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Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 21 juin 2021 à 23h10min
Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

A Ouagadougou, comme dans d’autres grandes villes du Burkina Faso, il est fréquent de rencontrer des commerces aux abords des voies publiques. Si l’Etat a pris des mesures ces dernières années pour règlementer l’occupation de ces voies publiques, des commerçants victimes de déguerpissement lui demandent d’être plus humaniste. Dans la matinée du mardi 15 juin 2021, nous avons rencontré certains d’entre eux dans les quartiers ouagalais de Cissin et Pissy.

De nombreux commerçants ont été déguerpis ces derniers mois des abords des voies publiques. D’autres déguerpissements sont annoncés dans les semaines à venir. En procédant ainsi, les autorités municipales espèrent l’assainissement de ces espaces « anarchiquement » occupés. Dans cette dynamique, plusieurs opérations de déguerpissement ont eu lieu à Ouagadougou et dans d’autres villes. Saluées par une partie de l’opinion publique, ces opérations sont souvent déplorées par les commerçants qui se trouvent dans le collimateur de la police municipale.

En 2019, au quartier Cissin, la construction de la voie bitumée longeant le mur de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) jusqu’à la résidence de Oumarou Kanazoé, en passant par la clinique Suka, avait contraint les commerçants installés à abandonner les lieux.

« Si je dis que ce n’est pas dur, je n’aurai pas dit la vérité. Quand on menait nos activités avant la construction de la route, ils sont venus nous recenser avec un appareil en disant qu’ils reviendront accompagnés du maire pour s’entretenir avec nous. Mais il n’y a pas eu de suite. Nous leur avons demandé si nous devons quitter les lieux. Ils ont répondu par la négative. Après cela, ils sont revenus un autre jour en nous prenant au dépourvu aux environs de 10 heures, nous demandant de débarrasser le plancher. Lorsque tu as un endroit fixe pour exercer ton activité commerciale et qu’on vient te dire de partir tout d’un coup, c’est difficile », s’est indigné Ousmane Kaboré, avant d’ajouter que les autres déguerpis et lui pensaient bénéficier d’une aide de la part des autorités après leur recensement.

Rasmané Pognogo, commerçant déguerpi au quartier de Cissin

Il précise que cette situation l’a beaucoup affecté : le marchand de produits divers qu’il est, a assisté impuissant, à la péremption de la quasi-totalité de ses marchandises.

Rasmané Pognogo, un autre déguerpi de la même zone, confirme les propos de Ousmane Kaboré. Il renchérit cependant en demandant à l’Etat de voir s’il est possible de leur attribuer des espaces où ils pourront reprendre leurs activités commerciales.

Un peu plus loin dans le quartier Pissy, voisin de Cissin, des marchands étaient installés tout le long du mur de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA). Eux non plus n’ont pas échappé aux opérations de ‟balayage” des forces de l’ordre.

Sur les lieux, nous rencontrons l’un d’entre eux. Il s’appelle Zakaria Ouédraogo. Il était marchand de vêtements avant l’opération de déguerpissement. Il nous retrace l’histoire de sa mésaventure.

Le nouveau visage du site longeant le mur de l’ONEA au quartier de Pissy où étaient installés des commerçants déguerpis

« C’était le 18 mars 2021, se rappelle-t-il. Nous avons été convoqués par la police municipale à la mairie de l’arrondissement 8 de Ouagadougou à 15h. Nous avons répondu à l’appel. Mais dès notre arrivée, ils nous ont donné neuf jours, c’est-à-dire jusqu’au 27 mars, pour libérer l’espace. Nous avons néanmoins plaidé pour un délai raisonnable afin de pouvoir prendre nos dispositions. Ils ont refusé. Persévérant dans notre démarche, nous avons obtenu seulement deux semaines pour partir », a-t-il déclaré avant de confier : « Certains s’étaient réinstallés ailleurs sans succès parce qu’ils ont encore une fois de plus reçu la visite des agents de la police municipale. Et aujourd’hui nous sommes tous en difficulté ».

Zakaria Ouédraogo vendait des vêtements dans sa boutique avant d’être déguerpi du site de l’ONEA de Pissy

Il souhaite que le gouvernement tienne compte de toutes les couches sociales de la société (le menuisier, le maçon, l’ouvrier …) parce qu’ils sont tous des citoyens burkinabè et que leurs activités contribuent au développement socioéconomique du pays.

