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Agriculture Contractuelle : La Coopération Allemande (GIZ) outille les acteurs des filières agricoles

Accueil > Actualités > Environnement • • lundi 22 octobre 2018 à 00h55min
Agriculture Contractuelle : La Coopération Allemande (GIZ) outille les acteurs des filières agricoles

« Initiation à l’Agriculture Contractuelle comme modèle d’affaire inclusif ». C’est sous ce thème que le Projet Centres d’Innovations Vertes du secteur agro-alimentaire (ProCIV) de la GIZ et l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA) ont organisé du 8 au 12 octobre 2018 à Ouagadougou une formation à l’endroit des acteurs intervenants dans les Chaînes de Valeur Ajoutée (CVA) agricoles.

L’Agriculture Contractuelle (AC) se définit se comme un « Partenariat commercial basé sur un contrat entre producteurs et une société acheteuse (transformatrice ou de commercialisation) qui définit à l’avance les conditions de production et de commercialisation des produits agricoles ». L’AC est un mécanisme qui offre l’opportunité de développer des relations d’affaires efficaces et pérennes entre deux catégories d’acteurs que sont la ferme (producteur) et la firme (acheteur). Cela en assurant de manière réciproque les fonctions d’approvisionnement de produits (livraison de la matière première par les producteurs /achat de firme) et la prestation de services de la firme aux producteurs (services intégrés).

Cette approche s’inscrit dans une logique de développement des CVA où, en améliorant les relations entre les acteurs des différents maillons de la chaîne, en dialoguant sur les goulots d’étranglement et en identifiant les actions d’amélioration, les bénéfices augmenteront pour tous. A travers une fidélisation mutuelle et avec une perspective sur le moyen et longue terme, le développement des CVA soutenu par des relations d’AC contribuent à l’accès de marché rémunérateur.

Pour le formateur principal en Agriculture Contractuelle, Nasser Bila, les participants durant ces cinq jours ont été outillés pour maitriser les bases de l’approche notamment les conditions de réussite et d’échec de l’AC, la relation AC et entreprenariat agricole, le contrat, la négociation, le système de gestion de l’AC, la gestion des risques dans les systèmes AC, le modèle d’affaire AC qui permet de faciliter les relations d’affaire entre le producteur et l’acheteur. Les participants ont aussi eu droit à des outils afin de mieux accompagner, suivre et évaluer les systèmes d’AC au Burkina.

Présent à cette formation au compte du Comité interprofessionnel du riz du Burkina (CIR-B), Théophile Dipama dit avoir été bien outillé pour mieux accompagner l’Agriculture Contractuelle déjà usité dans sa filière.

« Dans la pratique nous faisions cela, mais il y avait une limite en ce sens que nous ne maitrisions pas toute la théorie, notamment le diagnostic. Nous savons maintenant avec ce que nous venons de voir, ce qui a fait que les choses ne fonctionnaient pas comme il se devait », a-t-il laissé entendre. Des connaissances qu’il compte mettre à la disposition de ses paires.

Le ProCIV a pour but l’augmentation des rendements et revenus agricoles, la création d’emplois et l’amélioration de l’offre en produits alimentaires à travers l’adoption d’innovations par les petites exploitations agricoles, les entreprises en amont de la production, et les entreprises de transformation et commercialisation. Les régions des Hauts-Bassins, des Cascades, de la Boucle du Mouhoun et du Sud-Ouest sont les zones d’intervention du ProCIV, principalement dans les CVA sésame et riz.

C’est avec satisfaction que cette formation a pris fin avec la remise d’attestation aux différents participants. Pour la Conseillère Technique, responsable de la formation du ProCIV, Gisèle Kazoni, maitriser les contours de l’Agriculture Contractuelle a des avantages pour les petits producteurs par exemple, avoir facilement accès au marché. « Il y a un acheteur qui est déjà positionné. Le producteur sait à l’avance à qui il va vendre sa production et un mécanisme de fixation de prix est adopté pour prendre en compte les intérêts de chaque partie », a-t-elle souligné. Si fait qu’après la récolte plus d’angoisses pour le producteur sur comment écouler sa marchandise et à quel prix.

Pour une mise à l’échelle le ProCIV a formé une dizaine de formateurs/conseillers en Agriculture Contractuelle qui se tient à la disposition de tous les bailleurs et acteurs des CVA qui souhaiteraient utiliser l’outil AC. Mlle KAZONI a aussi tenu à préciser que « l’Agriculture Contractuelle » qui est la construction d’un partenariat commercial durable basé sur la confiance avec une entente avant la production est différente de la contractualisation. Après la formation initiative de Ouagadougou, c’est Bobo-Dioulasso qui a abrité du 15 au 19 octobre 2018, la seconde formation sur l’Agriculture contractuelle.
Lefaso.net

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