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Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

Publié le dimanche 13 février 2022 à 00h30min

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Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

Dans le but de montrer les enjeux et causes profondes des ébullitions politiques actuelles en Afrique de l’ouest, dont le Burkina qui vit une période d’exception depuis le 24 janvier 2022 , et dégager des ouvertures transitoires pertinentes pour les pays, le Socle citoyen pour la Libération (SOCL) tient, ce samedi 12 février 2022 à Ouagadougou, une table-ronde sur « la vague de transitions politiques et retour des coups d’Etat en Afrique ».

L’activité mobilise des participants issus de divers horizons, dont des enseignants et enseignants-chercheurs, des magistrats et acteurs politiques, des leaders de la société civile et anciens députés du Conseil national de la transition.

Par l’initiative, le Socle citoyen pour la Libération (SOCL), parti politique présidé par l’ancien député David Moyenga, vise à faire ressortir des options pertinentes pour une feuille de route, en vue d’une issue politique bénéfique et durable.

Il s’agit, de façon spécifique, de comprendre le contexte explicatif de l’avènement des transitions politiques et le retour des coups d’Etat, situer les enjeux géo-politiques et défis des institutions sous-régionales (le devenir de la CEDEAO), identifier les principales réformes politiques nécessaires (code électoral, statut de l’opposition et de la majorité, modèle électoral), dresser un bilan et tirer des leçons de la première transition 2015 (les acquis, insuffisances, dynamique des acteurs), ébaucher un dispositif contre le pillage des richesses et des ressources naturelles.

Pour aboutir au résultat escompté (à savoir, faire ressortir des options pertinentes pour une feuille de route, en vue d’une issue politique bénéfique et durable), plusieurs sous-thèmes ont été développés. Le décor est ainsi campé par la communication « Pourquoi une succession des Transitions et retour des coups d’Etat dans un contexte démocratique ? » développée par le chercheur socio-politologue Pépin Ollo Hien.

« Quelles sont les Réformes politiques et du code électoral qui sont nécessaires ? » est décortiqué par Yumanli Lompo, président de parti politique, président de la commission des lois sous le Conseil national de la transition. « Quel Dispositif efficace contre le pillage des ressources par l’élite politique, économique et administrative ? » et « Rôle de la chefferie traditionnelle et regard sur la réorganisation du territoire et sécurité » sont respectivement scrutés par Dr Daouda Zouré, économiste et professeur Corentin Somé, enseignant-chercheur à l’Université de Koudougou.

Dans ses propos liminaires, Pépin Ollo Hien a rappelé qu’en 18 mois, l’on a enregistré quatre coups d’Etat en Afrique de l’ouest francophone. Il note également que les coups d’Etat ont rencontré l’assentiment populaire, à telle enseigne que l’on se demande la pertinence de l’élection (dans son système actuel) comme mode de dévolution du pouvoir. Le communicateur identifie des crises de la constitutionnalisation, de la gouvernance et du système électoral.

Des échanges qui ont suivi cette communication inaugurale, on retient entre autres que les conjectures politiques justifient les coups d’Etat et la faillite du modèle européen de la démocratie ; modèle imposé de dehors. C’est pourquoi des participants pensent qu’il y a nécessité pour l’élite africaine de réfléchir à un modèle de démocratie adapté aux réalités de l’Afrique.

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Vos commentaires

  • Le 12 février 2022 à 17:46, par Paul En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    La question du modèle de démocratie n’est pas le problème. Le vrai problème est notre très mauvaise gouvernance (corruption, gabegie, politisation au sein des services publics, corruption électorale...) et l’absence d’institutions fortes y compris des mécanismes de contrepouvoir adapté en cas de dérive !

  • Le 12 février 2022 à 18:53, par Le démocrate En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    Tout le monde continue de chanter la même Chanson : démocratie imposée du dehors et pas adaptée à nos réalités. Mais personne n’est capable de définir nos réalités anthropologiques et culturelles avec plusieurs groupes ethniques et linguistiques. La démocratie est un système politique valable partout dans le monde. Respectons nos constitutions, les règles du jeu et nos principes, nous verrons aisément que la démocratie peut aussi fonctionner chez nous. Le football vient de l’Europe. Les fédérations, les équipes, les arbitres et les supporters acceptent les règles et ça marche. Personne ne dira que le football ne marche pas et qu’il n’est pas adapté à nos réalités.

