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Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

Publié le dimanche 15 octobre 2023 à 22h05min

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Thomas Sankara, 36 ans après sa mort :  Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

Il était jeune, charismatique, ouvert au monde et a, en quatre ans, montré que l’on pouvait diriger autrement les pays africains, sans népotisme, ni corruption, avec un train de vie du gouvernement modeste, etc. Son assassinat a fait de lui une légende et son aura ne fait que grandir avec le temps. Aussi les dirigeants et les politiciens aiment à se réclamer de lui quand bien même ils ne partagent pas ses valeurs et ses opinions.

Se vêtir de l’image de Thomas Sankara est une pratique courante au Burkina Faso, où les partis sankaristes ont poussé comme des champignons, chacun défendant sa chapelle pour ramener au pouvoir soit disant les idées de Thomas Sankara. Voilà que le 22 septembre 2022, un jeune capitaine prend le pouvoir, presqu’au même âge que Thomas Sankara. De guerre lasse, toutes affaires cessantes, sans avoir dressé le bilan de leur propre action aux côtés du capitaine Sankara, certains de ses compagnons et autres admirateurs ont remis le flambeau de leur lutte au capitaine Ibrahim Traoré.

On se demande encore par quel procédé tout jeune capitaine putschiste peut être révolutionnaire, ou remplacer Thomas Sankara ? Etait-ce indiqué dans le contexte actuel du pays et de la situation mondiale d’ajouter cette contrainte aux charges du capitaine Ibrahim Traoré, venu pour lutter contre le terrorisme ? Doit-il courir après Thomas Sankara pour faire comme lui ? Ce faisant ne déclenche-t-il pas lui-même les comparaisons entre lui et le capitaine défunt ? Ceux qui lui ont imposé ce fardeau ont fait une faute politique et ont refusé d’aider le jeune capitaine. Ibrahim Traoré ne devrait-il pas chercher à proposer une meilleure version de lui-même plutôt ? La richesse du pays ne serait-elle pas d’avoir un Thomas Sankara et un Ibrahim Traoré, au lieu d’un Thomas Sankara et une copie ?

Lire aussi : Burkina / 15-Octobre : « Les recherches sur Thomas Sankara et la Révolution sont loin d’être terminées… », fait savoir Bruno Jaffré

Entre ceux qui prennent à la lettre les propos de l’ancien président et ceux qui ne voient que l’aspect folklorique de ses actions, le pays des hommes intègres se cherche entre culpabilité et manque de courage pour analyser les évènements et en tirer les leçons pour l’avenir. Les adeptes de la métempsychose qui voit dans le nouveau président un Thomas Sankara, ne savent pas que Sankara en parlant de la naissance de mille Sankara, parlait des adeptes de ses idées, et ne le localisait pas dans un pays. Ceux qui ont étudié les idées de Thomas Sankara s’en inspirent et les pratiquent chaque jour sans être dans les proclamations et les gesticulations. Ils ont compris que les idées sont faites pour transformer les sociétés et la vie des peuples.

Beaucoup de pays ont remis au goût du jour leur tissu traditionnel et font du dan fani, haut de gamme qui procure des revenus substantiels à leurs artisans, parce qu’ils le vendent à l’international. C’est Thomas Sankara qui a eu l’idée et l’a popularisé à un sommet de l’OUA. Mais nous, nous en sommes toujours au même stade à vouloir faire une cotonnade que pour la consommation locale qui revient chère, pas à la bourse des populations.

Ces élites déconnectées des populations qui font semblant d’être proches de la tradition ne savent pas que même dans les funérailles traditionnelles où les familles emmènent des pagnes Faso dan fani, les pagnes imprimés sont acceptés parce que moins chers. Seule la famille nucléaire paie le pagne traditionnel. L’indépendance de notre pays en tant que producteur de coton est de se doter d’une industrie textile qui est capable de produire à moindre coût du tissu et de laisser les artisans produire pour les plus riches d’entre nous et de l’étranger.

On aurait pu penser qu’avec la mobilisation générale décrétée actuellement, le pouvoir du MPSR II aurait réuni les acteurs du secteur textile, les chercheurs et économistes pour que notre coton ne soit plus exporté en totalité et qu’on ait encore une société textile qui puisse produire en priorité pour nos forces de défense et de sécurité et leurs supplétifs et produire pour nos élèves et étudiants. Avec ce marché captif et le coton de chez-nous, on pourrait avancer en réunissant les forces financières et intellectuelles. Mais non, on n’avance pas depuis plus de trois décennies malgré les problèmes nouveaux et immenses.