Il suggère de ce fait que l’Etat revoie cette manière de faire en informant au préalable les commerçants tout en prenant des dispositions, de sorte que les conséquences du déguerpissement ne soient pas désastreuses.

Il propose donc que le délai soit raisonnable, qu’un espace leur soit attribué afin de poursuivre leurs commerces et que, si possible, une aide financière leur soit accordée afin de limiter les dommages infligés aux marchands à travers ces mesures.

Les commerçants déguerpis inscrivent leurs numéros sur les murs dans l’espoir d’être un jour appelés pour bénéficier d’une aide de l’Etat

Il interpelle les autorités à avoir un regard particulier sur ces citoyens déguerpis du lieu de leurs activités, tout en cherchant à savoir ce qu’ils deviennent. Car face aux difficultés de la vie dit-il, « lorsqu’on est contraint au point d’être abattu, l’instinct de survie peut pousser à emprunter le mauvais chemin. »

Hamed NANEMA
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 21 juin à 13:51, par TANOS En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    A retenir SVP : Car face aux difficultés de la vie dit-il, « lorsqu’on est contraint au point d’être abattu, l’instinct de survie peut pousser à emprunter le mauvais chemin. »

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  • Le 21 juin à 14:16, par Barkbiiga En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    C’est ces mêmes commerçant qui ont passé leur temps a voté le MPP !! que dire de plus ? attendons de voir la suite. Ils vont parcellés ces abords et mettre en location ou revendre aux commerçants. Ce n’est rien d’autres que pour sucer nos maigres économies . Mais bon içi au faso chacun vote son bourreau qui une fois au pouvoir, envoie un bulldozer écraser le reste !!

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  • Le 21 juin à 14:41, par BOUKARY En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Attention quand même a la surenchère dans le contexte économique actuel.

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  • Le 21 juin à 15:23, par 2NA En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    On ne peut pas faire des homelettes sans casser des œufs. Je sais que c’est difficile pour ces déguerpis mais occupée les voies publiques n’est jamais l’option à laisser faire.

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  • Le 21 juin à 15:46, par RASMANE En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    LES MARCHES ET YAARS SONT LA POUR VOUS ;CE N EST PAS LAFFAIRE DE MPP OU CDP OU AUTRES.......VOUS OCCUPEZ LES ESPACES ANARCHIQUEMENT ET A UN CERTAIN MOMENT VOUS PENSEZ ETRE PROPRIETAIRE DU TERRAIN.ON NE DOIT PLUS VOUS DELOGER .POURQUOI VOUS VOULEZ QUE LETAT VIENNENT VOUS DEDOMAGER ?

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  • Le 21 juin à 16:04, par Koutou En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    M. le journaliste, revoyez la légende votre dernière photo : Il faut écrire "Les commerçants déguerpis inscriVENT leurs numéros sur les murs". Merci.

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  • Le 21 juin à 17:15, par A qui la faute ? En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Le MPP c’est la branche business du CDP. Ces commerçants seront remplacés par des proches du MPP.
    C’est avec les méthodes brutales des CDR que le message Sankara n’est pas passé dans les villages. Il faut réaliser que nous vivons dans un pays ou la majorité n’a pas un bac, il faut aller discuter avec les gens, et pas les chasser comme des animaux. Ce n’est pas mieux que de les payer à ne rien faire ?
    Si la Côte d’Ivoire fait ça à des Burkinabè on aurait crié à la Xénophobie. Si un pays arabe ou occidental fait ça on aurait crié au racisme. C’est ainsi que des compatriotes préfèrent aller se faire humilier au Gabon plutôt de rentrer le soir et affronter le regard de leurs enfants affamés

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  • Le 21 juin à 19:52, par Kayalais En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    je ne comprends plus mon peuple. On regarde et on laisse faire l’anarchie

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  • Le 21 juin à 20:00, par Tassi En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Je suis étonné que lefaso.net cautionne l’anarchie. Est-ce que vous les avez demandé s’ils payaient des impôts et taxes ? Et puis un pays ne peut pas se construire dans l’anarchie, c’est le minimum. On parle de pays quand il y a un minimum de règles que chaque citoyen doit respecter.