    • Le 17 février 2022 à 14:57, par Diakité En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

      Je peux être d’accord avec vous dans la mesure où le pays n’est pas confronté une considération ethnique ou religieuse. On n’a pas les mêmes réalités que l’Occident. Nous sommes une république pluriethnique. Ceci est une réalité. Ce sont les hommes qui doivent faire respecter la loi et promouvoir la bonne gouvernance. Mais si ces hommes ont une mentalité malsaine, cela pose problème. Il faut un homme providentiel pour repartir sur des bases saines. Les considérations régionalistes ou ethniques ou religieuses est un handicap à ne pas négliger. Nous faisons allusion à ces réalités africaines.

  • Le 12 février 2022 à 19:56, par Baroj En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    BRAVO BRAVO. BRAVO ! A VOUS
    C EST VRAIMENT REFLECHI.
    IL NOUS AU MOINS POUR LA PREMIERE FOIS SAVOIR CE QUI EST BIEN POUR NOUS
    LAISSER LA DEMOCRATIE OCCIDENTALE AUX OCCIDENTEAUX.
    TROUVONS NOTRE PROPRE CHEMIN DE DEVELOPEMENT.

  • Le 12 février 2022 à 22:06, par AZIZ En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    Je pense qu’il ne faut pas se montrer ridicule. Y a pas de démocratie à l’africaine qui tienne. Quels sont les valeurs dans la démocratie qui n’est pas en phase avec nos us et coutumes ? Faut simplement avouer qu’on aime trop s’amuser, vivre dans l’indiscipline et le désordre, on est incapable de s’organiser de respecter et faire respecter nos lois.
    Et dans cette démocratie à l’africaine sera basée sur la conquête du pouvoir à la force de ses bras et exercer ce pouvoir à vie comme le lion de la brousse ??? Du n’importe quoi. Y a pas à réinventer la roue , soit on applique la démocratie ou on ne l’applique pas ; c’est tout

    • Le 14 février 2022 à 11:38, par Panazoe En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

      Aziz,
      Et poutant la declaration universelle des droits de l’homme que les occidentaux brandissent a tout bout de champ est une pale copie de la charte du mandé (empire mandingue, Mali) à l’epoque le Mandingue englobais tout nos pays actuel du Burkina jsuqu’a la mer) avec des millions de citoyens et il n’y avait pas une seule prisons. Tout etait bien huilé democratiquement. Oui il y’a une DEMOCRATIE AFRICAINE basée sur la MAHATE. Il n’y a pas qu’ une seule démocratie. La democratie c’est comme un plat a base de riz ; imaginez toute les rectte de riz qui existent. Ca va de la bouillie au Tche djen senegalais. Si la democratie a l’occidentale (que je qualifierais de Demon Cratie) etait si bien pour quoi les occidentaux l’imposent-elle par les armes ? Ne devrions nous pas y adhérer sans contrainte ?

  • Le 12 février 2022 à 22:14, par Ka En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    ’’’’’’’’’’’’C’est pourquoi des participants pensent qu’il y a nécessité pour l’élite africaine de réfléchir à un modèle de démocratie adapté aux réalités de l’Afrique :’’’’’’’’’’’’’

    Je confirme : Car, nous ne devons pas copier la démocratie des autres pour l’asseoir chez nous ! Les sociétés sont différentes ! Depuis plus de 60 ans la démocratie importée de l’Europe ou d’autres continents n’a pas servi à l’Afrique. Car les valets des colonisateurs n’ont pas compris qu’est-ce que la vraie démocratie ?
    Je confirme que les dirigeants Africain surtout du Burkina doit réfléchir a un modèle de démocratie adapté aux réalités du pays. Au Burkina nous avons une bonne racine qui est notre culture pour enraciner cette démocratie, une riche culture qui est une vraie référence de démocraties ancestrale qui sont celles des continuités des coutumes de la sagesse Africaine, conservée par le MOOGHO NAABA et tous les autres chefs coutumiers de toutes les ethnies du pays des hommes intègres.