Lire aussi : Burkina : Les restes de Thomas Sankara et ses compagnons d’infortune ré-inhumés à huis clos au Conseil de l’entente

L’action est éclairée par la réflexion

Le Burkina ne retient de Thomas Sankara actuellement, et ce n’est pas la faute aux jeunes, que le poing brandi et des slogans. Comment il a bouleversé la gouvernance du pays, lutté contre la corruption, et affiché aux quatre coins du monde notre dignité, en ne s’abaissant devant personne, défendant un Burkina libre et indépendant, peu de jeunes gens le savent. La génération qui a vécu cette période refuse d’aller dans le fond des choses, chacun préférant dire qu’il l’a connu, qu’il en était, qu’il participait à la révolution : montrant une photo jaunie de groupe où il était avec le président Thomas Sankara, tout en regrettant l’absence des selfies dans les années 1980. Ils sont rares les témoignages de ceux qui l’ont connu qui font réfléchir sur son action. Et quand il y’en a, sans l’avoir lu, les fanatiques du capitaine président assassiné commencent à tirer sur celui qui ose dire des choses qu’ils ne veulent pas entendre sur leur idole.

Qu’est ce qui peut expliquer que le fond de sa pensée soit moins connue que ses posters ? Pourquoi tout le monde trouve bien de se réclamer de lui, au point que nous avons au Burkina refusé à sa famille biologique le droit d’organiser ses obsèques, nous accaparant des restes de l’époux, du père et du frère à des fins bien plus mercantiles que d’intérêt national ?

Sankara était chez lui à Dagnoën auprès de ceux qu’il a aimés

Le gouvernement burkinabè a déclaré héros de la nation, le capitaine Thomas Sankara. On ne sait pas, à part le gouvernement lui-même, qui est le bénéficiaire de cette déclaration, les enfants de Thomas Sankara ne sont pas mineurs. C’est une déclaration d’amour pour récolter des sympathies et des soutiens. D’autres gouvernements du pays avant eux ont utilisé la même recette. Mais ce ne sont pas ceux qui bâtissent des monuments et baptisent des avenues et des boulevards qui aiment le plus ou agissent selon la pensée de Thomas Sankara, même Blaise Compaoré l’a fait.

A lire aussi : Ré-inhumation des restes de Thomas Sankara : La famille demande au président Ibrahim Traoré de suspendre la ré-inhumation au Conseil de l’Entente

Le peuple, depuis 1987 et l’Afrique entière aussi a déclaré Thomas Sankara héros des peuples africains par les pèlerinages au cimetière de Dagnoën. Il avait été enterré auprès de ceux qu’il avait défendu, ses vrais compagnons et amis. En l’emmenant au conseil de l’entente, lieu de pouvoir et de torture, on écorche son image. Si Thomas Sankara revenait à la vie, nous ne sommes pas sûrs qu’il serait d’accord avec tous ses admirateurs, les bâtisseurs de monuments et baptiseurs de rues.

Sana Guy
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 15 octobre 2023 à 19:19, par HUG En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Oui, si Thomas Sankara revenait a la.vie , il n allait pas.pardonner ceux qui ont fait pleuré sa soeur Bernadette qui ne.voulait qu il soit enterré au conseil de l entente.Que vaut Thomas Sankara sans sa femme et ses enfants. Thomas Sankara appartenait a une famille avant d appartenir au pays.Thomas sankara vous avez vecu utile.Mais helas comme’disait Alpha Blondy ce sont tes baramogo qui t on Guiart.Vous avez en quatre ans fait plus que les 27 ans du naturalisé ivoirien blaise compaoré.

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    • Le 15 octobre 2023 à 20:04, par L’indigné En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

      Ce pauvre HUG toujours en contre-note. Il ruse encore pour diluer la teneur de la célébration patriotique de Sankara. Je suis convaincu que ce monsieur est un ennemi des valeurs en hausse dans ce pays, un représentant, pour ne pas dire un faux profil qui rage de voir enterrer le régime déchu du 15 octobre et ses mensonges.
      Il ne defend pas la famille de Sankara. Il denigre la célébration. C’est la marque des petites gens sans envergure.
      Sankara appartient au peuple burkinabè surtout sa mémoire d’homme d’Etat. Il est mort président du Faso, assassiné par tes modèles dans l’exercice de ses fonctions. Par ailleurs, selon nos traditions, la mort - par balle, par accident, noyade - demande que le defunt soit enterré au lieu de sa mort où des rites d’apaisement sont effectués pour que cela n’arrive plus.
      L’assassinat est un crime à exorciser.
      Enfin, la digne famille de Thomas est déjà parvenue à surmonter ses divergences de forme.
      HUG et consort, vous ne pouvez tromper personne.
      Né pour marcher dand les ravins de l’histoire, la
      grande Histoire de ce pays. Pauvre HUG.

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  • Le 15 octobre 2023 à 19:56, par BAMBIO Z François En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    C’est le fait de voir les choses toujours du mauvais oeil qui coûte cher à notre beau pays. Nos autorités ont fait ce qu’il faut pour élever l’homme et c’est ce qui compte..La famille SANKARA est bel et bien représentée à la célébration.