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  • Le 21 juin à 20:44, par Gohoga En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Bonsoir à tous. À mon avis on doit pas politiser tous les actes de l’administration. Malheureusement nos politiciens sans arguments valables. Toutes les occasions sont bonnes pour faire la politique. Si non en quoi l’occupation anarchiques des voies est utile à la Nation à tel point que certains politiciens en font une campagne anticipé. Quand vous serez au pouvoir vous les reinstalerez. Pour le moment il faut dégager tous les espaces et places publiques illégalement occupés.

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    • Le 22 juin à 08:16, par Al Assan Bagbi Pascal KABORE En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

      Un proverbe africain dit que "si tu acceptes qu’on te mette la corde au cou, acceptes alors qu’on te traîne par cette même corde.
      Vous ne pouvez pas laissr les gens occuper les espaces pendant des années, mener des activités qui leurs permettent de se prendre en charge, qui fondent toutes leurs espoirs sur ça et subitement on leur assomment de quitter les lieux.
      On est contre l’occupation anarchique des espaces, mais laisser faire pour déguerpir après n’est pas responsable.
      Courage à nos frères commerçants concernés par ces déguerpissements irresponsables. Que Dieu pourvoit à leurs besoins.

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  • Le 21 juin à 21:44, par Nataniel En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Donc on a qu’à les laisser occuper anarchiquement les voies publiques non ? Est ce faisable et normal dans un État ?

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  • Le 22 juin à 09:20, par arsène bamogo En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Prochaine étape, les commerces autour des dispensaires, écoles et maternités. Suivez mon regard. Et puis ces messieurs ont-ils eu une autorisation préalable de la mairie pour occuper ces lieux que certains sous-louent comme s’ils en étaient les vrais propriétaires. Suggestion à la mairie ; une boîte à idées pour permettre la dénonciation de ces travers....

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  • Le 22 juin à 10:30, par Ka En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    L’internaute ’’’’jan jan’’’’ dit ceux-ci. @Rasmane, bien répondu, le piéton n’a même plus de trottoir pour marcher. Comme dit Simon, " tout le monde ne peut pas vivre à Ouaga.

    Et ’’’2NA’’’’ conclu en disant : On ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs. Je sais que c’est difficile pour ces déguerpis mais occupée les voies publiques n’est jamais l’option à laisser faire.

    Ce qui m’interpelle a apporté quelques précisions en connaissant le sujet : Et surtout confirmer avec certitude qu’on ne peut pas faire aucune omelette dans ce bas monde sans casser des œufs ; ni tout le monde ne peut venir vivre a la capitale.

    Le constat d’une urbanisation galopante n’est plus à démontrer dans les villes africaines : d’après les prévisions des Nations Unies et de l’OCDE, en 2050, environ 60 % des Africains devraient vivre dans des villes. Les villes s’urbanisent à outrance, car elles sont perçues comme des lieux d’opportunités économiques et sociales, comme des eldorados qui offrent des conditions de vie meilleures aux populations modestes, provenant principalement des zones rurales (plus de 50 % des ruraux migrent vers les villes : exode rural). Cette forte urbanisation massive qui prend forme depuis 1960 - date à laquelle plusieurs pays africains sont devenus indépendants - n’est pas proportionnelle au niveau de développement économique des villes concernées. Ainsi se pose le problème de l’occupation anarchique, informelle des espaces périurbains.

    Et s’il y avait de la rigueur à éviter ces emplacements publics occupés anarchiquement dans les villes du Burkina comme l’a voulu l’ex maire hors pair qui était Simon Compaoré qui levait à 4 heures du matin pour tout contrôler, beaucoup comprendront la situation. Malheureusement depuis qu’il n’est plus maire, nous constatons que c’est toujours la même chose au Burkina. ’’On annonce des mesures qui ne sont pas applicables /ou mal appliquées, et qui, en tout état de cause, n’ont qu’un seul effet et un seul motif véritable : taxer un peu plus les gens. C’est vraiment dissuasif, et ce n’est pas avec ce genre de comportements qu’on va faire comprendre ces débrouillards aux bords des routes qui ne vivent que par ce système. Et ce qui ne regarde que moi, ce qui arrive est de l’entière responsabilité des remplaçants de Simon Compaoré qui donnent des agréments avec des compensations que les commerçants qui veulent occuper anarchiquement les trottoirs. Ceci dit, je pense qu’il faut attaquer le mal à la racine : toute demande de permis d’installation dans la ville doit être accompagnée outre les documents habituels, d’une convention avec la mairie et par une personne agréé qui garantit que l’emplacement ne gene personne ou ne risque d’accident.