    Un peuple sans culture est un peuple sans âme : Et nos vrais sages représentent notre culture et garant de notre vraie démocratie. Pour avoir un modèle de démocratie adaptés aux réalités du pays des hommes intègres, nous avons la chance que nos constitutionalistes peuvent avoir recours à nos sages, car, nos sociétés traditionnelles ne sont pas encore mortes, elles vivent, dictent nos réflexions et comportements, et elles sont un réservoir de sagesse encore utilisable pour redresser la barre de nos errements et de la mauvaise imitation du modèle occidental.

    Nos sages sont là pour éduquer les gens et discerner ce qui peut dégrader le "vivre ensemble", ils peuvent montrer comment gérer équitablement la chose publique, en dénonçant les injustices et les inégalités pour éviter les crises.

    Si la démocratie est bafoué en Afrique, c’est l’absence de culture politique par nos politiques. Si nos élites avait la culture politique, notre démocratie pouvait surmonter la crise de la représentativité sociale des partis politiques qui empêche la transformation des Etats africain en service des intérêts de la société et en puissance protectrice des droits fondamentaux de la personne. Cette crise ne se manifeste pas seulement par la personnalisation du débat et des affrontements politiques, elle se traduit aussi par le populisme identitaire et par le discours anticolonialiste démagogique. Ces pathologies politiques se donnent à voir dans les divers épisodes électoraux africains où brillent l’absence des débats d’idées, la déficience de la confrontation des modèles sociétaux, des programmes politiques et économiques. Autant dire que la montée des populismes identitaires, qui revivifie les discours victimaires et les logiques d’extraversion, est pour la démocratie africaine un danger mortel dont il importe de prendre toute la mesure.

    Conclusion : ’’’’’’’’’’’Pour plus de démocratie en Afrique, pour des représentants politiques plus responsables et soucieux de la cause publique, bref pour une politique plus noble et plus saine, nos politiques doivent prendre conscience de leur mission. Il ne s’agit pas de tenir un éternel et redondant discours démagogique. Il ne s’agit pas non plus d’avoir à l’esprit une éternelle critique stérile encore moins une velléité de seulement détruire sans être une force de propositions. Il s’agit de contribuer à l’évolution des idées et des pratiques politiques. Il s’agit de prendre part à un projet collectif noble et humaniste dans un vrai processus démocratique. Une démocratie de façade fera long feu. Elle débouche sur une désintégration progressive des bases constitutionnelles et institutionnelles, sur une remise en cause de la structure étatique prélude à son effondrement.’’’’’’’ .

  • Le 12 février 2022 à 22:24, par Zouk En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    Franchement, on nous a fait croire que le coup d’Etat était justifié par l’incapacité du pouvoir en place de régler les problèmes du terrorisme.
    Il est à craindre que ce n’était qu’un prétexte pour prendre leurs places. Actuellement, il y a une URGENCE, s’occuper de la sécurité dans le pays. Le reste c’est discutailler sans fin en rêvant d’un perfectionnisme qui n’existe nulle part.

  • Le 13 février 2022 à 00:04, par Dibi En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    Très bien !
    Mais notre malheur tient au fait que nos élites sont bien souvent des gens intellectuellement et socialement hors-sol, inaptes à porter et à incarner nos cultures, notre histoire, nos littératures qu’ils ne connaissent pas, jusqu’à nos langues qu’ils méprisent.
    De la richesse et de la diversité de nos modèles politiques féodalo-claniques Mossis, Peulhs, Gourmantché, ou démocratiques segmentaires Bobo, Toussian, Sénoufo, Gurunsi, ou démocratiques villageois Bwa ou San, nos élites politiques n’en savent rien et sont inaptes à toutes synthèses polio-historiques qui transcendent la protection de leurs intérêts réactionnaires de classes compradores et bien en phase avec le modèle hérité de l’aliénation coloniale ; cette porte d’entrée de toutes les turpitudes politiques néocoloniales.
    On ne fera jamais du neuf avec la pourriture !
    Mais comme l’a dit Lenine, on fait la Révolution avec du vieux matériel humain démentelé mais réhabiliter et rénové !
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

