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Lutte contre le terrorisme : Vers le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Tunisie

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • • mercredi 12 juin 2019 à 16h30min
Lutte contre le terrorisme : Vers le renforcement  de la coopération entre le  Burkina Faso et la Tunisie

La coopération bilatérale entre le Burkina Faso et la Tunisie était au cœur des échanges entre le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, et son homologue tunisien, Youssef Chahed, ce mardi 11 juin 2019, à Genève en Suisse. Il ressort de cette rencontre que les deux pays envisagent de renforcer leur coopération dans plusieurs domaines que sont la sécurité, la santé, l’enseignement, etc. Une rencontre qui s’est tenue en marge des travaux de la 108eme session de la Conférence internationale du travail (CIT) que la Confédération helvétique abrite.

Depuis 1964, date de l’établissement des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Tunisie, la coopération bilatérale entre les deux pays est au beau fixe.

La preuve a une fois encore été donnée, à la faveur d’une audience entre le Premier Ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, et son homologue tunisien, Youssef Chahed, ce mardi 11 juin 2019 à Genève en Suisse, en marge des travaux de la 108eme session de la Conférence Internationale du Travail (CIT).

A cette occasion, les deux Chefs de Gouvernements ont passé en revue les relations bilatérales entre leurs deux pays, avec un point d’honneur au renforcement de certains domaines de cette coopération, à l’instar de la sécurité, plus particulièrement de la lutte contre le terrorisme.

« La lutte contre le terrorisme est le nouveau défi du moment. La Tunisie a vécu cette situation, il y a quelques années. Aujourd’hui, elle a une certaine expérience dans la lutte contre le terrorisme qu’elle peut partager avec le Burkina Faso. Mon homologue nous a rassuré de la volonté de son pays à faire en sorte que les difficultés que nous connaissons aujourd’hui puissent reculer », a expliqué le Premier Ministre burkinabè.

Par ailleurs, il a aussi indiqué que cette relation bilatérale qui progresse, va se renforcer dans beaucoup de domaines comme la santé, l’éducation, les deux pays ont convenu d’intensifier leurs relations au bénéfice des deux peuples.

« La Tunisie est disposée à nous accompagner particulièrement dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la santé où nous avons définis des créneaux dans lesquels nous pouvons continuer de travailler », a dit Christophe Joseph Marie Dabiré.

Le Premier Ministre tunisien, Youssef Chahed, a abondé dans le même sens que son homologue burkinabè.
En effet, il a déclaré que lors de ces échanges, les deux pays se sont réjouis de l’excellence de leurs liens d’amitié, notamment dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et l’immigration illégale, qui sont des défis communs sur lesquels le Burkina Faso et la Tunisie vont coopérer davantage.

Pour lui, le Burkina Faso est « un pays ami et pays frère pour la Tunisie ».
C’est la raison pour laquelle, les deux pays ont des échanges « très importants » depuis quelques temps, concrétisés par la visite d’amitié et de travail qu’il a effectué au Burkina Faso en 2017.

Et Youssef Chahed d’insister : « Les relations politiques sont excellentes entre nos deux pays. Nous souhaitons renforcer un peu plus nos échanges au niveau commercial, au niveau de l’accueil des étudiants Burkinabè vers la Tunisie et au niveau de l’amélioration des conditions d’évacuations sanitaires des patients burkinabè vers la Tunisie, c’est-à-dire faire un échange gagnant-gagnant entre nos deux pays ».

A l’entendre, le Burkina Faso et la Tunisie comptent aussi développer leurs échanges dans le domaine des affaires.

« Il y a énormément d’opportunités à exploiter dans les prochains mois. Nous sommes vraiment très contents du niveau de coopération entre nos deux pays aujourd’hui. Il ne reste plus maintenant qu’à développer davantage les relations économiques et commerciales au bénéfice de nos deux peuples », a-t-il souhaité.

DCI/PM

Vos commentaires

  • Le 12 juin à 22:00, par caca En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Vers le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Tunisie

    C’est beau comme une pause déjeuner à Genève, mais le plus agréable c’est de motiver nos FDS par des moyens conséquents et une prise en charge des besoins réel pour aussi avoir de l’expérience et se vendre avec le voisin ghanéen ou togolais. Déjà vous avez nos cousins français avec leur expérience, pourquoi encore vouloir la Tunisie ?
    Il fallait que vous soyez occupé pendant vos moments de repos, donc une visite à un homologue est bienvenue. Le développement des pays africains aura encore du chemin. Pourtant, tout est fait pour réussir aujourd’hui. Je ne connais pas la Tunisie, mais le peu des ressortissants de ce pays que je rencontre à Paris ne me donne pas envie d’aller même visite où envoyer quelqu’un se faire soigner. Je préfère la discrimination des occidentaux que le racisme des arabes. Le développement de ce pays comme modèle dépend d’une analyse personnelle, si non la Tunisie n’est pas mieux loti que le Faso. C’est le travail qui compte et un salaire de motivation.

