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77e AG des Nations unies : Le président Damiba demande le soutien de la communauté internationale pour freiner l’expansion du terrorisme

Déclaration

Publié le vendredi 23 septembre 2022 à 22h25min

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77e AG des Nations unies : Le président Damiba demande le soutien de la communauté internationale pour freiner l’expansion du terrorisme

Lors de son passage à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU ce 23 septembre 2022, le chef de l’État burkinabè a laissé entendre que les principaux défis auxquels notre monde est, de nos jours confronté sont la paix et la sécurité, la démocratie et le développement durable, les changements climatiques et l’environnement, la santé et l’éducation.

Et pour les relever, il invite l’ensemble des pays à l’unité car dit-il, "nous devons essayer d’aller au-delà de nos intérêts individuels et particuliers, souvent facteurs de crises, pour entretenir des relations apaisées les uns envers les autres".

Paul Henri Sandaogo Damiba est également revenu, sur la situation sécuritaire délétère, qui a amené le MPSR à prendre le pouvoir, le 24 janvier 2022, au pays des hommes intègres. Il fait remarquer que la seule volonté du Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme ne suffira pas à produire des effets durables ou irréversibles dans ce domaine. C’est pourquoi le président du Faso, en appelle au soutien de la communauté internationale qu’il dit indispensable.

"Ce soutien est surtout urgent, car la position géographique du Burkina fait de lui un verrou pour freiner l’expansion du terrorisme vers les pays côtiers comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo...Ce qui se passe aujourd’hui au Sahel, de par ses effets transfrontaliers, est un problème qui met en jeu la paix et la sécurité internationales. Dès lors, il est impératif que la communauté internationale s’en préoccupe et s’en saisisse davantage. Les efforts déployés jusque-là sont certes salutaires, mais restent en deçà des attentes, au regard de la réalité du terrain", a-t-il ajouté.

Paul Henri Sandaogo Damiba a aussi appelé les partenaires techniques et financiers, bilatéraux et multilatéraux à soutenir le plan d’action de la Transition adopté le 6 mai dernier. Il espère ainsi un appui de ces partenaires au développement afin de combler le gap d’environ 4 575 510 885 de dollars US sur un budget total de 18 064 024 104 de dollars US.

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77e Assemblée générale des Nations unies : La Déclaration du Président du Faso le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général des Nations-Unies,
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,
Distingués Délégués,
Mesdames et Messieurs.

Monsieur le Président Csaba Kőrösi,

Je voudrais, avant tout propos, Vous adresser mes vives et chaleureuses félicitations pour Votre brillante élection à la présidence de la 77ème session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies.

J’ai l’assurance que Votre grande expérience, Votre bonne connaissance du Système des Nations Unies en particulier, et Votre engagement bien connu en faveur de la diplomatie multilatérale seront le gage du succès de Votre mandat. Je puis, dès à présent, Vous assurer du plein soutien de la délégation du Burkina Faso dans l’exercice de Votre lourde charge et pour le succès de nos travaux.

Mes félicitations vont également à l’endroit de Votre prédécesseur, Monsieur Abdulla Shahid, pour la manière remarquable avec laquelle il a présidé les travaux de la 76ème session ordinaire de l’Assemblée Générale.

A Monsieur Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, je réaffirme, solennellement ici, la reconnaissance du Burkina Faso pour son engagement constant, résolu et renouvelé en faveur de la paix, de la sécurité et du développement.

C’est l’occasion pour moi, de saluer, en ces lieux, la tenue du Sommet sur la Transformation de l’Education qui a permis une large mobilisation des acteurs du monde de l’éducation. J’ose espérer que l’engagement des uns et des autres dans la mise en œuvre des conclusions de ce sommet contribuera à accélérer, de façon significative, les progrès vers une éducation de qualité pour tous, en particulier dans les pays du Sud.

Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs

Le thème général de cette 77eme session de l’Assemblée générale, « Une nouvelle ère : des solutions porteuses de changement pour relever des défis interdépendants », révèle, pertinemment, l’urgence et le devoir de responsabilité historique des acteurs politiques, économiques et sociaux de notre temps, face aux multiples crises auxquelles le monde est confronté.