    Conclusion : Il est temps que nos responsables des villes sachent que la majorité des grandes villes a une configuration spatiale duale - voire marxiste - avec d’une part, un pôle urbain qui abrite les principaux services publics, privés et les quartiers résidentiels aux alentours pour les riches et d’autre part une périphérie qui s’étale horizontalement, animée par des habitations éparpillées d’une couche de population modeste. La prise en compte de cette configuration spatiale - appelée autrement centre-périphérie - est particulièrement intéressante pour comprendre le processus de fabrication des villes africaines. En effet, si des plans d’urbanisme et d’aménagement existent depuis les indépendances dans la plupart des villes, leur application est défaillante, car des dysfonctionnements sont constatés dans l’espace vécu. Les documents d’urbanisme existants sont appliqués dans les différentes politiques urbaines - cela renvoie à la dimension formelle de la planification des villes - cependant, les villes africaines sont également fabriquées foncièrement par l’informel qui facilite des occupations anarchiques.

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    • Le 22 juin à 15:27, par Nani En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

      Mon cher Ka, il ne s’agit même pas d’occupation des espaces périurbains pour ce qui est du Burkina ! Regardez Ouagadougou, cette ville n’a plus rien d’une capitale ; c’est une ville commerçante ! Tout ce n’importe quoi que l’on voit au bord des principales voies même ont terni la beauté de cette ville.
      La faute à qui ? A toutes ces personnes qui sont chargées de faire respecter l’ordre et les règles. A tous ces décideurs politiciens qui ignorent que le pays va au delà des villes et qu’il faut travailler à assurer la fixation des populations dans leurs localités en développant toutes les localités. A l’incivisme car je ne reconnais plus le burkinabè !
      Je ne pense pas que ces "débrouillards" aux abords de nos voies, qui nous rétrécissent les chaussées et occupent les trottoirs auraient choisi de migrer en ville, à la recherche d’un mieux vivre s’ils avaient le minimum dans leurs villages.
      Comment peut-on laisser des femmes s’installer sur le pont du barrage, à deux pas de la mairie de Nongr-Massom et du commissariat de police pour vendre du poisson au mépris de ce que cela représente pour la circulation ?
      Pourquoi laisser les gens avoir leurs habitudes dans l’occupation anarchique des espaces avant de les déloger ? Ou bien les maires ne sont plus proches de leurs populations ?
      LE PAYS VA A VAU-L’EAU !!!!!!!!!

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  • Le 22 juin à 12:02, par KingBaabu En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Merci au gouvernement. Il vaut mieux tard que jamais. Ne reculez surtout pas, continuez surtout comme cela. Deguerpissez rapidement tous ceux qui squattent les espaces publics comme les abords des routes, etc. Il faut aller prochainement dégager tous ceux qui ceinturent les murs de l’Université de Zogona. Bravo au gouvernement et à la mairie.

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  • Le 22 juin à 12:54, par Frosch En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Je suis aussi de l’avis de Tassi. Je pense qu’il faut mettre de l’ordre au Faso.A la question d’impôt s’ajoute celle liée à la sécurité. Sur beaucoup de voies à Ouaga, cette occupation désordonnée entravait la circulation routière.
    D’autre part on pourrait demander à l’Etat de trouver une solution (Plan B) pour ces commerçants, car on le sait bien, certains le faisaient juste pour gagner leur vie.
    Je dois souligner ici que certains de mes compatriote écrivent du n’importe quoi ici, leur niveau intellectuel est très bas !!!
    Je pense que Fasonet n’est pas ici pour que les gens parlent bêtement. SVP arrêtez de parlez politiques, lorsque le thème n’a absolument rien à avoir avec le MPP, CDP, Etc.... Si vous n’avez rien à dire, alors taisez-vous tout simplement

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  • Le 22 juin à 14:32, par Tokouma En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    De la manière dont ces opérations de déguerpissements sont menées, on n’en finira jamais.
    Car, quand on déguerpi un groupe d’un site, il se déplace sur un autre site et ainsi de suite.