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  • Le 15 octobre 2023 à 20:06, par lamoussaa En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Ce journaliste veut démontre quoi au juste ?
    Y a t il une antinomie entre pleurs de la famille et célébration par les autorités ?
    Le titre de l’article est assez pernicieux.
    On peut ne pas aimer tout ce.que font les autorités actuelles mais une chose est sure ; tous les présidents et les journalistes seront pleurés par leurs familles âpres le grand départ, mais très peu, à l’instar de NORBERT ZONGO ou SANKARA, seront célébrés car ayant proposé un idéal à la société au delà des élucubrations et des critiques factuelles

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  • Le 15 octobre 2023 à 21:20, par HUG En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Quelle famille de thomas sankara a participé a ses funerailles ?Les enfants , sa.femme et les soeurs directes de thomas sankara ont ils partucipé a ses funerailles ? Non.Je me rappelle que la soeur de thomas sankara avait dit sur omega que ceux qui etaient aux funerailles y étaient au nom d eux memes et non au nom de la famille Sankara.Ne tordez pas le.cou de l histoire.

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  • Le 15 octobre 2023 à 22:54, par TROP C’EST TROP En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Ah, les burkinabêêêêê..........êêêêêê, à force de célébrer la mort, vous attirez des malheurs dans votre pays. Quittez dans ça pendant qu’il encore temps. Aucun messie ne viendra porter votre croix. A moins que vous changiez votre façon négative d’appréhender le monde (victimisation excessive, haine aveugle contre autrui, médisance, débats stériles, improvisations tout azimut), ce pays disparaîtra sous peu.
    Marre des pleurnicherie et de la célébration de la mort !!!

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  • Le 16 octobre 2023 à 01:06, par Bob En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    @Trop c’est trop de bêtises, HUG, les frères de SANKARA, Paul, Pascal… ont approuvé son transfert au Conseil de l’Entente. Ceux qui ont tuer SANKARA enragent de voir que les burkinabé dans leur malheur se tournent vers celui qui leur avait rendu leur fierté, leur dignité et leur courage. Humiliés sur les chantiers des travaux forcés, les plantations de 🇨🇮 et d’ailleurs les voltaïques renaissent grâce à SANKARA et prennent leur destin en main. Après 27 de sorcellerie au cours desquels Kouassi Blaise COMPAORE a TUER l’âme des burkinabé, la descente aux enfers a culminé avec notre malheur actuel. Célébrer notre héros permet de réarmer le peuple et qui sait, peut-être conjurer la MALÉDICTION qui s’est abattue sur notre pays. SANKARA est trop IMPORTANT pour n’appartenir qu’à quelques membres de sa famille . SANKARA n’appartient pas seulement au Burkina, il est une boussole pour une multitude à travers le monde. Évidemment quand mort SANKARA éclipsent tous vos CHAMPIONS toujours en vie, la rage et la bêtise vous font raconter n’importe quoi. Gloire éternelle à notre HÉROS.

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  • Le 16 octobre 2023 à 06:33, par Citoyen ordinaire En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Cela fait bien sourire de voir que certains continuent de prédire la disparition du Burkina ! C’est vraiment la marque des "petites gens sans envergure" tel que le dit un internaute ! Ils n’arrivent pas à comprendre que l’Histoire de ce pays les a vomis et déposés dans dans un amas de déchets humains. Ils auront tout fait mais ils sont sortis de l’histoire du Burkina non pas par une porte ou une fenêtre mais par une simple lucarne. En général, c’est le sort des traîtres ! Quand je pense qu’on avait même convaincu le pauvre et intrus Paul Henri Sandaogo DAMIBA de déboulonner la statue de Sankara ! Heureusement pour eux car cela aurait alourdi la défaite des Misérables princes du 15 Octobre 1987 ! Conseil : ne vous attaquez pas à l’Histoire car elle sort toujours gagnante de toute forme de confrontation !

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  • Le 16 octobre 2023 à 12:52, par Sacksida En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    En Verite, il faut savoir s’Inspirer de Thomas Sankara et la Revolution d’Aout pour combattre l’Insecurite de facon efficace et adequats pour resoudre des problemes d’insecurite et de gestion publique dans l’interet General de notre Peuple Burkinabe. Non aux sectarisme et l’Unite reellement des Forces Armees Combattantes contre les terroristes et Mecreants de notre Peuple Burkinabe. Salut

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  • Le 16 octobre 2023 à 16:54, par LE FORGERON En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Bonjour,

    Bravo les gars cette nomination est à saluer. Et beaucoup de révolutionnaires ne diront pas le contraire. Ce que vous avez fait en 1 ans 1 mois dépasse déjà un mandat de 5 ans de certains.
    On aime dire : "ce n’est pas celui qui est né le premier qui sera le premier à voir un éléphant mais c’est celui qui est le premier à aller là où il y a un éléphant". Monsieur le Président du Faso, IB, vous êtes déjà un Héros National pour le Burkina Faso de votre vivant. Nous ne connaissons pas les procédures et les implications mais nous osons affirmer haut et fort, vous êtes un Héros National car vous avez ouvert les yeux et la conscience de la jeunesse Burkinabè. Car Thomas Sankara l’avait dit que même si on le tuait il y aura encore plusieurs révolutionnaires qui vont naitre.