En effet, alors que le monde se relève progressivement de la pandémie de la Covid-19, d’autres fléaux tels que le terrorisme, les conflits intra et inter-étatiques ainsi que les crises humanitaires et alimentaires qu’ils engendrent, les changements climatiques et leurs effets pervers continuent de marquer douloureusement la vie du monde au quotidien. Ces fléaux viennent nous rappeler notre fragilité individuelle et collective, l’interdépendance des pays et des peuples et l’impérieuse nécessité d’une solidarité internationale. Si nous tenons à préserver l’humanité d’un péril collectif et inéluctable, nous ne devons pas ignorer ce rappel.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

La fin de la guerre froide nous a donné de rêver, d’espérer en l’avènement d’un monde consensuel et recentré autour des valeurs cardinales de paix, de justice, de liberté, de démocratie et de solidarité. Ce fut un leurre ! Car, nous assistons, hélas, depuis un certain temps, à une recrudescence du nationalisme et du repli de soi à certains endroits de la planète, à un recul de la liberté et de la démocratie à d’autres endroits, à la volonté de certains pays d’imposer leur vision du monde aux autres, au jeu des rivalités et de la confrontation entre puissances pour le contrôle politique, militaire ou économique de certaines parties du monde.

Bref. Des acteurs de la communauté internationale étalent, aujourd’hui, au grand jour, leur vision d’un monde unipolaire, monocolore, conforme à leur idéologie et à leurs intérêts.

Il est impérieux de se ressaisir et de développer en nous la force de ne pas succomber à ces tentations. Privilégions plutôt l’esprit de solidarité, en faisant en sorte que la diversité du monde soit préservée, et que le principe de l’interdépendance des peuples où chacun peut contribuer à la gestion des affaires du monde, soit une réalité.

En effet, le Burkina Faso est profondément convaincu que la chance de survie de l’humanité réside dans l’acceptation et l’usage ingénieux de nos différences et de nos diversités. Loin d’être un facteur d’antagonisme ou d’hostilité, elles (nos différences et nos diversités) sont une belle opportunité de complémentarité et de solidarité qui nous est gratuitement offerte pour promouvoir la coexistence pacifique et le développement durable.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Les principaux défis auxquels notre monde est, de nos jours, confronté sont bien connus de tous. Ils ont, principalement, pour noms : paix et sécurité, démocratie et développement durable, changements climatiques et environnement, santé et éducation.

Nous pouvons, ensemble, et seulement ensemble, relever ces défis. Pour cela, nous devons essayer d’aller au-delà de nos intérêts individuels et particuliers, souvent facteurs de crises, pour entretenir des relations apaisées les uns envers les autres. J’invite donc solennellement tous les acteurs de la communauté internationale - qu’ils soient du Nord ou du Sud et quel que soit leur niveau de puissance politique, économique ou militaire – à s’inscrire dans une telle démarche.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Certaines questions reviennent, depuis plusieurs années déjà, à l’ordre du jour de chaque session de l’Assemblée générale. Au nombre de celles-ci, on note les questions de la Palestine, du Sahara occidental, de la dette, des changements climatiques, de l’embargo contre Cuba, de la guerre en Ukraine ou encore de la réforme du Conseil de Sécurité. Pour la résolution de chacune de ces questions, le Burkina Faso, par ma voix, recommande vivement la prééminence du droit, l’exaltation de la justice et de l’équité, et le triomphe du bon sens.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

A présent, je voudrais dire quelques mots sur la situation de mon pays, les idéaux de la Transition politique qui y a cours en ce moment, en lien avec le thème très pertinent de la présente session de l’Assemblée Générale et les objectifs poursuivis par la Charte des Nations Unies.

Le 24 janvier 2022, un groupe de jeunes patriotes, s’est vu contraint de prendre ses responsabilités dans la gestion publique des affaires de l’Etat, face à la dérive de la gouvernance politique en place, à l’insécurité grandissante dans notre pays, à la désintégration progressive et continue de l’Etat, en mettant un terme à un régime démocratiquement élu, mais chaotique. Loin de nous toute idée de nous justifier ou d’encourager des pratiques de déstabilisations ou de violations des ordres constitutionnels.

En effet, si dans l’absolu le mouvement du 24 janvier dernier est illégal, et peut-être répréhensible au regard des principes chers aux Nations Unies et à la communauté internationale dans son ensemble, nous pensons que cette interruption de l’ordre constitutionnel, au regard de ce qui prévalait, était nécessaire et indispensable. Elle était surtout une question de survie pour notre Nation. C’est pourquoi, ce mouvement, axé sur la sauvegarde du territoire et la refondation, a connu une légitimité populaire réelle dans l’opinion publique dans notre pays. Ces enthousiasme et adhésion populaires prévalent encore aujourd’hui à l’endroit des autorités de la Transition que je conduis depuis maintenant huit (08) mois.