    La solution est de mener une opération de très grande envergure et dans toutes les villes du pays. Car la LOI c’est pour TOUS et contre TOUS.

    Nous avons vu l’exemple de la COTE D’IVOIRE quand ADO est arrivé en 2010.

    Nous entendons parler du RUANDA avec Paul KAGAME.

    Ici on dirait que c’est de l’affairisme. Des opérations ponctuelles qui n’ont de sens que pour donner des affaires à faire aux acteurs (Contrôles de prix, contrôles routiers, divagation des animaux, chasse aux médicaments de rue, et quoi encore ?).

    De fausses opérations qui n’ont aucun sens mais qui enrichissent certains.

    Regardez comment la CNIB enrichi des gens. On vous dit 5000 F vous l’avez en une semaine et 7 500 F en deux jours... Et on vous propose ça sans aucune peur ni honte.

    Que notre Gouvernement s’il veut se faire respecter, se mette en action et la VRAIE.

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  • Le 22 juin à 18:22, par @@GOG En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    Au carrefour Pédiatrie Charles Dé Gaulle, une buvette paillotte géne la circulation depuis des années.La buvette en question est plantée au carrefour un peu à droite quand vous venez de l’UO .Elle enlaidit le carrefour . Avec la réfection de la circulaire il est , à on mon avis,temps de gommer cette buvette encombrante.La circulation à cet endroit devrait être plus fluide lorsque le balayage de la buvette sera acté,surtout à la descente de travail entre 18h et 20h.De quoi ont-ils peur pour débarrasser les voies des installations encombrantes qui obstruent la circulation avec souvent pour conséquences des accidents ,des infirmités ,des morts ?

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  • Le 24 juin à 12:23, par Cosmos En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    La devanture du CHU YALGADO mérite aussi un assainissement , n’attendez pas le pire avant de le faire.

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  • Le 24 juin à 13:35, par Ka En réponse à : Ouagadougou : Des commerçants déguerpis demandent à l’Etat de faire preuve d’humanisme

    ’’’’’’’A’’’’’’’ mon ami Internaute Nani : Je viens de lire tardivement ton autocritique fondée et je dis merci car, tout est dit. Malheureusement Le mal en Afrique, c’est l’égoïsme des dirigeants qui prennent leurs peuples et leurs compatriotes comme des moutons ou leurs maîtresses. Ministres, maires, placés, par ce qu’ils ont les ongles longues pour gratter le dos du mentor, ils n’ont aucun programme pour rendre leurs peuples heureux et créer la richesse pour eux. Ils détournent toutes les opportunités à leurs seuls profits. Au Burkina ou on pouvait désengorger les villes si au lieu de louer ou de vendre nos terres, pourquoi ne pas associer les propriétaires terriens au business, de même que dans les exploitations minières pour retenir ceux qui croient que seuls les villes, ou on peut trouver de quoi a vivre ?

    Tu as complètement raison, ’’Ouagadougou est devenu une ville anarchique a tous les niveaux, car, de temps a temps, de Tampouy au centre-ville, jusqu’à l’église centrale de l’AD quand je passe avec ma vielle mobylette, j’ai les larmes aux yeux en tant qu’ancien conseiller au développement en voyant le désordre comme toi.

    Nani, si tu me lis souvent, j’ai plusieurs fois fait savoir à nos décideurs dans la presse écrite comme dans les réseaux sociaux, surtour a Lefaso.net devenu le plat quotidien de nos décideurs, mes recommandations a des ministères concernés, que ‘’’’’’la meilleure façon de distribuer les richesses, c’est de permettre aux populations de cogérer leurs terres avec ceux qui ont la capacité de les mettre en valeur. Au lieu de cela, le pouvoir les menace d’immatriculer toutes les terres sous peine de les retirer à leurs propriétaires. Cela s’appelle la spoliation. L’exode rurale vers les villes peut ‘être stopper comme vers la fin des guerres mondiales dont les Européens et autres ont compris que seul le travail de la terre peut émerger un pays. La terre devrait être un patrimoine d’enrichissement pour ses détenteurs et non un objet les réduisant à la pauvreté. Il y a tout un système de prédation mis en place par les commerçants affairistes, les ministres affairistes au pouvoir pour saboter ce qui devait être fait pour que 60% se tournent vers la terre pour émerger le pays. Merci de me lire.

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