxfam, « le projet de plaidoyer d’instauration d’un quota jeune sur les listes électorales législatives, le recrutement de 127 jeunes assistants parlementaires et la couverture nationale de la Radio du parlement. »

En effet, selon la déclaration de l’AJP, « les jeunes de moins de 35 ans représentent plus de 72% de la population burkinabè. » Ce qui pourrait être, selon eux, « une relève efficace pour assurer aux générations présentes et futures, un développement harmonieux et inclusif pour tous ». Car, disent-ils, « nous pensons qu’il faut responsabiliser la jeunesse pour qu’elle soit productive et plus utile. Le quota jeune peut donc être un début très marquant. »

À travers leurs explications, il est ressorti que « ce quota peut s’appliquer en votant une loi exigeant des listes zébrées dans chaque province et dans chaque partie, sous peine d’invalidité des listes non-conformes. L’objectif est d’avoir au moins 30% de jeunes à l’Assemblée nationale à l’issue des échéances électorales de 2020. Le quota peut s’appliquer sur la liste nationale ou bien exiger qu’on ait un jeune député de moins de 35 ans dans chaque province. »

Pour Abdoul Fataou Maïga, « dans de nombreux pays à travers le monde, des assistants parlementaires travaillent aux côtés des députés pour améliorer la qualité de leurs travaux parlementaires. » Pour illustrer ses propos, M. Maïga avance : « Avec les défis émergents liés d’une part aux réalités propres de notre pays (insécurité, terrorisme, fronde sociale) et d’autre part aux défis liés à la globalisation et au développement du numérique, les parlementaires n’ont pas toutes les ressources requises et le temps nécessaire pour analyser avec lucidité les propositions de loi ayant trait aux sujets d’actualité du moment. Les assistants viennent donc apporter une dynamique nouvelle au travail des parlementaires. »

Le dernier point de cette journée de plaidoyer a concerné « la couverture nationale de la Radio du parlement. » À ce propos, M. Maïga déclare que « depuis sa mise en place, en 2014, la Radio du parlement ne couvre qu’un rayon de 75 kilomètres, juste dans les environs de la capitale. Alors que plus de 60% de nos populations vivent en zone rurale, loin de la capitale. Cette situation crée une fracture entre le peuple et ses élus. Le résultat est que les populations ne comprenant ni le rôle, ni le fonctionnement de l’Assemblée nationale, encore moins celui du député.

Conséquence, elles jugent l’Assemblée nationale comme une institution budgétivore dont se servent les politiciens. Dans l’histoire moderne de notre pays, la radio a toujours constitué le medium et l’outil principal d’information et d’expression le plus accessible à la population, au regard de son coût et de sa disponibilité aussi bien en zone rurale qu’en ville. Notre plaidoyer pour la couverture nationale de la Radio du parlement vise à disponibiliser l’information parlementaire dans l’ensemble des circonscriptions électorales, créer un espace de dialogue permanent entre le député et la population qui l’a élu, et dont il est redevable par ce simple fait. »

Des préoccupations qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, à écouter le député Emmanuel Lankoandé. Pour lui, les attentes sont conformes à la volonté d’un pays d’aller de l’avant. Toutefois, il a invité les jeunes à « se responsabiliser à travers leurs engagements dans des associations, des partis politiques pour acquérir du savoir-faire et de l’expérience. »

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 15 juillet à 10:46, par Trader En réponse à : Politique : Le Balai citoyen plaide pour la responsabilisation des jeunes

    C’est maintenant que vous voyez les bonnes choses... Balai Citoyen vous avez contribué à la descente aux enfers de notre pays vous n’avez aucune vision si c’est pas copier les autres pays ko assistant parlementaire...sa sert à rien vu que l’Assemblée nationale même est vendu quel changement vous faites laba apart se partager notre argent... Nous voulons un président jeune ambitieux et engagé pour un Burkina meilleur c’est tout le reste n’est que des détails...

    Répondre à ce message

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