En effet, la situation sécuritaire, au Burkina Faso, a connu un début de dégradation en 2015, avant de culminer en 2020-2021. Les récents événements qui ont perturbé la marche démocratique de mon pays sont donc le résultat de l’absence de réponses idoines à cette crise sécuritaire et d’une gouvernance politique calamiteuse qui ont engendré, entre autres :

 le plus grand nombre de déplacés internes dans l’histoire politique de notre pays et de notre sous-région, soit 1 520 012 personnes, à la date du 31 août 2022, dont 61,27% d’enfants, 22,13% de femmes, 16,6% d’hommes ;

 une crise humanitaire et alimentaire, sans précédent, dans l’histoire de notre pays ;

 la fermeture de plusieurs milliers d’écoles et un demi-million d’élèves privés d’enseignement et d’éducation ;

 un marasme économique induit par le ralentissement, sinon l’arrêt, de plusieurs activités économiques telles que l’exploitation minière, le tourisme et l’hôtellerie, l’agriculture et l’élevage, le transport etc ;

Ces difficultés, sommairement décrites, s’inscrivent dans un contexte sécuritaire sous régional marqué par les attaques des différents groupes terroristes qui évoluent dans le Sahel, notamment le Sahel central qui comprend le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Néanmoins, et pour y faire face, le Gouvernement de la Transition, comptant a priori sur de nouvelles initiatives endogènes, a pris ses responsabilités, en élaborant un plan d’action reposant sur les quatre (04) objectifs stratégiques déclinés comme suit :

la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité du territoire ;

la réponse à la crise humanitaire ;

la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance ;

et enfin, la réconciliation nationale et la cohésion sociale.

Pour atteindre ces objectifs stratégiques, le Gouvernement de Transition a pris les initiatives majeures ci-après :

la réorganisation du dispositif de sécurité nationale et des actions fortes et vigoureuses sur le terrain contre le terrorisme et les groupes armés ;

la lutte contre la radicalisation, les discours haineux et la stigmatisation ;

la mise en place d’une politique de déradicalisation et de réinsertion socio-professionnelle des combattants repentis des groupes armés ;

le soutien à la réinstallation et à l’insertion socio-économique des personnes déplacées internes et des personnes affectées par le terrorisme ;

la lutte contre la corruption ;

la promotion de la justice et de l’équité ainsi que l’éducation à la paix et à la citoyenneté.

Toutefois, la seule volonté et la simple détermination du Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme ne suffiront pas à elles seules à produire des effets durables ou irréversibles dans ce domaine. Le soutien de la communauté internationale est indispensable et attendu, à cet égard. Ce soutien est surtout urgent, car la position géographique du Burkina fait de lui un verrou pour freiner l’expansion du terrorisme vers les pays côtiers comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo.
En effet, la stabilité, la sécurité et la paix au Sahel ne sont pas seulement une affaire des pays de cette région, dans la mesure où la situation qui prévaut aujourd’hui dans les pays du Sahel est la résultante, faut-il le rappeler, d’une migration du phénomène du terrorisme du Nord vers le sud du continent.

Ce qui se passe aujourd’hui au Sahel, de par ses effets transfrontaliers, est un problème qui met en jeu la paix et la sécurité internationales.

Dès lors, il est impératif que la communauté internationale s’en préoccupe et s’en saisisse davantage. Les efforts déployés jusque-là sont certes salutaires, mais restent en deçà des attentes, au regard de la réalité du terrain.

Au demeurant, je salue l’initiative du Président de l’Union africaine et du Secrétaire Général des Nations Unies de mandater le Président Mahamoudou ISSOUFOU pour conduire une mission d’évaluation stratégique conjointe UA-ONU sur la sécurité au Sahel ; une mission qui devrait aboutir à l’élaboration de recommandations sur la manière de renforcer la réponse internationale à la crise sécuritaire au Sahel et ce, en vue d’y trouver une solution globale et durable.

Je lance un appel aux Partenaires Techniques et Financiers, bilatéraux et multilatéraux pour soutenir le plan d’action de la Transition adopté le 6 mai dernier. Le Burkina Faso espère un appui de ces partenaires au développement afin de combler le gap d’environ 4 575 510 885 de dollars US sur un budget total de 18 064 024 104 de dollars US.

