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Soutenance de Thèse de doctorat : Mention très honorable pour Lassané Tapsoba

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Recherches et innovations • LEFASO.NET | Par Nicole Ouédraogo • jeudi 23 février 2017 à 17h30min
Soutenance de Thèse de doctorat : Mention très honorable pour Lassané Tapsoba

L’université Aube Nouvelle a désormais à son actif quatre docteurs. Ce mercredi 22 février 2017, Lassané Tapsoba a présenté et défendu sa thèse de doctorat en sciences de gestion. « Contribution des projets de gestion électronique des documents (GED) à la performance organisationnelle : cas de la Cinémathèque africaine de Ouagadougou(CAO) », tel est le thème qui a fait l’objet de recherches par le gestionnaire du patrimoine culturel du Ministère de la culture.

Comment la gestion électronique des documents peut-elle contribuer à améliorer la performance organisationnelle de la cinémathèque africaine ? Parti du constat que le patrimoine mondial audiovisuel et cinématographique est en danger, Lassané Tapsoba a noté que cette situation déplorable est la conséquence de l’inadéquation des structures de stockage et de conservations des archives films et télévisions, la croissance exponentielle du nombre des archives dans le monde. En plus de cela, il faut tenir compte de l’obsolescence rapide des supports technologiques et la dégradation des supports analogiques.

Le même constat est fait au niveau de la Cinémathèque africaine de Ouagadougou (CAO). Face aux mauvaises manipulations, aux facteurs biologiques tels que le syndrome du vinaigre, les catastrophes naturelles et les facteurs socioculturels et politiques, le Burkina ne fait pas l’exception selon Lassané Tapsoba. Aux dires du chercheur, « Si rien n’est fait, il y a un risque de disparition de la mémoire africaine d’ici 2020 ».D’où la numérisation des archives qui malheureusement, ne semble pas être la solution adéquate. Des problèmes spécifiques liés à l’archivage numérique, le gestionnaire du patrimoine culturel dit avoir relevé entre autres : le manque de crédibilité des sources, l’accès difficile, le problème de sécurité et de pérennité des contenus, le coût élevé des TIC.

De ses recherches, Lassané Tapsoba a conclu que l’archivage numérique ne garantit pas une conservation pérenne des archives primaires de la CAO. Aussi, que les résultats de la performance dépendent de la qualité du dispositif organisationnel des ressources, des installations et des facteurs socio-culturels. Quant à la performance organisationnelle, elle repose sur la motivation de la CAO et de leur capacité à innover tout en s’appropriant la GED .Pour une meilleure conservation des archives, le chercheur préconise la duplication de ses recherches vers d’autres travaux scientifiques et professionnels centrés sur les solutions GED en Afrique, la mise en œuvre et le suivi commercial du projet GED/CAO avec la valorisation par le biais d’une plateforme.

A l’issue de l’exposé suivi des échanges avec le jury présidé par le professeur Alidou Ouédraogo de l’université de Moncton (Canada) et Aube nouvelle, la thèse de Lassané Tapsoba a été jugée recevable. Il a donc été élevé au grade de docteur en sciences de gestion avec la mention très honorable.

Un exploit pour Aube Nouvelle

Se réjouissant d’avoir mis sur le marché de l’emploi un quatrième docteur, Isidore Kini, le fondateur de l’université Aube Nouvelle a confié : « C’est un sentiment de joie et de fierté. De 2012 à 2017, nous avons formé quatre docteurs et je pense que c’est vraiment un exploit ». Selon lui, Cette thèse honore toute l’université Aube Nouvelle. « Je me félicite de voir que ce défi qui consistait à s’attaquer à la recherche et de former une masse critique de docteurs parce que le pays en a besoin, est en train d’être relevé. Il y a aussi la volonté des étudiants qui font des efforts pour soutenir en 3 ou 4 ans maximum » a-t-il souligné.

Le nouveau docteur pour sa part, compte embrasser la carrière d’enseignant, en mettant le fruit de ses recherches au bénéfice des jeunes. Il envisage également se lancer dans des travaux de publication en vue de faire connaître le patrimoine culturel burkinabè.

L’école doctorale de l’université Aube nouvelle a ouvert ses portes en 2012 dans deux disciplines que sont les sciences de gestion et l’informatique. « Bientôt, ce sera une école doctorale pluridisciplinaire » a annoncé le fondateur, Isidore Kini. A ce jour, l’école doctorale a des partenaires telles que l’université de Nantes, de Lyon, l’école centrale de Lille, l’école polytechnique de Marseille et l’université de Québec.

Pour la présente soutenance, le jury était composé des rapporteurs : professeurs Jean Paul Mamboundou (l’INSG de Libreville au Gabon) et Serge Didier Lenga de l’université Marien Ngouabi du Congo. Etaient également membres : les professeurs Yves Livian de l’université Lyon 3 et Aube nouvelle. Les travaux ont été dirigés par les professeurs Marc Bidan de l’université de Nantes et Aube Nouvelle et Salifou Mbaye de l’université Cheick Anta Diop de Dakar.

Nicole Ouedraogo
Lefaso.net

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