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Musique : « Yêrê Boy Prod » réveille le hip-hop au Burkina

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • dimanche 14 avril 2019 à 22h00min
Musique : « Yêrê Boy Prod » réveille le hip-hop au Burkina

La maison de production « Yêrê Boy Prod » a organisé, les 12 et 13 avril 2019 au CENASA, la 4e édition de « Hip-hop Nèkré ». Le public a eu droit à deux soirées marquées par des animations artistiques du style musical hip-hop. L’ancienne et la nouvelle génération de rappeurs ont rivalisé de talents sur la scène. Les organisateurs de l’événement jurent que le hip-hop ne peut jamais mourir. Pour eux, le rap transforme les énergies négatives en énergies positives.

On aurait dit que le style musical hip-hop est tombé en désuétude au Burkina Faso. Mais ce weekend, le Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) a vibré au rythme de ce style musical. En effet, l’équipe de « Yêrê Boy Prod » y a organisé la 4e édition du « Hip-hop Nèkré » ou encore « le réveil du hip-hop ». Pour le responsable de la structure organisatrice de l’événement, Atobine Nébié alias Tigme Zanma, « le Hip-hop Nékré » est né de l’envie de donner une autre dimension au mouvement.

Il s’agit donc de donner une nouvelle vitalité au style musical. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’en plus des spectacles, il y a eu une conférence publique sur le thème « Hip-hop et communication ». L’idée est de faire en sorte que le mouvement puisse bénéficier à nouveau de visibilité.

Tout en saluant les bases posées par les devanciers, Tigme Zanma est convaincu que la génération actuelle va relever le défi. Pour l’artiste Duden’J, le hip hip-hop est une musique urbaine. Les autres styles sont arrivés après. Ils se sont adaptés au mouvement. Finalement, ils ont ravi la vedette au rap. Il a donc invité la nouvelle génération à travailler afin d’imposer le style.

Au cours des deux soirées, le public a pu communier avec les artistes rappeurs. Les rappeurs de toutes les générations se sont succédé sur le podium, au grand bonheur du public. Chacun y est allé se son style. Le look y était, le verbe aussi.

L’on a pu voir des artistes comme « Suprême Nabiga », Aziz Montana, Duden’J, Art Mélodie, Smarty, Djo le soldat « toaster ». Pour Jean Baptiste Sinaré, le hip-hop est un mouvement qui réunit la jeunesse burkinabè. Pour lui, « ça fait plaisir de voir des jeunes se battre pour leur culture ». Pour les encourager, il a rassuré qu’il sera toujours présent aux concerts. Le fan de rap conclut que le hip-hop s’est réveillé au Burkina.

La culture du hip-hop est un mouvement ayant émergé dans les années 1970 chez la jeunesse afro-américaine résidant à New York. Elle se caractérise par cinq éléments distincts, desquels découlent les différents aspects de la culture : le humain beatbox, le rap (l’oral), le turntablism ou « Djing » (musical), le b-boying (physique) et le graffiti artistique (visuel). Au Burkina, l’un des précurseurs du rap est Ouédraogo Souleymane dit Basic Soul.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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