Le gouvernement a également entamé l’élaboration d’un Programme d’Urgence de la Transition qui sera consacré aux projets prioritaires, innovants et à fort impact sur les conditions de vie des populations, pour lequel il compte sur la mobilisation des amis et partenaires du Burkina Faso.

Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs

Les autorités de la Transition au Burkina Faso sont conscientes de leurs responsabilités devant le peuple burkinabè et de leur devoir vis-à-vis de la communauté internationale. Qu’il soit clair pour tous : elles ne s’y déroberont pas !

Conscientes de leur responsabilités, les autorités de la Transition sont parvenues, le 03 juillet dernier, à un compromis dynamique avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la durée de la Transition, fixée à 24 mois à compter du 1er juillet 2022, et la nécessité de mettre en place un Mécanisme de Suivi et d’Evaluation (MSE) de la Transition autour des indicateurs relatifs à la sécurité, au retour des services de l’Etat dans les zones occupées ainsi qu’au retour des déplacés. Je reste convaincu que des avancées significatives dans ces trois domaines permettront de créer les conditions favorables pour la tenue d’élections crédibles et transparentes en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel normal. Ces avancées ne seront possibles que grâce à un appui conséquent de la communauté internationale que j’appelle de tous mes vœux, du haut de cette tribune.

Je saisis, par ailleurs, l’opportunité que m’offre cette tribune pour remercier tous les Partenaires Techniques et Financiers, bilatéraux, multilatéraux et privés qui nous accompagnent ou qui ont promis de nous accompagner. Je voudrais également inviter ceux qui ne l’ont pas encore fait, à se décider pour nous rejoindre et nous accompagner dans notre élan de reconstruction et de consolidation de notre tissu économique, social et sécuritaire.

Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs

Les populations de nos pays, qu’elles soient riches ou pauvres, puissantes ou faibles, ont besoin d’un monde sécurisé et en paix où chacun peut vivre en toute quiétude et exercer pleinement ses droits.

Or, la région du Sahel, aujourd’hui, est un concentré des groupes armés qui sévissent à travers le monde. Ces groupes constituent une menace qui pèse non seulement sur la sécurité de cette région, mais aussi sur la sécurité du reste du monde. Si rien n’est fait pour venir en aide, de manière décisive et urgente, aux pays de cette région, l’on court le risque d’une déflagration du terrorisme dans les pays du Golfe de Guinée, puis sur le reste du monde, à commencer par l’Europe, continent le plus proche de l’Afrique.

Aucune mesure de précaution ou de prévention ne pourra empêcher le terrorisme de s’inviter outre atlantique, si le sahel est abandonné à lui-même. Et rien, absolument rien, ne pourra retenir la jeunesse des pays du sahel et ses environs contre la tentation des immigrations périlleuses en Europe à travers le Sahara et la Méditerranée, si cette jeunesse n’a plus d’espoir sur ses propres terres.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Le Sahel, dans les malheurs que lui inflige le terrorisme, est devenu le théâtre de rivalités stériles et de convoitises indécentes qui exacerbent la situation. Mieux que ce spectacle désolant, les pays du Sahel ont plutôt besoin de solidarité et de l’aide. D’aide, mais pas n’importe laquelle. L’aide dont nous avons besoin, est celle qui nous aide à nous départir de l’aide. L’aide qui tue l’aide. Cette forme d’aide est celle qui est conforme à nos convictions, et celle qui respecte notre dignité !

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais terminer mon propos, en invitant encore tous les acteurs de la communauté internationale à plus de solidarité, les uns envers les autres, car c’est la meilleure façon de relever les défis de notre temps et de préserver les intérêts de tous. Raoul Follereau disait que nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Alors, faisons en sorte qu’il n’y ait plus d’enfants mal nourris et sans éducation, ni instruction ; qu’il n’y ait plus de jeunes sans formation et sans emploi ; qu’il n’y ait plus de paysans sans terres pour vivre dignement ; qu’il n’y ait plus de travailleurs opprimés dans leurs droits ; que l’abondance des uns ne soit pas la cause du dénuement des autres ; que la force ne prévale pas sur la vérité et la justice ; et enfin, que les raisons de notre égoïsme ne l’emportent jamais sur les exigences de la dignité de l’homme et des peuples.

Le Burkina Faso, je vous en conjure, ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution à l’édification d’un monde meilleur, paisible, solidaire et prospère.

Je vous remercie.