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  • Le 13 juin à 08:40, par Stalinsky En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Vers le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Tunisie

    Je pense que cette rencontre avec le premier Ministre Tunisien est une bonne chose surtout dans le domaine de la sécurité pour surout apprendre au Burkina de savoir comment construire des murs de sable le long de la frontière avec le Mali et le Niger pour empêcher les djihadistes de rentrer au Burkina. On pourra implanter des haies vives aussi à la frontière. Dans tous les cas il faut proclamer la zone du nord zone militaire et interdire la circulation dans cette zone des gens à Moto ou avec les tricycles. Tout individu enfreignant cette disposition doit être abattue. Vous verrez que les djihadistes vont disparaître de cette zone car ils se déplacent à Moto et en tricycles.

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    • Le 13 juin à 10:53, par caca En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Vers le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Tunisie

      Mon ami, déjà vous proposez une idée géniale qu’on n’a pas besoins des tunisiens qui vont venir nous espionnés. Si des coopérations pouvaient nous faire développer et être à l’abri des terroristes, déjà avec la France nous seront rassurer. Je préfère la coopération avec les occidentaux que les pays arabes ou leurs missionnés sont des extrémistes religieux. Le développement de la Tunisie c’est le tourisme et qui parle du tourisme parle également le trafic de la drogue et de la prostitution.
      Le Burkina Faso peut se développer en quelques années si nous suivons le modèle de l’occident. L’exemple Suisse est bâti sur un modèle du secret bancaire, et le partage équitable de la richesse entre Suisse par le travail. En plus de cela la transparence et la solidarité et même les pays tiers en profite de cette solidarité. Au Burkina le poumons de notre développement est d’abord la logistique à travers une bonne route de ralliement avec nos voisins. Le Burkina est un carrefour important de la sous région et si nos routes étaient bonnes avec la rapidité de livraison des marchandises, je vous rassure que nous serons développer. En plus de la route, il y a l’agriculture des légumes. Le haricot vert burkinabè est l’un des meilleurs du monde brisé surtout en France, mais malheureusement nous avons perdu le marché français à cause d’une mauvaise gestion et depuis les israéliens ont pris le marché culture le haricot au Kenya. Actuellement, nous avons un marché rentable local, la Coté d’Ivoire, pour la tomate le Ghana, togo benin. Pour cela, il suffit d’envoyer 10 étudiants de l’agriculture en Israël ou en Turquie chaque années pendant dix ans et le compte est bon.
      Mon ami, je ne vois l’intérêt de coopération avec les pays où nos compatriotes sont maltraités. Des burkinabè qui transitent par l’aéroport en Tunis en parlent. En occident, on travaillent les mêmes dans beaucoup de domaines, mais ils ne sont pas si intelligents et compétents que nous. Donc, si on nous donnait des moyens et le partage équitable, le Burkina pourrait se retrouver également dans son expertise du développement.

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    • Le 13 juin à 12:19, par A qui la faute ? En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Vers le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Tunisie

      @Stalinsky : Sérieux ? Vous ignorez vraiment que les terroristes sont parmis nos frères ? A ce stade votre mur ne va pas changer grand’chose. Nous avons besoin d’apaiser les coeurs avec de la justice sociale et d’éduquer nos enfants pour que la loi islamique ne prenne pas le dessus sur la république.
      Et puis les tunisien ? Nous avons un vraiment un complexe d’infériorité

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  • Le 21 juin à 17:20, par Ezechiel En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Vers le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Tunisie

    Parlant de cela, je crois que notre situation actuelle nous oblige à chercher partout ,tout sorte de moyens pour sortir la nation de cette crise.
    Laissez les histoires de racisme, radicalisation, de vengeance ou encore d’histoire de jugement...
    Alors ce que je peux ajouter est que le premier ministre cherche à soustraire les mauvaises graines parmis les bonnes. Nous avons des traîtres au sein du gouvernement qui contribue à la ruine du pays. Alors comment faire ??? Le problème c’est là.

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    • Le 21 juin à 21:29, par caca En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Vers le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Tunisie

      Ezechiel, vous avez vu juste, notre problème est interne et sa solution également. Allez chercher la solution partout dans le monde ne servira à rien. L’argent que nous allons injecter dans cette forme de coopération suffit pour améliorer les conditions de nos compatriotes pour les motiver à défendre leur patrie. Les autres arrivent à le faire parce que leur concitoyens se sentent mieux chez eux c’est pourquoi ils peuvent défendre la mère patrie aux prix de leur vie. Mais chez nous tel n’est pas le cas. Vous avez les citoyens d’en haut avec tous les privilèges et les citoyen d’en bas avec les différents accalmies de la vie. Comment un citoyen qui se considère rejeter par le système puisque donner sa vie pour les autres ?
      Je pense que si les burkinabè se sentaient chez eux avec les privilèges que la citoyenneté accorde, ils se battraient pour libérer le pays. La Tunisie peut servir d’un modèle, mais ne peut venir nous libérer. Eux-même coopèrent avec les français et achètent leur armes là-bas. Pour moi, la motivation manque à nos militaires.

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