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Crise malienne : les Mouvements de l’Azawad expliquent les blocages des négociations d’Alger à Ouagadougou

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Crise malienne • • vendredi 19 septembre 2014 à 02h10min
Crise malienne : les Mouvements de l’Azawad expliquent les blocages des négociations d’Alger à Ouagadougou

Débutées le 1er septembre dernier à Alger, les négociations entre le Gouvernement malien et les mouvements armés de l’Azawad peinent à accoucher d’un accord. Face à cette situation, les Mouvements de l’Azawad ont tenu à expliquer les raisons du blocage. Pour cela, ils ont animé un point de presse, ce jeudi 18 septembre 2014, à Ouagadougou.

A quand la fin de la crise malienne ? Bien malin qui saura répondre à cette question. Surtout qu’à part l’Accord de Ouagadougou, les négociations menées dans d’autres pays ont toujours connu un dénouement difficile pour ne pas qu’elles aboutissent sur un échec. L’histoire veut visiblement se répéter à Alger, la capitale algérienne, où se mènent des tractations pour sortir le Mali de l’impasse politique dans laquelle il est plongé depuis 2012.

Après une rencontre « fructueuse » entre les Organisations de la société civile de Bamako et celles de l’Azawad, les négociations ont véritablement débuté entre les différents protagonistes. Et selon Mossa Ag Attaher, porte-parole des Mouvements de l’Azawad, les conclusions de la rencontre des OSC sont satisfaisantes. « Même la société civile malienne du sud a reconnu qu’il y a nécessité aujourd’hui de trouver un accord et un statut politique à cette région qui puisse garantir la paix et la stabilité pour les populations qui vivent dans ces régions », a-t-il indiqué.

Mais entre le Gouvernement malien qui tient à l’unité du territoire et les Mouvements armés qui exigent un statut fédéral pour la région, tout semble se corser. « Après une semaine d’échange entre les OSC, le gouvernement malien et les Mouvements de l’Azawad ont pris le relai des négociations, à partir du 12 septembre. Mais des blocages ont apparu au grand jour », a ajouté Ag Attaher avant d’ajouter qu’ils ont envoyé à Alger « une délégation avec une priorité principale qui est de déterminer un statut politique pour l’Azawad. C’est la raison pour laquelle la délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad s’est rendue à Alger ».

Un blocage, trois raisons

Selon le conférencier, les négociations d’Alger piétinent pour trois raisons essentielles. La première étant le refus de Bamako de discuter du statut de l’Azawad. « Il faut que les choses soient claires. Nous ne sommes pas allés à Alger pour discuter du développement des régions de l’Azawad ou uniquement pour discuter des questions de sécurité ou pour opérer la réconciliation nationale du Mali. Nous y sommes pour obtenir un statut pour l’Azawad. Mais la partie malienne est arrivée avec le sens inverse c’est-à-dire, travailler sur les Commissions thématiques institutionnelles et politiques, développement, sécurité et réconciliation », s’est défendu Mossa Ag Attaher.

Pour être plus forts, les mouvements de l’Azawad se sont mis ensemble et ont matérialisé leur entente par un protocole définissant le statut de la région comme le point primordial des négociations. Seulement, à en croire le conférencier, au déballage du contenu de ce protocole, la délégation malienne a quitté la salle en menaçant de rentrer à Bamako. « Mais la partie algérienne s’est impliquée pour garder la délégation de Bamako afin que les négociations n’échouent pas », a raconté le porte-parole des mouvements armés.

Même si l’unité des mouvements prenant part aux discussions est proclamée, il n’en demeure pas moins que certains éléments « proches de Bamako », récusent le protocole créant ainsi une scission au sein des représentants de l’Azawad.
Au cours de sa rencontre avec les hommes de médias, Mossa Ag Attaher a renouvelé la disponibilité de ses compagnons à trouver une solution sur la région de l’Azawad. Cela aussi dans l’intérêt de Bamako. Car prévient le porte-parole « Si Azawad n’a pas de statut et s’il n’est pas un territoire pacifié, Bamako n’aura jamais le sommeil tranquille ».

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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