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Messages

  • Le ridicule. Il n’est pas à sa place et personne ne l’écoute. Manque de légitimité. Tout ça pour finir mendiant. Ko l’aide qui tue l’aide. Vous pensez que la vie est aussi facile ? Peut être vous le pensez sincèrement. Alors là c’est très grave.

  • Un grand discours pour justifier son coup d’Etat à cause du terrorisme et reconnaître in-fine son incompétence à régler ces problèmes.

  • Hum ! Ok pour Le discours, forme et fond. Mais, pussions-nous traduire dans la réalité ces lignes simplement codifiées noir sur blanc. Exemple "......que la force ne prévale pas sur la vérité et la justice ..." Hum ! Est-ce possible au Burkina Faso ou la force croit plutôt à la restauration, la réconciliation par pertes et profits, le déni de la vérité ? Hum ! Comme St. Thomas on verra avant de croire

  • Monsieur Damiba : Comme je ne cesse de le dire dans ce forum : ‘’’’’Le mensonge court vite et prend l’ascenseur, mais la vérité qui va beaucoup plus lentement, et qui prend les escaliers fini toujours par rattraper et même dépasser le mensonge.’’’’’

    Crois-tu que toutes ou tous qui étaient dans la salle ou tu mens que le peuple Burkinabé continu à vous soutenir sont amnésiques ou ne suivent pas les informations ? Non, tu étais le seul putschiste destructeur de la démocratie à être à la tribune de l’ONU grâce au valet des impérialistes le maitre de la Lagune Ebrié. Je pense que les chefs d’états élus démocratiquement dans la salle ont dû rigoler de tes charabias comme discours. Même Macron a dû fuir et éviter d’entendre tes mensonges. Tes habits civils ne font de toi un président élu. Au lieu d’aller mentir a l’ONU, il fallait assumer tes erreurs, au moins des putschistes comme Goïta ou Doumbiya essaient de rectifier les tirs avec leurs peuples.

  • Le Lt.colonel là n’est pas si mal en costume dèh ! J’espère qu’il ne se "zidafiera" pas avec le temps ceci lui évitera de se retrouver voisin de Zida chez les esquimaux.Felicitations à lui,il représente dignement le Burkina Faso à l’étranger pour l’instant en tout cas. Yako

  • Tient, nous ne devons plus compter sur nos propres forces ? Le discours très nerveux ou colérique de Bobo-Dioulasso, est déjà oublié ? De toute façon "la chose est sans doute sous contrôle" maintenant.
    Nous sommes juste mal barrés.

  • On dirait un discours de Miss Burkina.

    • J’ai arrêté de lire àvant la.moitié. tellement fade et indigeste. Quelle manque d’inspiration. Je comprends pourquoi certaines personnes, lorsqu’elles arrivent a un niveau de la hiérarchie ont systématiquement tendance à asservir les autres, a voir les autres courir et ramper après elles. Tout s’explique. Tu montes petit, tu raisonnés petit, tu oeuvres petit, et tu redescends tout petit. Bon DIEU n’inspire pas les traitres.

  • J’espère que le procureur va arrêter certains à leur retour de NEW-YORK. On y apprend que certaine prise de pouvoir est illégale. Un tel aveu ne peut rester impuni, si c’est dans l’intérêt général du peuple burkinabé. Quand au plaidoyer je suis sûr qu’il n’a convaincu personne sinon depuis 2015 on aurait reçu des tonnes d’armes. L’Ukraine n’a besoin d’aucune gymnastique pour recevoir 20 milliards de dollars d’armes en 6 mois et des renseignements, et des formations de troupes et des sanctions de toute sorte contre leur agresseur. Je rêve d’un embargo sur l’exportation de motos ALOBA vers le Sahel et la vente d’or du Djihâd. Mais je sais que c’est un rêve, il faut que leurs affaires au Sahel prospèrent même si pour cela 1 ou 2 millions de negres meurent.

  • Il pense que ces chefs d"Etats qui sont là ne savent pas ce qui se passe dans le sahel, qu’ils ne sont pas complicent de ce terrorisme ?
    C’est une question de choix politique d’où chacun vise son intérêt.
    C’est un débutant et tout ce qu’il a dit, a été dit dans le passé.

    • L honnêteté intellectuelle Commandait qu on cite l auteur de la citation l aide qui nous aide a nous depasser de l aide.
      La est le debut de l humilité egalement.Thom Sank.