  • Le 13 février 2022 à 07:05, par Passakziri En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    D abord faudra t il définir l elite et ensuite nous faire comprendre ce qui lui confère l exclusivité de la réflexion.
    Pour moi, il n y a pas lieu de réinventer la roue mais plutôt de nous référer à nos valeurs morales en perdition dans la vie qui se characterisent par l honnêteté dans la parole et l acte, le respect mutuelle et l humanisme. Si ces valeurs sont vécues nous n aurions besoin d aucune élite pour réinventer une démocratie soit disant adaptée à nos réalités comme si le Burkina se retrouvait subitement dans un autre univers. Ou bien en quoi une élite judiciaire par exemple qui serait incapable de vivre l honnêteté dans ses prises de décisions serait- elle mieux placée pour réfléchir à notre démocratie que vieux Bila au village attaché au respect de la parole donnée et respectueux de son tengkugri et des règles sociétales ?

    Passakziri

  • Le 13 février 2022 à 07:46, par À qui la faute ? En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    Ce n’est pas une période d’exception car le conseil constitutionnel a apporté sa bénédiction au putsch. Puisque c’est ce qui plaît au peuple attendons jusqu’à ce qu’il réclame autre chose. Puisque la démocratie est une invention occidentale et c’est mauvais on essaie la dictature en procédant par putsch pour le changement ?

  • Le 13 février 2022 à 09:27, par Ka En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    ’’’’’’’’’’’’C’est pourquoi des participants pensent qu’il y a nécessité pour l’élite africaine de réfléchir à un modèle de démocratie adapté aux réalités de l’Afrique :’’’’’’’’’’’’’

    Je confirme : Car, nous ne devons pas copier la démocratie des autres pour l’asseoir chez nous ! Les sociétés sont différentes ! Depuis plus de 60 ans la démocratie importée de l’Europe ou d’autres continents n’a pas servi à l’Afrique. Car les valets des colonisateurs n’ont pas compris qu’est-ce que la vraie démocratie compatible a nos sociétés ?

    Je confirme que les dirigeants Africain surtout du Burkina doit réfléchir a un modèle de démocratie adapté aux réalités du pays. Au Burkina nous avons une bonne racine qui est notre culture pour enraciner cette démocratie : Nous avons une riche culture qui est une vraie référence de démocraties ancestrale qui sont celles des continuités des coutumes de la sagesse Africaine, conservée par le MOOGHO NAABA et tous les autres chefs coutumiers de toutes les ethnies du pays des hommes intègres.

    Et comme on le dit, ’’un peuple sans culture est un peuple sans âme : Et nos vrais sages représentent notre culture et garant de notre vraie démocratie. Pour avoir un modèle de démocratie adaptés aux réalités du pays des hommes intègres, nous avons la chance que nos constitutionalistes peuvent avoir recours à nos sages, car, nos sociétés traditionnelles ne sont pas encore mortes, elles vivent, dictent nos réflexions et comportements, et elles sont un réservoir de sagesse encore utilisable pour redresser la barre de nos errements et de la mauvaise imitation du modèle occidental.

    Nos sages sont là pour éduquer les gens et discerner ce qui peut dégrader le "vivre ensemble", ils peuvent montrer comment gérer équitablement la chose publique, en dénonçant les injustices et les inégalités pour éviter les crises.

    Si la démocratie est bafouée en Afrique, c’est l’absence de culture politique par nos politiques. Si nos élites avaient la culture politique, notre démocratie pouvait surmonter la crise de la représentativité sociale des partis politiques qui empêche la transformation des Etats africain en service des intérêts de la société et en puissance protectrice des droits fondamentaux de la personne. Cette crise ne se manifeste pas seulement par la personnalisation du débat et des affrontements politiques, elle se traduit aussi par le populisme identitaire et par le discours anticolonialiste démagogique comme ça se passe au Mali de nos jours. Ces pathologies politiques se donnent à voir dans les divers épisodes électoraux africains où brillent l’absence des débats d’idées, la déficience de la confrontation des modèles sociétaux, des programmes politiques et économiques. Autant dire que la montée des populismes identitaires, qui revivifie les discours victimaires et les logiques d’extraversion, est pour la démocratie africaine un danger mortel dont il importe de prendre toute la mesure et revoir la copie de cette démocratie importée.

