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Jubilé d’or : 50 bougies pour le Collège Sainte Marie de Tounouma

Accueil > Actualités > Société • • vendredi 5 décembre 2003 à 10h45min

L’un des plus anciens établissements secondaires de notre pays célèbre cette année ses 50 ans d’existence. C’est le Collège Sainte Marie de Tounouma de Bobo-Dioulasso, fondé par la Mission catholique en 1953. Pour l’émancipation de la jeune fille en Afrique de l’Ouest et au Burkina notamment, l’établissement a joué un rôle de premier plan.

C’est un programme très étoffé qui est proposé au public et aux invités de marque qui viendront du Burkina, d’Afrique et d’ailleurs. Les manifestations de ce jubilé d’or ont débuté depuis le 31 octobre dernier et prendront fin le dimanche 7 décembre 2003 après une messe d’action de grâce. Sur le terrain de l’organisation pratique des manifestations, l’Association des anciennes du collège de Tounouma se trouve au premier plan. La cérémonie officielle de célébration est fixée au vendredi 5 décembre, sous la présidence de Laya Sawadogo, ministre des Enseignements secondaires, supérieurs et de la Recherche scientifique. La Ministre de la Promotion de la Femme, Mme Gisèle Guigma, sera la marraine de la cérémonie.

Sainte Marie de Tounouma à travers le temps

Monseigneur Anselme Titianma Sanou est le père-fondateur héritier de cet établissement créé dans le cadre des œuvres missionnaires catholiques au Burkina, notamment dans le diocèse de Bobo-Dioulasso établi en 1927.

Monseigneur Anselme Sanou, témoin privilégié de l’évolution du collège Sainte Marie de Tounouma que nous avons rencontré à son domicile raconte :

"Pour évangéliser, il fallait développer. Monseigneur Dupont qui est arrivé en 1942 avait comme objectif la formation du personnel religieux, ecclésiastique. Il a insisté beaucoup sur les écoles : écoles de catéchistes, apostoliques... la toute première école est encore là, rénovée, et appelée Ecole Marie Gabrielle Chaulet (nom d’une missionnaire arrivée en 1939)".

Tout part de la petite section filles de cette école dotée d’un internat, qui en 1949 allait déménager sur l’actuel site du collège Ste Marie de Tounouma. Ce "cours complémentaire" comme on l’appelait, dispensait des cours d’art ménager. Il sera plus tard appelé Cours normal, avec vocation de former des lettrées, car selon le Père fondateur, il est anormal d’apprendre des Ecritures saintes par cœur sans pouvoir les lire. Toutes choses entrant dans le cadre du programme général de développement qui donna naissance, entre autres, au Cours normal de Tounouma, au Collège Sainte Thérèse de Banfora, au Grand séminaire de Koumi, au Petit séminaire de Nasso, au Collège des Frères de Toussiana, au Lycée technique de Hamdalaye.

Animé du souci de "verser dans la société des personnes qualifiées", ouvert à la sous-région Ouest-africaine, le Collège Sainte Marie de Tounouma recevait par le passé des Guinéennes, des Nigériennes, des Voltaïques, des citoyennes du Soudan français.

Le Père fondateur de l’Etablissement se plaît à rappeler qu’en 1953, une des premières titulaires du brevet est sortie de Sainte Marie de Tounouma. Lorsque trois religieuses se sont présentées au baccalauréat, cela a été un événement ajoute-t-il. Mais, comme les autres établissements privés catholiques, le collège a vécu des heures noires avec en 1969, un grand débat sur la séparation entre les écoles privées et l’Etat, et en 1984 avec l’avènement de l’Etat d’exception du CNR. Si l’établissement est toujours aux premières loges du succès, c’est parce que dans un système éducatif individualiste, il a su imprimer un esprit de groupe et un encadrement rapproché. La directrice connaît ses élèves, les cas de chacun, et les aime, fait observer l’archevêque de Bobo-Dioulasso.

50 ans après sa création, le collège maintient sa vocation de départ. Tourné vers l’avenir, il embrasse l’ère des N.T.I.C en veillant à ce que cet instrument ne soit qu’un outil, permettant à la jeune fille de se réaliser pleinement aussi bien dans le service public que par des initiatives privées.

Jean Luc BONKIAN
Sidwaya

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