    • Il n’y a pas d’honnêteté intellectuelle avec les traitres. Il jalouse SANKARA. Il nargue les burkinabés. Et il se moque de tout le monde. C’est un pantin.

    • Mon cher ami Ébenezer, je suis de passage. Simplement de passage.

      Le président Thomas Sankara, n’avait pas le monopole de ses expressions, ni des faits internationaux ni en matière de diplomatie et des Relations Internationales. Ses discours étaient rédigés par quelqu’un d’autre qui lui aussi disposait de syllabus universitaires et que moi je connaissais très, très bien.

  • Moi au départ j avais cru au.mpsr mais j ai.vite dechanté.et beaucoup.sont.comme.moi.Goita et Dougoubia ne sont pas allé à New York.
    .

  • Damiba devrait avoir honte d’avoir été invité par l’entremise des larbins de la CEDEAO, notamment Alassane Ouattara. Tu es dans la même situation que Assimi et Doumbouya, mais eux sont exclus et toi tu es chouchouté. Ça ne te dis pas qu’il y a quelque chose qui ne va pas ? Les valets de la France sont entrain de t’amener dans leur syndicat de merde et tu ne comprends rien. Mais tu ne perds rien à attendre, tu vas sentir le peuple Burkinabè.

  • Monsieur le president ne justifier pas votre coup d etat par une question de survie.Non et non.On vous avait nommé pour combatre le terrorisme.Avez vous ddemandé quelque chose pour combattre le terrorisme.et cela vous a été refusé par l ex president ? Nous en tout cas on n est pas été au courant de quelque.chose ? Eh ne pas m.enfermez pas pour outrage au chef de l etat hoo.Le.pouvoir moribond du mpp s est donné lui meme le moyens au mpsr.pour le.fouetter.

  • Pas facile d’être à ce niveau de responsabilité après un putch que l’on reconnaît soit même illégal et non conforme. Quand on ne respecte pas les règles, on ne peut pas l’exiger des autres. Mon seul problème avec ce régime c’est le fait qu’ils ont bafoué nos institutions et deviennent maintenant les chantres du respect des institutions.
    Je ne comprends rien à la diplomatie internationale, mais on ne devrait pas accueillir des putschistes à l’ONU.
    Espérons néanmoins que son plaidoyer soit entendu

    • Je suis d’avis avec vous. Pour moi c’est l’ONU qui encourage les coups d’État. DAMIBA n’a pas été élu par le peuple Burkinabè. Il ne devrait pas aller le représenter. Le premier ministre suffisait. Un coup d’État reste un coup d’État. Le Burkina Faso, le Mali et la Guinée tous ne devraient pas y aller. Le Burkina Faso devrait être solidaire avec les autres putschistes

  • Un discours ridicule pour justifier un coup d’Etat à l’AG de l’ONU. Risible. Décidément avec ce pouvoir le Burkina devient la risée du monde entier. Par ailleurs c’est la première fois où on voit les deux premiers responsables de l’exécutif se déplacer en même temps à une AG de l’ONU avec une kyrielle de ministres. Où est la bonne gouvernance relative à la réduction du train de vie de l’Etat ?

  • C’est le patron des terroristes qui a parlé. Si tu veux la solution à notre probleme pourquoi garder innoncemment le LCL Zoungrana en prison ? Vous avez arrêté ce valeureux militaire parce qu’avec lui ce serait un frein certain à l’expansion des terroristes. Si le terrorisme ne prospérait pas par quel moyen tu pouvais légitimer ton coup d’État ? Nous sommes inquiets aujourd’hui et obligés de croire finalement qu’il y a des gens en dessous qui tirent les ficelles : la France avec ses valets locaux en Afrique à qui cette situation profite. Prouve nous le contraire et soutiens le Mali et tu verras que le peuple sera tout entier derrière toi. Si tu prends la position du Mali wallahiii je te dis le peuple du Burkina se levera et tu n’en croirait pas tes yeux. L’Afrique a besoin d’union d’abord entre les Etats. Les peuples sont plus forts que tout meme à mains nues. Toutes les armes ont peur des peuples unis. A bon entendeur salut !!! MBAGAOMA

  • Nous sommes sur la Bonne Route de notre perdition. Allons seulement et on verra ce que ça nous donnera. Depuis votre existence, vous êtes dans un système qui ne vous fait pas émerger et vous vous installer dedans. Le manque de la plus petite intelligence est la source de notre misère qui ne finira jamais avec des présidents de ce genre.
    J’en ai tellement honte !