    Conclusion : ’’’’’’’’’’’Pour plus de démocratie en Afrique, pour des représentants politiques plus responsables et soucieux de la cause publique, bref pour une politique plus noble et plus saine, nos politiques doivent prendre conscience de leur mission. Il ne s’agit pas de tenir un éternel et redondant discours démagogique. Il ne s’agit pas non plus d’avoir à l’esprit une éternelle critique stérile encore moins une velléité de seulement détruire sans être une force de propositions. Il s’agit de contribuer à l’évolution des idées et des pratiques politiques. Il s’agit de prendre part à un projet collectif noble et humaniste dans un vrai processus démocratique. Une démocratie de façade fera long feu. Elle débouche sur une désintégration progressive des bases constitutionnelles et institutionnelles, sur une remise en cause de la structure étatique prélude à son effondrement.’’’’’’’ .

  • Le 13 février 2022 à 09:33, par burkindi En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    Il est clair que la mise en œuvre actuelle de la démocratie sous nos cieux profite le plus à ceux qui veulent se remplir la panse et moins, voire pas du tout à ceux qui luttent pour l’intérêt commun. C’est ce qui donne lieu à des pillages organisés de nos ressources.
    Il faut bâtir un nouveau système sur des valeurs humaines en réduisant totalement l’influence de l’argent. Ce système ne doit pas laisser de place aux ennemis du peuple.

  • Le 13 février 2022 à 10:52, par Bob En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    On n’a pas besoin d’être grand clerc pour savoir que le problème est lié essentiellement aux animateurs de la vie de nos pays et des systèmes de contrôle. Quelques que soient les dispositions et mécanismes que nous mettrons en place,l’occident favorisera toujours les dirigeants les plus corrompus et apatrides pour asseoir leur domination. Une des pistes serait déjà la suppression des régimes présidentiels et la limitation de tout mandat électif à 1 seul. Nul ne peut développer un pays seul et si on a de bonnes institutions la continuité des programmes et projets de l’état est possible. Cette alternance permanente associée à des redditions des comptes en fin de mandat sanctionnées par des quitus ou des passages directs en prison pour les éventuels fautifs permettrait de lutter contre la grande corruption. Quand à la lutte contre la corruption ordinaire, on doit en faire une religion.

  • Le 14 février 2022 à 07:50, par Wendmi En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    Commencez par vous entendre sur le minimum. Comment peut-on expliquer le foisonnement des partis politiques ? Le Burkina a-t-il besoin de plus de 100 partis politique pour animer sa vie démocratique ? Je pense que NON, mais chaque jour que le bon Dieu crée, ça pousse comme des champignons.

  • Le 14 février 2022 à 14:40, par LE VIGILANT En réponse à : Burkina/crises : ‘’Il faut que l’élite réfléchisse à un système de démocratie adapté à nos réalités’’ (table-ronde)

    "...nécessité pour l’élite africaine de réfléchir à un modèle de démocratie adapté aux réalités de l’Afrique". Bien dit !
    Pour moi, la solution est simple. Il faut un despotisme éclairé pour nos Etats noirs africains.

    Ce despotisme devra asseoir les bases d’une alphabétisation de nos masses pour en faire des gens cultivés qui ont une ouverture intellectuelle et réelle sur elles-mêmes et le monde extérieur et qui savent lire et comprendre la politique et la géopolitique.

    Ensuite, la démocratie viendra d’elle-même naturellement une fois que nos masses auront compris ces choses. Elles réclameront à ce moment la démocratie ou chasseront les despotes qu’elles avaient acceptés hier, afin que le pouvoir soit exercé selon les règles de la VRAIE démocratie, dans la justice et le respect des lois par ses vrais représentants élus par elles dans la transparence afin qu’il y ait une justice sociale équitable, une paix durable et une joie de vivre, car elles auront les moyens d’apprécier une idéologie, un programme politique et les hommes politiques qu’il faut.

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