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Burkina : La Cour des comptes passe en revue le Projet d’appui au renforcement de ses capacités

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 27 juillet 2021 à 15h00min
Burkina : La Cour des comptes passe en revue le Projet d’appui au renforcement de ses capacités

Ce mardi 27 juillet 2021 se tient à Ouagadougou une session du comité de revue du Projet d’appui au renforcement des capacités de la Cour des comptes du Burkina Faso (PARC-CC). Il s’agit au cours de cette session, de faire le bilan des activités menées alors que le projet tire à sa fin et de dégager le chronogramme pour le reste des activités à mener.

Le Projet de renforcement des capacités de la Cour des comptes du Burkina Faso (PARC-CC) a débuté en avril 2019 et prendra fin en novembre 2021. Il s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2019-2023 de la Cour des comptes. Grâce à ce projet financé en très grande partie par l’Union européenne et dont l’objectif global est de renforcer les capacités de contrôle externe des finances publiques, la Cour des comptes mène plusieurs activités. Ainsi, à terme, le projet devrait permettre à la Cour des comptes de rattraper le retard de contrôle juridictionnel ainsi que le retard de la couverture du champ de contrôle juridictionnel. Le projet doit également permettre d’améliorer le contrôle non juridictionnel ainsi que les capacités de la Cour des comptes en matière de contrôle, améliorer et moderniser le fonctionnement de la Cour ainsi que ses liens avec le parlement.

Une vue des participants à la session du comité de revue du projet PARC-CC

Une bouffée d’oxygène

De l’avis du Premier président de la Cour des comptes, Justin Jean-Baptiste Bouda, le projet PARC-CC a été une bouffée d’oxygène pour son institution, car il a permis d’apurer plus d’un millier de comptes qui étaient en attente de jugement. « Sur le plan juridictionnel, nous avions autour de 1900 comptes qui étaient en attente de jugement. Et à la date d’aujourd’hui, il ne reste qu’à peine 300 comptes en instance de jugement. Pratiquement tous les comptes de 1963 à 2016 ont été entièrement jugés ou apurés. Donc c’est un grand apport. Cela nous permet d’arriver à nos comptes contemporains comme nous aimons le dire et par conséquent de faire des contrôles beaucoup plus pointus et surtout de faire un contrôle par rapport à la règlementation actuelle. Parce que les vieux comptes qui étaient là étaient sous l’empire de l’ancienne règlementation et il était difficile aujourd’hui de faire des reproches à des gens pour n’avoir pas respecté des dispositions qui sont elles-mêmes abrogées », a laissé entendre le Premier président de la Cour.

Justin Jean-Baptiste Bouda, Premier président de la Cour des comptes, a dressé un bilan positif du projet PARC-CC

Il ajoute que sur le plan juridictionnel, le personnel a bénéficié entre autres, d’un renforcement de capacités en matière d’audit et l’institution a également reçu du matériel. Et en ce qui concerne le rattrapage du retard de la couverture du champ de contrôle juridictionnel, sur les quatre cas de fautes de gestion dont la Cour est saisie, trois ont été jugés.

Au cours de cette session qui se tient à quelques mois de la fin du projet, il s’agira pour les participants de faire non seulement le bilan des activités menées, mais également d’établir un chronogramme pour le reste des activités. Déjà, le Premier président souligne que les taux d’exécution varient entre 60 et 100% pour les activités.

Photo de famille

Rattraper le retard

En ce qui concerne les perspectives, il indique que les participants à la présente session du comité de revue du PARC-CC vont recenser les activités restantes et travailler à atteindre les objectifs. « Nous avons voulu ce comité de revue pour essayer de recenser les activités restantes et voir dans quelle mesure en resserrant un peu nous rattraperons le retard surtout en ce qui concerne les rapports sur l’exécution des lois de finance. Nous sommes aujourd’hui à la loi de règlement 2017, mais il nous reste 2018, 2019, 2020. Pour 2018 et 2019, nous sommes en cours et nous nous sommes engagés d’ici le 30 septembre 2021 avant la fin de nos vacances judiciaires que nous puissions terminer 2020 et permettre au Parlement de disposer de tous les avis de la Cour, de tous les rapports pour juger et apprécier les lois de règlement qui sont sur son bureau », a-t-il indiqué.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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