  • J’ai lu avec plaisir le discours du PM malien. C’était succulent. Mais celui de président, je n’ai ni le courage de lire ni la patience de l’écouter. Je ne veux pas avoir AVC.

  • Damiba est très dangereux pour le 🇧🇫 Burkina Faso. Je dit bien haut et fort Damiba est un ennemi du Burkina Faso qui a vendu son âme à la 🇫🇷 France.

    Il donne de l’ordre à la dame ministre de signe le traité du nucléaire ( officiellement et devant l’ONU) le Burkina Faso renonce au nucléaire. Quelle haute trahison ???

    Blaise COMPAORÉ et même Rock KABORÉ n’ont jamais accepté de signer tel traité.
    Damiba l’a fait pour Areva de la France.

  • Au moins, le MPSR nous a délivré des griffes de la mafia MPP &Co. C’est déjà ça de gagner.
    Honte aux insurrescrocs pseudo-patriotes !!!

    • @chasseur d’insurrescrocs
      A vous lire, j’ai le sentiment qu’à chaque sujet, votre parti pris va toujours dans le même sens, laissant clairement voir l’absence d’objectivité avec laquelle vous aborder les choses.
      Que vous soyez opposer idéologiquement est une très bonne chose. Parce que, de nos différentes manières de penser naissent des richesses de percevoir le monde.
      Cependant il est triste de voir que vos analyses, car je préfère les prendre comme tels, sont comme celles d’un fanatique d’une équipe de foot, toujours derrière son équipe et occulte les réalités d’en face.

      Rien n’est gagné lorsque des burkinabé sont quotidiennement assassinés.

      Rien n’est gagné parce que le MPSR est arrivé tambour battant pour changer les choses car la gouvernance du MPP n’y arrivait pas. Or, de nos jours, force est de constater que malgré la médiocrité qui caractérise la gouvernance du MPP, certains acquis étaient préservés. Ex : La liberté d’expression, la liberté de la justice etc...
      pour ne cité que cela.

      Vous remarquez qu’aujourd’hui, des bandits gros bras écervelés de surcroit, sèment la terreur partout où ils sont opposés idéologiquement car, ils sont des fanatiques du MPSR.

      Des arrestations arbitraires sont commandées par des procureures qui semblent oublier les règles élémentaires de la loi, lorsqu’ils estiment qu’un diagnostic est en défaveur du MPSR et sont lieutenant.

      Ce qui ne donne pas le sentiment que le burkinabé peut rêver d’ici peut, d’un climat social apaisé. Sans oublier le sentiment de tâtonnement que donne le MPSR.

      On doit tous comprendre que l’état du pays ne réjouit personne et que la force que donnent les armes n’est pas éternel. On a vu Blaise compaoré le super dieu devenu un loque humaine aujourd’hui. Les hommes passant, la nation reste.
      Très cordialement
      Gwandba, au plaisir de vous lire.

  • Non ! damiba tu n’as pas à justifier quoi que ce soit vis à vis de qui que ce soit. Tu ne l’as même pas fait vis à vis du peuple burkinabe. Alors pourquoi se justifier dans une tribune telle celle de l’ONU ? C’est une faute et une faute grave. Citer Thomas Sankara sans le dire n’est même pas judicieux. Tu as peur de quoi ? On voit la différence avec les dirigeants maliens, eux qui sont de vrais dirigeants et des des dirigés. Vous rendez des comptes au peuple burkinabe et non à qui d’autres
    SOME

  • Il semble que Damiba a parlé à l’onu. Il a dit quoi ? 😳

  • En tout cas, il me semble que les centaines de millions payés aux lobbyistes ont porté fruits. Cela lui a permet de s’acheter une certaine respectabilité politique vu les audiences obtenues et le discours qui a dû être relu et corrigé. Nous, on attend les vrais résultats au Faso.

  • Après tout ce que Thomas Sankara a fait, nous ne devrions pas être réduits jusque là... dans la poussière...
    Karisahhhh !!!!!!

  • Je n’ ai aucun respect pour ce cosaque qui se joue les presidents. Qu’ il aille apprendre a s’ exprimer d’ abord. Vraiment, le BF touche le fond. N’ importre quel nullard peut croire au pouvoir parce qu’ il est en kaki.