    Thomas Sankara est devenu un Héros national, vous aussi vous l’êtes.

    La Patrie ou la mort, nous vaincrons !!!!!!!!!!!!!!

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  • Le 16 octobre 2023 à 18:09, par HUG En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Bob, quand on insulte c est qu on manque cruellement d arguments.Bob pourquoi Mariam Sankara a fui avec ses enfants apres sa mort ?Les freres de sankara heritent plus de sankara que ses enfants et sa femme ? A mediter.Les hommes intelligents n insultent pas les gens ils convainquent les gens avec des idées.yako a toi Bob

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  • Le 17 octobre 2023 à 00:34, par Bob En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Demandez à votre champion Kouassi Blaise COMPAORE pourquoi Mariam SANKARA a fui. Si dire la vérité c’est insulter je m’excuse. Ce qui se passe dans la famille SANKARA est une affaire privée et vous êtes mal placé pour en parler. Ni la veuve, ni les enfants, ni les frères de SANKARA ne sont ses héritiers. Cette notion qui vaut pour un individu ordinaire comme vous et moi n’est pas valable pour une ICÔNE comme SANKARA. Des millions de personnes à travers le monde 🌍 se reconnaissent ou même revendiquent l’honneur d’être ses HÉRITIERS. Une ICÔNE porteuse d’un MESSAGE qui lui a survécu 36 ans ne peut appartenir à quelques mortels. SANKARA doit survivre à tous ses héritiers..

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  • Le 17 octobre 2023 à 09:58, par Alpha2025 En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Je me suis souvent posé la question suivante : Thomas SANKARA savait ce qui se préparait contre lui. Il avait été averti à plusieurs reprises par différents proches et moins proches. Il avait des solutions pour tenter d’éviter ce qui s’est passé le 15 octobre provoquant l’arrêt de la révolution, et occasionnant la perte d’un père, d’un époux, d’un ami. Pourquoi est-il, à la manière d’un héros grec, allé à la mort ? Il avait prévu qu’il serait sacralisé, voire déifié après sa mort. Est ce cela qu’il a préféré, à mon avis bien égoïstement ? À t’il préparé son épouse et ses enfants à sa disparition soudaine ? Qu’il sacrifié son épouse passe encore (je ne l’accepte pas, mais je n’ai pas eu l’impression qu’il formait vraiment un couple avec Mariam) mais pour ses enfants, c’est tout simplement inacceptable. Pour ce qui me concerne, j’aurai préféré que SANKARA évite ce qui s’est passé le 15 Octobre, quitte à organiser ensuite une clarification, afin de pouvoir continuer son combat. Le rapport de forces était en sa faveur. Et il avait le peuple avec lui. Maintenant qu’il est parti, voilà que des gens qui n’étaient même pas nés sous la révolution créent un SANKARA à leur image, projettent un mausolée budgetivore aux antipodes de ce que, j’en suis convaincu, SANKARA aurait souhaité ; il aurait été plus utile et plus profond, plus conforme aux idéaux de SANKARA de créer une fondation pour conceptualiser, approfondir, et diffuser les idéaux de Thomas SANKARA. Mais un mausolée spectaculaire, ça fait mode, ça fait bling bling, mais ce n’est pas ce que le père de la révolution aurait souhaité.

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  • Le 17 octobre 2023 à 17:59, par HUG En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    Bob, quand on lit HUG et qu on est.bonne foi on sait que HUG ne supporte pas et n a jamais supporté blaise compaoré contrairement a toi qui defent aveuglement des putschistes.Relis mes post sur le fasonet. Yako à toi.Il faut une capacité d analyse élevé pour comprendre HUG.

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  • Le 17 octobre 2023 à 23:20, par Bob En réponse à : Thomas Sankara, 36 ans après sa mort : Entre pleurs de la famille et célébrations des autorités

    @HUG a sûrement inventé l’eau chaude ! La modestie ne vous étouffe pas du tout. Si vous croyez que vous êtes un foudre de guerre parce que vous gribouillez quelques galimatias sur lefaso.net détrompez vous, on ne vous donnera pas le prix Nobel pour ça. Vous ne me connaissez pas. Quand @TROP c’est TROP traite les gens de burkinabete vous n’y voyiez aucun inconvénient et vous parlez d’insultes ?

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