  • Moi je demande oo, le Damiba, est-ce vraiqu’ il n’ a pas ete recrute sous un fromager ou un baobab, ou peut-etre un goyavier comme il est de Koupela, la ? Sinon il est tellement plat que lui, la, il n’ a pas fait PMK.Il concurrence les Eyadema, la. General Simp., pourquoi tu n’ as pas assume ton coup d’ etat contre Roch en meme temps et tu as donne la chose a ce gosse la ? Il nous met la honte, a nous enfants de la Terre de Thom Sank.

  • A qui demande-t-il de l’aide ? Personne dans la salle. Parce que c’est lui Damiba ils vont lui donner du matos ? Lui chouchouté et les autres ostracisés. Non il est toutouîsé plutôt. Y A pas anguille sous roche ? Restons vigilants. comme ci comme cela.. Tiens ! Qui aurait remarqué qu’il est mot pour mot BC à ses débuts.

  • Comment on-t-il fait pour permettre à ce GRAND USURPATEUR PUTSCHISTES venir à La Tribune des nations unies ?Ah quand l’ONU 🇺🇳 finance le terrorisme au Sahel et plus particulièrement au Mali 🇲🇱 et au Burkina Faso 🇧🇫 /c’est une grave attente aux droits de l’homme /Heureusement que qu’en même temps le peuple africain noir s’est réveillé et près à mourir pour leur DIGNITÉ,sinon plus aucun dirigeants africains noirs ne défend le continent en du sacrifice du président malien ASSIMI GOITA /vive le Mali 🇲🇱 et encore vive le Mali 🇲🇱

  • ’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ Madame Mechtilde Guirma : Vous répondez a l’internaute Ebenezer en disant : ’’Mon cher ami Ébenezer, je suis de passage. Simplement de passage.
    Le président Thomas Sankara, n’avait pas le monopole de ses expressions, ni des faits internationaux ni en matière de diplomatie et des Relations Internationales. Ses discours étaient rédigés par quelqu’un d’autre qui lui aussi disposait de syllabus universitaires et que moi je connaissais très, très bien.’’

    Madame je viens d’avoir la connexion d’internet sur mon portable dans mon champ en dehors de Laye, et je vous dis que l’internaute Ebenezer a eu raison de dire : ’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’L’honnêteté intellectuelle Commandait qu’on cite l’auteur de la citation l’aide qui nous aide a nous dépasser de l’aide. La est le début de l’humilité également. Thom Sank.’’’’’’’’’’’’’’’’
    Vous ne connaissez rien des discours de Thomas sankara. Des discours pleins d’idéologie et de sagesse pour convaincre.
    L’histoire des aides par nos partenaires a eu comme débat au conseil des ministres du CNR en mai 1984, Et son honorable Saïdou Traoré ministre du développement Rural de l’époque avait posé la question, ’’que pouvons-nous dire de ses aides dont d’autres nous empoisonnent pour nous dévier de nos objectifs de se développer par nous même pour mieux survivre ? Thomas Sankara a répondu ’’’’’dites les que nous voulons une aide qui permette de passer de l’aide.’’’’’
    C’est pourquoi au cours d’une sortie du ministre Saïdou Traoré dans un interview du journaliste Charlotte Louveaux d’Afrique Asie du lundi 21 mai 1984,, son honorable Saïdou Traoré a dit a Charlotte Louvaux, compter sur ses propres forces est une règle d’or et impératif que le gouvernement du CNR veut inculquer a son peuple. Et il a répété ce qu’a dit le PF Thomas ’’’’’Que nous voulons une aide qui permette de se passer de l’aide.’’’’’’

    Et en tant que conseiller au développement, j’ai cautionné de toutes mes forces ce que Thomas Sankara a dit et répéter par son ministre au développement Rural. Pour certaines ou certains personnes comme vous madame M. Guirma, vous aviez cru a l’époque que le CNR semblait refuser logiquement l’aide internationale, ce qui n’était pas le cas. Portez-vous bien là-bas.

  • Ce sommet des UN à New-York fût la goutte d’eau qui a fait déborder le vase du Peuple. Pour Damiba, ce sommet fût la réalisation d’une situation qu’il n’avait jamais réalisé atteindre un jour dans sa vie, si on l’avait laissé 12 mois à ce poste de PF, il allait se faire couronner roi du Faso, Damiba 1er à l’image du fou Bokassa. Pauvre Afrique, c’est ça on appelle malédiction.

  • "Un prince à New York", c’est comme ça que devrait s’appeler ce fameux voyage de Damiba et ses 70 accompagnants à New-York.

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